lib Posté 4 avril 2009 Signaler Posté 4 avril 2009 Que ce soit dans les journaux,à la télé ou à la radio,le MEDEF(actuellement présidé par Parisot),syndicat des grands patrons et chefs d'entreprises privés est souvent présenté comme une organisation ultralibérale et fonciérement antisociale pronant soit disant selon les médias surtout gauchistes la destruction "des acquis sociaux" la question que je me pose c'est est-ce que selon vous le MEDEF peut être qualifié d'organisation libérale
Invité jabial Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Le MEDEF est d'une certaine façon - ne riez pas - communiste ; simplement, son bolchevisme est dans l'intérêt des grosses boîtes plutôt que du petit groupe du coeur des militants syndicaux qui font les organisations de syndicats de salariés.
Randian shithead Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Le MEDEF est d'une certaine façon - ne riez pas - communiste ; simplement, son bolchevisme est dans l'intérêt des grosses boîtes plutôt que du petit groupe du coeur des militants syndicaux qui font les organisations de syndicats de salariés. parce qu'ils courent plus après les rentes que la dérèglementation ?
h16 Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 On est dans le même cas de figure que si la question avait été "La CGT : organisation libérale o/n". Le résultat est évident.
POE Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Donc la question pourrait être : "que serait un syndicat libéral ?" ou "un syndicat libéral peut il exister ?".
h16 Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Un syndicat qui ne dépend que de ses syndiqués et ne dispose d'aucune espèce de passe-droit.
POE Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Un syndicat qui ne dépend que de ses syndiqués et ne dispose d'aucune espèce de passe-droit. Tu peux préciser : qui ne dépend que de ses syndiqués c'est à dire démocratique ? De quels passe-droits parles tu ?
Astha Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 J'ai choisi non. Le MEDEF est d'une certaine façon - ne riez pas - communiste ; simplement, son bolchevisme est dans l'intérêt des grosses boîtes plutôt que du petit groupe du coeur des militants syndicaux qui font les organisations de syndicats de salariés. +1
Randian shithead Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Tu peux préciser : qui ne dépend que de ses syndiqués c'est à dire démocratique ?De quels passe-droits parles tu ? subventions, obligation d'approuver des congés pour un délégué qui se rend à une AG du syndicat, etc
vincponcet Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Que ce soit dans les journaux,à la télé ou à la radio,le MEDEF(actuellement présidé par Parisot),syndicat des grands patrons et chefs d'entreprises privés est souvent présenté comme une organisation ultralibérale et fonciérement antisociale pronant soit disant selon les médias surtout gauchistes la destruction "des acquis sociaux"la question que je me pose c'est est-ce que selon vous le MEDEF peut être qualifié d'organisation libérale Tu crois ce que l'on dit à la télé ? Ils disent aussi que sarkozy est libéral, qu'il y a une aile libérale au PS, que la politique ultra-libérale des 30 dernières années (donc de giscard, en passant par mitterand et chirac) a ruiné le pays et les travailleurs, etc… Le MEDEF est une organisation patronale, et comme son nom l'indique, elle défend les patrons et comme son nom de l'indique pas, elle défend les grandes entreprises, au détriment des petites. Ils sont négociateurs privilégiés pour discuter des réformes, tout comme la CGT, qui prend plus en compte l'intérêt des fonctionnaires que des travailleurs. Bref, le MEDEF, c'est le même combat que CGT. Même si il faut l'avouer, Parisot semble plus libérale que ses prédécesseurs, elle a eu quelques discours intéressants, mais sans aucune portée. subventions, obligation d'approuver des congés pour un délégué qui se rend à une AG du syndicat, etc Et n'oublions pas l'extension administrative de branche qui fait que les accords signés par les syndicats s'appliquent à tous les travailleurs d'un secteur et non pas, comme toute conception libérale du contrat le voudrait, uniquement à ceux qui l'ont signé (càd les membres du syndicat). De part la loi, ces gens-là parlent et signent au nom de gens qui ne leur ont pas donné mandat de parler ou signer à leur place.
