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Cortalus

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À propos de Cortalus

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  1. Cortalus

    Images pas cool, justice sociale & steaks saignants

    J'ai lu sur un forum de SJW que finalement ce serait une actrice d'origine polonaise que la prod cherche pour Ciri. Le recrutement "BAME" concernerait un autre rôle. Les alt-left sont pas contents.
  2. Cortalus

    Le libéralisme a-t-il un avenir ?

    Je suis optimiste. A long terme, je vois le libéralisme faire un retour en France. Quand je dis long terme, je pense dans plusieurs siècles. Il faudra bien un petit millénaire pour liquider l'héritage de 1793 et en revenir à 1789.
  3. Cortalus

    Où Sont Les Belles Reliures Françaises ?

    Si vous aimez les belles reliures mais que vous voulez absolument des ouvrages neufs (quel dommage !), une solution est de les confier à un artisan-relieur. Ce fut longtemps l'usage : on achetait un ouvrage chez le libraire, puis on allait voir son relieur. En France, la belle reliure éditeur est plutôt cantonnée aux ouvrages de la fin du XIXème siècle...
  4. Cortalus

    Mes lectures du moment

    Sauf que le bouquin est très difficile à trouver en français... Si quelqu'un a un bon plan, je suis preneur.
  5. Cortalus

    Réchauffement climatique

    J'aime moins Causeur depuis que Georges Kaplan n'y collabore plus. Mais ça reste de la presse de très haute tenue.
  6. Cortalus

    Mes lectures du moment

    Mary Beard, c'est pas celle qui s'est engueulée avec Taleb sur twitter ? Elle a l'air d'une historienne plutôt "révisionniste" à la mode SJW. Il me semble qu'elle est impliquée dans le documentaire de la BBC qui décrivait la société romaine comme "multi-culturelle", avec couples interraciaux, patriciens noirs, etc. Ce qui n'est d'après Taleb pas du tout démontré par les études génétiques disponibles.
  7. Cortalus

    Images fun et leurs interminables commentaires

    Iels est-sont pas tout-e-s seul-e-s dans sa-son-ses tête-s.
  8. Cortalus

    Les belles montres & autres tocantes

    J'hésiterai entre ma Breitling Navitimer et ma Longines Lindberg. Je pense que je garderai la Navitimer. Par contre, si c'est la fin du monde et qu'on passe en mode survivalisme, je prends ma Seiko Spork.
  9. Cortalus

