SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tafb, les gens qui parlent ici semblent apporter une trop grande importance à ces histoires de fidélité sexuelle, ce n'est pas très sain. Ce qui n'est pas très sain c'est ta condescendance. Je ne dis pas que c'est malsain d'être libertin, car c'est tout aussi ridicule que de le pire pour la fidélité. Ce débat me semble pas avoir d'issue, car il concerne la propre tolérance morale de chacun, qui est personnelle et subjective. Flashy a bien le droit d'être intransigeant pour certaines choses, non ? Dans ce type de discussions, je ne pense pas qu'il faille juger ni essayer de convaincre. Pour ma part, je pense quand même qu'il y a différents degrés d'adultère. Prenons deux cas. Dans le premier, votre femme vous avoue, dévastée, qu'elle a couché avec un collègue après une soirée trop arrosée. Elle regrette terriblement, mais elle vous le dit car elle ne veut pas vivre dans le mensonge, et implore votre pardon. Personnellement, si ça n'arrive qu'une fois, je pourrais éventuellement envisager de ne pas la quitter même s'il faudrait faire un gros travail pour surmonter la déception et restaurer la confiance. Je ne sais pas si j'y arriverais, mais je pourrais essayer. Dans le second, vous apprenez par le biais d'un tiers que votre femme a une liaison depuis un an. Pendant un an, elle vous a menti et trahi, avec le sourire. Elle a fait comme si de rien était. Elle a été capable de bafouer un engagement de manière durable, préméditée. Et de mentir avec sang froid, sérénité. Pour moi, une personne qui agit ainsi est simplement une pute, indigne de confiance, avec qui je ne pourrais pas envisager de poursuivre ma vie. On dépasse le cadre de la question de l'exclusivité sexuelle : il s'agit d'honnêteté, de respect, de confiance. On peut faire des erreurs, mais il y a des comportements qui sont indignes de l'amitié aussi bien que de l'amour, et qui en disent long sur la valeur d'une personne. Exemple : http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2015/02/20/suis-inscrite-gleeden-peux-parler-257810 Ca, pour moi c'est une salope (pas sur le plan sexuel mais moral) avec qui je ne voudrais même pas être simple ami. Sous couvert de justifications foireuses, elle est incapable de s'assumer, ment à son conjoint, profite des avantages de sa relation sans respecter les engagements qui la fondent, et le tout sans aucune culpabilité. C'est littéralement le genre de personnes qui me fait vomir. Je préfère encore ceux qui assument d'être des connards et qui se foutent de tout. A contrario, j'ai un pote qui a dit à sa copine : "je pars en Erasmus, je ne saurai sûrement pas me contrôler et je veux profiter, je préfère être honnête". Elle l'a quitté en le traitant de connard. Mais pour moi, c'est hautement moral et respectable comme comportement. Je ne comprends pas cette lâché de tant de gens qui ne s'assument pas.
Tremendo Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Comme l'écrit José, au bout de six mois, on peut se dire qu'il y a eu une erreur de casting. Mais foutre en l'air tout ce qui a été construit, l'unité du ménage, les enfants, organiser leurs droits de visite, vendre une maison, bref, tout le tremblement, pour une histoire de cul, bah c'est cher payé, et surtout, ça entraîne tout le monde dans la merde ; sans compter que la question aussi c'est : que s'est il passé pour que mon conjoint aille coucher ailleurs ? Y suis-je pour quelque chose ? Ai-je une part de responsabilité là dedans ? Où ai je merdé moi même ? Il y a des moments dans la vie d'un couple, où des crises se produisent, elles sont rarement le fait d'un seul ; et quelquefois, les réponses que chacun y donne ne sont pas forcément adaptées et peuvent blesser l'autre. Pas forcément une histoire de cul, mais des paroles blessantes, des attitudes, des actes. Un couple, des relations, ce n'est pas aussi simple qu'un contrat sur un bien ou un service. Je comprends bien cet argument, je ne dis pas le contraire, mais je trouve que vous balayez d'un revers de main le fait que dans ce genre de situation on n'est pas pleinement rationnel. Réfléchir au fait qu'on ne peut pas tout lâcher c'est plus facile à dire derrière son clavier que lorsqu'on y est vraiment confronté. Moi je pense qu'on ne sait pas comment on réagira dans ce genre de situation où on se sent trahi. Tafb, les gens qui parlent ici semblent apporter une trop grande importance à ces histoires de fidélité sexuelle, ce n'est pas très sain. C'est vrai quoi la fidélité c'est tellement surfait...
