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Amener L'iran à Négocier


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Posté

Ouh là, c'est un peu abstrait tout ça. Concrêtement, même avec la bombe, l'Iran n'a pas les moyens de bombarder les USA, à l'inverse, les USA peuvent bombarder l'Iran sans prendre de gros risques. Donc si jamais l'Iran utilisait la bombe atomique contre Israël, il s'en prendrait eux même sur la tronche jusqu'à ce que le régime capitule.

J'ai du mal à comprendre comment tu peux défendre l'idée que le premier qui utilise la bombe devient invaincible, on se demande sur quoi reposait l'équilibre de la terreur si c'était vrai.

Conclusion, si l'Iran acquiert la bombe atomique, personne ne jouera au tennis avec des bombinettes à neutron et l'Iran sera protégé d'une invasion américaine.

Posté
Je peine à voir en quoi ce serait illégitime.

:icon_up::doigt::warez:

Ahem, ne m'as tu pas parlé d'un truc que j'ai rejeté, qui s'appele le droit de la guerre? :warez:

Connais-tu la différence entre deux notions "armes conventionnelles" et "armes non conventionnelles"?

L'usage d'armes non conventionnelles est strictement encadré par le droit de la guerre dont tu m'as clairement dit que tu acceptais l'existence!

Pourquoi cette règle "l'Iran a droit de balancer une bombe H sur un régiment US" serait d'un seul coup légitime???

Posté
Moi aussi. Mais je n'ai aucune peine à voir en quoi ça ne donnerait pas envie aux USA de "venger" leur copain.

Par ailleurs, merci de réserver les délires à la Taverne.

Dites, faudrait tout de même stabiliser les contextes de discussion, là, on parle de droit de la guerre, pourquoi le caractère conventionnel ou pas (je ne l'ai pas inventé, désolé, je ne le cautionne même pas) n'apparaît pas ici?

NB : je viens d'apprendre que le Liban allait, dans le cadre du droit des conflits, demander réparation à Israël pour la pollution engendrée et les aggressions à l'environnement….

Cite-moi la règle de droit qui interdit l'usage d'armes nucléaires sur les troupes ennemies et on en reparlera.

Preuve que tu ne comprends pas de quoi il s'agit : le caractère conventionnel ou pas dénonce les motifs et uniquement les motifs.

Du reste, la notion de champ d'action importe peu, mais bon, ici le choix semble être de faire une discussion philosophique sur le thème "pour ou contre Bush?", c'est un choix.

Heureux de participer à ton instruction :

Usage

Ce sont des armes que l'on n'utilise pas, mais que l'on garde, pour la dissuasion, excepté dans le cadre de l'hyperterrorisme. Certaines ADM sont considérées avoir davantage un impact psychologique qu'une utilité strictement militaire.

Il s'agit d'armes que l'on ne tire pas sur un objectif bien déterminé, mais qui agissent sur une zone « très étendue » (supérieure au kilomètre de rayon), avec des effets très importants sur les bâtiments, les matériels et les personnes y compris les civils.

De par leur action non sélective, massive, et souvent très durable, l'usage de ces armes implique de prendre le risque de l'extermination des populations, et donc de l'utilisateur en représailles. Elles sont donc très liées au concept de dissuasion, et constitue le degré ultime de l'armement, avec des implications lourdes en politique étrangère.

Posté
Preuve que tu ne comprends pas de quoi il s'agit : le caractère conventionnel ou pas dénonce les motifs et uniquement les motifs.

Ca doit être ça oui.

Posté
Et ses principes sont également immémoriaux et constants, qui se résument et découlent du principe suivant, soit « Ne pas faire plus de mal qu'il n'est permis », obligation qui relève du principe de juste proportionnalité que l'on retrouve dans la Convention de La Haye, 1907, article 22 : « les belligérants n'ont pas un droit illimité quant au choix des moyens de nuire à l'ennemi ». D'où les interdictions telles que se servir d'armes empoisonnées, gaz toxiques, etc. Il s'agit de principes constants qui appartiennent à toute l'humanité. On trouve des exemples de ce souci de limitation des actes et des moyens mis en œuvre par les belligérants, dans tous les lieux, dans tous les temps : traces qui se peuvent voir dans la Bible, (en particulier dans le Deutéronome), dans le Coran qui interdisent de couper les arbres fruitiers, d'empoisonner une source d'eau, de détruire les récoltes, de ravager une terre, de mutiler un homme, etc. [[1]] et [histoire du droit de la guerre : http://rdereel.free.fr/volGQ2.html]

