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Cortalus

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  1. Il ne faut pas négliger l'hypothèse de la débilité des forces de l'ordre.
  2. La liste ML2D n’a pas pu se présenter : pas assez de femmes pour atteindre la parité. Envoyé de mon iPhone en utilisant Tapatalk
  3. C’est le signal qu’il faut arrêter la conversation. Ce genre de discours est généralement l’aveu qu’on est à court d’argument. Mais la plupart des gens s’identifient à leurs opinions et il leur est donc psychologiquement impossible d’en examiner objectivement la validité des prémisses. Pousser plus loin ne générerait à mon avis que de l’agressivité chez ton interlocutrice. Envoyé de mon iPhone en utilisant Tapatalk
  4. En gros, cette obligation découle de l'article 55 de la loi 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, dite "SRU", codifié aux articles 302-5 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Par contre, la loi SRU ne traite que de l'obligation faite aux communes d'avoir un pourcentage de logements sociaux, et des pénalités en cas de non respect de cette obligation. Les textes qui s'imposent aux lotisseurs et promoteurs sont les réglementations d'urbanismes imposées par les collectivités locales, qui comportent des "servitudes de mixité sociale". En gros, afin de respecter les obligations de l'article 55 de la loi SRU, les collectivités locales conditionnent l'agrément des projets immobiliers à la production de logements sociaux. C'est donc dans le PLU applicable localement qu'il faut chercher la disposition s'imposant aux producteurs de logements.
  5. C'est plus largement une illustration du biais de narration. Cf. à ce sujet Nicolas Nassim Taleb, Le cygne noir, et Daniel Kahneman, Système 1 / Système 2.
  6. On est d'accord. Mais dans un environnement social à peu près fonctionnel, le déni n'est qu'un mécanisme de sauvegarde la psyché. Dans un environnement totalitaire, le déni devient en plus un mécanisme de sauvegarde de son existence physique et de celle de sa famille. Dans le régime soviétique, on ne peut pas se tromper : toute erreur devient une faute, un acte de sabotage. Dans le cas des ingénieurs et administrateurs, on parle en outre d'un corps social qui a été dressé et sélectionné pour sa capacité à produire des faux rapports de performance, à maquiller tous les aspects de la réalité. Les objectifs doivent toujours être plus ambitieux, ils doivent toujours être dépassés, et si le dirigeant de l'usine d'à côté vient d'annoncer au comité central qu'il produira 100 % de plus en N+1, alors il faut annoncer qu'on fera +120 %. Quand le système social entier repose sur le mensonge, il est d'autant plus difficile de résister à notre propre tendance naturelle à nous illusionner.
  7. C'était des réacteurs très puissants, qui fournissaient de grosses quantités de plutonium pour les armes atomiques en plus de la production d'énergie, mais instables de par leur conception, avec un coefficient de vide positif, et très légers en termes de sécurité par rapport aux réacteurs occidentaux de l'époque. Cela m'étonnerait que les ingénieurs pensaient réellement qu'ils étaient si sûrs que ça. Mais ils n'avaient certainement pas d'autres choix que de l'affirmer. Compte tenu de la mentalité soviétique, le RBMK est nécessairement le plus puissant, le plus efficient, le plus sûr des réacteurs. Dire autre chose serait un acte politique. En tout cas, le thème du premier épisode est clairement le déni. Un trait typique de la mentalité scientiste communiste. Je pense bien sûr au lyssenkisme, mais aussi aux polémiques que suscitent de nos jours les études qui bousculent certains dogmes gauchistes (par exemple sur l'inné et l'acquis). Si la catastrophe de Tchernobyl a initié le mouvement de la Glasnost, c'est parce que c'est un épisode où la dissonance cognitive a été trop forte.
  8. J'ai vu le premier épisode de Tchernobyl. Bien, mais extrêmement frustrant parce que ça démarre à l'explosion du réacteur 4 et que rien n'est expliqué sur l'enchaînement hallucinant de conneries qui a précédé. J'espère qu'il y aura un flash-back pour retracer les erreurs et les fautes qui ont conduit au drame.