Miss Liberty Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 La nana de rue89, je ne vois plus trop en quoi elle est en couple avec son officiel... Forme-t-on vraiment un couple quand on se satisfait de sms pour chercher le pain et qu'on garde le partage de ses passions et de ses projets pour quelqu'un d'autre???
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 La nana de rue89, je ne vois plus trop en quoi elle est en couple avec son officiel... Forme-t-on vraiment un couple quand on se satisfait de sms pour chercher le pain et qu'on garde le partage de ses passions et de ses projets pour quelqu'un d'autre???Complètement. D'autant qu'elle n'est pas mariée et qu'elle n'a pas d'enfants, donc rien ne l'empêche de mettre fin à cette relation vide. Elle veut certainement conserver le confort et la stabilité qui lui apporte cette relation, mais c'est très lâche et égoïste vis à vis du conjoint qui, peut-être, est plus impliqué qu'elle dans la relation et se prive des plaisirs qu'elle s'octroie, par respect pour elle et pour leur engagement. Au fond, le débat sur la valeur de l'exclusivité sexuelle est largement secondaire pour moi. L'important dans toute relation, c'est l'honnêteté, la communication et le respect. Quand tout cela est bafoué, la relation n'a plus de valeur à mes yeux.
chameau Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tu as raison l'honneteté est primordiale dans le couple. Et il ne faut pas tout attendre de l'autre, car c'est impossible, même si à un certain moment on a pense avoir trouvé l'ame soeur : a ce moment là il me semble important d'en discuter, et de concevoir que d'autres personnes puissent combler les manques non? A moins de souhaiter que l'autre reste frustré dans ses projets? Que ca soit sur le plan sexuel ou autre. Non?
Flashy Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tu serais incapable de pardonner ton conjoint qui t'aurais trompé, dans un moment d'égarement explicable ou non, compréhensible ou non, excusable ou non, qui reconnaît sa faute, qui promet de ne pas recommencer et qui t'assure toujours t'aimer ? Tu serais réellement incapable de lui faire confiance à nouveau ? Tu préférerais tout fiche en l'air, couple, famille, enfants par rigidité morale ou incapacité totale d'empathie ? La personne qui fiche tout en l'air est celle qui trompe. Comme l'écrit José, au bout de six mois, on peut se dire qu'il y a eu une erreur de casting. Mais foutre en l'air tout ce qui a été construit, l'unité du ménage, les enfants, organiser leurs droits de visite, vendre une maison, bref, tout le tremblement, pour une histoire de cul, bah c'est cher payé, et surtout, ça entraîne tout le monde dans la merde ; sans compter que la question aussi c'est : que s'est il passé pour que mon conjoint aille coucher ailleurs ? Y suis-je pour quelque chose ? Ai-je une part de responsabilité là dedans ? Où ai je merdé moi même ? Il y a des moments dans la vie d'un couple, où des crises se produisent, elles sont rarement le fait d'un seul ; et quelquefois, les réponses que chacun y donne ne sont pas forcément adaptées et peuvent blesser l'autre. Pas forcément une histoire de cul, mais des paroles blessantes, des attitudes, des actes. Un couple, des relations, ce n'est pas aussi simple qu'un contrat sur un bien ou un service. La personne qui fout tout en l'air, l'unité du ménage etc, ce n'est pas le cocu. C'est la personne qui trahit l'engagement et la confiance donnée. Si elle n'est pas heureuse, elle en parle. Si ça perdure -par ma faute ou non-, elle divorce. Quant aux crises, elles se règlent. Se disputer, ça n'est pas grave. Insulter ou frapper, ça l'est. Je n'attend pas à ce que ma compagne me pardonne si je devais porter la main sur elle. Être conciliant, ce n'est pas accepter n'importe quoi. Il y a des lignes rouges, dans les relations. A contrario, j'ai un pote qui a dit à sa copine : "je pars en Erasmus, je ne saurai sûrement pas me contrôler et je veux profiter, je préfère être honnête". Elle l'a quitté en le traitant de connard. Mais pour moi, c'est hautement moral et respectable comme comportement. Je ne comprends pas cette lâché de tant de gens qui ne s'assument pas. Je suis tout à fait d'accord avec toi, cette démarche ne me pose aucun problème. Si on veut voir ailleurs, on rompt. Si on estime que ce qu'on a construit est plus important, on met ses pulsions sexuelles de côté. Question de priorités.
