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Tout ce qui a été posté par Freezbee
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Soit 3 : aucune des deux approches ne fonctionne et ça devient un casse-tête (ça l'est déjà). On ne sait pas vraiment ce qu'il en est de l'immunité : si elle dure peu longtemps et que le virus revient à l'automne...
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Tests de dépistage du coronavirus : bloquages administratifs ?
Freezbee a répondu à un sujet de Bisounours dans COVID-19
En France aussi, il y en a : -
81% ont des symptômes peu marqués, 14% ont une forme sévère et 5% sont dans un état critique (nécessitant d'être intubés). Dans mon calcul (à ne pas prendre au sérieux, c'est un scénario dystopique), je considère que ces 5% ne seraient pas soignés comme il le faudrait et donc que la mortalité frôlerait les 5%.
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C'est très théorique, mais le seuil d'immunité de groupe est atteint quand (1-1/R0) pour cent de la population est immunisée. Si R0 = 3, ce seuil représente presque 70% de la population. Avec un tel nombre de malades, les hôpitaux seraient totalement dépassés et les morts se compteraient par millions (par exemple : 0.7 * 0.05 * 67 500 000 = 2 362 500). Plus d'infos : https://www.slideshare.net/singh_br1762/r0-value-herd-immunity
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À 11'44 (et il en parle à un autre moment mais j'ai oublié quand) :
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Non non, ça se passe en Bretagne. Quant aux masques, il n'y aura pas assez de FFP2 ; ils utiliseront des masques chirurgicaux. Pour te donner une idée de l'état d'esprit de ceux qui sont en première ligne, je reposte la vidéo d'hier (qui date d'il y a 3 jours en fait) :
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Oui, quand je vois les gilets jaunes d'un côté et de l'autre ceux qui sortent boire un coup après l'allocution télévisée de Macron... ?
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En clair, dans les campagnes les listes sont constituées de vieux qui pourraient bien ne jamais voir le second tour.
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En Italie, 10% à 15% des personnels soignants ont été contaminés dans les 3 premières semaines. En Chine, à la fin ils comptaient 40% du personnel soignant positif au corona. Avec d'autres généralistes de sa ville, ils vont accueillir des patients près de l'hôpital pour aider à faire le tri. Il va se frotter au virus toute la journée : la probabilité qu'il l'attrape est élevée. C'est le cas pour tous les médecins, infirmiers... Comme le dit @Gilles, si tout va bien on devrait voir un fléchissement dans 15 jours, mais il continuera d'y avoir de nouveaux cas. Et après... on ne sait pas : le virus va-t-il disparaître avec l'arrivée des beaux jours, va-t-il devenir endémique ?
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Pour te donner une idée, les écoles sont fermées jusqu'aux vacances de printemps et il n'est pas sûr que les enfants rejoignent les classes à la rentrée. Un de mes proches est généraliste et il va habiter quelques temps seul dans un appartement pour protéger sa famille. Il prévoit d'y rester des mois.
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Désolé de l'apprendre. Si ça peut te consoler et si tu as des écolos parmi tes connaissances, dans six mois tu pourras leur demander ce qu'ils pensent de la décroissance... ?
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On savait qu'on en arriverait là. Nous ne sommes pas loin derrière les Italiens.
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Et ils comptent maintenir le second tour ? Parce que d'ici quinze jours, il va s'en passer des choses... entre autres, les retraités sont surreprésentés dans les listes. Tu connais l'étymologie du verbe décimer ?
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Apparemment oui. Philippe a mentionné les gens qu'on voyait en terrasse de café ces derniers jours... Et Salomon explique qu'ils voient la courbe épidémique grimper très vite. Nous en sommes à 4 500 cas ce soir, avec un doublement toutes les 72 heures.
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Malheureusement non.
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Pour ceux qui ne regardent pas les infos : Édouard Philippe vient d'annoncer la fermeture (dès ce soir) de tous les établissements recevant du public non essentiels (resteront ouverts les alimentations, etc). Enfin une bonne initiative.
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Il y a déjà plusieurs pistes, ils ne sont pas les premiers. Le plus long, ça va être la phase de test (et la production qui doit suivre après). Le remdesivir (antiviral) est déjà en phase 3 en Chine et aux États-Unis. J'ai lu aussi qu'un labo en Rhône-Alpes avait trouvé une combinaison de médicaments à base de remdesivir qui donnait de bons résultats d'après eux. Si tu veux en savoir plus sur les traitements, regarde la vidéo que j'ai postée sur la page précédente.