Voilà, l'article de loi que tu demandais se trouve dans la Convention de LA Haye, ce qui signifie donc que, compte tenu de ce que vous avez écrit jabial et toi, vous vous mettez en position de violer le droit de la guerre, sachant qu'en plus toi tu rejettes le fait que l'usage d'armes non conventionnelles soit interdit.

Et ce, venant de quelqu'un à qui j'essaie d'expliquer en quoi le droit de la guerre c'est du pipeau, cela me paraît tout à fait cocasse voire inexplicable. :icon_up:

Posté

L'arme nucléaire n'existait même pas à cette époque, comment veux-tu qu'ils aient pu l'interdire ? Je te confirme par ailleurs qu'aucune convention ne l'interdit, c'est logique, les USA n'auraient pas voulu.

Et il ne s'agit pas de ce que moi je crois, il s'agit du droit de la guerre.

Tu t'es planté en beauté. :icon_up:

Posté
L'arme nucléaire n'existait même pas à cette époque, comment veux-tu qu'ils aient pu l'interdire ? Je te confirme par ailleurs qu'aucune convention ne l'interdit, c'est logique, les USA n'auraient pas voulu.

C'est de la mauvaise foi, de dire cela, le droit doit être indépendant du progrès technique, sinon c'est le bordel. Nul besoin d'énumération, pas besoin d'écrire : "il est interdit de tuer avec les pistolets, les mousquetons, les tromblons, les nunchakus, les couteaux suisses….."

Ce que tu ne vois pas, c'est précisément le concept d'empoisonnement (lié aux armes chimiques nucléaires et bactériologiques, dites non conventionnelles) qui permet de conclure.

Nier la réalité ne te sert à rien, tu as écrit une sottise, ce n'est tout de même pas la peine de prendre cela personnellement…. :icon_up:

Et en plus, tu te permets de cautionner un meurtre de masse interdit par le droit de laguerre, c'est quand même un peu beaucoup pour une seule journée tu ne trouves pas?

PS : n'oubliez pas de lire le lien, notamment le paragraphe "guerre totale et guerre noble", il détaille le point spécifique et très complexe de l'arme nucléaire!

Posté
Je peine à voir en quoi ce serait illégitime.

De toute façon ce serait un suicide politique, et je ne vois pas de gouvernement capable d'envoyer une bombe H sur sa propre population….

Posté
De toute façon ce serait un suicide politique, et je ne vois pas de gouvernement capable d'envoyer une bombe H sur sa propre population….

N'avions nous pas parlé des histoires de périmètre d'action de ces armes il y a quelques jours?

Posté

si mais je doute que les villes iraniennes disposent du Theater Shield qui nous a permis d'arrêter le nuage de Tchernobyl :icon_up:

Posté

Vais bien être obligé de citer l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice du 8 Juillet 1996 (Chitah, I'm very sorry :icon_up: ), "Licéité de la menace ou de l'emploi des armes nucléaires":

-l'arme nucléaire est singulière, en raison de ses capacités de destruction, mais les conditions de son emploi sont soumises au droit international général, et spécialement aux règles générales du droit international humanitaire. Celui-ci contient des principes "intransgressibles" de protection de la personne humaines;

-dans cette mesure, la menace ou l'emploi de l'arme nucléaire sont généralement illicites;

-toutefois, dans une circonstance extrême de légitime défense où la survie même de l'Etat est en cause, la Cour ne peut conclure que menace ou emploi de telles armes seraient licites ou illictes;

-Enfin, il existe une obligation de poursuivre et de mener à terme des négociations conduisant au désarmement nucléaire.

