Evildeus Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Que pensez vous de l'attitude actuelle de l'Europe face à la Chine? Pékin juge l'enquête textile de l'UE contraire au libre-échange PEKIN (Reuters) - La Chine estime que l'enquête que compte ouvrir l'Union européenne sur l'explosion des importations de certaines catégories de textiles chinois est contraire à l'esprit du libre-échange, et qu'elle pourrait endommager à terme les relations commerciales sino-européennes. "Cela contredit le soutien affiché régulièrement par l'Europe en faveur du libre-échange et menace le développement et la stabilité à long terme des échanges, dans le domaine du textile, entre la Chine et l'Europe", a déclaré Chong Quan, un porte-parole du ministre du Commerce chinois, dans un communiqué. "La Chine espère que l'Europe est capable d'identifier les effets négatifs qu'aurait, sur les relations économiques et commerciales bilatérales, une limitation des (importations) de produits textiles", a ajouté Chong, dont les propos sont publiés sur le site internet du ministère du Commerce (http://www.mofcom.gov.cn). Les textiles et vêtements chinois représentaient 17% de la production mondiale en 2003, mais l'Organisation mondiale du commerce pense que sa part atteindra plus de 50% de la production mondiale dans les trois prochaines années. L'Union européenne fait l'objet de fortes pressions par les principaux pays européens producteurs de textiles pour qu'elle ouvre rapidement une enquête sur l'explosion des importations de textiles chinois, première étape d'une procédure qui pourrait conduire à des mesures de sauvegarde réclamées par la France. http://fr.news.yahoo.com/050426/290/4dsyy.html
Antoninov Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Quelques autres commentaires: Ballon d'oxygèneTous les Etats membres ne sont pas de cet avis. Certains comme la Suède, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas estiment que les consommateurs seraient gagnants si davantage de concurrence de l'étranger faisait baisser les prix des vêtements et mettent en garde contre une forme de protectionnisme. «L'industrie textile a eu dix ans pour se préparer à la levée des quotas», juge ainsi le secrétaire d'Etat suédois au Commerce, ajoutant qu' «il n'y a aucune raison d'introduire maintenant des limites». Et d'inviter les entreprises textiles européennes à devenir plus compétitives. Selon certains analystes, la crise promet de mettre à dure épreuve les convictions libre- échangistes du commissaire européen pour le Commerce, Peter Mandelson. «Son instinct est hostile au protectionnisme mais il n'est pas un néo-libéral dogmatique. Il ne refuserait pas d'agir pour des motifs idéologiques», affirme un responsable européen. En annonçant un premier pas vers l'utilisation éventuelle de mesures de sauvegarde pour contrer la forte poussée des importations venues de Chine depuis la fin des quotas textiles, le Commissaire a réaffirmé son credo: «Je crois au commerce libre, à l'ouverture des marchés et je ne ferai rien qui puisse nous priver des bénéfices de cette ouverture.» Et d'ajouter: «Si certains intérêts en Europe veulent une guerre commerciale avec la Chine, ils ne s'adressent pas à la bonne personne.» Raison pour laquelle il s'est entouré d'un luxe de précautions pour garantir que la Commission agirait sur des bases inattaquables au regard des règles de l'OMC et transparentes pour les Chinois comme pour les producteurs européens. Loin de lui l'idée d'une protection permanente qui épargnerait à l'industrie européenne les adaptations nécessaires, mais d'un «ballon d'oxygène, un sursis pour s'adapter à la réalité, à la vie d'après les quotas», a-t-il conclu. On verra ce que Mandelson fera… C'est difficile à dire. Il semble affirmer qu'il continue de croire au libre-échange, y compris extra-européen, mais il est bien obligé de commencer à agiter les bras pour répondre aux pressions. Mais cette histoire d'enquête au rythme bureaucratique ne satisfait pas les hommes politiques nationaux qui doivent se montrer actifs et fermes devant leurs électeurs… Bref, l'Europe face à ses contradictions…. C'est Bolkenstein 2: cela fait des années que la levée des quotas se préparait et finalement tout le monde arrive encore à être pris par surprise… sauf les Chinois! Une autre petite phrase relevée: Le président de la Fédération nationale de l'habillement Charles Melcer a également redouté des pertes d'emplois dans le secteur. Il s'est cependant montré optimiste quant à l'issue de ce dossier. «On va trouver un code de bonne conduite», a-t-il prédit lundi sur France-2. «Les Chinois n'ont pas intérêt à ruiner leurs clients» en déstabilisant trop leur économie. :icon_mrgreen:
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Que pensez vous de l'attitude actuelle de l'Europe face à la Chine? Simple et classique protectionnisme ruineux. Voir : - Laissez passer le textile chinois! Il ne menace pas l’Europe - Pétition des fabricants de chandelles, bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes, éteignoirs, et des producteurs de suif, huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'éclairage
Antoninov Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Simple et classique protectionnisme ruineux.Voir : - Laissez passer le textile chinois! Il ne menace pas l’Europe Je trouve le texte de Xavier Méra clair et bien fait, sauf pour le point suivant: D’autre part, en dernier ressort, il faut bien que les importations de textile chinois en Europe soient payées grâce à des exportations en provenance d’Europe. Sinon, à quoi serviraient les euros «exportés» en important le textile? En d’autres termes, la baisse des revenus et de l’emploi dans le secteur du textile a aussi pour contrepartie une hausse des revenus et de l’emploi dans les industries exportatrices. Que veut-il dire par euros "exportés"? Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi une hausse des exportations Chinoises aurait pour conséquence automatique une hausse des exportations Européennes?