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Voici la vidéoconférence, en direct des services de réa. L'exposé dure une demi heure, le reste est consacré à la discussion : 8'55 : « on s'attend à une catastrophe sanitaire et à avoir un boulot absolument délirant. Beaucoup de morts. Ça va être très compliqué. » 9'35 : « on s'attend à au moins 4 ou 5 mois de pic épidémique. » 10'45 : « la maladie se transmet essentiellement par les goutelettes, qui peuvent contenir des virus qui sont très petits, jusqu'à 18μm, c'est donc des masques FFP2 pas la peine d'aller jusqu'au FFP3. » 11'47 : « la contamination du personnel est très embêtante, il y a beaucoup de personnels qui sont contaminés et qui vont à la maison pendant 15 jours. Par contre, la gravité est moins importante. » 12'09 : « bien entendu, les comorbidités sont très importantes et on voit de plus en plus de patients relativement obèses ou en surpoids. » 12'24 : « les signes d'appel sont un gros rhume avec de la fièvre, quelques signes digestifs : parfois des diarrhées, des vomissements, un peu de douleur abdominale. » 13'25 : « pour les cas graves, il y a une phase de montée de la maladie qui dure environ 7 jours, les malades ont un syndrome grippal et puis ils commencent à avoir des essoufflements et une dyspnée et à partir de là ils peuvent avoir une pneumonie interstitielle. » 14'40 : « [ils sont tous surinfectés] mais rarement par bactérie. » 15'05 : « la maladie dure relativement longtemps, avec au moins 14 jours d'ARDS. » 16'10 : « l'excrétion virale dure au moins 14 jours, c'est surtout les épithéliums respiratoires, mais il peut y en avoir dans les épithéliums digestifs. Il y a une excrétion virale dans les selles, plutôt en fin de maladie et plutôt chez les malades qui guérissent. » 17'00 : « pas sûr qu'il y ait une corrélation entre la gravité et la RT-PCR. » 17'40 : « concernant les signes neurologiques, il y a peut-être une exploration à faire... » 19'35 : « [pour se préparer] c'est de l'isolement de type goutelettes mais aussi air, il faut se méfier. » 20'35 : « pas de multiplication du virus dans le sang. » 21'35 : « il est très important de se protéger, non pas parce qu'on va être très malade, mais parce qu'on va refiler ça au malade d'à côté. Tout le monde a plein de clusters qui ont passé ça à leur voisin de chambre. La contamination croisée est très importante. En Italie, il y a 10 à 15 % des personnels qui sont corona + dans les 3 premières semaines de l'épidémie, il y a eu jusqu'à 40% en Chine. » 24'10 : « les pistes thérapeutiques. Il y a un le remdesivir qui a une activité in vitro, pour l'instant on n'a pas de données cliniques. Il semblerait sur les premiers cas chinois qu'il n'y ait pas d'efficacité clinique majeure, il y a une diminution certaine de la multiplication virale. La chloroquine peut permettre une diminution de la multiplication virale... on n'a pas beaucoup de données là-dessus, il y a des données expérimentales intéressantes et des données cliniques complètement fumeuses. Il y a pas mal de manifestations cardiaques qui ont conduit des malades aux urgences parce qu'ils se sont automédiqués à la chloroquine. » 25'50 : « pour les formes sévères, il faut mettre des antiviraux. On a deux grosses solutions : le remdesivir si vous arrivez à en avoir (attention aux reins), si vous utilisez lopinavir faites attention aux interactions médicamenteuses (risque de toxicité cardiaque avec la chloroquine derrière). » 27'25 : « Personnellement je pense qu'il faut quand-même mettre un traitement antiviral à ces malades, si on considère que ce serait utile de diminuer la charge virale. Mais il n'y a aucune preuve de ça et les essais randomisés vont être très utiles. » 27'40 : « évitez de faire de la ventilation non invasive. » 28'45 : « la chloroquine en traitement adjuvant peut-être mais en traitement de première intention je ne pense pas et l'OMS non plus. » 28'52 : « on a clairement besoin de recherche. Il y a des groupes qui se montent un peu partout. »
