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Dépenses de santé par habitant


Invité rogermila

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Posté
c'est vrai pour la medecine de ville ( de memoire les generalistes representent 3-4% des depenses de la secu) pour l'hopital c'est autre chose… Un radiotherapeute peut taper 2000 euros la seance pour ioniser un mourant sans le moindre complexe.

Vous confondez le coût de la séance et les honoraires perçus par le médecin.

Posté
mais de diviser la médecine en un ensemble de taches simples.

Ça, c'est juste impossible. Les situations uniques ou inhabituelles (je n'ai pas dit les black swans ni les tsunamis) se rencontrent tous le jours. Il faut être capable d'y répondre seul, rapidement et dans la sérénité, d'où la nécessité d'une certaine expérience qui s'acquière entre autres au cours de la formation initiale assez longue de fait. Même si c'est vrai que cette formation initiale pourrait être un peu raccourcie.

Invité Arn0
Posté
Moralité il faut mettre fin au monopole. Ceux qui veulent des médecins confirmés les payeront, les autres iront chez le menuisier.

:icon_up:

Posté
Oui effectivement il y a des gains de productivité à faire, mais croire que l'on obtiendrait une baisse substantielle des coûts en diminuant le nombre d'années de formation des médecins est une erreur.

Le probleme n'est pas la duree des etudes c'est l'hyper selection suivie du monopole. Prelever des jeunes tres brillant pour en faire des chirurgiens esthétique qui gagnent des fortunes pour bien piquer dans la ride ( botox) c'est une mesalocation des richesses humaine ( detourner des gens brillants d'un secteur ou ils seraient plus utiles) et matérielles ( facturer des actes basiques a des tarifs très élevés)

Ça, c'est juste impossible. Les situations uniques ou inhabituelles (je n'ai pas dit les black swans ni les tsunamis) se rencontrent tous le jours. Il faut être capable d'y répondre seul, rapidement et dans la sérénité, d'où la nécessité d'une certaine expérience qui s'acquière entre autres au cours de la formation initiale assez longue de fait. Même si c'est vrai que cette formation initiale pourrait être un peu raccourcie.

C'est une vision sympathique mais fausse. Un oncologue te dira toujours que chaque ''patient est unique''. Mais a la fin des fin il te collera un protocole CHOPE bien standard et baissera les doses si tu va trop mal.

Invité jabial
Posté

La question qu'on peut se poser, c'est de savoir combien coûtent non pas les grands malades, mais les petits trucs à 3 euros qui coûtent probablement 40 euros de frais de logistique et de personnel pour organiser leur remboursement.

Posté
C'est une vision sympathique mais fausse. Un oncologue te dira toujours que chaque ''patient est unique''. Mais a la fin des fin il te collera un protocole CHOPE bien standard et baissera les doses si tu va trop mal.

Tu choisis un mauvais exemple. Il n'y a pas de spécialité où la phase de traitement est plus "protocolisée" que l'oncologie. Mais même dans cette spécialité, l'expérience est nécessaire en amont (dépistage, diagnostic) et en aval (complications, suivi)

Invité rogermila
Posté
La question qu'on peut se poser, c'est de savoir combien coûtent non pas les grands malades, mais les petits trucs à 3 euros qui coûtent probablement 40 euros de frais de logistique et de personnel pour organiser leur remboursement.

Moi je suis vachement surpris que l'INSEE dise : vous coûtez TOUS 2724 Euros par an, à la sécu, et que ça ne réagisse pas plus violemment.

Posté
Tu choisis un mauvais exemple. Il n'y a pas de spécialité où la phase de traitement est plus "protocolisée" que l'oncologie. Mais même dans cette spécialité, l'expérience est nécessaire en amont (dépistage, diagnostic)

certe mais l'ensemble de la médecine tend vers des procédures standards et encadrées, ce qui abaisse considérablement la valeur ajoutée apportée par les praticiens.

Le diagnostic de malignité est pose par un anatomopathologiste ( 10 000 euros par mois). Specialite que la baisse de cout de séquençage devrait d'ailleurs rendre obsolète.