    Jordan B. Peterson

    Je vais me faire une habitude de fournir la traduction française des citations de la Source vive par Lancelot. Signalez-moi si j'en rate une.
  10. Je me permets de poster la traduction française. C'est un des passages qui m'a le plus marqué dans la Source vive. — Explique-moi simplement pourquoi tu te sens si malheureuse. — Je ne sais pas. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Tenez, par exemple, c’est moi qui ai organisé ce cours de soins à donner avant la naissance à la Fondation Clifford. C’est moi qui en ai eu l’idée, j’ai rassemblé l’argent, trouvé le professeur. Ce cours est extrêmement suivi. Je me dis à moi-même que je devrais en être heureuse. Mais je ne le suis pas. Cela ne me fait absolument rien. Le soir, dans mon lit, je me dis : « C’est toi qui as fait adopter le bébé de Marie Gonzalès par une gentille famille, tu devrais en être heureuse. » Mais je ne le suis pas, je n’éprouve absolument rien. Lorsque je suis honnête envers moi-même, je suis obligée de m’avouer que la seule émotion véritable que j’ai ressentie depuis des années est une terrible fatigue. Pas une fatigue physique. Non, simplement une grande fatigue. Comme si plus rien en moi ne pouvait ressentir quelque chose. Elle retira ses lunettes, comme si la double barrière des verres de son oncle et des siens l’empêchait de communiquer avec lui. Elle se remit à parler d’une voix plus basse, prononçant les mots avec de plus en plus d’effort. — Mais ce n’est pas tout. Il m’arrive quelque chose de pire. Quelque chose d’horrible. Je commence à haïr les gens, oncle Ellsworth. Je deviens cruelle, mesquine, médiocre, comme je ne l’avais jamais été auparavant. J’exige des gens de la reconnaissance. Je… je demande de la gratitude. Cela me plaît que les pauvres gens me flattent et me fassent des courbettes, et plus ils sont serviles, plus ils me plaisent. Une fois… une fois j’ai dit à une pauvre femme qu’elle ne savait pas apprécier ce que des gens comme nous faisaient pour des femmes comme elle. J’ai eu tellement honte, après, que j’ai pleuré pendant des heures. Je commence à ne plus pouvoir supporter que les gens ne soient pas de mon avis. J’ai le sentiment qu’ils n’ont pas à penser par eux-mêmes, que je sais mieux qu’eux ce qu’il leur faut, qu’ils doivent se soumettre à mon autorité. J’ai connu une jeune fille qui se tourmentait parce qu’elle s’était attachée à un beau garçon qui avait une mauvaise réputation. Je l’ai torturée pendant des semaines, cherchant à la persuader qu’il ne serait pour elle qu’une source de chagrin et qu’il lui fallait absolument rompre. Ils se sont mariés et il n’y a pas de couple plus heureux dans tout le district. Croyez-vous que j’en sois heureuse ? Non, j’en suis furieuse et je suis à peine polie avec cette jeune femme quand je la revois. Et cette jeune fille qui cherchait si désespérément du travail. Sa situation chez elle était vraiment terrible et je lui promis de lui trouver quelque chose. Avant que j’aie pu lui procurer un emploi, elle se trouva elle-même une place excellente. Cela ne me fut pas agréable. Il ne me plaisait pas de penser que quelqu’un s’était sorti d’un mauvais pas sans mon aide. Hier, je parlais avec un jeune garçon qui voudrait continuer ses études et je m’efforçais de le décourager, lui conseillant de trouver plutôt du travail immédiatement. Je me sentais irritée et j’ai brusquement réalisé que c’était parce que j’aurais tant voulu moi-même aller au collège – vous vous souvenez, vous vous y êtes opposé – que je ne voulais pas que ce gosse y aille… Oncle Ellsworth, ne comprenez-vous pas ? C’est maintenant que je deviens égoïste. Et d’une manière cent fois plus horrible que les patrons qui pressurent ces pauvres gens en économisant quelques sous sur leur salaire ! Il demanda d’un air calme : — Est-ce là tout ? Elle ferma les yeux un instant, les rouvrit et dit, les yeux baissés : — Oui… sauf que je ne suis pas la seule à être ainsi. Beaucoup de gens sont comme moi et, en particulier, la plupart des femmes avec lesquelles je travaille… Je ne comprends pas pourquoi elles sont devenues telles… Je ne comprends pas ce qui m’est arrivé à moi… Autrefois, je me sentais si heureuse lorsque j’aidais