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Bouquins De Philippe Simonnot


Copeau

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Philippe Simonnot est l'un des meilleurs chroniqueurs de la presse française contemporaine, au Monde et au Figaro. Il est par ailleurs en passe de devenir l'un des essayistes les plus en vue. Il enseigne par ailleurs à Paris X et à Versailles. Il est Senior Fellow du CNE (Center for New Europe).

Je propose donc dans ce fil d'aborder chacun de ses ouvrages, pour, si vous le souhaitez, les commenter.

Commençons par celui-ci, et par la chronique réalisée par Sylvain :

http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=3200

La mondialisation ne date pas du XXe siècle. C'est ce que propose de démontrer ce livre qui est d'abord une invitation à voyager dans le temps. L'enquête que l'on va lire se propose de reconstituer chacun des vingt siècles de notre ère et celui qui l'a précédé ( en vingt et un chapitres de même importance) dans le but de montrer comment ils ont été vécus par ceux-là mêmes qui année après année, vivaient dans l'incertitude de leur destin. C'est ainsi que l'on peut comprendre l'économie telle qu'elle a fonctionné et les personnages et les événements majeurs qui l'ont marquée.

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Evidemment, 39 leçons d'économie contemporaine, son ouvrage sans doute le plus connu :

Ce manuel se lit comme un roman

Comment joindre l'utile à l'agréable ? A l'instar des réflexions de l'un des protagonistes de ce texte construit sous forme de dialogues, voilà un essai réussi pour nous faire (re)découvrir les grandes règles de l'économie. Etat, concurrence, monnaie, travail, chômage, inflation, tous ces termes nous semblent si familiers qu'on ne s'interroge même plus sur leur sens. Pourtant, leur interprétation peut varier suivant les points de vue intellectuels, et les mécanismes économiques qu'ils indiquent, rester souvent bien mal compris. En reprenant à son compte la formule classique de la conversation entre le maître pédagogue et l'élève studieux mais naïf, Philippe Simonnot parvient habilement à nous entraîner dans un vaste tour d'horizon de la théorie économique en y mêlant constamment des faits historiques. Jolie performance que d'offrir un manuel d'économie qui se lit presque comme un roman.

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Cet ouvrage a fait figure d'OVNI au moment de sa sortie. Comment réfuter aussi bien, en de puissantes images et représentations, toutes les thèses fausses présentes en économie ?

Comment présenter, de manière à la fois didactique et ludique, de grandes théories oubliées ou absconses ?

Comme le fait Philippe Simonnot dans cet ouvrage, devenu livre de référence sinon livre-culte de toute une génération de passionnés d'écononmie.

Fabrice Ribet

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L'invention de l'Etat : économie du droit

Selon l'idée convenue, l'État, quel qu'il soit, est préférable à l'anarchie, réputée être une guerre de tous contre tous conduisant à l'anéantissement de toute civilisation. État et état de droit sont ainsi confondus. Pour Philippe Simonnot, l'État est le premier système d'exploitation de l'homme par l'homme, et il a été inventé à cette fin. Cette invention, l'économie du droit l'explique mieux que ne peuvent le faire les considérations traditionnelles de sciences politiques, sociales ou juridiques. Par rapport aux États-Unis, notamment, où l'analyse économique du droit est enseignée depuis quarante ans, la France a un immense retard, et la littérature dans ce domaine est quasi-inexistante. L'auteur de 39 leçons d'économie contemporaine (Folio) et des 21 siècles d'économie (Les Belles Lettres) commence à combler ce retard dans cet ouvrage. On y trouvera les principaux outils dont l'économiste se sert pour analyser le droit et qui sont indispensables à la compréhension de l'invention de l'État. De plus, Philippe Simonnot apporte sa propre contribution théorique : si le droit est indispensable, l'État, quant à lui, n'est pas nécessaire.

http://240plan.ovh.net/~liberaux/viewtopic.php?t=5960

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Il faut lire ce livre qui expose les lois économiques irréfutables, qui les applique au droit pour aboutir à l'idée que l'Etat est le violateur par excellence du Droit. La théorie de l'Etat-maffia est aussi vraie que 1+1=2. A lire d'urgence!!