free jazz Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Pour ma part je suis convaincu qu'il peut exister des syndicats et même des corporations solubles dans le libéralisme, à condition de leur retirer tout financement public ainsi que leurs privilèges exorbitants, de les réprimer par la force au besoin, lorsqu'il s'agit de syndicats voyous, avec les mêmes méthodes de police que pour les bandes de racailles armées. On peut d'ailleurs rappeler que ce sont les libéraux Waldeck-Rousseau et Emile Olivier, d'un gouvernement libéral, qui ont aboli la loi Le Chapelier proscrivant le délit de coalition, puis autorisé la création des syndicats et accordé le droit de grève - sauf dans la fonction publique, ce qui était une mesure de sagesse.
vincponcet Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Pour ma part je suis convaincu qu'il peut exister des syndicats et même des corporations solubles dans le libéralisme, à condition de leur retirer tout financement public ainsi que leurs privilèges exorbitants, de les réprimer par la force au besoin, lorsqu'il s'agit de syndicats voyous, avec les mêmes méthodes de police que pour les bandes de racailles armées. On peut d'ailleurs rappeler que ce sont les libéraux Waldeck-Rousseau et Emile Olivier, d'un gouvernement libéral, qui ont aboli la loi Le Chapelier proscrivant le délit de coalition, puis autorisé la création des syndicats et accordé le droit de grève - sauf dans la fonction publique, ce qui était une mesure de sagesse. Oui, il peut exister des syndicats conforme avec le libéralisme, comme il peut en exister avec les clubs de bridge ou les vendeurs de glace sur la plage. Mais ce n'était pas la question du fil
free jazz Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Oui, il peut exister des syndicats conforme avec le libéralisme, comme il peut en exister avec les clubs de bridge ou les vendeurs de glace sur la plage. Les clubs de bridge ne sont pas des coalitions politiques, il y a une différence de nature. Mais ce n'était pas la question du fil Le Medef reçoit-il des subventions publiques ou para-publiques? Se comporte-t-il en organisation parasitaire? Oui? Alors ça répond à la question. Comme cela a été dit plus haut, il n'y a pas de raison d'accorder un statut différent aux syndicats patronaux ou de salariés. Et la question du financement est essentielle. En cause notamment sur cette question: le statut des syndicats, encore réglé par la loi Waldeck-Rousseau de 1884, qui les autorise à dissimuler leur comptabilité. Mais je crois que tu as toi-même écrit un billet sur ce sujet.
vincponcet Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Les clubs de bridge ne sont pas des coalitions politiques, il y a une différence de nature. Le Medef reçoit-il des subventions publiques ou para-publiques? Se comporte-t-il en organisation parasitaire? Oui? Alors ça répond à la question. Comme cela a été dit plus haut, il n'y a pas de raison d'accorder un statut différent aux syndicats patronaux ou de salariés. Et la question du financement est essentielle. En cause notamment sur cette question: le statut des syndicats, encore réglé par la loi Waldeck-Rousseau de 1884, qui les autorise à dissimuler leur comptabilité. Mais je crois que tu as toi-même écrit un billet sur ce sujet. Merci pour la pub pour mon article Je rajoute aussi mes proses suivantes sur le sujet : http://www.liberte-cherie.com/a2608-Mandat…_syndicats.html http://www.liberte-cherie.com/a2457-Syndicalisme.html http://www.liberte-cherie.com/a2596-Dialog…ues_Chirac.html Tiens, d'ailleurs, relisant mes articles, un argument supplémentaire me vient contre le MEDEF et les autres syndicrates. Ils sont gérants des caisses de la sécurité sociale, administration publique/para-publique dont le budget est supérieur à celui de l'Etat central. Vous vous souvenez sans doute du débat sur les "mandats sociaux" qui est sorti au moment de l'affaire didier sauvignac. Il s'agit des postes (et rémunération allant avec) dans les conseils d'administration accordées dans chacune des branches de la sécurité sociale, et il y en a des tonnes des places de ce genre, vu que les caisses sont départementalisées. Je disais que la question du fil n'était pas "est-il possible d'avoir des syndicats conforme au libéralisme?", mais "est-ce que le MEDEF est libéral ?" La réponse est bien entendu non, pour toutes les raisons invoquées ici.
