Sloonz Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Il y a quelques années, il attaquait bille en tête Salin sur la progression des recettes suite à une baisse d'impôts, pas cette foi (39').Je le crois moins idéologiquement malhonnête que par le passé, c'est quelqu'un qui progresse. Ça n'en fait pas un génie. On est d’accord alors. Tout ce que je disais, c’est que je trouvais un peu fort en café le fait d’appeler « malhonnête », « dogmatique » et « manichéen » un socialiste qui présente un point de vue qu’on retrouve en général chez les libéraux (comme « au final, c’est tout le monde qui paye l’impôt »). J'ai sur divers forum plus d'une foi utilisé Piketty pour renvoyer des gauchos dans les cordes. So what ? Si ça fait plus d’effet sur les socialistes que de citer un libéral connu, je vois pas où est le problème. Il m’arrive régulièrement de citer le nom d’Alfred Sauvy ; ça braque beaucoup moins celui en face que Friedman, Bastiat ou Hayek et toute vérité instillée est bonne à prendre.
DiabloSwing Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 J'ai sur divers forum plus d'une foi utilisé Piketty pour renvoyer des gauchos dans les cordes. Quand on vous dit que le libéralisme est religieux
Bastiat Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 On est d’accord alors. Tout ce que je disais, c’est que je trouvais un peu fort en café le fait d’appeler « malhonnête », « dogmatique » et « manichéen » un socialiste qui présente un point de vue qu’on retrouve en général chez les libéraux (comme « au final, c’est tout le monde qui paye l’impôt »). Ce qu'il écrivait, il était absolument incompatible avec les positions politiques qu'il défendait. Je n'ai plus d'exemples en tête, mais ça m'a fait sortir de mes gonds plus d'une foi.
Bastiat Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Ca par exemple c'est un graphe d'une grande honnêteté, avec son échelle "maison" à la quelle on peut faire dire n'importe quoi, comme faire croire que la TVA est degressive. (badurl) http://www.alternatives-economiques.fr/la--revolution-fiscale—-entretien-avec-thomas-piketty_fr_art_633_53012.html (badurl)
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Ca par exemple c'est un graphe d'une grande honnêteté, avec son échelle "maison" à la quelle on peut faire dire n'importe quoi, comme faire croire que la TVA est degressive.(badurl) http://www.alternatives-economiques.fr/la--revolution-fiscale—-entretien-avec-thomas-piketty_fr_art_633_53012.html (badurl) Ah oui. Pas mal. Le problème de Piketty c'est qu'il est d'une grande complaisance avec les chiffres, ce qui s'expliquerait le mieux par une ambition démesurée à jouer à l'ingénierie économique.
Filibert Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Ca par exemple c'est un graphe d'une grande honnêteté, avec son échelle "maison" à la quelle on peut faire dire n'importe quoi, comme faire croire que la TVA est degressive.(badurl) http://www.alternatives-economiques.fr/la--revolution-fiscale—-entretien-avec-thomas-piketty_fr_art_633_53012.html (badurl) Surtout que les revenus des déciles inférieurs sont des revenus d'assistance, c'est-à-dire des impôts négatifs. Ce graphe est totalement mensonger.
JackieV Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Ca par exemple c'est un graphe d'une grande honnêteté, avec son échelle "maison" à la quelle on peut faire dire n'importe quoi, comme faire croire que la TVA est degressive.(badurl) http://www.alternatives-economiques.fr/la--revolution-fiscale—-entretien-avec-thomas-piketty_fr_art_633_53012.html (badurl) La TVA est bien dégressive sur ce graph. Surtout que les revenus des déciles inférieurs sont des revenus d'assistance, c'est-à-dire des impôts négatifs. Ce graphe est totalement mensonger. Je comprends pas trop ce que tu veux dire par là. Ce graph prend les revenus dans leur globalité. Les pauvres ne sont pas tous au chômage.
