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Anton_K

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Everything posted by Anton_K

  1. C’est quoi une liberté locale ? Je préssens que ton exemple pourrait être intéressant, essayons de développer. Bienvenue Gabynapo !
  2. Dans tous les cas (je veux dire même si ça avait amené anecdotiquement à une remise en liberté), il me semble très improbable que ça dicte l'attitude de la police vis-à-vis des antifa, ce qui est le glissement que Raufer fait dans son papier.
  3. Ou que la dyslexie que l'on s'est vu diagnostiquer a les mêmes causes que celles proposées par l'une des nombreuses théories essayant d'expliquer autant de symptômes que possibles mais ne définissant pas le trouble de la même manière, (même si ça s'améliore...)
  4. Certainement, c'est ce que je voulais dire quand je disais que les BB utilisent les manifs comme des opportunités. C'est avéré ça? Si vous avez des sources sur ces convergences GJ-BB, c'est intéressant vu que c'est devenu un des enjeux rhétoriques majeurs de tout ce merdier.
  5. J'ai la même réserve que toi. Il a donné l'exemple de l'opération contre un meeting FN, il faudrait pouvoir déterminer si c'est n'importe quoi ou non. La présence massive d'indicateurs est difficile à vérifier formellement mais c'est le genre de phénomène qui peut être reconnu dans sa généralité. Oui, je ne sais pas trop quoi faire de cette info à part que ça indique en effet que les renseignements ne savent pas tout. Est-ce comparable au cas des BB ?
  6. Je t'ai adressé la parole plusieurs fois dans ce topic en prenant tes questions au sérieux, et je ne suis pas le seul. Je ne suis pas un admirateur de Raufer mais son article contient pas mal d'élément qui t'ont été opposés, éléments sur lesquels tu ne t'es pas exprimé une seule fois. Tu ne réponds qu'aux posts, voire qu'aux aspects de posts les moins défendables. Cela donne l'impression qu'avoir des réponses à tes questions t'importe moins qu'opposer aux membres du forum une version caricaturale de leur propres propos. Ce qui est totalement inutile vu que chacun sait ce qu'il poste. Cela ne nivèle pas par le haut.
  7. Voilà une bonne question pas triviale. En gros elle a deux parties : est-ce que la punition entraînerait la diminution de la violence? Est-ce que l'absence de punition encourage la violence? Pour la première je dirais qu'apparemment, non. Arrêtez un BB, il sera relâché parce que papa ou maman passe un coup de fil ou parce que "quand même, il fait des études, il a un avenir". Pour le second aspect, je ne sais pas, mais on peut ramener à la question de savoir ce que donne la violence BB en roue libre... sachant qu'elle l'est déjà à peu près. Quels sont les facteurs de la violence des BB? Dépend-elle vraiment tant que cela du "contexte social" (ici le mouvement des gilets jaunes et ses propres déterminants)? Ce qui est certain c'est que les occurrences de violence BB dépendent des occurrences de manifestations, puisque les secondes sont les occasions des premières. Mais à part ça, le mouvement des BB existe depuis les années 90 et il me semble assez stable dans son mode opératoire (je ne crois pas qu'on ait vu de terrorisme hors manif par exemple, ou d'usage d'armes à part les cocktails molotov dans les manifs). Ils n'ont pas l'air d'un mouvement en évolution, et même si leur violence est réelle, je n'ai pas l'impression qu'elle évolue. Cela fait 30 ans qu'ils cassent des banques et des commerces. Evidemment la question de leurs motivations est importante pour savoir si leurs moyens d'action peuvent gagner en violence, de qui sont les donneurs d'ordres, de qui les finance (il y a peut-être peu de choses à financer cela dit), de comment leurs objectifs sont choisis... Jusqu'ici, les journalistes et même les chercheurs qui travaillent sur le sujet ont été d'une innocence coupable, je trouve : on parle toujours de l'idéologie black bloc, de leur théorie organisationnelle, de leur philosophies et leurs valeurs revendiquées... Donc du fait que leur théorie recommande de choisir les objectifs de manière "délibérative", "émergente", "décentralisée"... On parle très peu de leur manifestation matérielle et de la mise en oeuvre effective de leur logistique, ou simplement pour dire que "c'est très obscur et insaisissable". Jusqu'au premier mai, on parlait même très peu de leur sociologie, sur ce plan ça change un peu.