quelqu’un. Je me souviens qu’une fois, j’avais déjeuné avec Peter ce jour-là, sur le chemin du retour je vis un vieil homme qui jouait de l’orgue de barbarie et je lui donnai cinq dollars, ce qui était tout ce que j’avais dans mon sac. Je les avais économisés pour m’acheter un flacon de « Nuit de Noël ». J’avais terriblement envie de ce parfum, et pourtant, chaque fois que je repensais à ce vieil homme je me sentais heureuse… Je voyais souvent Peter en ce temps-là… Et en rentrant chez moi, j’avais envie d’embrasser les gosses les plus déguenillés de notre quartier… Et maintenant, il me semble que je hais les pauvres… Comme mes collègues d’ailleurs… Mais les pauvres ne nous détestent pas autant qu’ils le pourraient. Ils se contentent de nous mépriser… N’est-ce pas étrange ? Ce sont les maîtres généralement qui méprisent les esclaves et les esclaves qui haïssent les maîtres. Je ne sais plus très bien à qui ces titres s’appliquent. Peut-être cet exemple est-il juste, peut-être pas. Je ne sais plus… Elle releva la tête, dans un dernier sursaut de révolte. — Comprenez-vous maintenant qu’il y a là quelque chose que je ne puis comprendre ? Pourquoi, après avoir cherché honnêtement à faire ce que je croyais être le bien, suis-je devenue mauvaise ? C’est donc que je suis mauvaise de nature et incapable de faire le bien. Il me semble qu’il n’y a pas d’autre explication. Et cependant comment est-il possible qu’un être soit parfaitement sincère dans sa recherche du bien et qu’il n’y trouve aucune joie ? Suis-je donc à ce point corrompue ? Mais le fait est là, j’ai renoncé à tout, je n’éprouve plus un désir égoïste, je n’ai plus rien à moi et je suis horriblement malheureuse. Comme le sont les femmes qui me ressemblent. Et je ne connais pas un seul être ayant renoncé à son bonheur personnel qui soit heureux sur cette terre… excepté vous. Elle baissa la tête et ne la releva pas. Elle semblait indifférente même à la réponse qu’elle demandait. — Katie, dit-il doucement d’un ton de reproche, Katie, ma chérie ! Elle ne répondit pas. — Tiens-tu réellement à ce que je te réponde ? (Elle fit signe que oui.) Parce que, vois-tu, tu as répondu toi-même à tes propres questions. (Elle leva sur lui son regard las.) De quoi m’as-tu parlé ? De quoi t’es-tu plainte ? Du fait que tu es malheureuse. Tu ne m’as parlé que de Katie Halsey et de rien d’autre. Je n’ai de ma vie entendu un exposé plus personnel que le tien. Elle ferma à demi les yeux, comme un élève qui écoute attentivement une leçon difficile. — Ne vois-tu pas à quel point tu t’es montrée égoïste ? Tu choisis une noble carrière non pour le bien que tu pourras exercer, mais pour le bonheur personnel que tu espères en retirer. — Mais j’ai réellement le désir d’aider les autres. — Parce qu’en faisant cela tu pensais que tu te sentirais bonne et vertueuse. — Mais… oui. Est-ce mal de chercher à bien faire ? — Oui, si c’est là ton but principal. Ne vois-tu pas combien ton mobile est égoïste. Au diable les gens, pourvu que je sois vertueuse. — Mais comment peut-on être quelqu’un si l’on ne se respecte pas soi-même ? — Et pourquoi faut-il absolument que tu sois quelqu’un ? Elle écarta les mains dans un geste d’étonnement désespéré. — Si ton premier souci est de savoir ce que tu es, ce que tu penses, ce que tu ressens, ce que tu as ou ce que tu n’as pas, tu n’es rien d’autre que la pire des égoïstes. — Mais je ne peux pas sortir de mon corps. — Non, mais tu peux sortir de ton âme étroite. — Vous voulez dire qu’il faut que je désire être malheureuse ? — Non. Tu dois cesser de désirer quoi que ce soit. Tu dois oublier à quel point Miss Catherine Halsey est importante. Car, en réalité, vois-tu, elle ne l’est pas. Les hommes n’ont d’importance que par leurs rapports avec les autres hommes, leur utilité, les services qu’ils rendent. Tant que tu n’auras pas compris cela, tu ne peux espérer te sentir autrement que malheureuse. Pourquoi faire une tragédie cosmique du fait que tu as éprouvé des sentiments cruels envers un autre être ? Eh quoi ? Ce n’est qu’une souffrance parmi bien d’autres. On ne passe pas de l’état de vie animale à la vie spirituelle sans une certaine transition. Et cette transition est parfois pénible. Une femme très