  9. Pour construire des logements nouveaux, il faut que la location des logements existants génère un bénéfice. Sinon, il n'y a pas de ressources pour investir. Actuellement, la réglementation impose aux organismes de logements sociaux de financer en gros un tiers du coût de la construction par un apport de fonds propres. Les deux tiers restants proviennent essentiellement des emprunts à la caisse des dépôts sur le fonds livret A, et marginalement des subventions. Donc pour construire disons 100 logements à 150 K€, je dois sortir 150 000 / 3 x 100 = 5 millions d'euros des caisses de l'office. Disons maintenant que mon chiffre d'affaires des location est de 50 millions d'euros. Si mes charges (annuités d'emprunts, personnel, maintenance, sous-traitance, etc.) sont de 45 M€, la différence constitue un autofinancement de 5 millions d'euros (10 % des loyers, en gros la moyenne du secteur). Autrement dit, ce sont 5 millions que je peux utiliser tous les ans pour constituer l'apport en fonds propres nécessaire à la construction de mes 100 logements dans mon exemple précédent. Mais avec une taxe de 10 % sur le chiffre d'affaire, je perds 50 M€ x 10 % = 5 millions. Mon autofinancement est de 0. Admettons que j'ai 10 millions d'euros en trésorerie que je peux dépenser sans descendre en-dessous du fonds de roulement minimal pour mon exploitation. Je peux alors encore lancer 100 logements par an pendant deux ans. Après, je ne pourrais mobiliser des fonds propres sur des opérations nouvelles qu'à hauteur de ce que me procurera des cessions de logements. Si je ne suis pas sur un marché immobilier porteur, autant dire que c'est la fin de tous les projets. C'est la situation vers laquelle se dirigent en gros les organismes de logements sociaux dans les territoires dits "détendus". Pour le gouvernement, l'objectif est de récupérer 1,5 milliards d'euros par an avec cette taxe. Mais les génies de Bercy ont réussi à la faire comptabiliser comme une baisse des dépenses publiques. C'est extraordinaire. Je raconterai peut-être ça une autre fois.
  10. C'est ce qu'on essayait tous de faire. Et puis on s'est pris une taxe de 10 % du chiffres d'affaire avec la loi de finances 2018. C'était le taux d'autofinancement moyen du secteur. Maintenant le gouvernement ne comprend plus pourquoi on annule les projets.
  11. A la décharge des littéraires, je dirais que le contenu scientifique en première et terminale L est absolument ridicule. En comparaison, les programmes de sciences humaines en filière S, notamment philo, sont quand même plus conséquents. Bien sûr, je parle de mon époque (je suis assez vieux pour qu'un de mes plus anciens souvenirs soit la mine déconfite de mes parents quand Mitterrand a été réélu).
  12. Je soupçonne un phénomène similaire en France. En tout cas, dans le logement social, la demande en matière de T1 à T3, particulièrement T1 et T2, a considérablement augmenté, alors que les T4 et + trouvent difficilement preneur. Le parc de logement existant est très mal adapté pour répondre à cette demande. Souvent, le divorce d'un couple de la classe moyenne se traduit par une baisse des revenus telle qu'un voire les deux parents doivent se tourner vers le parc social pour se loger. Et donc on se retrouve avec plein de divorcés en galère qui veulent un petit appartement "avec une chambre en plus pour quand j'ai la garde".
  13. Et puis qu'est-ce qu'on met dans la culture générale ? Personnellement, je considère qu'être capable de discuter des mérites comparés du 7,62 et du 5,56 compte dans la culture générale autant que de savoir disserter sur l'ut pictura poesis. Mais les types qui conçoivent l'épreuve de culture gé au concours d'entrée de sciences-po n'ont jamais proposé un sujet sur les fusils d'assaut.
  14. Je dirais que c'est plutôt un effet secondaire. Mais j'imagine que certains font des études pour retarder le passage à l'âge l'adulte, avec comme effet secondaire qu'ils apprennent parfois quelque chose.
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