artemis Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Par définition un syndicat ne peut pas être libéral.
vincponcet Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Par définition un syndicat ne peut pas être libéral. Je ne suis pas d'accord. Mais il faut voir ce que l'on met derrière syndicat, si il inclut "usage de violence", alors oui, mais un syndicat, initialement, c'est juste une association pour faire de la négociation en groupe, comme des gens se mettent ensemble pour faire des achats groupés.
Apollon Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Pour ma part je suis convaincu qu'il peut exister des syndicats et même des corporations solubles dans le libéralisme, à condition de leur retirer tout financement public ainsi que leurs privilèges exorbitants, de les réprimer par la force au besoin, lorsqu'il s'agit de syndicats voyous, avec les mêmes méthodes de police que pour les bandes de racailles armées. On peut d'ailleurs rappeler que ce sont les libéraux Waldeck-Rousseau et Emile Olivier, d'un gouvernement libéral, qui ont aboli la loi Le Chapelier proscrivant le délit de coalition, puis autorisé la création des syndicats et accordé le droit de grève - sauf dans la fonction publique, ce qui était une mesure de sagesse. Belle démonstration par l'absurde Par définition un syndicat ne peut pas être libéral. Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire… Plus sérieusement, un syndicat défend l'intérêt de ses membres. Son but n'est pas politique mais professionnel.
h16 Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Tu peux préciser : qui ne dépend que de ses syndiqués c'est à dire démocratique ?De quels passe-droits parles tu ? subventions, obligation d'approuver des congés pour un délégué qui se rend à une AG du syndicat, etc … pas d'obligation de produire une compta, syndicats automatiquement jugés "représentatifs", etc…
Drake Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Le Medef, de par son origine, est une organisation de collabos. S'il y avait la moindre once de libéralisme parmi les dirigeants de cette organisation, ils convoqueraient immédiatement une assemblé pour décider de l'autodissolution du mouvement plutôt que de se rendre complices de la pantomime navrante de la gestion paritaire et des tentatives néo-corporartistes de gestion de l'économie d'inspiration socialo-fasciste (auxquelles, de nos jours, plus personne ne prête heureusement attention). Je me demande par contre pourquoi les grandes boîtes continuent de cotiser ; j'imagine que le Medef est perçu comme une officine de lobbying offrant par exemple des outils collectifs plus efficace et moins compromettant de corruption à l'adresse du monde politique.
Nick de Cusa Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Le Medef, de par son origine, est une organisation de collabos. S'il y avait la moindre once de libéralisme parmi les dirigeants de cette organisation, ils convoqueraient immédiatement une assemblé pour décider de l'autodissolution du mouvement plutôt que de se rendre complices de la pantomime navrante de la gestion paritaire et des tentatives néo-corporartistes de gestion de l'économie d'inspiration socialo-fasciste (auxquelles, de nos jours, plus personne ne prête heureusement attention).Je me demande par contre pourquoi les grandes boîtes continuent de cotiser ; j'imagine que le Medef est perçu comme une officine de lobbying offrant par exemple des outils collectifs plus efficace et moins compromettant de corruption à l'adresse du monde politique. Les grandes boites françaises ne négocient-elles pas leur IS au cas par cas , plus avantageux que pour les autres entreprises, en toute discrétion? Si oui, on comprend leur intérêt à ne pas se fâcher avec le système.