Ventura Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Oui, enfin se prendre des leçons de morale sur le respect des libertés par le gouvernement chinois, il faut relativiser la chose, aussi. Je ne suis pas trop d'accord pour cautionner la destruction d'entreprises et d'emplois en raison d'une déferlante incontrôlable du textile chinois parce que c'est libéralement correct.
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Je trouve le texte de Xavier Méra clair et bien fait, sauf pour le point suivant:D’autre part, en dernier ressort, il faut bien que les importations de textile chinois en Europe soient payées grâce à des exportations en provenance d’Europe. Sinon, à quoi serviraient les euros «exportés» en important le textile? En d’autres termes, la baisse des revenus et de l’emploi dans le secteur du textile a aussi pour contrepartie une hausse des revenus et de l’emploi dans les industries exportatrices. Que veut-il dire par euros "exportés"? Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi une hausse des exportations Chinoises aurait pour conséquence automatique une hausse des exportations Européennes? <{POST_SNAPBACK}> Il faut bien que la Chine puisse vendre à l'Europe et avoir ainsi les euros qui lui permettront d'acheter à l'Europe tout l'armement que cette dernière brûle de lui vendre.
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Je ne suis pas trop d'accord pour cautionner la destruction d'entreprises et d'emplois… Classique erreur : la perte de quelques milliers d'emplois européens c'est ce qu'on voit, le gain pour des dizaines de millions de consommateurs européens c'est ce qu'on ne voit pas. Voir Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
Ventura Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Classique erreur : la perte de quelques milliers d'emplois européens c'est ce qu'on voit, le gain pour des dizaines de millions de consommateurs européens c'est ce qu'on ne voit pas.Voir Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. <{POST_SNAPBACK}> Oui, mais classique erreur aussi: mieux ne vaut pas être parmi ceux qui travaillaient dans le textile en France ou ailleurs en Europe et qui vont se retrouver sur le carreau du jour au lendemain parce que le phénomène s'apparente à une déferlante. Bien sûr, le fonctionnaire, le cadre supérieur, ne peut que se réjouir d'une baisse des prix sur les étalages puisque ce n'est pas lui qui va payer au prix fort les conséquences de cette mondialisation heureuse. Toujours les mêmes qui payent, toujours les mêmes qui encaissent, ça me pose un problème de savoir que ceux qui n'ont rien pour se défendre vont encore faire les frais pour ceux qui observent le phénomène du haut de l'idée qu'ils se font de ce qui est globalement positif.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Oui, enfin se prendre des leçons de morale sur le respect des libertés par le gouvernement chinois, il faut relativiser la chose, aussi. D'ac avec toi ! Je ne suis pas trop d'accord pour cautionner la destruction d'entreprises et d'emplois en raison d'une déferlante incontrôlable du textile chinois parce que c'est libéralement correct. <{POST_SNAPBACK}> Là pas, par contre. Il faut quoi ? 2 ans de plus pcq les 10 années précedentes n'ont pas suffit aux crétins franchouillards pour comprendre qu'ils devaient diversifier leur production ou fermer boutique ? Si il y a déferlante aujourd'hui, c'est parce qu'il y avait un barrage auparavant. Si on avait pas mis de barrage, les choses se seraient passées plus calmement. Et comme toujours, on propose comme solution ce qui a crée le problème. D'autant plusque dans tout ça, on snobe superbement le consomateur et on ne tient pas compte des économies qu'il va pouvoir réaliser. Et ceux qui pensent que le textile est un secteur d'avenir pour la France……
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Bien sûr le cadre supérieur, ne peut que se réjouir d'une baisse des prix sur les étalages puisque ce n'est pas lui qui va payer au prix fort les conséquences de cette mondialisation heureuse. <{POST_SNAPBACK}> Faux ! le cadre supérieur, s'il a un peu de gout, porte des complets sur mesure taillés à Saville Row dans de la véritable laine des Shetlands. Le textile chinois l'indifère. Seuls les individus méprisables et sans culture qu'on appelle les pauvres peuvent être intéressés par l'achat d'un survetement à 9E99 dans leur hard discount préféré.
