Cortalus

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  1. Le thème de la série est l'homme face à l'inexplicable, si je devais résumer. Il y a donc une bonne dose de bizarreries, d'étrangetés, de mystères, mais ce sont plus des éléments du décor que les fils conducteurs de la narration. Les épisodes de l'hôtel sont parmi les plus fantastiques, dans tous les sens du terme, de la série. Mais ce serait un gigantesque gâchis de les voir sans avoir déjà regardé tous les épisodes antérieurs.
  2. Mais ça vaut encore plus que 100 Md en valeur actuelle avec des taux négatifs. La BCE va sauver la planète
  3. L'idéologie "réchauffiste", au-delà de ses aspects religieux (en particulier eschatologiques), est également un véhicule formidable pour les constructivistes en tous genres. Ce passage de la Route de la servitude de Hayek me semble à cet égard d'une grande actualité : Le mouvement pour le planisme doit sa force actuelle en grande partie au fait que, bien que le planisme ne soit encore en gros qu'une ambition, il unit presque tous les idéalistes unilatéraux, tous les hommes et toutes les femmes qui ont voué leur vie à une tâche unique. Les espoirs qu'ils mettent dans le planisme ne sont pas le résultat d'une vue compréhensive de l'ensemble de la société, mais plutôt celui d'une vue très limitée, et souvent d'une grande exagération des fins qu'ils proposent. Je ne veux pas là sous-estimer la grande valeur pragmatique de ce genre d'hommes dans une société comme la nôtre; ils méritent toute notre admiration. Mais les hommes les plus désireux de planifier la société seraient les plus dangereux si on les laissait faire, et les plus intolérants à l'égard du planisme d'autrui. Du saint idéaliste unilatéral au fanatique il n'y a souvent qu'un pas. C'est le ressentiment du spécialiste déçu qui donne au planisme son élan le plus vigoureux. Mais le monde le plus insupportable et le plus irrationnel serait celui où on laisserait les spécialistes les plus éminents dans chaque domaine libres de procéder à la réalisation de leur idéal. La « coordination » ne saurait pas davantage devenir une nouvelle spécialité, comme paraissent l'imaginer certains planistes. L'économiste est le dernier à prétendre posséder les connaissances dont le coordinateur aurait besoin. Ce qu'il préconise, c'est une méthode qui permette la coordination sans l'aide d'un dictateur omniscient. Mais elle signifie précisément le maintien de certains de ces obstacles impersonnels et souvent inintelligibles aux efforts individuels contre lesquels tous Ies spécialistes se rebellent.
  4. Comme le disait Lovelock au Guardian en juin 2012 : Il se fait précisément que la religion verte prend la relève de la religion chrétienne. Je ne pense pas qu'on l'ait remarqué, mais elle a hérité de toute sorte de termes utilisés par les religions. Les verts utilisent la culpabilité. On ne peut pas se gagner les gens en disant qu'ils sont coupables de répandre du CO2 dans l'air. Ou John Reid, physicien atmosphérique de la division océanographie du CSIRO australien (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization), spécialiste des ondes gravitationneles de surface : La méthode scientifique a été abandonnée : le réchauffement est la thèse centrale d'un nouveau système de croyance comme la Résurrection l'est pour le Christianisme. Al Gore a pris le rôle équivalent à celui de St Paul pour le prosélytisme de cette nouvelle croyance... Mon scepticisme du réchauffement vient du fait qu'en tant de physicien ayant travaillé étroitement dans les domaines relatifs au sujet, je sais à quel point la science qui le soutient est pauvre.
  5. Sûr. Mon point de vue sur un état minimal qui se financerait par expansion monétaire et que cela revient à mélanger un Bâtard-Montrachet avec de l'extrait concentré de purin. La subtilité du pinot noir, le miracle du climat bourguignon et le génie du vigneron ne sont pas les traits qui s'exprimeront le plus dans ce cocktail. Sans même parler de toutes les caractéristiques qui font de l'inflation le pire des impôts (elle est inéquitable, imprévisible, distord les signaux de marché, contrarie le calcul économique des agents, afflige l'économie de cycles incessants de bulles/récessions...), on peut simplement noter qu'elle encourage par sa facilité la progression des dépenses publiques et que l'état minimal n'y survivra tout simplement pas. Un état qui se mêle de la monnaie n'est de toute manière pas un état minimal.
  6. Cette histoire de transformation affine, c'est ce que Samuelson veut expliquer (pour des noobs en maths comme moi) avec son exemple de marques sur une bande élastique que l'on étire ? Ou est-ce que je suis à côté de la plaque ?
  7. En effet, il y a bien un problème avec le concept d'utilité ordinale quand on sort de la seule théorie du consommateur, ou si on part dans des comparaisons interpersonnelles d'utilité (cf. le débat sur le welfare dans les articles de Caplan et ses contradicteurs).
  8. Ça manque de Hitler quand même. J'imagine que ça va venir.
  9. Il sera intéressant de comparer les stats âge/sexe/profession des députés avec celles des précédentes législatures. On devrait quand même avoir des changements assez significatifs.