Je précise enfin:

-que ce n'est qu'un avis consultatif et que la CIJ a répondu, comme à son habitude de manière frileuse (et que donc, il peut y avoir un revirement de jurisprudence)

-enfin, l'arme nucléaire présente une singularité…

Posté
Vais bien être obligé de citer l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice du 8 Juillet 1996 (Chitah, I'm very sorry :icon_up: ), "Licéité de la menace ou de l'emploi des armes nucléaires":

-l'arme nucléaire est singulière, en raison de ses capacités de destruction, mais les conditions de son emploi sont soumises au droit international général, et spécialement aux règles générales du droit international humanitaire. Celui-ci contient des principes "intransgressibles" de protection de la personne humaines;

-dans cette mesure, la menace ou l'emploi de l'arme nucléaire sont généralement illicites;

-toutefois, dans une circonstance extrême de légitime défense où la survie même de l'Etat est en cause, la Cour ne peut conclure que menace ou emploi de telles armes seraient licites ou illictes;

-Enfin, il existe une obligation de poursuivre et de mener à terme des négociations conduisant au désarmement nucléaire.

Je précise enfin:

-que ce n'est qu'un avis consultatif et que la CIJ a répondu, comme à son habitude de manière frileuse (et que donc, il peut y avoir un revirement de jurisprudence)

-enfin, l'arme nucléaire présente une singularité…

C'est exactement ce que je dis, c'est le MOTIF qui est éventuellement pris en compte (cf deux ou trois messages ci-dessus), c'est précisément l'objet des armes non conventionnelles (je l'ai cité aussi) qui est d'être le dernier bouclier à utiliser lorsque les intérêts vitaux d'un pays sont menacés.

La survie de l'Etat iranien est très loin d'être menacée, vu que l'objectif, comme en Irak, serait de mettre un gouvernement et se barrer, et non pas de faire de l'Iran le 51 ème Etat des USA.

Bref :c'est plus clair?

Posté
Bref :c'est plus clair?

Ah OK, oui, c'est vrai, en lisant les messages de melo, j'avais l'impression que le débat tournait autour de l'interdiction formelle et pour tout motif de l'arme nucléaire.

Je t'avais effectivement mal lu.

Excuse-moi.

Posté
Ah OK, oui, c'est vrai, en lisant les messages de melo, j'avais l'impression que le débat tournait autour de l'interdiction formelle et pour tout motif de l'arme nucléaire.

Je t'avais effectivement mal lu.

Excuse-moi.

Tu avais très bien compris au contraire, mais Chitah tente de faire déraper le sujet pour faire croire à une hyptothétique contradiction en mon chef, comme dans 99% des cas où il s'intéresse à ce que j'ai écrit.

Il étend d'ailleurs de manière tendancieuse la question de départ, qui était bien d'atomiser un régiment de l'US Army, et non de faire disparaître en fumée des populations civiles.

Posté

Au fait, pensez-vous que l'Iran est plutôt nationaliste ou religieux ? A mon avis: réponse 1 et par conséquent pas de prolifération même si l'Iran, cas peu probable, obtient la bombe.

Posté
Les deux.

Pourtant les deux dieux sont différents et il n'y a la place pour qu'un: c'est l'un ou l'autre.

Posté
Tu avais très bien compris au contraire, mais Chitah tente de faire déraper le sujet pour faire croire à une hyptothétique contradiction en mon chef, comme dans 99% des cas où il s'intéresse à ce que j'ai écrit.

Procès d'intention, de plus tu contredis le principal intéressé qui dit avoir désormais compris. :icon_up:

Il étend d'ailleurs de manière tendancieuse la question de départ, qui était bien d'atomiser un régiment de l'US Army, et non de faire disparaître en fumée des populations civiles.

Faux, je n'ai jamais dit cela, jamais parlé des populations civiles (le mot apparaît-il dans mes posts, d'ailleurs), j'ai dit deux choses distinctes, une première, la plus importante, et une seconde, largement moins importante puisqu'étant HS (et qu'on en avait en plus déjà parlé) :

- la première, c'est que tu as raconté nimp, le droit de la guerre interdit l'usage des armes non conventionnelles sur un théâtre d'opération (indépendamment de la question des civils), à savoir que ta remarque concernant la non-illégitimité d'une attaque de l'Etat iranien sur des troupes US (sauf quand les intérêts vitaux blablaba )

- une seconde, concernant le périmètre d'action de ces armes, qui en plus d'être peu précises, risqueraient d'occasionner des dégâts importants en Iran même.