Posté
certe mais l'ensemble de la médecine tend vers des procédures standards et encadrées, ce qui abaisse considérablement la valeur ajoutée apportée par les praticiens.

Le diagnostic de malignité est pose par un anatomopathologiste ( 10 000 euros par mois). Specialite que la baisse de cout de séquençage devrait d'ailleurs rendre obsolète.

Justement, l'anatomopathologiste porte une lourde responsabilité dans le diagnostic positif d'une tumeur maligne ou non, dans la suite des évènements et le déclenchement ou non d'un traitement agressif. Imagine la catastrophe en cas de traitement agressif pour une tumeur maligne qui n'existe pas ou pire, de retard de traitement et de pertes de chance en cas d'absence de traitement alors que la malignité de la tumeur aurait du être retenue. Ce diagnostic doit souvent être posé rapidement (le séquençage prend du temps) alors que le chirurgien et le patient endormi et ouvert attendent le diagnostic qui conduira à adopter telle ou tell attitude de façon peropératoire. C'est cette responsabilité qui justifie ses revenus.

Le fait que cette spécialité puisse être détrônée par une autre technique de biologie est un autre problème. Pour l'instant, c'est encore l'œil du praticien qui dit si la tumeur est maligne ou non.

Posté
Moi je suis vachement surpris que l'INSEE dise : vous coûtez TOUS 2724 Euros par an, à la sécu, et que ça ne réagisse pas plus violemment.

C'est parce que tu ne comprends rien au libéralisme. Pour moi tu as la philosophie de l'assassin. J'en parle ici :

http://www.orvinfait.fr/medicaments_non_rembourses.html

Aux Etats-Unis où les habitants ont un niveau de vie plus élevé, les dépenses de santé représentent 16% du PIB, en France elles n'en représente que 11%. L'Etat français sait limiter les dépenses de santé. En fait il impose les limites qu'il veut. Où sont les libertés individuelles? Où est l'économie de marché? (prix des médicaments remboursés, tarif des médecins… fixés par l'administration.)

Posté
Moi je suis vachement surpris que l'INSEE dise : vous coûtez TOUS 2724 Euros par an, à la sécu, et que ça ne réagisse pas plus violemment.

Parce qu'une moyenne tel quelle, ça ne veux strictement rien dire.

Le jour où tu devra subir une hospitalisation de longue durée ou une opération chirurgicale lourde, je peux sans hésiter t'assurer que tu dépassera la moyenne, et pas d'un petit peu.

Posté
Justement, l'anatomopathologiste porte une lourde responsabilité dans le diagnostic positif d'une tumeur maligne ou non, dans la suite des évènements et le déclenchement ou non d'un traitement agressif. Imagine la catastrophe en cas de traitement agressif pour une tumeur maligne qui n'existe pas ou pire, de retard de traitement et de pertes de chance en cas d'absence de traitement alors que la malignité de la tumeur aurait du être retenue. Ce diagnostic doit souvent être posé rapidement (le séquençage prend du temps) alors que le chirurgien et le patient endormi et ouvert attendent le diagnostic qui conduira à adopter telle ou tell attitude de façon peropératoire. C'est cette responsabilité qui justifie ses revenus.

Le fait que cette spécialité puisse être détrônée par une autre technique de biologie est un autre problème. Pour l'instant, c'est encore l'œil du praticien qui dit si la tumeur est maligne ou non.

1) Qu'un atomopathologiste porte une lourde responsabilité dans le diagnostic d'un cancer signifie que l'oncologue en porte une légère.

2) Un biologiste saurait aussi bien analyser un tissu que ne le fait un anatomopathologiste. En l'espèce le monopole des médecins sur cette fonction ne se justifie pas.

3) vue les progrès dans l'imagerie et la transmission de fichier, la présence sur place d'un anatomopathologiste du terroir ne se justifie pas ( faire analyser une image en inde ou en pologne ne prendrait pas plus de temps et couterait X fois moins cher).

4) Nimporte quel technicien chez airbus, n'importe quel réparateur d'ascenseur tient plus de vie entre ses mains que le plus forcené médecin. Ils n'exigent pas pour autant un salaire équivalent a 10 fois le salaire moyen.