Chitah Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 La TVA est bien dégressive sur ce graph. Sauf que c'est faux. La TVA est une taxe collectée lors d'un acte d'achat. L'apparente dégressivité de celle-ci telle que présentée dans ce graphique fallacieux, doit provenir du fait qu'un smicard dépense 900 euros sur 1000 en consommation (assujettie à la TVA), et un type a haut revenu claque mettons 8000 € sur 20 000€. En ramenant le montant de TVA payé au salaire total, on obtient ce graphique. Mais pourquoi le ramener au salaire total? La TVA n'est pas un impôt sur le salaire. C'est le même genre de carabistouille qui a permis de minimiser le deficit du budget de l'Etat français : on le ramenait non au budget de l'Etat, mais au PIB total. Ainsi, aucun français ne savait que quand l'Etat recevait 100€ d'impôt, il en claquait 130 en dépenses chaque année. Et ce depuis 30 ans.
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 La TVA est bien dégressive sur ce graph. La TVA ne dépend pas des revenus. Je comprends pas trop ce que tu veux dire par là. Ce graph prend les revenus dans leur globalité. Les pauvres ne sont pas tous au chômage. Mais les chômeurs et les plus pauvres devraient être tout à gauche du graph avec leurs impôts négatifs.
JackieV Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Sauf que c'est faux.La TVA est une taxe collectée lors d'un acte d'achat. L'apparente dégressivité de celle-ci telle que présentée dans ce graphique fallacieux, doit provenir du fait qu'un smicard dépense 900 euros sur 1000 en consommation (assujettie à la TVA), et un type a haut revenu claque mettons 8000 € sur 20 000€. En ramenant le montant de TVA payé au salaire total, on obtient ce graphique. Mais pourquoi le ramener au salaire total? La TVA n'est pas un impôt sur le salaire. C'est le même genre de carabistouille qui a permis de minimiser le deficit du budget de l'Etat français : on le ramenait non au budget de l'Etat, mais au PIB total. Ainsi, aucun français ne savait que quand l'Etat recevait 100€ d'impôt, il en claquait 130 en dépenses chaque année. Et ce depuis 30 ans. Tu veux ramener les impôts à quoi au juste, si ce n'est au revenu total? La TVA est un impôt dont les pauvres s'acquittent d'une plus grande proportion de leur revenu que les riches. Tu peux jouer sur les mots si ça t'amuse, moi j'appelle ça un impôt dégressif. Mais les chômeurs et les plus pauvres devraient être tout à gauche du graph avec leurs impôts négatifs. Oui en effet. C'est assez malhonnête de sa part mais ça devrait arranger les libéraux. D'un point de vue communication, ça nous arrange autant que lui.
john_ross Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 La TVA ne dépend pas des revenus. Ce qu'on regarde c'est la part respective que les différents impôts représente par rapport au revenu. Mais les chômeurs et les plus pauvres devraient être tout à gauche du graph avec leurs impôts négatifs. De même que les retraités, après on peut aussi débattre du cas des fonctionnaires.
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Ce qu'on regarde c'est la part respective que les différents impôts représente par rapport au revenu. …de façon à faire accroire que c'est un impôt progressif. C'est bien le problème. De même que les retraités, après on peut aussi débattre du cas des fonctionnaires. Les fonctionnaires occupent un emploi.
Chitah Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Tu veux ramener les impôts à quoi au juste, si ce n'est au revenu total? Quand ce n'est pas un impôt sur le revenu, il ne faut pas le ramener au revenu sous peine d'erreur. C'est tout. Après tu peux le ramener au total des économies, ou bien à la pointure de chaussure, mais ça restera aussi faux. La TVA est un impôt dont les pauvres s'acquittent d'une plus grande proportion de leur revenu que les riches. Tu peux jouer sur les mots si ça t'amuse, moi j'appelle ça un impôt dégressif. Je ne joue pas sur les mots, je dis juste que c'est faux, c'est différent. Un smicard qui décide, pour reprendre mon exemple, de dépenser non pas 900 mais 400 € en consommation assujetie à la TVA paie la même proportion de son revenu que le type qui en dépense 8000 sur 20 000 euros de revenus. Du coup, c'est tellement n'importe nawak à analyser qu'on ne peut absolument rien dire. A la limite, pour être dans de bonnes conditions selon M.Piketty, il vaut mieux être un smicard hébergé et nourri par ses parents qu'un cadre sup avec 4 enfants. Dans le premier cas, le nanti ne paie que 10% de son revenu en TVA, dans le second il en dépense 40. Bref : n'importe nawak cette grandeur, elle ne mesure rien du tout, si ce n'est ce que celui qui décide de l'analyser le décide.