La paranthèse peut être fermée, mais il faut se rendre compte que lorsque l'on entonne un air du type "le droit de laguere? Peuh, mais bien sûr que je connais!", peut-être que quelqu'un se posera la question d'aller vérifier lui-même!

Posté

Ca y est, cette fois-ci il a réellement peté les plombs.

Ronibéral lui a même cité in extenso le texte applicable mais il continue sur sa lancée comme si de rien n'était. :icon_up:

Invité jabial
Posté
Ouh là, c'est un peu abstrait tout ça. Concrêtement, même avec la bombe, l'Iran n'a pas les moyens de bombarder les USA, à l'inverse, les USA peuvent bombarder l'Iran sans prendre de gros risques. Donc si jamais l'Iran utilisait la bombe atomique contre Israël, il s'en prendrait eux même sur la tronche jusqu'à ce que le régime capitule.

Je ne crois pas, moi.

J'ai du mal à comprendre comment tu peux défendre l'idée que le premier qui utilise la bombe devient invaincible, on se demande sur quoi reposait l'équilibre de la terreur si c'était vrai.

L'équilibre de la terreur repose sur le fait que si A se prend une bombe de B, il en enverra à A. Par contre, les alliances tiennent-elles face au danger nucléaire? Je n'y crois pas une seconde. DOnc Israël enverra des bombes H sur l'Iran, oui, mais certainement pas les USA. Israël est un petit pays, l'Iran un grand pays. Question : que devient la capacité de commandement IL si les 3 grandes villes ud pays sont détruites de A à Z?

Conclusion, si l'Iran acquiert la bombe atomique, personne ne jouera au tennis avec des bombinettes à neutron et l'Iran sera protégé d'une invasion américaine.

Peut-être, peut-être pas. Vu l'état mental des occidentaux, je suis prêt à papier que si l'Iran balance une bombe H sur Israël 90% des européens penseront qu'ils l'ont bien cherché ; quant aux américains, ils en ont raz le bol de la guerre et la première chose qu'ils feront est de garantir qu'ils n'entreront pas dans le "cycle de la violence", ou ce genre de conneries. Un type comme Bush est prêt à faire la guerre tant qu'il ne risque rien, pas une seconde de plus. Après ça, le moyen-orient serait grosso-modo iranien.

Posté
je suis prêt à papier que si l'Iran balance une bombe H sur Israël 90% des européens penseront qu'ils l'ont bien cherché

Je prends le pari, si l'Iran fait ça alors ce sera la curée. Animés par devoir ou par opportunisme, les pays de la coalition compteraient encore plus de pays que l'ONU.

Invité jabial
Posté
Je prends le pari, si l'Iran fait ça alors ce sera la curée. Animés par devoir ou par opportunisme, les pays de la coalition compteraient encore plus de pays que l'ONU.

Si l'Iran balance un seul missile classique sur IL avant d'avoir la bombe H, c'est exactement ce qui se passera.

De même si on est certain qu'ils ont balancé la seule qu'ils avaient (les c…).

Mais s'ils en ont ne serait-ce qu'une seule en réserve, je suis prêt à parier que personne n'y enverra ni bombes ni soldats.

Posté
Mais s'ils en ont ne serait-ce qu'une seule en réserve, je suis prêt à parier que personne n'y enverra ni bombes ni soldats.

J'aimerai bien savoir ce qui te fait penser de la sorte (honnest, no pun intended).

Posté

Editon de Favilla des Echos de ce jour :

LA CHRONIQUE DE FAVILLA

Liban : victoire en trompe-l'oeil

Les critiques s'amplifient en Israël sur la manière dont ont été conduites les représailles contre le Hezbollah. Cette aptitude inimitable des démocraties à discuter ouvertement de leurs propres erreurs comporte son inconvénient. Médiatisation aidant, l'opinion dominante en vient en effet à penser que l'Etat juif a essuyé un échec du seul fait qu'il n'a pu exterminer jusqu'au dernier les miliciens chiites. L'erreur des chefs militaires était d'avoir fait imaginer que c'était possible, d'où la frustration qui en résulte. Par contrecoup, le chef Nasrallah a pu adopter une posture de vainqueur, abondamment célébrée par les officines iraniennes et syriennes, alors que l'essentiel de ses dispositifs d'attaque ont été neutralisés, ses troupes réduites à la clandestinité, les contingents de surveillance de l'ONU déployés, sa dépendance iranienne mise en lumière, sa technique du « bouclier humain » des populations civiles démasquée. A la défaite virtuelle d'Israël répond ainsi une victoire en trompe-l'oeil du Hezbollah. Ce que montrent sur place divers indices, jusqu'ici négligés par la grande presse généraliste, laquelle se repose volontiers sur des diagnostics simples.