En médecine l'importance des tests biologiques dans l'aide a la décision devrait fonctionner, a l'image de tous les secteurs connus, a la manière d'une substitution capital/travail avec a la clee une baisse des prix un alignement du revenu vers le revenu moyen.

Quand il fallait de l'expérience pour mettre un doigt dans le cul et repérer une hyperplasie de la prostate, il suffit d'une compétence de dame pipi pour lire des analyses de PSA.

Le progrès technique simplifie les taches médicales. On ne comprendrait pas que l'on ne recrute que des armoires a glace de 110 kg pour conduire des camions après la généralisation de la conduite assistée et des transpalette. Il est incompréhensible que l'on continue a réserver aux 2 ou 3 centiles les plus brillants d'une population des taches manuelles ou des procédures de décision aujourd'hui standardisées.

Posté
1) Qu'un atomopathologiste porte une lourde responsabilité dans le diagnostic d'un cancer signifie que l'oncologue en porte une légère.

2) Un biologiste saurait aussi bien analyser un tissu que ne le fait un anatomopathologiste. En l'espèce le monopole des médecins sur cette fonction ne se justifie pas.

3) vue les progrès dans l'imagerie et la transmission de fichier, la présence sur place d'un anatomopathologiste du terroir ne se justifie pas ( faire analyser une image en inde ou en pologne ne prendrait pas plus de temps et couterait X fois moins cher).

4) Nimporte quel technicien chez airbus, n'importe quel réparateur d'ascenseur tient plus de vie entre ses mains que le plus forcené médecin. Ils n'exigent pas pour autant un salaire équivalent a 10 fois le salaire moyen.

En médecine l'importance des tests biologiques dans l'aide a la décision devrait fonctionner, a l'image de tous les secteurs connus, a la manière d'une substitution capital/travail avec a la clee une baisse des prix un alignement du revenu vers le revenu moyen.

Quand il fallait de l'expérience pour mettre un doigt dans le cul et repérer une hyperplasie de la prostate, il suffit d'une compétence de dame pipi pour lire des analyses de PSA.

Le progrès technique simplifie les taches médicales. On ne comprendrait pas que l'on ne recrute que des armoires a glace de 110 kg pour conduire des camions après la généralisation de la conduite assistée et des transpalette. Il est incompréhensible que l'on continue a réserver aux 2 ou 3 centiles les plus brillants d'une population des taches manuelles ou des procédures de décision aujourd'hui standardisées.

La 1 est juste fausse. L'oncologue est amené à prendre d'autres types de décision qui engagent elle aussi sa responsabilité. La médecine ne se limite pas au diagnostic

La 2 peut se discuter; qu'on changer la filière de formation de l'anatomopathologie ne change pas le fait qu'il s'agira toujours de la même fonction.

3: oui mais cela ne concerne que les spécialités "délocalisables" (celles des examens complémentaires essentiellement: radiologie, biologie) mais pas la totalité de la médecine

4: on a encore jamais vu la responsabilité personnelle d'un technicien de chez airbus engagée ni même celle d'un directeur de production après un crash. La responsabilité personnelle des médecins est engagée quotidiennement. Cela fait une sacrée différence qui se constate objectivement dans le montant de la prime d'assurance professionnelle du médecin confrontée à celle du technicien.

Encore une fois, tu vois les choses de manière très parcellaire. Généralement, après le dosage des PSA peut venir la prostatectomie. C'est là qu'il y a de la valeur ajoutée et surtout, j'insiste, une responsabilité engagée. D'autre part tu te méprend au sujet du progrès technique; il ne permet pas dans de nombreux cas en médecine de se substituer à l'ancienne technique et de la supplanter mais le plus souvent il est simplement une aide supplémentaire. Dans de nombreuses spécialités et particulièrement en chirurgie, le geste technique reste basiquement celui qui se fait depuis l'invention de ce geste (l'anatomie humaine est réactionnaire et ne progresse que peu; et c'est un euphémisme de le dire :icon_up: ) . Le progrès se manifeste autour de ce geste basique.