Antoninov Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Il faut bien que la Chine puisse vendre à l'Europe et avoir ainsi les euros qui lui permettront d'acheter à l'Europe tout l'armement que cette dernière brûle de lui vendre. Non mais sérieusement. Je ne vois pas ce qui permet de dire que la balance commerciale en termes de produits doit toujours s'équilibrer. Bon je vais écrire à Xavier Méra alors.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Non mais sérieusement.Je ne vois pas ce qui permet de dire que la balance commerciale en termes de produits doit toujours s'équilibrer. Bon je vais écrire à Xavier Méra alors. <{POST_SNAPBACK}> Comme toujours,il faut ABSOLUMENT lire les 39 leçons d'économies contemporaines de Simonnot !! Quand tu achêtes pour 10 euros de marchandise à un chinois, qu'est-ce qu'il peut faire avec ses euros ? A moins que la chine n'abandonne le yuan pour passer à l'euro, il n'a d'autre choix que d'acheter un produit à un européen. L'autre option, c'est d'échanger des euros contre des yuans, mais pour que l'europe ait des yuans en poche, il faut avoir vendu quelque chose à des chinois. Donc, tout doit toujours s'équilibrer quelque part. Si on a l'impression du contraire, c'est parce que les biens industriels ne constituent qu'une petite partie du commerce mondial. En réalité, nous achetons des biens au chinois et eux nous achètent des produits financiers (qui sont comptabilisés dans une autre balance et faussent donc la perspective).
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 …mieux ne vaut pas être parmi ceux qui travaillaient dans le textile en France ou ailleurs… Je laisse encore parler Bastiat : Qu’est-ce qui vaut mieux pour l’homme et pour la société, l’abondance ou la disette ? Quoi! s’écriera-t-on, cela peut-il faire une question ? A-t-on jamais avancé, est-il possible de soutenir que la disette est le fondement du bien-être des hommes ? Oui, cela a été avancé ; oui, cela a été soutenu ; on le soutient tous les jours, et je ne crains pas de dire que la théorie de la disette est de beaucoup la plus populaire. Elle défraye les conversations, les journaux, les livres, la tribune, et, quoique cela puisse paraître extraordinaire, il est certain que l’économie politique aura rempli sa tâche et samission pratique quand elle aura vulgarisé et rendu irréfutable cette proposition si simple : «La richesse des hommes, c’est l’abondance des choses.» N’entend-on pas dire tous les jours : «L’étranger va nous inonder de ses produits ?» Donc on redoute l’abondance. M. de Saint-Cricq n’a-t-il pas dit: «La production surabonde ?» Donc il craignait l’abondance. Les ouvriers ne brisent-ils pas les machines ? Donc ils s’effraient de l’excès de la production ou de l’abondance. M. Bugeaud n’a-t-il pas prononcé ces paroles : «Que le pain soit cher, et l’agriculteur sera riche !» Or, le pain ne peut être cher que parce qu’il est rare; donc M. Bugeaud préconisait la disette. M. d’Argout ne s’est-il pas fait un argument contre l’industrie sucrière de sa fécondité même ? Ne disait-il pas : «La betterave n’a pas d’avenir, et sa culture ne saurait s’étendre, parce qu’il suffirait d’y consacrer quelques hectares par département pour pourvoir à toute la consommation de la France ?» Donc, à ses yeux, le bien est dans la stérilité, dans la disette; le mal, dans la fertilité, dans l’abondance. […] On remarque qu’un homme s’enrichit en proportion de ce qu’il tire un meilleur parti de son travail, c’est-à-dire de ce qu’il vend à plus haut prix. Il vend à plus haut prix à proportion de la rareté, de la disette du genre de produit qui fait l’objet de son industrie. On en conclut que, quant à lui du moins, la disette l’enrichit. Appliquant successivement ce raisonnement à tous les travailleurs, on en déduit la théorie de la disette. De là on passe à l’application, et, afin de favoriser tous les travailleurs, on provoque artificiellement la cherté, la disette de toutes choses par la prohibition, la restriction, la suppression des machines et autres moyens analogues. Il en est de même de l’abondance. On observe que, quand un produit abonde, il se vend à bas prix ; donc le producteur gagne moins. Si tous les producteurs sont dans ce cas, ils sont tous misérables ; donc c’est l’abondance qui ruine la société. Et comme toute conviction cherche à se traduire en fait, on voit, dans beaucoup de pays, les lois des hommes lutter contre l’abondance des choses. […] L’homme