Marc Grunert

Table des matières

LES OUTILS DE L'ECONOMISTE

La rationalité économique

La demande et l'offre

Le dilemme du prisonnier

L'efficience

Le taux d'intérêt

Le coût d'opportunité

Le monopole

Le bien collectif

Le coût de transaction

Le théorème de Coase

UNE THEORIE DE L'ETAT

Révolution néolithique et apparition de la propriété

L'efficience du droit primitif

La redistribution

Le premier système d'exploitation de l'homme par l'homme

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Les Personnes et les choses

L'économie mondiale est à la recherche d'une

régulation. Pourrait-elle la trouver dans le droit romain ancien, qui a fécondé la première mondialisation et assuré son succès économique ? Oui, répond Philippe Simonnot dans le second tome de son Économie du droit. En fait, la remontée de sève du droit romain date de la Révolution française, et on la retrouve dans l'actualité la plus brûlante concernant l'immigration, la bioéthique, le droit du travail, le droit de la famille, le droit pénal, entre autres. Cette remontée a une raison toute simple : le droit romain est efficient au sens économique du terme. Le plus étonnant est que l'on retrouve cette efficience dans le Nouveau Testament.

Dans L'Invention de l'État, premier tome de l'Économie du droit, Philippe Simonnot avait présenté les outils que l'économiste utilise pour analyser le droit, puis montré comment fut inventé le premier mode d'exploitation de l'homme par l'homme, à savoir l'État. Dans ce deuxième tome, l'auteur observe qu'il n'y a pas de solution de continuité entre l'esclavage et le salariat et que la distinction entre les personnes et les choses, inventée par le droit romain, continue à faire problème.

Table des matières

L'absence de Céphale : Il y a justice et justice

Etiamsi : Quand le droit de propriété se suffit à lui-même

La piste familiale : La possession des corps

L'Économie du droit romain : La souveraineté de la propriété

Théorie économique de la propriété : La chose pluridimensionnelle

De l'esclavage au salariat : La chose personnifiée

Du salariat à l'esclavage : La personne chosifiée

L'Évangile au risque de l'analyse économique : Capitalisme pur

Crime et châtiment : contraintes par corps d'aujourd'hui et d'hier

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L'Erreur économique

Les économistes et les politiques sont peu portés à l'autocritique. Pourtant, la liste de leurs erreurs en matière économique est édifiante. Et l'impact de ces erreurs souvent considérable. Huit jours avant l'effondrement de Wall Street en octobre 1929, le célèbre économiste Irving Fischer était formel : pas de krach boursier en vue, tout va bien ! Quant aux prédictions apocalyptiques du Club de Rome dans son célèbre rapport " Halte à la croissance " à la fin des années 1970 ou, plus récemment, aux certitudes des uns sur les immenses vertus du " franc fort b et de tant d'autres sur l'essor irrésistible de la " nouvelle économie ", qui ne s'en est moqué… après coup ? Erreurs de prévision, bien sûr, mais aussi erreurs de diagnostic, erreurs de jugement, erreurs de raisonnement, voire erreurs volontaires pour tromper l'opinion… L'histoire ancienne ou récente fourmille d'exemples frappants de ces " ratages " des gouvernants, des experts et même des théoriciens dès qu'il est question d'économie. Comment et pourquoi se trompe-t-on si souvent dans un domaine où l'on prétend découvrir des lois et cultiver la rigueur ? Ce livre d'enquête et de réflexion raconte et analyse les grandes erreurs économiques et met en cause bien des idées reçues

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Y a-t-il des vérités et des erreurs en économie ?

Réponse OUI.

Lisez ce livre et vous comprendrez les plus grandes erreurs économiques commises par les politiciens. Le plus important, dans ce livre, est la démonstration de la faillite d'une pseudo-théorie économique: le keynésianisme, faillite pratique ET théorique. Sans doute un des livres les plus éclairants sur l'économie et les erreurs que l'on commet sur elle (parfois par intérêt, comme les hommes de l'Etat) et souvent par ignorance.

Marc Grunert

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Juif et Allemands : petite histoire d'un génocide

L'amour impossible entre Juifs et Allemands

Comment expliquer l'extermination des Juifs en terre allemande alors que nulle part ailleurs les Juifs ne se sont autant approprié la culture d'une nation? Pour y répondre, Philippe Simonnot remonte le temps, défait l'écheveau historique des mentalités, des pensées philosophiques, des avancées sociales et éclaire ainsi de façon magistrale l'étrange relation mêlée d'attirance et de répulsion entre Allemands et Juifs, depuis le Moyen Age jusqu'au XXe siècle en passant par le siècle des Lumières, où se noue le dialogue judéo-allemand.