  10. Je reviens sur l'histoire de l'utilité ordinale/cardinale. J'ai beau tourner l'argumentation de Caplan dans tous les sens, je n'arrive pas à concevoir que l'utilité puisse demeurer ordinale quand on la représente avec des fonctions ou autres courbes d'indifférence. Cela me heurte du point de vue mathématique. Du coup, j'ai consulté mon Samuelson (Economie, 18ème édition). Sur la problématique de l'équation MU1/P1 = MU2/P2, voilà son commentaire (page 88, note de bas de page no 5) : Le lecteur perspicace se demandera si la condition mathématique qui suit implique ou non une utilité cardinale, ayant une dimension (voir note de bas de page numéro 3). En fait, elle ne l'implique pas. Une mesure d'utilité ordinale est telle que nous pouvons l'étendre tout en maintenant toujours la même relation plus grande que ou plus petite que (comme ce serait le cas pour une mesure effectuée avec l'aide d'une bande de caoutchouc). Si on étire l'échelle de l'utilité (par exemple, en la doublant ou en la multipliant par 3,1415), on observe que tous les numérateurs sont modifiés dans la même proportion au sein de la condition, si bien que la condition d'équilibre du consommateur continue à être vérifiée. (...) Cette explication a le mérite de la clarté. Je comprends l'argumentation, même si elle ne me convainc pas. D'un point de vue strictement mathématique, on ne peut avoir affaire qu'avec une utilité cardinale dans les fonctions d'utilité. Cela étant dit, un bon économiste néo-classique s'interdit d'en tirer des conclusions autres que sur la hiérarchie des préférences. Autrement dit, il n'utilise que les "propriétés ordinales" de cette utilité cardinale. En ce sens, je comprends qu'on puisse dire, pour simplifier, que l'utilité reste ordinale. Pour compléter, voici ce que dit Samuelson dans la note de bas page no 3 (page 87) visée dans l'extrait ci-dessus : Une affirmation telle que "La sitation A est préférée à la situation B" - qui n'exige pas que nous sachions de combien A est préfée à B - est qualifiée d'ordinale ou sans dimension. Les variables ordinales sont telles que nous pouvons les classer par ordre, mais telles que nous ne pouvons mesurer la différence quantitative entre différentes situations. Nous pourrions classer les tableaux par ordre de beauté dans une exposition sans avoir de mesure quantitative de la beauté. Dans certains cas particuliers, le concept d'utilité cardinale ou mesurable est commode. Dire qu'une substance portée à 100 degrés Kelvin est deux fois plus chaude qu'une autre portée à 50 degrés est un exemple de mesure cardinale. Il arrive souvent que, sous condition d’incertitude, le comportement des individus soit analysé en utilisant un concept d'utilité cardinale. D'un strict point de vue pédagogique, je trouve que l'exemple de la galerie de tableaux n'est pas très bien choisi (ce serait un meilleur exemple pour illustrer la théorie subjective de la valeur), mais pourquoi pas. On note quand même que l'auteur ne rejette pas a priori toute analyse qui se fonderait sur une quantification de l'utilité, "sous condition d'incertitude". C'est cette incertitude qui est problématique. En effet, on n'est pas dans un contexte de grandeurs physiques dont l'incertitude de mesure peut être appréhendée par une méthode statistique.
  11. "chartalisme". Je vois les lettres. Mais quand mon cerveau doit les interpréter, cela devient "charlatanisme".
  12. Cette loi est à l'origine de l'article 1 du code du travail qui dispose : Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation. A cet effet, le Gouvernement leur communique un document d'orientation présentant des éléments de diagnostic, les objectifs poursuivis et les principales options. Lorsqu'elles font connaître leur intention d'engager une telle négociation, les organisations indiquent également au Gouvernement le délai qu'elles estiment nécessaire pour conduire la négociation. Le présent article n'est pas applicable en cas d'urgence. Lorsque le Gouvernement décide de mettre en oeuvre un projet de réforme en l'absence de procédure de concertation, il fait connaître cette décision aux organisations mentionnées au premier alinéa en la motivant dans un document qu'il transmet à ces organisations avant de prendre toute mesure nécessitée par l'urgence. Il y a donc bien une possibilité de passer outre en motivant l'urgence.
  13. La loi no 2007-130 du 31 janvier 2007 de modernisation du dialogue social, dite loi "Larcher".
  14. L'objection des détracteurs de Caplan est justement que mathématiquement, cela n'a pas de sens d'employer des nombres ordinaux dans une fonction ou une équation comme MU1/P1=MU2/P2... Diviser un ordre de préférence par un prix est absurde. L'utilité doit être cardinale pour être employée ainsi. Il est donc exagéré de dire que les néo-classiques n'ont recours qu'à une notion d'utilité ordinale. Il serait tout aussi exagéré de dire que les néo-classiques ignorent la distinction entre utilité ordinale et cardinale. Bref, autrichiens comme néo-classiques sont d'accord sur le fond : l'utilité cardinale ne peut pas être mesurée en réalité. Là où les autrichiens excluent par conséquent tout raisonnement qui se baserait sur l'utilité cardinale, les néo-classiques disent : OK, ça ne se passe pas comme ça dans la tête du consommateur, mais ce serait dommage de se priver d'une notion bien pratique pour des exercices de pensées et la construction de modèles. Suite à la parution de l'article initial de Caplan, voici le contre-argumentaire de Hülsmann (1999) sur la question de l'utilité cardinale : Et les objections de Block (1999) sur la même question : Et finalement la réponse de Caplan (2001) : Honnêtement, je ne comprends pas l'argument de Caplan, qui ne répond d'ailleurs pas à toutes les objections de ses contradicteurs.
  15. Pas vraiment. La subjectivité de la valeur est d'abord une théorie de la formation des prix (qui s'oppose à la conception classique selon laquelle le prix d'un bien découle du coût de ses facteurs de production), alors que le marginalisme est une évolution de la théorie de l'utilité. Bien sûr, utilité et prix sont liés, et la théorie subjective de la valeur explique justement la baisse tendancielle de l'utilité marginale.