  8. Ce qu'il dit sur l'origine sociologique est exact, ce qu'il dit sur la manière dont celle-ci joue exactement est un peu spéculatif à mon avis. Samedi matin j'ai regardé un peu en live ce qui se passait place de l'étoile et ça ressemblait (mais je ne suis pas spécialiste en tactique de maintient de l'ordre) à ça : attirer, contenir et subir, sans répondre à des jets de projectiles et même des charges plutôt violentes. Ce qui semble correspondre à l'idée qu'il est redouté que toute blessure d'un BB entraînerait une escalade de la violence, là où dans le cas des GJ la stupeur l'emporte. A mon avis c'est plus cette crainte de l'escalade qui explique la non-répression, plutôt que la crainte d'abîmer un enfant de directeur de cabinet.
  9. Qu'est-ce que tu penses de ce que dit Raufer dans l'article ? : Il parle des manifestants internationaux, mais à moins que tout se passe à pieds dans Paris intramuros, il y a peut-être des solutions similaire envisageables. Par ailleurs, tu ne m'as pas répondu sur pourquoi la lapalissade de l'arrestation était une mauvaise idée (à mon avis aussi c'est loin d'être une solution mais j'aimerais voir ta réponse). Si ce que dit Raufer est exact quant aux moyens mis en oeuvre pour éviter (apparemment sans trop de difficulté) des émeutes antifa dans le passé, il y a clairement des questions à se poser. Ensuite il brode quand même un peu trop autour de ce qui est en effet connu : beaucoup d'étudiants, et notamment à Sciences Po, donc potentiellement des 'filles-et-fils-de'. De là à dire que rien n'est fait à cause de cette connivence, ça demanderait une preuve supplémentaire, manquer au maintien de l'ordre étant un peu plus grave que relâcher facilement un suspect. Après, ce serait un cas particulier d'une stratégie générale de maintien de l'ordre : plus le groupe "à traiter" est violent, plus le risque d'incident grave est élevé, donc en fonction du coût évalué d'un incident grave, la police évite le contact. Ceux qui donnent les ordres ont estimé que ce coût pour eux était supérieur à celui de la casse. On pourrait penser que ça ne marche qu'un temps car le coût de l'incident diminue à mesure que l'opinion apprend la distinction entre manifestants et antifa.
  10. C'est peut-être un lapalissade mais pourquoi penses-tu que ce soit une mauvaise idée ?
  11. Groupe incroyable aux confins du hard core, du sludge (donc de ce qu’on appelle le crust je crois) et le black metal. Leurs albums suivants réservent plein d’autres surprises.
  12. Les tombes et les cimetières c'est trve.
  13. je savais que t'étais qu'un poseur
  14. C’est vrai, je schématise excessivement.
  15. Il faudra voir si son background comprend de la délinquance ou petite criminalité. Pour Breivik je crois pas que ça ait été le cas et ce mec à l’air similaire. Ça me semble être une différence avec l’islamisme dans lequel le terroriste a un passé violent. Ceux là, on dirait qu’ils auraient pu rester longtemps à ne faire qu’écrire. Par ailleurs, alors qu’il y a très peu de vrais lone wolves islamistes, celui-ci pourrait en être un, comme Breivik d’ailleurs.
  16. Bon je vais arrêter avant la fin car ça commence à être de l’élucubration et en effet du buzzword incantatoire vers la page 60. En gros le mec s'inquiète pour la natalité, revendique une stratégie de polarisation des conflits par des actes symétriques au terrorisme islamique, il redécouvre de fascisme et se paie le luxe d’un tour écologiste qui reste très superficiel. Quelques incohérences relativement à l’aspect institutionnel de sa lutte, à l’anti-impérialisme qui doit n’être aussi évoqué que pour la geste. Je dirais que ce n’est pas psychotique, ni totalement incantatoire, mais en même temps ce n’est idéologique que superficiellement. Finalement ça donne une bonne idée du vernis conceptuel que les types d’alt right niveau bac et pas cinglés en viennent à se donner, et en effet l’isolement y est sûrement pour beaucoup.