chameau Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tes principes sont très biens, mais j'ai bien peur qu'ils risquent de voler en éclat avec quelques années de couple dans les pattes... Ou même sans ca. Sans vouloir donner de lecon l'erreur est humaine, et si tu aimes quelqu'un (ami, amoureux etc...), pardonner me semble justement un geste d'amour. L'erreur, l'écart de conduite, tout le monde en fait, et on est jamais à 100% honnete... avec soi même ou avec les autres. On peut juste essayer de l'être.
Fagotto Posté 20 janvier 2016 Auteur Signaler Posté 20 janvier 2016 Ce qui n'est pas très sain c'est ta condescendance. Je ne dis pas que c'est malsain d'être libertin, car c'est tout aussi ridicule que de le pire pour la fidélité. Pas de condescendance. Toutes ces manifestations d'intolérance morale (sur un forum...) me paraissent simplement ni fonctionnelles ni réalistes, et leurs auteurs un peu éloignés du Réel. D'autant plus que leur prétexte est un peu douteux sachant que quelques bases objectives de la fidélité sexuelles ne sont plus d'actualité. C'est vrai quoi la fidélité c'est tellement surfait... De fait, un peu, oui...
Hank Rearden Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Même ceux qui se foutent mal au dos à force d'être droit dans leurs bottes, la vie assouplit
Ultimex Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Pas de condescendance. Toutes ces manifestations d'intolérance morale (sur un forum...) me paraissent simplement ni fonctionnelles ni réalistes, et leurs auteurs un peu éloignés du Réel. D'autant plus que leur prétexte est un peu douteux sachant que quelques bases objectives de la fidélité sexuelles ne sont plus d'actualité. De fait, un peu, oui... Ah oui, l'honnêteté et le respect, c'est tellement XXème siècle, si surfait.
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tu as raison l'honneteté est primordiale dans le couple. Et il ne faut pas tout attendre de l'autre, car c'est impossible, même si à un certain moment on a pense avoir trouvé l'ame soeur : a ce moment là il me semble important d'en discuter, et de concevoir que d'autres personnes puissent combler les manques non? A moins de souhaiter que l'autre reste frustré dans ses projets? Que ca soit sur le plan sexuel ou autre. Non? Je ne veux pas que ma partenaire reste frustrée. Mais de son côté, elle doit aussi concevoir qu'une relation amoureuse sans exclusivité puisse ne pas me convenir, et envisager de trouver quelqu'un qui partage sa conception du couple, de la sexualité. La tolérance, ça va dans les deux sens, non ? L'honnêteté, ça permet parfois de mettre en valeur des divergences de vue et de ressenti qui peuvent déboucher sur une rupture. Je ne voudrais pas me forcer à rester avec quelqu'un qui ne partage pas ma vision du couple, uniquement par "souplesse morale", par altruisme ou par tolérance.
Fagotto Posté 20 janvier 2016 Auteur Signaler Posté 20 janvier 2016 Ah oui, l'honnêteté et le respect, c'est tellement XXème siècle, si surfait. Le respect est une valeur bidon, à géométrie variable, un truc de mafieux ou de footballeurs, je n'utilise pas ce mot. L’honnêteté, faut pas avoir une très grande opinion de l'être humain dans ce domaine... Et puis ce n'est pas vraiment le sujet ici, on peut être honnête vis-à-vis de son infidélité (exemples donnés plus haut).
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Le respect est une valeur bidon, à géométrie variable, un truc de mafieux ou de footballeurs, je n'utilise pas ce mot. L’honnêteté, faut pas avoir une très grande opinion de l'être humain dans ce domaine... Et puis ce n'est pas vraiment le sujet ici, on peut être honnête vis-à-vis de son infidélité (exemples donnés plus haut). Et je crois que ça ne dérange personne, ici. Ce qui dérange, c'est le mensonge, la trahison, pas le libertinage ou la relation extra-conjugale en elle-même.