Filibert Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Surtout que les revenus des déciles inférieurs sont des revenus d'assistance, c'est-à-dire des impôts négatifs. Ce graphe est totalement mensonger. Je comprends pas trop ce que tu veux dire par là. Ce graph prend les revenus dans leur globalité. Les pauvres ne sont pas tous au chômage. Les revenus des plus pauvres sont (EN MOYENNE) en faible proportion des revenus liés à leur effort (revenu du travail, revenu d'épargne accumulée), ce sont surtout du RSA et autres allocations, payés les impôts des autres. On peut alors parler alors d'impôt négatif. Imaginons qu'ils gagnent (en moyenne) 50 euros par leur effort et 450 euros de revenus d'assistance, et qu'ensuite par les impôts (TVA, etc.) on leur prend 150 euros, ils vont avoir alors un taux d'imposition de 150/500 = 30%. Au lieu de cela, si on leur donnait 800 euros de revenu d'assistance et qu'ensuite on leur reprend 500 euros par les impôts, ils leur restent autant dans la poche au final (350 euros = 50+800-500 euros), mais ils ont un taux d'imposition, oh scandale ! , de 500/850~60%. Au final, parler du taux d'imposition sur le revenu sans mentionner quel revenu vient de la solidarité étatique, c'est juste scandaleux. J'estime que Piketty est une crapule qui, sans nécessairement truquer les données, les présente de manière faussée. L'Insee, loin d'être parfait, sépare au moins les différentes sources de revenu des ménages. (voir par exemple cette publication : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/REVPMEN10g.PDF (page 2) http://www.insee.fr/fr/publications-et-ser…10&nivgeo=0. L'Insee ne compte que les impôts directs, et pas la TVA (ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose)).
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Je comprends pas trop ce que tu veux dire par là. Ce graph prend les revenus dans leur globalité. Les pauvres ne sont pas tous au chômage.Les revenus des plus pauvres sont (EN MOYENNE) en faible proportion des revenus liés à leur effort (revenu du travail, revenu d'épargne accumulée), ce sont surtout du RSA et autres allocations, payés les impôts des autres. On peut alors parler alors d'impôt négatif. Imaginons qu'ils gagnent (en moyenne) 50 euros par leur effort et 450 euros de revenus d'assistance, et qu'ensuite par les impôts (TVA, etc.) on leur prend 150 euros, ils vont avoir alors un taux d'imposition de 150/500 = 30%. Au lieu de cela, si on leur donnait 800 euros de revenu d'assistance et qu'ensuite on leur reprend 500 euros par les impôts, ils leur restent autant dans la poche au final (350 euros = 50+800-500 euros), mais ils ont un taux d'imposition, oh scandale ! , de 500/850~60%. Au final, parler du taux d'imposition sur le revenu sans mentionner quel revenu vient de la solidarité étatique, c'est juste scandaleux. J'estime que Piketty est une crapule qui, sans nécessairement truquer les données, les présente de manière faussée. L'Insee, loin d'être parfait, sépare au moins les différentes sources de revenu des ménages. (voir par exemple cette publication : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/REVPMEN10g.PDF (page 2) http://www.insee.fr/fr/publications-et-ser…10&nivgeo=0. L'Insee ne compte que les impôts directs, et pas la TVA (ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose)). Au passage, qu'est-ce que Piketty appelle "cotisations sociales et taxes sur les salaires" ?
john_ross Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Parfaitement. Un type qui cogne une femme est un semi-castré frustré de ne pas pouvoir s'imposer face aux autres mâles. Et les semi-castrés ne devraient pas avoir l'occasion de donner des conseils à autrui sur la facon dont ils doivent mener leur vie, fut-ce au travers d'une femme reconvertie dans le travestissement de la langue. Vous vous ne connaissez pas Marilee Jones.