Posté

@ Tisserand,

Je t'invite par ailleurs à te faire une idée plus précise du revenu réel moyen des médecins libéraux français en consultant les statistiques de la CARMF. Attention il s'agit du BNC sur lequel il faut encore retirer les charges professionnelles (URSSAF, CARMF, assurances pro et autres). Pour avoir le revenu net, tu peux soustraire environ 30 à 40 % du BNC.

Posté
@ Tisserand,

Je t'invite par ailleurs à te faire une idée plus précise du revenu réel moyen des médecins libéraux français en consultant les statistiques de la CARMF. Attention il s'agit du BNC sur lequel il faut encore retirer les charges professionnelles (URSSAF, CARMF, assurances pro et autres). Pour avoir le revenu net, tu peux soustraire environ 30 à 40 % du BNC.

S'il s'agit du BNC, je pense que tu fais erreur et que les charges que tu cites ont été retirées (sauf certaines assurances personnelles non obligatoires). Dans le cas contraire, je suis en fraude fiscale (en tant que profession libérale) depuis 23 ans (avec la complicité de mon expert comptable et de l'association de gestion agréée).

Posté
../…

Le progrès technique simplifie les taches médicales. On ne comprendrait pas que l'on ne recrute que des armoires a glace de 110 kg pour conduire des camions après la généralisation de la conduite assistée et des transpalette. Il est incompréhensible que l'on continue a réserver aux 2 ou 3 centiles les plus brillants d'une population des taches manuelles ou des procédures de décision aujourd'hui standardisées.

Sans être forcement sur que Tisserand choisit les meilleurs exemples, je suis assez d'accord avec l'orientation de son message.

Clairement la médecine est l'un des domaines d'activité économique ou les bienfaits de la concurrence, de l'entreprenariat, de la division du travail sont les plus bridés.

Bridés par l'organisation soviétique de la sécu et par le fonctionnement corporatiste du milieu. Si l'offre était (beaucoup) plus libre, cela fait longtemps qu'un grand nombre d'actes auraient été industrialisées en toute transparence du coté du consommateur, pardon du patient.

Mes expériences en tant que patient de la bobologie à des trucs plus ennuyeux m'ont toujours laissé l'impression d'un cérémonial médical "le médécin va deviner ton mal" très éloigné de ce qu'elle pourrait être avec une meilleur utilisation de l'IT/concurrence. Cette déficience n'est pas due à des spécificités de la médecine -qui existent indiscutablement, ma voiture est mal réparée c'est un problème, mon genou est mal réparé c'est une catastrophe-, mais bien à des barrières institutionnelles limitant la liberté d'entreprendre dans ce domaine au profit de l'image que le corps médical a de lui-même.

Il manque des Ryan Air de la médecine, des Amazon de la médecine etc…

Posté
Sans être forcement sur que Tisserand choisit les meilleurs exemples, je suis assez d'accord avec l'orientation de son message.

Clairement la médecine est l'un des domaines d'activité économique ou les bienfaits de la concurrence, de l'entreprenariat, de la division du travail sont les plus bridés.

Bridés par l'organisation soviétique de la sécu et par le fonctionnement corporatiste du milieu. Si l'offre était (beaucoup) plus libre, cela fait longtemps qu'un grand nombre d'actes auraient été industrialisées en toute transparence du coté du consommateur, pardon du patient.

Mes expériences en tant que patient de la bobologie à des trucs plus ennuyeux m'ont toujours laissé l'impression d'un cérémonial médical "le médécin va deviner ton mal" très éloigné de ce qu'elle pourrait être avec une meilleur utilisation de l'IT/concurrence. Cette déficience n'est pas due à des spécificités de la médecine -qui existent indiscutablement, ma voiture est mal réparée c'est un problème, mon genou est mal réparé c'est une catastrophe-, mais bien à des barrières institutionnelles limitant la liberté d'entreprendre dans ce domaine au profit de l'image que le corps médical a de lui-même.