Miss Liberty Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Au fond, le débat sur la valeur de l'exclusivité sexuelle est largement secondaire pour moi. L'important dans toute relation, c'est l'honnêteté, la communication et le respect. Quand tout cela est bafoué, la relation n'a plus de valeur à mes yeux. +1 Ça commence à merder quand on ne partage plus sa vie avec l'autre, qu'on donne toute la place à des personnages censés être secondaires mais avec qui on partage beaucoup plus, consciemment et sans chercher à rétablir l'équilibre. Laisser une relation se détériorer comme ça, c'est le prélude au moment où on bafoue ses engagements...
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Pas de condescendance. Toutes ces manifestations d'intolérance morale (sur un forum...) me paraissent simplement ni fonctionnelles ni réalistes, et leurs auteurs un peu éloignés du Réel. D'autant plus que leur prétexte est un peu douteux sachant que quelques bases objectives de la fidélité sexuelles ne sont plus d'actualité. Je n'arrive vraiment pas à comprendre de quoi tu parles. Dire qu'on n'aime pas le mensonge, c'est de l'intolérance morale ? Attendre de son partenaire qu'il soit honnête et qu'il s'assume, ce n'est pas réaliste ? Et l'envie de fidélité dépasse les bases objectives, c'est une conception de la sexualité, du couple, de l'intimité qu'on a le droit d'avoir, sans vouloir l'imposer. L'intolérance, de notre part, serait de dire que les libertins sont des gens immoraux et que tous les couples devraient être exclusifs car c'est le seul modèle acceptable. Or, comme je l'ait, je trouve le libertinage assumé tout à fait respectable. Tout comportement sexuel (consenti) qui s'assume, sans mensonge et sans trahison, est respectable. Je ne vois pas le problème que tu peux avoir avec ce point de vue.
Fagotto Posté 20 janvier 2016 Auteur Signaler Posté 20 janvier 2016 Et je crois que ça ne dérange personne, ici. Ce qui dérange, c'est le mensonge, la trahison, pas le libertinage ou la relation extra-conjugale en elle-même. Ben quand on considère toute relation extraconjugale comme mensonge et trahison quasi-insurmontable, ça revient au même hein... Dans le premier, votre femme vous avoue, dévastée, qu'elle a couché avec un collègue après une soirée trop arrosée. Elle regrette terriblement, mais elle vous le dit car elle ne veut pas vivre dans le mensonge, et implore votre pardon. Personnellement, si ça n'arrive qu'une fois, je pourrais éventuellement envisager de ne pas la quitter même s'il faudrait faire un gros travail pour surmonter la déception et restaurer la confiance. Je ne sais pas si j'y arriverais, mais je pourrais essayer.
Ultimex Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Dans le cadre posé par SCBastiat (i.e. couple dans lequel la fidélité est une valeur centrale), il y a non respect d'un engagement de la part d'un des deux membres du couple donc oui, il est cohérent de considérer cette infidélité, même accidentelle, comme une trahison.
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Ben quand on considère toute relation extraconjugale comme mensonge et trahison quasi-insurmontable, ça revient au même hein... Tu n'as pas compris. Dans le cas que tu cites, ce qui me dérangerait, c'est que ma femme ait couché avec quelqu'un, donc bafoué nos engagements, avant de m'en parler. Il s'agit donc d'une trahison. Une trahison éventuellement pardonnable, si elle est avouée et regrettée immédiatement, mais une trahison quand même. On sort donc encore du cadre de la stricte relation extraconjugale. Mais admettons qu'elle me dise, un jour : "chéri, je suis désolée mais j'ai besoin d'aller voir ailleurs, l'exclusivité n'est pas faite pour moi". Je la remercierais pour son honnêteté, et ne lui en voudrais pas le moins du monde, au contraire. Car il n'y aurait ni mensonge, ni trahison de sa part. Ca ne veut pas dire que je serais capable de poursuivre la relation, car il me semble difficile d'être en couple avec quelqu'un qui ne partage plus ma vision du couple, mais j'aurais toujours beaucoup de respect, d'affection, voire d'amour pour elle. Je trouverais son comportement moral et admirable, pas dérangeant. Tu me diras, pourquoi ne pas rester avec elle ? Simplement parce que MA vision de la sexualité en couple implique une exclusivité intime. Je ne serais tout simplement plus capable d'avoir du désir sexuel pour ma copine si je sais que d'autres types lui font l'amour en parallèle. C'est comme si le lien sexuel entre nous était en partie brisé. Mais ça n'a rien à voir avec de l'intolérance, ou de la rancœur envers elle. Je suis comme ça, c'est tout. Et je te trouve gonflé de me dire que c'est malsain.