  17. Je suis à la moitié du machin, ça commence par des trucs un peu trollesques mais par la suite ça prend la forme de paragraphes plus structurés.
  18. Je suis allé voir Les Eternels de Jia Zhangke. Le film raconte 18 ans de l'histoire d'une fille (Qiao) de Datong dans le nord de la Chine qui, petite amie du chef (Bin) d'un groupe de petits caïds, fait des années de prison dans le sud pour avoir tiré en l'air avec une arme et l'avoir sauvé d'une bagarre qui tournait mal. Avoir fait de la prison pour ce Bin et avoir du traverser le pays sans un rond fait finalement d'elle la seule à rester fidèle à son compagnon et son ancienne mentalité, et c'est peut-être ce qui lui permet de rester égale à elle même dans une société où rien ni surtout personne n'est plus fiable. Le film est extrêmement beau et est déjà un voyage à travers la Chine. Les deux acteurs principaux sont remarquables et réussissent à retranscrire sans caricature le vieillissement de personnages qui changement beaucoup au long du film, en faisant resurgir à propos des traits et des expressions, si bien que l'impression du temps qui passe et d'assister "à des vies" est donnée avec succès. L'humour est assez présent, pour partie dans des scènes où Qiao roule plusieurs personnages dans la farine, et pour une autre partie de par la manière un peu ridicule et attendrissante dont la culture chinoise se modernise en assimilant des aspects de culture occidentale (la musique des années fin 70-80 "cool" dans les années 2000, les spectacles de "danse de salon" pour faire chic ou pour honorer un mort à ses funérailles, et plusieurs autres remarques sur l'occidentalisation...), mais la superposition de ces aspects avec les ruines accablantes du soviétisme à la chinoise supporte la gravité du propos (notamment une scène où le père de Qiao déclame bourré un discours prolétarien dans les réseau de mégaphone d'une cité minière en décrépitude). Le film est beaucoup moins politique que A Touch of Sin, mais il croque notamment un personnage d'ex-mafieux bien obséquieux reconverti en fonctionnaire oisif après des études de droit en prison. De manière générale le film dépeint la société chinoise comme une sorte de chaos géant de forces qui peuvent totalement emporter quelqu'un qui aurait perdu ses repères, un amas croûlant sous le poids de son histoire, où se côtoient toutes les époques et aucun cadre de référence ne domine. On peut être la copine sexy d'un mafieux adorant une idôle de dieu guerrier un jour, une prisonnière dans une insitution pénitentiaire inchangée depuis les années 30 un autre, passer à deux doigts de refaire sa vie avec un chasseur d'OVNI, et seul un instant de survie farouche permet retrouver la route de chez soi. Je le recommande.
  19. Assez d’acord. Oooh non. L’axiomatique c’est très utile : ça permet de résumer une infinité d’informations sur des objets mathématiques avant même de les connaître, en particulier de garantir des propriétés de systèmes techniques critiques, pour autant qu’ils soient formalisables. Et là je me ferai kassadien : c’est de se servir de l’axiomatique pour chercher des vérités absolues et universelles qui est un peu douteux.
  20. Je trouve que j’ai déjà pas mal développé la question, non ? Je peux circonstancier quant au principe d’existence de l’existence mais ça ne changera pas grand chose. @Johnathan R. Razorback tu peux citer et demander des clarifications s’il en faut. Pour vous donner du pop corn à moudre je résumerai grossièrement la position « déconcertante » comme suit (là encore, je l’ai déjà fait dans mon paragraphe précédent sur le rapport entre coût de l’engagement ontologique et richesse de la théorie métaphysique) : le problème de la tradition intellectuelle occidentale c’est de préférer dire que l’on a vu la vierge, plutôt que de dire que l’on estime simplement faire les choses mieux que les autres. Et ça ne nous rend même pas plus tolérants pour autant !
  21. Oui, mille fois oui. Vous êtes plus lyotardien que vous en avez l'air au premier coup d'oeil, l'ami.
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