produit pour consommer. Il est à la fois producteur et consommateur. Le raisonnement que je viens d’établir ne le considère que sous le premier de ces points de vue. Sous le second, il aurait conduit à une conclusion opposée. Ne pourrait-on pas dire, en effet : le consommateur est d’autant plus riche qu’il achète toutes choses à meilleur marché ; il achète les choses à meilleur marché, en proportion de ce qu’elles abondent, donc l’abondance l’enrichit ; et ce raisonnement, étendu à tous les consommateurs, conduirait à la théorie de l’abondance ! C’est la notion imparfaitement comprise de l’échange qui produit ces illusions. Si nous consultons notre intérêt personnel, nous reconnaissons distinctement qu’il est double. Comme vendeurs, nous avons intérêt à la cherté, et par conséquent à la rareté ; comme acheteurs, au bon marché, ou, ce qui revient au même, à l’abondance des choses. Nous ne pouvons donc point baser un raisonnement sur l’un ou l’autre de ces intérêts avant d’avoir reconnu lequel des deux coïncide et s’identifie avec l’intérêt général et permanent de l’espèce humaine. […] Fabriquons-nous des étoffes de coton ? Nous désirons les vendre au prix le plus avantageux pour nous. Nous consentirions volontiers à ce que toutes les manufactures rivales fussent interdites, et si nous n’osons exprimer publiquement ce vœu ou en poursuivre la réalisation complète avec quelques chances de succès, nous y parvenons pourtant, dans une certaine mesure, par des moyens détournés : par exemple, en excluant les tissus étrangers, afin de diminuer la quantité offerte, et de produire ainsi, par l’emploi de la force et à notre profit, la rareté des vêtements. Nous passerions ainsi toutes les industries en revue, et nous trouverions toujours que les producteurs, en tant que tels, ont des vues antisociales. […] Il suit de là que, si les vœux secrets de chaque producteur étaient réalisés, le monde rétrograderait rapidement vers la barbarie. La voile proscrirait la vapeur, la rame proscrirait la voile, et devrait bientôt céder les transports au chariot, celui-ci au mulet, et le mulet au porte-balle. La laine exclurait le coton, le coton exclurait la laine, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la disette de toutes choses eût fait disparaître l’homme même de dessus la surface du globe.
Antoninov Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Comme toujours,il faut ABSOLUMENT lire les 39 leçons d'économies contemporaines de Simonnot !! je l'ai offert mais ne l'ai jamais lu… Quand tu achêtes pour 10 euros de marchandise à un chinois, qu'est-ce qu'il peut faire avec ses euros ? A moins que la chine n'abandonne le yuan pour passer à l'euro, il n'a d'autre choix que d'acheter un produit à un européen.L'autre option, c'est d'échanger des euros contre des yuans, mais pour que l'europe ait des yuans en poche, il faut avoir vendu quelque chose à des chinois. Donc, tout doit toujours s'équilibrer quelque part. Si on a l'impression du contraire, c'est parce que les biens industriels ne constituent qu'une petite partie du commerce mondial. En réalité, nous achetons des biens au chinois et eux nous achètent des produits financiers (qui sont comptabilisés dans une autre balance et faussent donc la perspective). Mmmmh.. OK je pense que je vois. Merci!
Salatomatonion Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Je ne suis pas trop d'accord pour cautionner la destruction d'entreprises et d'emplois en raison d'une déferlante incontrôlable du textile chinois parce que c'est libéralement correct. <{POST_SNAPBACK}> Je rejoins Schnappi à 300%. Pascal LAMY vient de dire ce matin sur la radio de garde que les chiffres et prévisionnels étaient connus depuis 1974. A 19 ans ma soeur se levait à 4h du matin pour aller fabriquer du maillot de bain à la chaîne sous les ordres d'une chefaillonne à tête de sanglier , aujourd'hui elle tient un restaurant. Alors tu sais les états d'âme sur les milliers d'emplois à sauver, je préfère les transformer en actions sur les millions d'emplois intéressants à occuper. Ce qui est libéralement correct c'est de faire croire à des patrons qu'ils jouent aux capitalistes sous perfusion étatique et protectionniste. En passant, je vois que le mot journalistique du moment "déferlante" est bien adopté. Je trouve d'un mauvais goût extrême cette analogie entre le tsunami et les exports textiles asiatiques. Mais nos communicants politiques nous ont habitués à bien pire.