Tremendo Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Même ceux qui se foutent mal au dos à force d'être droit dans leurs bottes, la vie assouplit Je trouve au contraire pour le coup que ceux qui veulent absolument être droits dans leurs bottes ce sont ceux qui érigent le pardon automatique en valeur suprême. Moi je dis simplement qu'on ne peut pas attendre des autres d'être 100% honnête tout le temps et dévoué corps et âmes, mais dans la situation où ton conjoint t'apprend qu'il t'a trompé, il est permis de penser qu'on ne peut pas savoir à l'avance quelle sera notre réaction. Le dire maintenant là tout de suite qu'on fera la part des choses et qu'on foutra pas le couple en l'air pour si peu c'est pas dit.... Penser que l'on est parfaitement rationnel à l'heure de savoir s'il faut pardonner ou non c'est une erreur. +1 Ça commence à merder quand on ne partage plus sa vie avec l'autre, qu'on donne toute la place à des personnages censés être secondaires mais avec qui on partage beaucoup plus, consciemment et sans chercher à rétablir l'équilibre. Laisser une relation se détériorer comme ça, c'est le prélude au moment où on bafoue ses engagements... +1 D'ailleurs j'observe de plus en plus de couples où les deux passent très peu de temps ensemble seuls. Il y a toujours les amis ou la famille dans les pattes. Et j'observe que ces couples ne sont pas les plus épanouis en général (pas dit non plus que ces couples se déchiraient nécessairement).
Tremendo Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tu me diras, pourquoi ne pas rester avec elle ? Simplement parce que MA vision de la sexualité en couple implique une exclusivité intime. Je ne serais tout simplement plus capable d'avoir du désir sexuel pour ma copine si je sais que d'autres types lui font l'amour en parallèle. C'est comme si le lien sexuel entre nous était en partie brisé. Mais ça n'a rien à voir avec de l'intolérance, ou de la rancœur envers elle. Je suis comme ça, c'est tout. Et je te trouve gonflé de me dire que c'est malsain. +1 C'est le sentiment naturel chez l'espèce humaine depuis des millénaires: l'exclusivité intime, malgré ce qu'en disait métazet. Il est donc assez logique qu'elle soit au centre du couple et donc une condition.
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 +1 C'est le sentiment naturel chez l'espèce humaine depuis des millénaires: l'exclusivité intime, malgré ce qu'en disait métazet. Il est donc assez logique qu'elle soit au centre du couple et donc une condition. Après, il y a des gens (une minorité) qui ne ressentent pas ce besoin et qui ont une autre conception du couple, comme Fagotto. Et je ne trouve pas que ma vision soit moralement supérieure à la sienne, si ça peut le rassurer. Je dirais même que quelque part je l'envie un peu, car le fait de se foutre complètement de la fidélité enlève sans doute pas mal de contrariétés, de craintes, d'angoisses. Par contre, j'aimerais demander à Fagotto : as-tu déjà vécu une relation amoureuse durable ? Parce que je connais des gens qui tenaient ton discours, et qui une fois avec leur "âme sœur", devaient bien reconnaître que ça les dérangeraient un peu de savoir que leur femme se fait prendre par le voisin. Pas tous, mais certains.
Fagotto Posté 20 janvier 2016 Auteur Signaler Posté 20 janvier 2016 Je ne vois pas le problème que tu peux avoir avec ce point de vue. Tu n'es pas le pire, certes. Je dis juste que cette attitude est peu fonctionnelle et réaliste, c'est ce que ma maigre expérience me permets de dire, c'est une opinion.
Tremendo Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Après, il y a des gens qui ne ressentent pas ce besoin et qui ont une autre conception du couple, comme Fagotto. Et je ne trouve pas que ma vision soit moralement supérieure à la sienne, si ça peut le rassurer. Je dirais même que quelque part je l'envie un peu, car le fait de se foutre complètement de la fidélité enlève sans doute pas mal de contrariétés, de craintes, d'angoisses. Bien entendu chacun vit comme il l'entend, ne nous imposons rien, je parle simplement d'un sentiment "majoritaire".