artemis Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Je ne suis pas d'accord. Mais il faut voir ce que l'on met derrière syndicat, si il inclut "usage de violence", alors oui, mais un syndicat, initialement, c'est juste une association pour faire de la négociation en groupe, comme des gens se mettent ensemble pour faire des achats groupés. Je parle des syndicats du monde du travail (patronal ou salarial). "association pour faire de la négociation en groupe" c'est bien là le problème car les accords qui en résulte s'applique également aux non membres. De plus un syndicat "professionnel" qui ne fait pas pression sur la gouvernance démocratique c'est du bidon. Il existe des connivences réelles entre le medef ou les syndicats de travailleurs et certains partis ou personnalités politiques. On parle bien de groupuscule voulant se substituer ou influer le pouvoir démocratique volontairement ou non. De plus l'esprit des rapport sociaux dans l'idée libérale (me semble-t-il) c'est l'individualisation des rapports sociaux cad Employé-employeur. Le syndicalisme c'est la mutualisation des moyens pour exercer un pouvoir plus important au profit de ses membres. C'est donc la négation du concept d'individualisme (individualisation des rapports humains), composante majeure du libéralisme. Pour faire simple(iste?) les syndicats exercent une influence inacceptable sur le pouvoir démocratique, la rue ne peut gagner sur les urnes… ex : le labour et trade union ou cgt pc…
José Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Pour faire simple(iste?) les syndicats exercent une influence inacceptable sur le pouvoir démocratique, la rue ne peut gagner sur les urnes… Problème fastoche à régler : supprimons la démocratie.
Drake Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Je parle des syndicats du monde du travail (patronal ou salarial)."association pour faire de la négociation en groupe" c'est bien là le problème car les accords qui en résulte s'appliquent également aux non membres. Pour mémoire, aux Etats-Unis, les accords conclus avec la direction ne s'appliquent et n'engagent que les adhérents des syndicats signataires.
José Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Mieux : supprimons la rue. Pas besoin : supprime la démocratie - c'est-à-dire ce mécanisme pervers de lobbying étatique - et les syndicats ne descendront plus dans la rue et travailleront là où ils doivent le faire, au sein de l'entreprise.
vincponcet Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Je parle des syndicats du monde du travail (patronal ou salarial)."association pour faire de la négociation en groupe" c'est bien là le problème car les accords qui en résulte s'applique également aux non membres. De plus un syndicat "professionnel" qui ne fait pas pression sur la gouvernance démocratique c'est du bidon. Il existe des connivences réelles entre le medef ou les syndicats de travailleurs et certains partis ou personnalités politiques. On parle bien de groupuscule voulant se substituer ou influer le pouvoir démocratique volontairement ou non. De plus l'esprit des rapport sociaux dans l'idée libérale (me semble-t-il) c'est l'individualisation des rapports sociaux cad Employé-employeur. Le syndicalisme c'est la mutualisation des moyens pour exercer un pouvoir plus important au profit de ses membres. C'est donc la négation du concept d'individualisme (individualisation des rapports humains), composante majeure du libéralisme. Pour faire simple(iste?) les syndicats exercent une influence inacceptable sur le pouvoir démocratique, la rue ne peut gagner sur les urnes… ex : le labour et trade union ou cgt pc… Non non, le fait que le résultat des négociations s'appliquent aux non-membres est une disposition de la loi, mais ce n'est pas intrinsèque à la notion de syndicat, et ce n'est d'ailleurs pas le mode de fonctionnement dans tous les pays. En France, on appelle cela "extension administrative de branche", càd que c'est l'Etat qui "étend" les accords à ceux qui n'ont pas négociés ces accords. J'en parle dans mes articles sur le site de LC que j'ai pointé plus haut.
John Loque Posté 5 avril 2009 Signaler Posté 5 avril 2009 Les grosses boîtes sont par nature antilibérales (elles veulent beaucoup de réglementation et de taxes pour empêcher des concurrents d'émerger). Voir le financement du parti démocrate aux Usa.
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