Il manque des Ryan Air de la médecine, des Amazon de la médecine etc…

Avec tout cela , je suis d'accord. Mais Tisserand semblait dire au long du fil que la compétence et les responsabilités d'un médecin (et donc la valeur ajoutée à son travail) équivalait celle d'un menuisier ou celle d'un technicien de chez airbus. C'est ça que je discutais.

Posté
S'il s'agit du BNC, je pense que tu fais erreur et que les charges que tu cites ont été retirées (sauf certaines assurances personnelles non obligatoires). Dans le cas contraire, je suis en fraude fiscale (en tant que profession libérale) depuis 23 ans (avec la complicité de mon expert comptable et de l'association de gestion agréée).

Exact.

Posté
Le probleme n'est pas la duree des etudes c'est l'hyper selection suivie du monopole. Prelever des jeunes tres brillant pour en faire des chirurgiens esthétique qui gagnent des fortunes pour bien piquer dans la ride ( botox) c'est une mesalocation des richesses humaine ( detourner des gens brillants d'un secteur ou ils seraient plus utiles) et matérielles ( facturer des actes basiques a des tarifs très élevés)

Bonjour,

Ce n'est pas selon moi une mésalocation mais simplement une liberté de choix offerte à la personne qui a justement fait 10 ou 11 ans d'études…

Posté
il y a des dizaines de millions qui sont sous la barre des 150 euros par an.

Je ne me souviens pas d'avoir été voir un médecin en 2009. Et cette année, j'en ai vu un une seule fois, pour une tendinite et pour un certificat médical pour aller faire du sport.

Aux USA, la santé coûte cher car les Américains exigent d'être bien soignés. De plus, là-bas, la mentalité n'est pas celle de rapports médecins/usagers mais de prestataires/clients. Ca change beaucoup de choses.

Invité rogermila
Posté
Je ne me souviens pas d'avoir été voir un médecin en 2009. Et cette année, j'en ai vu un une seule fois, pour une tendinite et pour un certificat médical pour aller faire du sport.

Eh ben voilà ! CQFD.

Tu n'es même pas dans la tranche des 150 euros de dépenses de santé annuelles, tu es même (comme quelques millions d'autres) très en-dessous de ce que j'estime être la dépense minimaliste basique.

Est-ce que tu sais que pour être dans la moyenne des Français, tu as encore le droit à, au moins 2600 euros aux frais de la secu (selon l'INSEE).

Invité jabial
Posté

Tu es lent de la comprenette ou quoi ? On s'en fout de la moyenne, elle veut rien dire.

Le principe de l'assurance santé c'est que tant que tu n'as pas de grave malheur, ton niveau de dépenses est proche de zéro.

Et le jour où le grave malheur arrive, la moyenne, tu l'exploses.

Posté
Tu es lent de la comprenette ou quoi ? On s'en fout de la moyenne, elle veut rien dire.

Le principe de l'assurance santé c'est que tant que tu n'as pas de grave malheur, ton niveau de dépenses est proche de zéro.

Et le jour où le grave malheur arrive, la moyenne, tu l'exploses.

Sans parler de grave malheur, avec une simple fracture vous l'explosez.

Posté
La 1 est juste fausse. L'oncologue est amené à prendre d'autres types de décision qui engagent elle aussi sa responsabilité. La médecine ne se limite pas au diagnostic

La 2 peut se discuter; qu'on changer la filière de formation de l'anatomopathologie ne change pas le fait qu'il s'agira toujours de la même fonction.

3: oui mais cela ne concerne que les spécialités "délocalisables" (celles des examens complémentaires essentiellement: radiologie, biologie) mais pas la totalité de la médecine

4: on a encore jamais vu la responsabilité personnelle d'un technicien de chez airbus engagée ni même celle d'un directeur de production après un crash. La responsabilité personnelle des médecins est engagée quotidiennement. Cela fait une sacrée différence qui se constate objectivement dans le montant de la prime d'assurance professionnelle du médecin confrontée à celle du technicien.