Fagotto Posté 20 janvier 2016 Auteur Signaler Posté 20 janvier 2016 car le fait de se foutre complètement de la fidélité enlève sans doute pas mal de contrariétés, de craintes, d'angoisses. Ah, c'est justement ce que je disais au début de ce débat(il y a x ans).
Miss Liberty Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Personnellement je ne demande pas l'honnêteté de l'aveu, mais l'honnêteté de la fidélité. Une fois la faute commise, qu'il y ait aveu ou non ne relève plus de l'honnêteté mais de la façon de gérer l'après et de réparer la relation. Pour ma part, j'ai une préférence pour l'attitude suivante de la part du trompeur : s'en vouloir en silence, tout faire pour réparer la relation en s'assurant de travailler sur ce qui a pu faciliter la faute, et tout faire pour ne pas recommencer. En fait, je considère que l'aveu crée une souffrance supplémentaire et donc un obstacle supplémentaire à surmonter. La tromperie en elle-même abîme déjà suffisamment le couple comme ça...
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Tu n'es pas le pire, certes. Je dis juste que cette attitude est peu fonctionnelle et réaliste, c'est ce que ma maigre expérience me permets de dire, c'est une opinion. Disons que plus on a d'exigence, plus on risque d'être déçu, je te l'accorde volontiers. De ce point de vue, on peut dire que l'attitude la plus "réaliste" serait celle qui consiste à tout accepter, et à faire preuve d'une tolérance sans limite ou presque. Mais certains ont des exigences morales qu'ils voient comme nécessaires à toute relation, en sachant bien les problèmes, les pertes et les déceptions que cela peut engendrer. Dans ce cas, faut-il mieux les renier par sécurité et "réalisme", ou essayer d'être vraiment heureux avec quelqu'un qui les respecte, quitte à risquer d'être blessé ?
SCBastiat Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Personnellement je ne demande pas l'honnêteté de l'aveu, mais l'honnêteté de la fidélité. Une fois la faute commise, qu'il y ait aveu ou non ne relève plus de l'honnêteté mais de la façon de gérer l'après et de réparer la relation. Pour ma part, j'ai une préférence pour l'attitude suivante de la part du trompeur : s'en vouloir en silence, tout faire pour réparer la relation en s'assurant de travailler sur ce qui a pu faciliter la faute, et tout faire pour ne pas recommencer. En fait, je considère que l'aveu crée une souffrance supplémentaire et donc un obstacle supplémentaire à surmonter. La tromperie en elle-même abîme déjà suffisamment le couple comme ça... Tu n'as pas tort. Je pense que le plus important est la manière dont le fautif considère la chose intérieurement. S'il y a un regret sincère, une conscience de la trahison, une remise en question, et une réelle volonté de ne plus fauter, alors l'aveu n'est effectivement pas obligatoire s'il s'agit d'un seul accident. Le problème quand on n'avoue pas, c'est qu'on peut avoir tendance à relativiser soi-même, voire à laisser notre inconscient nous dire "je n'ai subi aucune conséquence pour ma trahison, alors pourquoi ne pas recommencer ?". Je sais que ça peut vite devenir une drogue, même quand on n'a pas la volonté de tromper à la base. On le voit bien dans le témoignage de rue89, c'est devenu naturel pour la fille. Or, le fait d'en parler à l'autre peut nous aider à prendre conscience de la faute et à se remettre en question, car on réalise qu'on a blessé et trahi le partenaire, que nos actes ont une conséquence ! Enfin, ça dépend des gens. Tout ce que je sais, c'est que certains ont tendance à vite relativiser voire accepter leurs conneries (dans la vie en général, pas seulement l'infidélité) quand on ne les aide pas à en prendre conscience. Question de maturité, sans doute.
Miss Liberty Posté 20 janvier 2016 Signaler Posté 20 janvier 2016 Quand on est mature et honnête avec soi-même, je pense qu'on sait très bien quand on a fait une connerie vis à vis d'un autre, que ce soit blesser quelqu'un ou ne pas respecter un engagement envers son conjoint (engagement sexuel ou non). Pas besoin de le lire sur le visage de l'autre pour le savoir et s'en vouloir. Mais tu as raison, ça doit dépendre des gens.
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