Ventura Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Je suis d'accord avec tous ces arguments, mais je voulais souligner le côté subjectif de l'opinion que l'on peut avoir sur ce genre d'affaires. Il y a ceux qui ne voient aucun problème à la déferlante du textile chinois parce qu'elle ne les concerne pas. Il y a ceux qui votent socialiste parce que la montée de la chienlit dans les banlieues ne les concerne pas. Il y a ceux qui se sentent citoyens du monde parce qu'ils sont cadres supérieurs dans des multinationales. Il y une clique du show business français qui nous explique qu'il faut s'ouvrir à l'autre tout en défendant l'exception culturelle française qui est en fait la défense du miam miam des subventions et du protectionisme de la corporation. … et puis il y a ceux qui casquent toujours pour les autres parce que leur désarroi ne rentre pas en compte dans l'équation de tout ce beau linge cultivé et inspiré. Je vous renvoie quant à moi à Alain Soral, "Socrate à Saint Tropez" dans lequel il explique tout ce cynisme social.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 et puis il y a ceux qui ne voient aucun problème à la déferlante du textile chinois parce qu'elle est profitable à tout le monde…. Mais ceux-là, ce sont ceux qui ont réussis à dépasser leurs petites impressions subjectives voltatiles et conditionnées par les médias et qui ont compris les bases de l'économie.
Sous-Commandant Marco Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Il faut bien que la Chine puisse vendre à l'Europe et avoir ainsi les euros qui lui permettront d'acheter à l'Europe tout l'armement que cette dernière brûle de lui vendre. <{POST_SNAPBACK}> Et nos Airbus A380 à 800 places, hein? Ils puent nos Airbus A380 dans lesquels on peut caser des centaines de petits Chinois? Sérieusement, je mets un petit bémol au libre-échange, du côté français. On veut vendre des armes et des Airbus aux Chinois, OK. Mais est-ce vraiment du libre-échange? L'industrie de l'armement française n'est-elle pas lourdement étatisée et subventionnée? Les industries textiles ne vont-elles pas demander de nouvelles aides? Les gains du libre-échange risquent donc de profiter surtout à la techno-structure. Il faudrait analyser la situation avec plus de chiffres. On a d'ailleurs pu jauger le "libéralisme" de certains, tels que Guillaume Sarkozy qui, un rictus aux dents, s'exclamait sur TF1: "Une baisse de prix de 50% en si peu de temps, ce n'est pas conforme aux lois du commerce international." Vous pouvez être sûr que l'ultra-libéral MEDEF va demander des aides à l'état au nom de la sauvegarde de l'emploi.
Salatomatonion Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Je suis d'accord avec tous ces arguments, mais je voulais souligner le côté subjectif de l'opinion que l'on peut avoir sur ce genre d'affaires.Il y a ceux qui ne voient aucun problème à la déferlante du textile chinois parce qu'elle ne les concerne pas. Il y a ceux qui votent socialiste parce que la montée de la chienlit dans les banlieues ne les concerne pas. Il y a ceux qui se sentent citoyens du monde parce qu'ils sont cadres supérieurs dans des multinationales. Il y une clique du show business français qui nous explique qu'il faut s'ouvrir à l'autre tout en défendant l'exception culturelle française qui est en fait la défense du miam miam des subventions et du protectionisme de la corporation. … et puis il y a ceux qui casquent toujours pour les autres parce que leur désarroi ne rentre pas en compte dans l'équation de tout ce beau linge cultivé et inspiré. Je vous renvoie quant à moi à Alain Soral, "Socrate à Saint Tropez" dans lequel il explique tout ce cynisme social. <{POST_SNAPBACK}> Ceux dont tu penses qu'ils "casquent" toujours et pour lesquels tu sous-entends qu'ils n'y sont pour pas grand chose me semblent au contraire les plus responsables de ce qui se produit. Quand tu achètes tes yaourts par paquets de 24 au prix de 8 il faut absolument que tu comprennes à quel prix tu le fais, en dehors de ce qu'on te colle sur l'étiquette et pourquoi DANONE décide de fabriquer à l'étranger. Quand tu pleures sur la perte de ce fantastique poste de larbin occupé 25 ans durant chez MOULINEX, il faut absolument que tu regardes dans ta cuisine et celles de tes proches combien d'appareils de cette marque tu as conservés. Quand tu achètes 10 paires de chaussettes à 2€ (le prix d'un ticket à gratter quotidien) et une chemise à 5€ (le prix du super ticket à gratter hebdomadaire)que tu coinces négligemment sous ta botte de poireaux, il faut absolument que tu comprennes ce qui permet d'atteindre ce niveau de prix. Arrêtons de prendre les gens pour des imbéciles. Tout ce qui touche à leur porte-monnaire, ils le comprennent extrêmement bien. Ils n'acceptent simplement pas qu'on leur mette le nez dans le caca de la vérité crue. Journalistes et hommes politiques en usent et en abusent en les complaisant dans le fatalisme et la passivité. L'usage d'un terme comme "déferlante" en est un exemple frappant.
