xiii Posté 29 octobre 2007 Signaler Posté 29 octobre 2007 Le CNC (Centre national de la cinématographie) est un organisme public financé par les prélèvements. Or comme beaucoup le savent, cet organisme participe à la création de plusieurs films. En dehors du problème que représente le financement de films avec l'argent des contribuables; je me pose une question. Sur quels critères sont choisis les films bénéficiant de ces aides ? Il y a un cahier des charges précis ou c'est juste à la tête du client ? Est ce que ça marche au copinage ?
Harald Posté 29 octobre 2007 Signaler Posté 29 octobre 2007 Comme dirait l'autre, la réponse est contenue dans la question. Luc Besson ne cesse de pester contre les pontes de ce système car il n'a jamais eu la possibilité de toucher un peu de pognon pour aider au financement de ses films alors que la machine est alimentée par le pourcentage dérobé sur la recette de ses blockbusters. Sur l'histoire du CNC, voir ici.
pankkake Posté 29 octobre 2007 Signaler Posté 29 octobre 2007 Le CNC c'est très pratique pour la censure aussi. Suffit de demander des trucs impossibles genre la fiche de paye de tous les acteurs/figurants/etc. surtout quand ce sont des amis qui ont tourné gratuitement.
maurice b. Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 Le CNC (Centre national de la cinématographie) est un organisme public financé par les prélèvements. Or comme beaucoup le savent, cet organisme participe à la création de plusieurs films. En dehors du problème que représente le financement de films avec l'argent des contribuables Faux . Le CNC ne finance pas directement les films.Il dispose d'un comité de lecture qui ,après lecture des scenarios, peut accorder une avance sur recette. Cette avance sur recette est souvent une somme importante qui est versée au producteur avant le tournage mais qui est remboursable au CNC , par prèlèvement sur les billets d'entrée , dès que le film sortira. Pratiquement tous les projets de films présentant un risque financier sont déposés à la Commission d'avance sur recette du CNC.L'obtention de l'avance sur recette est souvent un sésame qui permet de concrétiser le projet alors qu'un refus d'avance sur recette condamne pratiquement le projet. Sur quels critères sont choisis les films bénéficiant de ces aides ? Il y a un cahier des charges précis ou c'est juste à la tête du client ? Est ce que ça marche au copinage ? Il n'y a pas de cahier des charges précis.Souvent l'avance sur recette est attribuée pour un premier film quand le budget ne permet pas d'engager des acteurs trop connus donc chers. Il y a forcément du copinage,mais moins que du temps où Jack Lang était au Ministère de la Culture (Patrice Chéreau Leos Carax et autres en ont bien profité à cette époque)
Jesrad Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 Faux .Le CNC ne finance pas directement les films.Il dispose d'un comité de lecture qui ,après lecture des scenarios, peut accorder une avance sur recette. Si l'avance consentie est supérieure aux recettes du film, c'est bel et bien une subvention directe.
maurice b. Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 Si l'avance consentie est supérieure aux recettes du film, c'est bel et bien une subvention directe. L'avance consentie est calculée sur des statistiques de recettes effectives de films similaires lors des saisons passées.Mais comme toute prévision c'est aléatoire et dans le cas d'un gros bide, l'avance sur recette ne pourra etre que partiellement remboursée, le CNC (donc l'Etat…le contribuable) endossant le deficit d'exploitation en salles.
Salim32 Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 J'aimerai bien savoir pourquoi le cine beneficie d'un organisme publique … tout les entreprises se debrouillent avec leurs banques/actionnaires pour payer leurs investissement ,ces derniers se font remboursé une foie que l'investissement produit …
Harald Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 J'aimerai bien savoir pourquoi le cine beneficie d'un organisme publique … tout les entreprises se debrouillent avec leurs banques/actionnaires pour payer leurs investissement ,ces derniers se font remboursé une foie que l'investissement produit … Il faut se pencher sur l'histoire de l'organisme pour comprendre. Le CNC est une création vichyste (comme la police nationale, entre autres). L'idée de base, c'est qu'il appartient à l'état d'encadrer la culture afin de lui préserver son caractère national. On notera au passage que l'idée a été conservée telle quelle (à part une légère opération cosmétique) par le gouvernement provisoire de la France libre (gaullo-communiste), par la IVème république puis par la suivante et qu'ils surenchérirent en créant l'ORTF au cas où le veau moyen aurait eu des velléités de s'affranchir de la tutelle de l'Etat pour s'informer ou se divertir.
maurice b. Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 J'aimerai bien savoir pourquoi le cine beneficie d'un organisme public … toutes les entreprises se debrouillent avec leurs banques/actionnaires … La raison est historique.1946 : fin de la Deuxième Guerre Mondiale.Création,sous la pression de ministres communistes de tout un tas d'organismes publics SNCF , EDF ,Sécurité Sociale etc…. et pour la culture le CNC. Les professionnels du cinéma d'avant-guerre étaient, très souvent Cégétistes et adhérents au parti Communiste ou à la SFIO. En 1946,ils ont exigé la création du CNC ,organisme d'Etat pour l'aide à la production de films français,le controle des salles de cinema (recettes,gestion de la billeterie,controles techniques divers) Le CNC a eu aussi un role de régulateur de la profession (grilles de salaires,cartes professionnelles,conventions collectives par métiers) . Bref,depuis 1946 rien n'a vraiment changé.