belle a souvent été une ridicule adolescente. Toute évolution exige une destruction et, comme l’on dit, on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs. Il te faut accepter de souffrir, d’être cruelle, injuste, si tous ces sentiments contribuent à tuer en toi la plus rebelle des racines, l’égoïsme. Et seulement lorsqu’il sera mort en toi, lorsque plus rien ne te sera rien, lorsque tu auras oublié ton identité et oublié jusqu’à ton nom, seulement alors tu éprouveras le bonheur dont je t’ai souvent parlé et seulement alors les portes du domaine spirituel s’ouvriront toutes grandes devant toi. — Mais oncle Ellsworth, murmura-t-elle, lorsque les portes s’ouvriront, qui donc entrera ? Il se mit à rire de bon cœur et il y avait dans ce rire une certaine admiration. — Ma chère enfant, dit-il, je ne te croyais pas capable de m’étonner. Puis il redevint sérieux. — C’était une bonne plaisanterie, Katie, mais tu sais, je l’espère, que ce n’était qu’une plaisanterie ? — Oui, dit-elle d’un air incertain, du moins je le suppose. Cependant… — Nous ne pouvons être assez précis quand nous parlons par abstraction. Bien entendu, c’est toi qui entreras. Et loin de perdre ton identité, tu en auras acquis une bien plus large, une identité qui, à travers les individus, rejoindra l’humanité tout entière. — Mais comment ? Et de quelle manière ? Et je ferai partie de quoi ? — Tu vois comme il est difficile de discuter de tels sujets alors que notre langage est celui même de l’individualisme avec tous ses concepts et ses superstitions. La « personnalité » n’est qu’une illusion. Mais tu ne peux construire une nouvelle demeure avec de vieilles briques. Et tu ne peux espérer me comprendre complètement étant donné tes conceptions actuelles. Nous sommes tous empoisonnés par les exigences de notre moi. Nous ne pouvons comprendre ce que sera le bien et le mal dans une société où le moi ne comptera plus et nous ne savons pas ce que nous ressentirons alors, mais la première chose à faire est de détruire le moi. Et pour cela il ne faut pas compter sur notre intelligence. Il ne faut pas penser, il faut croire. Croire, Katie, même si notre esprit se révolte. Ne pense pas, crois seulement. N’écoute pas ton raisonnement, écoute ton cœur. Ne pense pas. Sens. Et crois. Parfaitement immobile, elle s’était ressaisie, mais avait l’air de quelqu’un qui aurait passé sous un tank. Elle murmura d’un ton docile : — Oui, oncle Ellsworth… Je… je n’avais pas envisagé les choses sous ce jour-là… Je veux dire que j’avais toujours pensé qu’il fallait… Mais vous avez raison, si raison est le mot qui convient, s’il existe un mot pour exprimer ce que je veux dire… Oui, je veux essayer de croire… J’essaierai de comprendre… Non, non, pas de comprendre. De sentir, de croire, veux-je dire… Mais je suis si faible… Et je me sens toujours si peu de chose lorsque je parle avec vous… Je suppose que j’avais tout de même raison, en un sens, je ne suis vraiment bonne à rien… mais cela n’a pas d’importance… non, pas d’importance…
  11. Cortalus

    Mes lectures du moment

    En tant qu'addendum à Antifragile, SITG est intéressant et stimulant. Mais en tant qu'ouvrage indépendant, il est décevant par rapport à ses prédécesseurs.
  12. Cortalus

    Flims du moment

    Tout ça à l'air tentant. Pour suivre, il faut avoir vu tous les derniers Marvel ?
  13. Homeland, il y a des hauts et des bas... Mais sur sept saisons, je ne connais pas beaucoup de séries qui maintiennent un tel niveau de qualité global. A part ça, le deuxième épisode de la nouvelle saison de Westworld n'a pas vraiment altéré le sentiment pour le moins mitigé que m'avait laissé le premier.
  14. En tant que professionnel des habitations à loyer modéré, dans un secteur comprenant de multiples quartiers dits "prioritaires", mon opinion est la suivante : marre de ces conneries.
  15. Il me semble que ce truc est quand même assez contesté. Notamment parce qu'on ne constate pas de corrélation entre les biais implicites qu'il révélerait et des comportements observables effectivement biaisés. Bref, ça ne sert à rien à part culpabiliser les gens. Mais je ne me rappelle plus du tout où j'ai lu ça...
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