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Petit intermède comique. Quand les staliniens maoïstes du Parti du Travail de Belgique défendent la globalisation et le libre marché : Les Chinois nous prennent-ils nos emplois ? La croissance économique rapide de la Chine est, contrairement à ce que disent certains, une bénédiction pour l'économie mondiale. L'économie chinoise est une locomotive de l'économie des autres pays. Le tableau montre la croissance du produit national brut (le PNB, les biens et services produits en un an) en Chine, en Europe, au Japon, aux États-Unis et en Amérique latine.[…] Jusqu'ici, l'Union européenne procède autrement : elle élève des barrières techniques et écologiques. Les produits importés doivent avoir telle ou telle étiquette, doivent être emballés de telle ou telle manière, doivent causer le moins de dommage à l'environnement dans leur production3. Ce sont des normes que l'Union européenne n'impose même pas à ses propres États membres. Ceux-ci peuvent exporter vers un autre État membre sans s'en préoccuper ! Le but de ces normes est donc évident: protéger le marché européen des produits chinois et venant d'autres pays du tiers-monde. […] Ces dernières années, la Chine a acheté à l'étranger quelque 50.000 métiers à tisser. Un grand nombre de ces machines venaient de Picanol à Ypres. Quand ils vendent ces machines, les patrons se frottent les mains, mais si la Chine les utilise, ils protestent !
Antoninov Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 autres extraits intéressants de ton texte, Ase: En 1993, il y a eu un accord de commerce connu sous le nom d'Uruguay-round. Le tiers-monde a pu imposer la suppression des quotas pour le 1er janvier 2005, en échange bien sûr de lourdes concessions dans d'autres domaines.(…) Les patrons européens de textile ne sont pas des plus honnêtes. Pour commencer : 35 % de l'exportation de textile chinois est le fait de multinationales occidentales et pas chinoises4. Les patrons européens sont donc menacés en grande partie par… des patrons européens ! Bon ils retombent quand même sur leurs pattes sur la fin: Les Chinois fabriquent des produits compétitifs, c'est sûr. Cela vient-il en premier lieu des bas salaires chinois? Je ne le pense pas, dit l'industriel Stefaan Waeyenberge de Wuxi en Chine, «les salaires représentent au plus 10 % du prix de revient total du textile chinois.» D'où cela vient-il alors? Waeyenberge : «Les entreprises chinoises n'exigent pas un return de 15 % de leur capital.»Par contre, les patrons et investisseurs européens exigent bien un profit annuel de 15 euros pour chaque centaine d'euros de capital investi. Si les chinois se contentent d'un return de 4 ou 5 %, ils peuvent déverser des produits moins chers sur le marché. Le problème des secteurs du textile et des vêtements en Europe est donc en premier lieu la conséquence de la soif de profit des patrons européens. La campagne contre la Chine ne sert qu'à masquer cette vérité élémentaire. Mais ils n'ont pas tort. Voilà qui peut aussi contrer aussi l'argument comme quoi les délocalisations visent à augmenter le profit des investisseurs, même si une entreprise est déjà rentable.
ricotrutt Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Faut il être libre échangiste face aux tricheurs ?
José Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Faut il être libre échangiste face aux tricheurs ? Réponse très simple : oui ! Car c'est une erreur que de considérer qu'il faille "organiser" le libre échange. Cette erreur intellectuelle cruciale et ce problème sont nés lors d'une réunion entre Richard Cobden et Henri Charpentiere, il y a plus de 150 ans. Tous deux étaient des hommes bons et sages, mais il créèrent le problème. Cobden était au service du gouvernement du premier ministre libéral Gladstone et Charpentier était le représentant de Napoléon III. Leur mission était de créer un espace de libre commerce entre la France et la Grande-Bretagne. Depuis lors, on pense toujours que la libéralisation commerciale doit être réciproque. Mais ceux qui croient cela ne sont pas libéraux. Les raisons économiques sont évidentes. Les avantages comparatifs, principe sur lequel se base le commerce international, fonctionnent malgré les barrières douanières. Le commerce n'a pas besoin d'être réciproque et les tentatives pour imposer cette réciprocité sont un frein à l'ouverture des marchés. Toutes ces négociations au sein de l'OMC sont une perte de temps : le meilleur à faire est de diminuer les barrières douanières propres sans attendre ce que font les autres. Un très intéressant article de John Blundell, président du Institute of Economic Affairs : "A one-sided approach to free trade".
Sous-Commandant Marco Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Faut il être libre échangiste face aux tricheurs ? <{POST_SNAPBACK}> OK, c'est un texte intéressant, mais la question que je pose n'est pas de savoir s'il faut fermer ou ouvrir les échanges avec la Chine. Bien sûr qu'il faut les ouvrir. Il s'agit de savoir comment contrer l'argument suivant: "Voyez le marché du textile, qui prouve que le libre-échange et le dumping social détruisent des emplois. Il faut que l'état intervienne pour éviter le chômage." Autrement dit, c'est bien que le prix des vêtements baisse mais si les impôts augmentent encore pour payer des aides aux entreprises du textile, pour subventionner la vente d'armes à la Chine ou pour payer des fonctionnaires chargés de vérifier les quotas, je ne suis pas sûr que l'on s'y retrouve. Bon, je vous laisse, je vais de ce pas renouveler ma garde-robe.
Chitah Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Oui, enfin se prendre des leçons de morale sur le respect des libertés par le gouvernement chinois, il faut relativiser la chose, aussi.Je ne suis pas trop d'accord pour cautionner la destruction d'entreprises et d'emplois en raison d'une déferlante incontrôlable du textile chinois parce que c'est libéralement correct. <{POST_SNAPBACK}> N'importe quoi. Ca me saoule de voir ce genre d'arguments, comme quoi nous serions favorables à la libéralisation de ce secteur, juste parce que c'est écrit dans le Coran Libéral. Oui, mais classique erreur aussi: mieux ne vaut pas être parmi ceux qui travaillaient dans le textile en France ou ailleurs en Europe et qui vont se retrouver sur le carreau du jour au lendemain parce que le phénomène s'apparente à une déferlante.Bien sûr, le fonctionnaire, le cadre supérieur, ne peut que se réjouir d'une baisse des prix sur les étalages puisque ce n'est pas lui qui va payer au prix fort les conséquences de cette mondialisation heureuse. Toujours les mêmes qui payent, toujours les mêmes qui encaissent, ça me pose un problème de savoir que ceux qui n'ont rien pour se défendre vont encore faire les frais pour ceux qui observent le phénomène du haut de l'idée qu'ils se font de ce qui est globalement positif. C'est vrai ça, et les porteurs d'eau, et les écrivains publics, les conducteurs de diligence, les allumeurs de becs à gaz dans la rue? Vous y pensez bande de libéraux égoistes? Boubou: ta position est immorale, car tu laisses croire aux ouvriers du textile que tu es Zorro. Or, Zorro, il le paie tout seul son cheval, donc je ne vois AUCUN INCONVENIENT a ce que tu aides la filiere du textile. Par contre, te refaire une virginité morale sur mon dos, non merci. "Toujours les mêmes qui encaissent" est une parole de bouffon, ma mère, qui n'est pas une star, a repris des études à 50 ans, pour devenir auxilliaire de vie, après avoir élevé ses enfants. Tu n'as pas honte quand je te dis ça? Tu sais que l'ouverture au textile chinois, c'est pas du tout un scoop, que l'on sait que cela va arriver depuis des années? Tu faisais quoi, pendant ce temps laà? pourquoi n'as tu pas décidé de te dire "tiens, des tonnes d'ouvriers francais, de competences dans le textile seront aux chomage!ù C'est une main d'oeuvre qualifiée qui va etre libérée, quelle genre de boite je pourrais monter pour profiter de cette formidable opportunité de liberation de ressources?" Non, au lieu de cela, tu t'assois par terre et tu te mets à pleurer.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Bon ils retombent quand même sur leurs pattes sur la fin:Mais ils n'ont pas tort. Voilà qui peut aussi contrer aussi l'argument comme quoi les délocalisations visent à augmenter le profit des investisseurs, même si une entreprise est déjà rentable. <{POST_SNAPBACK}> Si ils ont tort ! Avec leur raisonnement, tu peux expliquer une différence de prix de l'ordre de 10 % pas de 70 %. Seulement, le PTB est aux ordres de Pékin et diffusera tout ce qui plait à la chine. En d'autres temps, ils avaient été pro-OTAN à mort pcq ca emmerdait l'URSS qui était en conflit avec la Chine. Il leur a fallu 20 ans pour "découvrir" que l'OTAN était peut-être au service de l'impérialisme US.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 Autrement dit, c'est bien que le prix des vêtements baisse mais si les impôts augmentent encore pour payer des aides aux entreprises du textile, pour subventionner la vente d'armes à la Chine ou pour payer des fonctionnaires chargés de vérifier les quotas, je ne suis pas sûr que l'on s'y retrouve. L'argument est intéressant. Effectivement, les payeurs nets d'impots pourraient y perdre. Mais au niveau collectif, on y gagnera forcément vu que l'on gagne sur le prix des vetements etque l'impot ne fait que redistribuer l'argent.