De Beyrouth, de Tel-Aviv, de Damas ou même de Téhéran, on apprend en effet que Nasrallah aurait ouvertement regretté son initiative de tuer ou d'enlever des soldats israéliens, en présentant même ses excuses. Les mollahs de Téhéran essayent naturellement d'étouffer ce repentir incongru. A l'abri de leurs frontières et tout attachés à leur propagande, ils n'ont pas en effet les mêmes raisons que le leader chiite libanais de vouloir amorcer une sorte d'apaisement. Condamné à se cacher, il risque de perdre de son aura ; ayant sur sa tête, depuis le 12 juillet, un « contrat » des services israéliens, il risque de perdre la vie. D'où sa nouvelle tactique visant à une entremise européenne (notamment de l'Allemagne et de l'Italie) pour garantir au moins son intégrité physique. De leur côté, les Libanais, à mesure qu'ils font l'inventaire de l'étendue de leurs malheurs, réalisent qu'ils les doivent non à un seul, mais à deux responsables. Le mufti chiite de Tyr, Ali Al Amin, vient de dénoncer bruyamment la dérive violente du parti de Dieu, contradictoire avec l'essence du chiisme, et son inféodation trop évidente à l'impérialisme perse. Avec d'autres, il exige que seul le gouvernement libanais détienne le monopole de la violence, ce que ne contesterait aucun partisan de l'Etat de droit. A Damas même, les importantes communautés sunnites commencent à marquer leur impatience à l'égard d'un pouvoir complice de Téhéran dans la constitution d'un « croissant chiite » construit contre eux par des non-arabes. Si les combats ont une vertu, c'est quand ils cessent. Lorsqu'ils ont cruellement décanté les situations, ils laissent place aux dynamiques de la vie, y compris celles qu'ils n'ont pas voulues.

Invité jabial
Posté
J'aimerai bien savoir ce qui te fait penser de la sorte (honnest, no pun intended).

Je ne vois pas nos politiciens risquer leur cul.

Posté
Editon de Favilla des Echos de ce jour :
Wishful thinking.

Si Nasrallah se mord les doigts jusqu'aux coudes d'avoir kidnappé des soldats israéliens, qu'est-ce qu'il attend pour les libérer?

EDIT: j'ai retrouvé l'original de l'interview d'Ali Al-Amin:

http://www.memri.org/bin/opener_latest.cgi?ID=SD126606

Vous y verrez qu'Al Amin commence par une longue tirade pour expliquer que c'est Israël qui porte la responsabilité de cette guerre. La citation d'Al Amin par Favilla est tirée hors de ce contexte et donne l'impression qu'Al Amin s'en prend à Nasrallah, alors qu'en fait il explique que la communauté chiite ne voulait pas plus de cette guerre que les autres communautés libanaises. L'analyse de Favilla est très partiale et pas sérieusement étayée.

Je préfère de très loin l'analyse suivante, selon laquelle il n'y a que des perdants dans cette guerre:

http://www.naharnet.com/domino/tn/Forums.n…er?openform&273

Posté
Wishful thinking.

Si Nasrallah se mord les doigts jusqu'aux coudes d'avoir kidnappé des soldats israéliens, qu'est-ce qu'il attend pour les libérer?

EDIT: j'ai retrouvé l'original de l'interview d'Ali Al-Amin:

http://www.memri.org/bin/opener_latest.cgi?ID=SD126606

Vous y verrez qu'Al Amin commence par une longue tirade pour expliquer que c'est Israël qui porte la responsabilité de cette guerre. La citation d'Al Amin par Favilla est tirée hors de ce contexte et donne l'impression qu'Al Amin s'en prend à Nasrallah, alors qu'en fait il explique que la communauté chiite ne voulait pas plus de cette guerre que les autres communautés libanaises.

