Taranne Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Vous avez dit monarchie élective ?Laurent JOffrin directeur de Libération. QUOTIDIEN : jeudi 21 février 2008 6 réactions Est-il exagéré de dire ou d’écrire que nous vivons dans une «monarchie élective» ? Dans un texte fort bien venu, l’hebdomadaire Marianne fait appel à la «vigilance républicaine» devant la pratique du pouvoir en cours au sommet de l’Etat, et reçoit, signature à l’appui, le concours de Ségolène Royal, de Dominique de Villepin et de François Bayrou, couvrant ainsi un large éventail politique. Comme il se doit, les partisans de Nicolas Sarkozy réagissent vivement - trop vivement ? - en dénonçant ce qui apparaît à leurs yeux comme une outrance. De manière plus nuancée et plus subtile - ce n’est guère surprenant puisqu’il est chroniqueur à Libération -, Alain Duhamel, dans ces colonnes, ironise sur ce qu’il tient pour un excès de langage, remarquant que nous sommes encore en démocratie et que le monarque mis en cause est moins fort qu’il n’y paraît, puisque les enquêtes d’opinion montrent une chute spectaculaire de sa popularité et que son parti est menacé d’une grave déconvenue lors des prochaines élections municipales. Qu’il soit permis à un éditorialiste qui a employé l’un des premiers l’expression de monarchie élective de préciser ce qu’on doit, à son sens, entendre par là. La locution, contrairement à ce qu’on feint de croire, ne signifie pas que Nicolas Sarkozy est intouchable, ni qu’il porte couronne et manteau d’hermine et encore moins que nous soyons soudain plongés dans les affres d’une noire dictature. Non, les deux mots de monarchie élective désignent le fait que dans aucune démocratie moderne on n’observe, comme en France, une aussi extraordinaire concentration du pouvoir. Remplaçant le Premier ministre, court-circuitant les ministres, marginalisant le Parlement, intervenant dans le fonctionnement des médias, le Président s’est attribué, à la limite de la Constitution, un rôle hors du commun, entraînant le pays dans un tourbillon d’initiatives disparates et personnelles qui finissent par donner le vertige à sa propre majorité. Il suffit pour s’en convaincre de faire un pas de côté et de demander son avis à n’importe quel analyste étranger. Mithridatisés par la Ve République, les Français ont mis un certain temps à s’en apercevoir. L’initiative de Marianne, qui prolonge la thèse exprimée dans Libération, a le mérite de hâter la prise de conscience… "Remplaçant le Premier ministre, court-circuitant les ministres, marginalisant le Parlement, intervenant dans le fonctionnement des médias, le Président s’est attribué, à la limite de la Constitution, un rôle hors du commun, entraînant le pays dans un tourbillon d’initiatives disparates et personnelles qui finissent par donner le vertige à sa propre majorité" Parce que ce n'est pas ce qu'ont fait - de manière plus discrète - ses prédécesseurs?
Bastiat Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 "Remplaçant le Premier ministre, court-circuitant les ministres, marginalisant le Parlement, intervenant dans le fonctionnement des médias, le Président s’est attribué, à la limite de la Constitution, un rôle hors du commun, entraînant le pays dans un tourbillon d’initiatives disparates et personnelles qui finissent par donner le vertige à sa propre majorité" Parce que ce n'est pas ce qu'ont fait - de manière plus discrète - ses prédécesseurs? Il vient juste de découvrir le régime sous le quel on vit depuis 1958 ! Tu parle d'un annaliste politique, ça fait rire/pleurer.
A.B. Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Quel con… la monarchie n'est pas synonyme de concentration des pouvoirs.
Bastiat Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Quel con… la monarchie n'est pas synonyme de concentration des pouvoirs. Monarchie oui, c'est le reigne d'un seul. Royauté non.
Apollon Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Quel con… la monarchie n'est pas synonyme de concentration des pouvoirs. bah si
POE Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Il vient juste de découvrir le régime sous le quel on vit depuis 1958 !Tu parle d'un annaliste politique, ça fait rire/pleurer. Précisément, il n'est pas annaliste mais peut être analyste. Tout de même, Nicolas Sarkozy a une façon bien à lui de gouverner.
Taranne Posté 21 février 2008 Auteur Signaler Posté 21 février 2008 Tout de même, Nicolas Sarkozy a une façon bien à lui de gouverner. Certes, mais pas en rupture fondamentale avec ce qui a précédé.
A.B. Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 bah si Les monarques délèguent et vendent leurs pouvoirs
Bastiat Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Les monarques délèguent et vendent leurs pouvoirs rien de celà dans la définition du monarque. http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfi…r=1;nat=;sol=1; "MONARQUE, subst. masc. A. Personne qui est à la tête de l'État dans une monarchie; en partic. roi, reine héréditaire. Monarque absolu; grand monarque. Le supplice qu'Élizabeth [1re d'Angleterre] ordonne comme monarque (STAËL, Allemagne, t.2, 1810, p.328). Pendant plusieurs semaines, Amaury fut l'hôte du monarque byzantin (GROUSSET, Croisades, 1939, p.205):" "cf. le lat. tardif monarchus «monarque, chef unique» (VIe s. ds LATHAM)
Apollon Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Les monarques délèguent et vendent leurs pouvoirs Pour les déléguer et les vendre il faut bien d'abord les concentrer, non ? Monarchie, comme l'indique sa structure désigne le pouvoir d'un.
A.B. Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Pour les déléguer et les vendre il faut bien d'abord les concentrer, non ? Monarchie, comme l'indique sa structure désigne le pouvoir d'un. Oui bon bon. Dans la monarchie, de fait, les pouvoirs ne restent pas concentrés. Le souverain est le détenteur initial des pouvoirs, ca ne signifie pas qu'il se les reserve, sinon c'est de l'absolutisme, un type bien particulier de monarchie.
Boz Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Ne pas confondre monarchie et absolutisme. La monarchie médiévale, par exemple, n'est pas le pouvoir d'un seul.
free jazz Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Précisément, il n'est pas annaliste mais peut être analyste.Tout de même, Nicolas Sarkozy a une façon bien à lui de gouverner. Tiens j'aurais plutôt dit "analiste" concernant Joffrin. Sur le fond, il est évident que Bastiat a raison: la monarchie élective est le principe même de la Vè république. On peut s'étonner que ce haro de clameur fasse si grand cas d'une situation monarchique bien connue des historiens. Ce diagnostic pourrait d'ailleurs s'appliquer de façon encore plus plus appropriée à l'égard du règne de Miterrand. Devant tant d'hypocrisie et de cuistrerie, on ne voit pas très bien pourquoi ils s'excitent, ces guides auto-proclamés de l'orthodoxie républicaine, si ce n'est pour jouir d'une posture robespierriste distribuant bons et mauvais points, donner des leçons et réclamer des têtes qui tombent. On voit en revanche très bien comment cette obsession du rappel à un ordre républicain imaginaire peut conduire à une logique terroriste.
A.B. Posté 21 février 2008 Signaler Posté 21 février 2008 Ne pas confondre monarchie et absolutisme. La monarchie médiévale, par exemple, n'est pas le pouvoir d'un seul. Ben etymologiquement si, c'est ce que font remarquer Bastiat et Appollon, mais il s'agit plus de l'origine du pouvoir que de son exercice pratique, or ce qui est reproché a Sarkozy c'est précisément de ne pas déléguer le pouvoir, la comparaison avec la monarchie est donc inadaptée.
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