Evildeus Posté 26 avril 2005 Auteur Signaler Posté 26 avril 2005 La réponse est pas facile, par ce que les conséquences négatives directes sont assez facilement palpables. Par contre les avantages sont plus diffus. Regardons un peu les conséquences de la fin des quotas: - Forte baisse des prix du textile => Licenciements importants en Europe (d'ou une demande de protectionnisme) => Embauche importante en Chine (d'ou une demande de libre-échange) Par contre, le fait que les prix baisses ont d'autres conséquences non négligeable: => augmentation du pouvoir d'achat des ménages européens dans leur ensemble (sauf ceux licenciés bien surs) => hausse de la demande pour le textile, mais aussi les autres produits => embauches de salariés dans les autres secteurs => meilleure allocation des ressources et hausse de l'emploi à moyen terme (le licenciement est toujours une situation temporaire) Coté Chinois, => hausse de l'embauche => hausse de la masse salariale (et meme souvent du salaire horaire) => hausse de la demande chinoise => hausse des importations, dont de produits européens => hausse de l'emploi en Europe. Le tout est de ne pas s'arreter à l'émotionnel, et se rendre compte qu'au total c'est pour augmenter la protection et les subvention, c'est certainement pas très interessant. OK, c'est un texte intéressant, mais la question que je pose n'est pas de savoir s'il faut fermer ou ouvrir les échanges avec la Chine. Bien sûr qu'il faut les ouvrir. Il s'agit de savoir comment contrer l'argument suivant: "Voyez le marché du textile, qui prouve que le libre-échange et le dumping social détruisent des emplois. Il faut que l'état intervienne pour éviter le chômage."Autrement dit, c'est bien que le prix des vêtements baisse mais si les impôts augmentent encore pour payer des aides aux entreprises du textile, pour subventionner la vente d'armes à la Chine ou pour payer des fonctionnaires chargés de vérifier les quotas, je ne suis pas sûr que l'on s'y retrouve. Bon, je vous laisse, je vais de ce pas renouveler ma garde-robe. <{POST_SNAPBACK}>
Sous-Commandant Marco Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 L'argument est intéressant. Effectivement, les payeurs nets d'impots pourraient y perdre. Mais au niveau collectif, on y gagnera forcément vu que l'on gagne sur le prix des vetements etque l'impot ne fait que redistribuer l'argent. <{POST_SNAPBACK}> C'est bien ma crainte: que les créateurs de valeur soient imposés plus pour engraisser des improductifs. La redistribution des producteurs vers les improductifs est peut-être neutre du point de vue collectif, mais destructrice du point de vue économique, puisque on a intérêt à devenir improductif. Pour utiliser la terminologie de l'article cité par Ricotrutt: les Chinois ont certainement intérêt à ouvrir les échanges avec les tricheurs que nous sommes. Mais nous n'avons pas intérêt à laisser le champ libre aux protectionnistes de tout poil, dont le Medef, libéral quand il s'agit de ne pas payer d'impôt mais socialiste quand il s'agit de protéger les emplois de ses entreprises.
Patrick Smets Posté 26 avril 2005 Signaler Posté 26 avril 2005 C'est bien ma crainte: que les créateurs de valeur soient imposés plus pour engraisser des improductifs. La redistribution des producteurs vers les improductifs est peut-être neutre du point de vue collectif, mais destructrice du point de vue économique, puisque on a intérêt à devenir improductif. Avec une aide modérée (ce dont parle les protectionnistes), on n'augmente pas l'intérêt à devenir improductif, on diminue le désintérêt à être improductif.
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