Non, il faudrait avoir de l'imagination pour cela, il n'est écrit nul part qu'il s'en prend à Nasrallah seul, et c'est toi qui a une lecture partiale, voici ce qu'il est écrit :

De leur côté, les Libanais, à mesure qu'ils font l'inventaire de l'étendue de leurs malheurs, réalisent qu'ils les doivent non à un seul, mais à deux responsables. Le mufti chiite de Tyr, Ali Al Amin, vient de dénoncer bruyamment la dérive violente du parti de Dieu, contradictoire avec l'essence du chiisme, et son inféodation trop évidente à l'impérialisme perse. Avec d'autres, il exige que seul le gouvernement libanais détienne le monopole de la violence, ce que ne contesterait aucun partisan de l'Etat de droit.

Ta lecture est partiale parce que tu sembles croire que Favilla n'a chargé que le Hezbollah. Or c'est faux comme le montre l'extrait ci-dessous, tu déformes ces propos. J'ai l'impression que dès lors qu'Israël ou les USA ne sont pas les seuls désignés responsables à 100% d'un bordel quelquepart, tu n'accordes aucun crédit à ce que quelqu'un dit.

Voici l'intervention de Ali Al Amin :

Question: "Do you think that Hizbullah has monopolized the Shi'ite community, and dragged the country into a difficult war in its name?…"

Sayyed Ali Al-Amin: "I don't think Hizbullah asked the Shi'ite community about the war. Perhaps the great emigration from the south is the best proof that the people of the south were against the war. The Shi'ite community authorized no one to declare war in its name or to drag it into a war that was far from its wishes and from the wishes of the other ethnic communities in Lebanon. What happened in the south does not represent the will of the Shi'ite community, and is not its responsibility, but was caused by the vacuum that the Lebanese state left for years in this region… What happened is the natural result of a state relinquishing its duty to defend a region and its citizens."

Article extrêmement intéressant tiré du Wall Street Journal, où l'on découvre que beaucoup sur ce fil se font intoxiquer par la propagande du Hezbollah qui crie victoire (traduction ici http://paris1.mfa.gov.il/mfm/web/main/docu…8&MissionID=31) :

AT WAR

Hezbollah Didn't Win

Arab writers are beginning to lift the veil on what really happened in Lebanon.

BY AMIR TAHERI

Friday, August 25, 2006 12:01 a.m. EDT

The way much of the Western media tells the story, Hezbollah won a great victory against Israel and the U.S., healed the Sunni-Shiite rift, and boosted the Iranian mullahs' claim to leadership of the Muslim world. Portraits of Hassan Nasrallah, the junior mullah who leads the Lebanese branch of this pan-Shiite movement, have adorned magazine covers in the West, hammering in the message that this child of the Khomeinist revolution is the new hero of the mythical "Arab Street."

Probably because he watches a lot of CNN, Iran's "Supreme Guide," Ali Khamenei, also believes in "a divine victory." Last week he asked 205 members of his Islamic Majlis to send Mr. Nasrallah a message, congratulating him for his "wise and far-sighted leadership of the Ummah that produced the great victory in Lebanon."

By controlling the flow of information from Lebanon throughout the conflict, and help from all those who disagree with U.S. policies for different reasons, Hezbollah may have won the information war in the West. In Lebanon, the Middle East and the broader Muslim space, however, the picture is rather different.

Let us start with Lebanon.

Immediately after the U.N.-ordained ceasefire started, Hezbollah organized a series of firework shows, accompanied by the distribution of fruits and sweets, to celebrate its victory. Most Lebanese, however, finding the exercise indecent, stayed away. The largest "victory march" in south Beirut, Hezbollah's stronghold, attracted just a few hundred people.

Initially Hezbollah had hesitated between declaring victory and going into mourning for its "martyrs." The latter course would have been more in harmony with Shiite traditions centered on the cult of Imam Hussain's martyrdom in 680 A.D. Some members of Hezbollah wished to play the martyrdom card so that they could accuse Israel, and through it the U.S., of war crimes. They knew that it was easier for Shiites, brought up in a culture of eternal victimhood, to cry over an imagined calamity than laugh in the joy of a claimed victory.