Yul Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 une intervention un peu tardive de ma part. les intellectuels anti-libéraux sont selon moi, au mieux, des idiots savants: ils peuvent bien connaître un sujet, comme par exemple, la physique ou les théories économiques, mais deux neurones ne se connectent pas chez eux. Souvent, c'est le sens moral qui fait défaut: ils ne mettent pas en cohérence ce qu'ils savent, leur discours et leurs actes. Ils peuvent être à la fois être sincères et mentir grossièrement, être engagés au nom de valeurs morales et trahir constamment ces dernières. Aron en avait déjà fait le constat. Je crois qu'il s'agit d'une sorte de dissociation cognitive. Ils sont très compartimentés, mentalement. Celui qui a le mieux compris le fonctionnement mental des socialistes et des anti-libéraux, peut-être parce qu'il a assisté aux premières purges communistes en Espagne, c'est George Orwell, lorsque dans 1984 il décrit la double-pensée. La torture de Winston, celui qui au début du roman écrit dans son journal "la liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4" (de mémoire), n'a pas tant pour but de le reformater que de le faire accéder à la double-pensée, où il sera capable de tenir en même temps deux raisonnements s'excluant mutuellement. Et ce sur ordre. La différence entre le totalitarisme orwellien et nos anti-libéraux, c'est qu'à l'autorité de Big Brother, externe, se substitue une tyrannie interne. Celle de leurs désirs pervers. Maintenant, je me demande si cette perversité vient de leur vision archaïque du monde (incapacité à appréhender la destruction créatrice, vision de toutes choses en jeu à somme nulle, etc… H16 a écrit un excellent billet sur le sujet) ou si c'est leur perversité qui les amène à voir le monde ainsi. Hayek parle souvent de l'abolition du sens moral souhaitée par ceux qui se soumettent au collectivisme, ainsi que celle de la responsabilité, qui leur permet de commettre les crimes qu'ils souhaitent au fond d'eux-même, inspirés par exemple par la jalousie, sans avoir à affronter la culpabilité, socialement mais aussi dans leur conscience. A noter aussi que le déplacement de culpabilité est abondamment pratiqué par nos anti-libéraux: il y a ceux qui accusent le libéralisme et le capitalisme des crimes commis par des régimes parfaitement socialistes, ou nos syndicalistes qui parlent de casse du service public par un gouvernement acquis à l'ultra-libéralisme, alors que les grèves à répétition, les fraudes massives et les sabotages, qui ont par exemple tué le fret ferroviaire public ou la SNCM, sont de leur fait à eux. Si le service public est meilleur, qu'est-ce qui les empêche de le rendre exemplaire, afin que l'on ne soit pas tentés par la concurrence ? je crois que c'est cette dissociation qui permet à un Piketty d'être à la fois sincère et le salaud que l'on sait, d'avoir des capacités intellectuelles et sortir quand même des énormités. la citation de Aron sur la duplicité des anti-libéraux engagés: "La fin sublime excuse les moyens horribles. Moraliste contre le présent, le révolutionnaire est cynique dans l’action, il s'indigne contre les brutalités policières, les cadences inhumaines de la production, la sévérité des tribunaux bourgeois, l'exécution de prévenus dont la culpabilité n'est pas démontrée au point d'éliminer tous les doutes. Rien, en dehors d'une "humanisation" totale, n'apaisera sa faim de justice. Mais qu'il se décide à adhérer à un parti aussi intransigeant que lui contre le désordre établi, et le voici qui pardonnera, au nom de la Révolution, tout ce qu'il dénonçait infatigablement. Le mythe révolutionnaire jette un pont entre l'intransigeance morale et le terrorisme. Rien n'est plus banal que ce double-jeu de la rigueur et de l'indulgence." il est symptomatique que les partisans d'un Besancenot ou d'un Mélanchon ne soient pas les victimes a priori de l'injustice sociale et économique, à savoir pour parler vite, les pauvres, mais plutôt des personnes parfaitement aisées disposant parfois d'un vernis de culture, comme les fameux bobos, les salariés protégés du public, les enseignants, ou comme me l'a dit récemment un espion dans la place, les chefs de service d'une préfecture.