Harald Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 La raison est historique.1946 : fin de la Deuxième Guerre Mondiale.Création,sous la pression de ministres communistes de tout un tas d'organismes publics SNCF , EDF ,Sécurité Sociale etc…. et pour la culture le CNC.Les professionnels du cinéma d'avant-guerre étaient, très souvent Cégétistes et adhérents au parti Communiste ou à la SFIO. En 1946,ils ont exigé la création du CNC ,organisme d'Etat pour l'aide à la production de films français,le controle des salles de cinema (recettes,gestion de la billeterie,controles techniques divers) Le CNC a eu aussi un role de régulateur de la profession (grilles de salaires,cartes professionnelles,conventions collectives par métiers) . Bref,depuis 1946 rien n'a vraiment changé. FAUX !! Le CNC n'est rien d'autre que la transformation du très pétainiste Comité d'Organisation de l'Industrie Cinematographique. Ou l'on voit que les gauchos reprennent les recettes de cuisine de leurs soi-disant ennemis (alors que ce sont les mêmes). http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1423.htm Laurent Creton. Histoire économique du cinéma français. Production et financement 1940-1959 Laurent Creton est professeur à l'université de Paris III – Sorbonne Nouvelle et directeur de l'Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (IRCAV). « Au moment du Festival de Cannes, il est bon de rappeler que les films ont aussi besoin de financement, sujet que vous connaissez bien. Comment s'inscrit cet ouvrage dans votre travail ? Laurent Creton : Effectivement, je suis économiste, spécialisé depuis une vingtaine d'années dans le cinéma et l'audiovisuel. Pour penser la question de l'innovation et de l'institutionnalisation dans ce domaine, j'ai été amené à travailler sur le cinéma des premiers temps (Lumière, Méliès et Pathé) et sur une question centrale pour toute l'économie du cinéma français : son système de régulation qui est devenu une référence dans le monde entier en tant qu'alternative viable au système hollywoodien. Je suis donc remonté aux sources, souvent méconnues, du système d'intervention de l'État dans le financement de la production cinématographique française. Il se trouve qu'il a été instauré au début des années quarante. Par ce livre, j'ai voulu contribuer à penser les origines, l'émergence et l'évolution des politiques publiques en faveur du cinéma. - Comment avez-vous engagé votre démarche de recherche ? L.C. : J'ai travaillé avec une trentaine d'étudiants-chercheurs dans le cadre de l'IRCAV entre 1997 et 2003, à partir des archives du Crédit national déposées à la BiFi (Bibliothèque de l'image/Filmothèque), en concentrant mon analyse sur l'histoire institutionnelle de cet établissement. Car il a joué un rôle crucial dans le domaine du financement du cinéma sous l'Occupation et dans les années qui suivent la Libération. En effet, après la Débâcle de 1940, la production cinématographique française s'effondre et le Trésor public est mobilisé pour financer les films français et relancer l'activité du secteur. Celui-ci fera l'objet d'une profonde réorganisation notamment par la création du Comité d'organisation de l'industrie cinématographique qui préfigure le CNC. Par une cruelle ironie de l'Histoire, c'est sous un régime ayant sonné le glas de la République parlementaire que se mettent en place des réformes que celle-ci avait inspirées sans jamais pouvoir être en mesure de les appliquer. Nous avons étudié les processus de décision du Comité d'avances à la production cinématographique – avances sans lesquelles beaucoup de grands classiques français n'auraient certainement pas vu le jour. Plonger ainsi au cœur des documents d'archives nous a permis de saisir les stratégies d'acteurs et les processus complexes par lesquels un film s'échafaude. Nous montrons que les finalités et les logiques de régulation du système d'aide publique à la production cinématographique furent essentiellement d'ordre industriel. - Les Visiteurs du soir, Quai des Orfèvres… , pour ceux qui aiment le cinéma, cet ouvrage « sérieux » risque-t-il d'être frustrant ? L.C. : L'histoire du cinéma est particulièrement poreuse à l'infiltration du légendaire et propice à la cristallisation des mythes. Un ouvrage qui se consacre à l'économie du cinéma peut être déconcertant pour les passionnés qui s'intéressent exclusivement aux œuvres et aux auteurs, vouant aux gémonies tout ce qui viendrait leur rappeler les contingences de la matérialité. Il ne s'agissait pas de faire une étude esthétique, ni de contribuer à une histoire du cinéma qui ferait la part belle à l'anecdotique. Le caractère le plus remarquable du cinéma pris dans sa totalité est sans aucun doute sa mixité art et industrie. » Propos recueillis par Léa Monteverdi
Taranne Posté 30 octobre 2007 Signaler Posté 30 octobre 2007 Aux States, un film indépendant est un film produit en dehors des majors. En France, c'est un film produit avec les deniers publics. On trouve bien quelques véritables mavericks qui travaillent en dehors du système, comme Mocky, mais le moins que l'on puisse dire est qu'ils le paient cher, encore qu'un Melville ait réussi (avec difficulté) à faire son trou.
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