Fidèles à l'empire germanique, patriotes jusqu'au chauvinisme, les Juifs allemands sont persuadés que l'Allemagne gagnera la Première Guerre mondiale. L'humiliation de la défaite et la catastrophe économique qui en découle se retournent contre eux. Par un renversement troublant, la pensée des philosophes juifs allemands a également joué un rôle crucial dans la mutation de l'antijudaïsme chrétien en antisémitisme raciste. De Moses Mendelssohn, qui défend au XVIIIe siècle la purification linguistique et glorifie le haut allemand, jusqu'à Karl Marx, antisémite virulent, pour qui «lutter contre le règne de l'argent c'est aussi lutter contre la domination juive», la pensée juive allemande est un terreau idéal où Hitler peut puiser le sel de sa haine. A partir de 1881, les pogromes russes entraînent l'exode massif vers l'Allemagne des juifs de l'Est. La misère des ghettos, la prostitution des Juives de l'Est, les maladies, en particulier la syphilis, effraient. Les Juifs allemands eux-mêmes, en dénonçant le caractère «juif», donc «étranger» de leurs frères de l'Est, alimentent le délire antisémite. L'argent associé à la judéité, l'idée du complot judéo-bolchevique, la masse des Juifs orientaux… justifient la solution finale. La «nation juive», ballottée plusieurs fois d'Ouest en Est, ne devait jamais trouver le repos.

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Mitterrand et les patrons

L'Expansion

Quand le patronat donnait des cours à l'Elysée

Yvon Gattaz, président du CNPF de 1981 à 1986, raconte ses quatorze rencontres avec François Mitterrand. Un document historique passionnant.

Où l'on reparle de François Mitterrand. Trois ans après sa disparition, l'ancien président fait toujours couler autant d'encre. En axant leur livre sur Mitterrand et les patrons, Yvon Gattaz et Philippe Simonnot abordent néanmoins un aspect encore peu connu du personnage. Yvon Gattaz, président du CNPF entre 1981 et 1986, a rencontré quatorze fois Mitterrand, dont treize fois en tête à tête. Ce sont ces entretiens qu'il relate aujourd'hui minutieusement, à partir de notes conservées toutes ces années. On trouve là un document historique passionnant et en même temps stupéfiant si l'on songe que ces scènes se déroulaient il y a moins de vingt ans.

Il faut se replacer dans le contexte de l'époque : début 1982, lorsque Yvon Gattaz, fraîchement intronisé, se rend pour la première fois à l'Elysée, le gouvernement socialiste a engagé les privatisations et fait voter la cinquième semaine de congés payés et les trente-neuf heures, et la tension est extrême avec les chefs d'entreprise. " Il faut que vous admettiez au CNPF que la lutte des classes existe ", lance Mitterrand aux représentants du patronat, médusés, le 8 janvier 1982.

Confronté à cette situation, le nouveau patron des patrons refuse l'alternative que lui soufflent ses troupes - la grève ou l'opposition politique - et choisit la stratégie de la pédagogie. Rencontre après rencontre, il va parler d'économie à Mitterrand, expliquer, décrypter les chiffres, tenter de le convaincre. " Je ne lui parlais pas de politique ou de grands principes, j'arrivais avec mes batteries d'indicateurs - chômage, déficit extérieur, faillites, valeur du franc… Mitterrand était très impressionné ", se souvient-il aujourd'hui. Car il faut bien dire que l'ancien président était d'une " incompétence totale en économie "…

Pourquoi Mitterrand laissait-il ainsi Gattaz lui faire la leçon ? Entre les deux hommes s'est nouée une relation singulière, empreinte de respect mutuel. L'histoire d'Yvon Gattaz, fils et petit-fils d'enseignant, patron parti de rien, qui a créé son entreprise avec son frère, fascinait le président de la République. " Mitterrand écoute plus Gattaz que Delors ", ironisait--on à l'époque dans les coulisses du pouvoir.

Avec le recul, on s'aperçoit que les efforts de pédagogie déployés par Yvon Gattaz ont payé. Ces rencontres font sans doute partie des nombreux éléments qui ont précipité la conversion économique des socialistes. Une leçon à méditer pour l'actuel président du Medef, qui poursuit la stratégie de l'opposition radicale au gouvernement dans le conflit des trente-cinq heures…

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  • 2 years later...

Est-ce que quelqu'un sait si le commentaire de l'Economie du Droit de Simonnot par Copeau sera un jour terminé ? Pour l'instant, on en est resté à "La piste familiale".

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Est-ce que quelqu'un sait si le commentaire de l'Economie du Droit de Simonnot par Copeau sera un jour terminé ? Pour l'instant, on en est resté à "La piste familiale".

un jour, un jour, d'après ce qu'il m'a dit (je crois qu'il y travaille secrètement, le bougre)

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un jour, un jour, d'après ce qu'il m'a dit (je crois qu'il y travaille secrètement, le bougre)

Tu diras à Copeau que ma compilation de ses oeuvres politiques l'attend. :icon_up:

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  • 1 year later...

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