Vincemobile Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Vous vous ne connaissez pas Marilee Jones. Je n'arrive pas à voir le rapport avec cette dame. On parle de cette personne qui travaillait au MIT et qui a dû démissionner parce que ses diplômes étaient faux ?
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 il est symptomatique que les partisans d'un Besancenot ou d'un Mélanchon ne soient pas les victimes a priori de l'injustice sociale et économique, à savoir pour parler vite, les pauvres, mais plutôt des personnes parfaitement aisées disposant parfois d'un vernis de culture, comme les fameux bobos, les salariés protégés du public, les enseignants, ou comme me l'a dit récemment un espion dans la place, les chefs de service d'une préfecture. Bien sur. La gauche n'est nullement le parti des pauvres mais le parti de ceux qui aiment les pauvres. [dailymotion]xgt7a3[/dailymotion] Détail rigolo : Piketty et Zemoor sont habillés exactement pareil. A part ça, celui-ci a bien relevé l'individualisme forcené de l'économiste qui veut faire passer le système fiscal du ménage à l'individu, preuve parmi d'autre que dans les actes les socialistes sont les premiers adversaires du lien social réel.
Filibert Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Au passage, qu'est-ce que Piketty appelle "cotisations sociales et taxes sur les salaires" ? Je pense qu'il veut parler de l'ensemble des prélèvements de l'autorité publique (Etat + Organismes de sécurité sociale) qui s'intercalent entre le coût du travail pour l'employeur et le revenu net du salarié. La 'taxe sur les salaires' est une forme de cotisation sociale ( http://www.auditec-sa.com/taxesalaires.html ), sauf qu'elle est prélevée par l'Etat (et non par les organismes de SS) et qu'elle entre dans le budget de l'Etat. À part celle-ci, il doit exister d'autres taxes sur les salaires ("Versements transports", "Taxe au profit du FNAL (fonds national d'aide au logement)", "Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA)" ?).
Filibert Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 "Ils peuvent être à la fois être sincères et mentir grossièrement" Ce n'est sûrement pas ce que tu pensais écrire… Je crois que ton raisonnement est un peu rapide. Je suis sûr que Piketty (a contrario de Mélenchon, Besancenot, etc.) appréhende très bien la destruction créatrice et les notions de jeux à somme nulle, etc. Il est très intelligent, mais estime qu'il est moral d'empiéter sur les libertés pour corriger des inégalités initiales des individus (héritage / dons naturels / etc.). Et il est hypocrite. Le contraire d'un idiot savant.
Apollon Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Je pense qu'il veut parler de l'ensemble des prélèvements de l'autorité public (Etat + Organismes de sécurité sociale) qui s'intercalent entre le coût du travail pour l'employeur et le revenu net du salarié. Est-ce que cela concerne le paiement de prestations de sécurité sociale, auquel cas il est évident qu'on ne paiera pas tant en fonction de ses revenus qu'en fonction de la prestation qu'on est en mesure d'attendre (c'est un dispositif de protection pas de redistribution) ?
p.a Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Est-ce que cela concerne le paiement de prestations de sécurité sociale, auquel cas il est évident qu'on ne paiera pas tant en fonction de ses revenus qu'en fonction de la prestation qu'on est en mesure d'attendre (c'est un dispositif de protection pas de redistribution) ? la Sécu est un dispositif de redistribution, c'est sa raison d'être.
JackieV Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Quand ce n'est pas un impôt sur le revenu, il ne faut pas le ramener au revenu sous peine d'erreur. C'est tout. Après tu peux le ramener au total des économies, ou bien à la pointure de chaussure, mais ça restera aussi faux.Je ne joue pas sur les mots, je dis juste que c'est faux, c'est différent. Un smicard qui décide, pour reprendre mon exemple, de dépenser non pas 900 mais 400 € en consommation assujetie à la TVA paie la même proportion de son revenu que le type qui en dépense 8000 sur 20 000 euros de revenus. Du coup, c'est tellement n'importe nawak à analyser qu'on ne peut absolument rien dire. A la limite, pour être dans de bonnes conditions selon M.Piketty, il vaut mieux être un smicard hébergé et nourri par ses parents qu'un cadre sup avec 4 enfants. Dans le premier cas, le nanti ne paie que 10% de son revenu en TVA, dans le second il en dépense 40. Bref : n'importe nawak cette grandeur, elle ne mesure rien du tout, si ce n'est ce que celui qui décide de l'analyser le décide. Mais tu veux en venir où là? Pour mesurer la pression fiscale globale, on rapporte le total des impôts payés au revenu. C'est comme ça. Et par définition un ratio mesure ce que celui qui le conçoit veut mesure, c'est enfoncer une porte ouverte que de dire ça. Il est aussi ridicule de traiter la TVA de la même manière qu'un impôt exceptionnel comme celui qui touche les cigarettes : la consommation concerne tout le monde, sans exception aucune. On n'y coupe pas.