Encore une fois, tu vois les choses de manière très parcellaire. Généralement, après le dosage des PSA peut venir la prostatectomie. C'est là qu'il y a de la valeur ajoutée et surtout, j'insiste, une responsabilité engagée. D'autre part tu te méprend au sujet du progrès technique; il ne permet pas dans de nombreux cas en médecine de se substituer à l'ancienne technique et de la supplanter mais le plus souvent il est simplement une aide supplémentaire. Dans de nombreuses spécialités et particulièrement en chirurgie, le geste technique reste basiquement celui qui se fait depuis l'invention de ce geste (l'anatomie humaine est réactionnaire et ne progresse que peu; et c'est un euphémisme de le dire :icon_up: ) . Le progrès se manifeste autour de ce geste basique.

Les médecins ont une obligation de moyens et non de résultats. Réfugiés derrière ce principe, il faut vraiment une erreur massive pour être condamné. Tant qu'un médecin reste dans les lignes du protocole valides par les autorités de santé, il ne risque a peu près rien. Sauf a amputer la mauvaise jambe ou faire des erreur a peu près aussi énorme.

Le jour ou les opérations seront filmées enregistrées et disponibles pour analyse on pourra discuter de la responsabilité des médecins.

Quand a dire qu'un technicien n'a aucune responsabilité et n'est jamais condamne en cas de fautes c'est faux. Et contrairement aux médecins, les réparateurs d'ascenseur ne sont pas juges par d'autres réparateurs d'ascenseur.

Pour rester sur le domaine de l'oncologie, que je connais mieux que les autres, la première responsabilité devrait être de rester a l'affut des découvertes et des essais clinique en cours. Pour prendre un exemple, la syllibine, ( extraite du chardon marie) a un effet protecteur du foie et améliore in vitro l'efficacité de certaines molécules utilisées en chimio. L'université de columbia a réalisé un essais clinique sur les leucémies chez l'enfant (LLA) montrant que la syllibine permet de maintenir un peu plus fréquemment des doses élevées de chimiothérapie en protégeant le foie. Petite amelioration/ pas de risque.

Combien d'oncologues:

1) connaissent cet essais

2) prennent le nano risque d'en informer leur patient

L'oncologie ca devrait être ca: prendre des risques, avoir un peu de flair sur les molécules prometteuses même en phase d'études precliniques.

Au lieu de cela on a des médecins qui se contentent de donner de l'herceptine a leur patientes quand un résultat de test dit '' HER+'' ou de tester des molécules franchement dégueulasse en encaissant 3000 a 5000 euros par patient suivi.

oui mais cela ne concerne que les spécialités "délocalisables" (celles des examens complémentaires essentiellement: radiologie, biologie) mais pas la totalité de la médecine

Pour un ouvrier , tache delocalisable= tache délocalisée. Et probablement d'autant plus délocalisée que son cout du travail intègre des cotisations d'assurance maladies énormes.

Invité jabial
Posté
Sans parler de grave malheur, avec une simple fracture vous l'explosez.

I beg to differ là.

Bras cassé aux USA -> moins de 2000$.

Alors bon bien sûr si la fracture est compliquée ça peut être plus mais c'est plus rare quand même.

Au passage, pour avoir une petite idée du prix réel d'un bien ou d'un service réglementé, il faut regarder ce que ça coûte sur un marché non réglementé similaire. Or, il existe un marché qui répond presque à ces critères : celui de la médecine vétérinaire. Je dis presque parce qu'en France les vétos ont aussi un numerus clausus, mais au moins les prix ne sont pas capés et on peut regarder les prix pratiqués par les écoles vétérinaires, qui sont très loin de charger la mule.

Posté
I beg to differ là.

Bras cassé aux USA -> moins de 2000$.

Alors bon bien sûr si la fracture est compliquée ça peut être plus mais c'est plus rare quand même.

Dans les dépenses liées aux fractures en France vous avez les indemnités journalières.

Invité jabial
Posté
Dans les dépenses liées aux fractures en France vous avez les indemnités journalières.

Mégalol.

Pardon.

Mais quand même quoi.

Tu te pète la jambe, tu perds un jour, pas 10. Plâtre, et hop, retour au bureau.

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