Filibert Posté 2 février 2011 Signaler Posté 2 février 2011 Est-ce que cela concerne le paiement de prestations de sécurité sociale, auquel cas il est évident qu'on ne paiera pas tant en fonction de ses revenus qu'en fonction de la prestation qu'on est en mesure d'attendre (c'est un dispositif de protection pas de redistribution) ? Oui, on compte tout ce qui est prélevé par la violence de l'Etat, y compris si ce sont des cotisations pour l'Unedic (chômage) ou la Cnav (vieillesse) qui ouvrent droit à des prestations sociales qui seront positivement corrélées aux montants prélevés. Et on ne déduit par les prestations versées. Un gauchiste pourrait critiquer Piketty en disant que cette méthode masque le fait que les riches touchent davantage de prestations sociales que les classes moyennes (pension de retraite plus élevée et pendant plus longtemps, car ils ont une espérance de vie plus longue). Toutefois, il faudrait alors compter aussi le RSA reçu par les pauvres, c'est pour cela que Piketty fait ce choix. Par ailleurs, c'est amusant, Piketty, pendant l'émission et sur son site internet, mentionne un taux de prélèvements obligatoires de 49%, alors que les publications étatiques, et les média de manière générale, mentionnent un taux de 44%. C'est parce que Piketty rapporte les prélèvements obligatoires au revenu disponible net des ménages, alors que l'Etat les rapporte au PIB. Sur ce point, Piketty a tout à fait raison, ce qui importe, c'est ce qu'on prélève sur l'argent qu'ont les ménages pour consommer et épargner, et non pas ce qu'on prélève sur ce qui est produit sur le territoire français et qui inclut le renouvellement du capital productif (ce n'est plus tellement de la "création de valeur" mais juste de l'entretien de l'existant, c'est la raison du "brut" dans "produit intérieur brut"). Piketty s'appuie sur la valeur créée qui contribue au bien-être des citoyens alors que l'Etat s'appuie sur l'ensemble de la valeur produite qu'il va pouvoir taxer. (voir pages 1 et 4 des tableaux de Piketty : http://www.revolution-fiscale.fr/annexes-l…%28Livre%29.pdf ) Pour ceux que ça intéresse, je vous mets en lien la définition des "prélèvements obligatoires" : page 53, ici : http://www.performance-publique.gouv.fr/fi…010/RPO2010.pdf Vous constaterez que la redevance télé n'est pas un prélèvement obligatoire, tout comme 15% des cotisations sociales obligatoires.
Filibert Posté 3 février 2011 Signaler Posté 3 février 2011 Mais tu veux en venir où là? Pour mesurer la pression fiscale globale, on rapporte le total des impôts payés au revenu. C'est comme ça. Prenons un revenu du travail de 100. Si je le consomme directement, je paye en simplifiant IRPP + TVA, mettons 40 d'impôt. Si je l'épargne pendant 5 ans, je vais payer IRPP[année 0] + IRPP[année 5] + TVA, mettons 45 d'impôt. Est-ce juste d'estimer que la "pression fiscale" est de 40% ? Non. En fait, dès lors qu'il y a deux éléments distincts qui sont taxés : le travail le patrimoine et l'ensemble de ses revenus associés et que le deuxième élément provient du premier, c'est abusif d'utiliser un indicateur unique pour mesurer la pression fiscale.
François Posté 3 février 2011 Signaler Posté 3 février 2011 Franchement je ne vois pas qui ça peut impressionner d'aller au MIT, en plus, et je souscris à ce que tu écris ernest. McGee (NCIS) sort du MIT (très jeune) et on le sait depuis qu'il a rejoint l'équipe…même que ça énerve DiNozzo … Il m’arrive régulièrement de citer le nom d’Alfred Sauvy ; ça braque beaucoup moins celui en face que Friedman, Bastiat ou Hayek et toute vérité instillée est bonne à prendre. Moi aussi. Content de voir quelqu'un en parler sur ce forum.
Yul Posté 3 février 2011 Signaler Posté 3 février 2011 Bien sur. La gauche n'est nullement le parti des pauvres mais le parti de ceux qui aiment les pauvres. ils ne les aiment pas. Ils en parlent tout le temps, mais c'est comme un syndicaliste qui te sort des histoires de pénibilité: ils ont au mieux vaguement conscience de l'existence de la pauvreté, ils en ignorent complètement les tenants et les aboutissants, à chaque fois qu'ils tentent une action soit ils se gourent complètement soit c'est de la propagande, et au final, la pauvreté et le compassionnel en général ne sont que des prétextes au service de leurs intérêts égoïstes. D'ailleurs, si la pauvreté les intéressait réellement en tant que telle, et s'ils avaient à coeur d'y remédier comme ils l'affirment, ils ne feraient pas tout pour que justement elle se développe, comme l'a souligné une fois Margaret Thatcher. il y a un bon argument à ressortir aux crapules qui justifient l'impôt et la taxation tels que pratiqués en France, et qui en redemandent: il est admis que l'Etat prélève la moitié des revenus de ce qui est quand même un pays développé, alors comment fait-il pour être surendetté à ce point ?
Yul Posté 3 février 2011 Signaler Posté 3 février 2011 Ce n'est sûrement pas ce que tu pensais écrire…Je crois que ton raisonnement est un peu rapide. Je suis sûr que Piketty (a contrario de Mélenchon, Besancenot, etc.) appréhende très bien la destruction créatrice et les notions de jeux à somme nulle, etc. Il est très intelligent, mais estime qu'il est moral d'empiéter sur les libertés pour corriger des inégalités initiales des individus (héritage / dons naturels / etc.). Et il est hypocrite. Le contraire d'un idiot savant. tu mésestimes le baroque de la construction mentale des anti-libéraux: ils peuvent penser à la fois une chose et son contraire. Ils sont très compartimentés, fragmentés. C'est selon moi la source de leur profonde incohérence et des raisonnements aussi alambiqués que confus qu'ils sortent régulièrement, ainsi que de la trahison systématique des idéaux qu'ils prétendent promouvoir. Leurs réactions souvent hystériques me paraissent typiques des personnes qui se mentent à elles-même. Leurs discours et leurs actes ne sont pas situés au même niveau de conscience. Les syndicalistes qui tuent leurs entreprises en les sabotant et en fraudant massivement croient réellement que c'est la faute du libéralisme et qu'ils luttent pour une société meilleure. Ils mentent ET ils sont sincères. C'est un truc de dingues. Pour ce qui est de Piketty, ok il n'a pas de sens moral, mais il pourrait faire des efforts pour produire de meilleurs mensonges et dissimuler un peu mieux sa malhonnêteté. Certes, on vit dans le pays qui a tressé des lauriers à Deleuze et Lacan, et qui laisse Mérieux poser ses sales pattes sur l'enseignement, mais ça se voit à ce point que la France est un pays de crétins ?
john_ross Posté 3 février 2011 Signaler Posté 3 février 2011 Je n'arrive pas à voir le rapport avec cette dame. On parle de cette personne qui travaillait au MIT et qui a dû démissionner parce que ses diplômes étaient faux ? Ah non je en connaissais pas. Mais je sais que vous ne feriez pas ca En revanche, par charité libérale, je peux vous indiquer un individu du même type mais de sexe masculin C'est juste que Mister JR semble avoir très envie de lui administrer un soufflet digne de ce nom. Mais il se contente d'en avoir envie bien sur…. Marilee Jones est un personnage de Dallas.
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