Politically, however, Hezbollah had to declare victory for a simple reason: It had to pretend that the death and desolation it had provoked had been worth it. A claim of victory was Hezbollah's shield against criticism of a strategy that had led Lebanon into war without the knowledge of its government and people. Mr. Nasrallah alluded to this in television appearances, calling on those who criticized him for having triggered the war to shut up because "a great strategic victory" had been won.

The tactic worked for a day or two. However, it did not silence the critics, who have become louder in recent days. The leaders of the March 14 movement, which has a majority in the Lebanese Parliament and government, have demanded an investigation into the circumstances that led to the war, a roundabout way of accusing Hezbollah of having provoked the tragedy. Prime Minister Fuad Siniora has made it clear that he would not allow Hezbollah to continue as a state within the state. Even Michel Aoun, a maverick Christian leader and tactical ally of Hezbollah, has called for the Shiite militia to disband.

Mr. Nasrallah followed his claim of victory with what is known as the "Green Flood"(Al-sayl al-akhdhar). This refers to the massive amounts of crisp U.S. dollar notes that Hezbollah is distributing among Shiites in Beirut and the south. The dollars from Iran are ferried to Beirut via Syria and distributed through networks of militants. Anyone who can prove that his home was damaged in the war receives $12,000, a tidy sum in wartorn Lebanon.

The Green Flood has been unleashed to silence criticism of Mr. Nasrallah and his masters in Tehran. But the trick does not seem to be working. "If Hezbollah won a victory, it was a Pyrrhic one," says Walid Abi-Mershed, a leading Lebanese columnist. "They made Lebanon pay too high a price--for which they must be held accountable."

Hezbollah is also criticized from within the Lebanese Shiite community, which accounts for some 40% of the population. Sayyed Ali al-Amin, the grand old man of Lebanese Shiism, has broken years of silence to criticize Hezbollah for provoking the war, and called for its disarmament. In an interview granted to the Beirut An-Nahar, he rejected the claim that Hezbollah represented the whole of the Shiite community. "I don't believe Hezbollah asked the Shiite community what they thought about [starting the] war," Mr. al-Amin said. "The fact that the masses [of Shiites] fled from the south is proof that they rejected the war. The Shiite community never gave anyone the right to wage war in its name."

There were even sharper attacks. Mona Fayed, a prominent Shiite academic in Beirut, wrote an article also published by An-Nahar last week. She asks: Who is a Shiite in Lebanon today? She provides a sarcastic answer: A Shiite is he who takes his instructions from Iran, terrorizes fellow believers into silence, and leads the nation into catastrophe without consulting anyone. Another academic, Zubair Abboud, writing in Elaph, a popular Arabic-language online newspaper, attacks Hezbollah as "one of the worst things to happen to Arabs in a long time." He accuses Mr. Nasrallah of risking Lebanon's existence in the service of Iran's regional ambitions.

Before he provoked the war, Mr. Nasrallah faced growing criticism not only from the Shiite community, but also from within Hezbollah. Some in the political wing expressed dissatisfaction with his overreliance on the movement's military and security apparatus. Speaking on condition of anonymity, they described Mr. Nasrallah's style as "Stalinist" and pointed to the fact that the party's leadership council (shura) has not held a full session in five years. Mr. Nasrallah took all the major decisions after clearing them with his Iranian and Syrian contacts, and made sure that, on official visits to Tehran, he alone would meet Iran's "Supreme Guide," Ali Khamenei.

Mr. Nasrallah justified his style by claiming that involving too many people in decision-making could allow "the Zionist enemy" to infiltrate the movement. Once he had received the Iranian green light to provoke the war, Mr. Nasrallah acted without informing even the two Hezbollah ministers in the Siniora cabinet or the 12 Hezbollah members of the Lebanese Parliament.

Mr. Nasrallah was also criticized for his acknowledgement of Ali Khamenei as Marjaa al-Taqlid (Source of Emulation), the highest theological authority in Shiism. Highlighting his bay'aah (allegiance), Mr. Nasrallah kisses the man's hand each time they meet. Many Lebanese Shiites resent this because Mr. Khamenei, a powerful politician but a lightweight in theological terms, is not recognized as Marjaa al-Taqlid in Iran itself. The overwhelming majority of Lebanese Shiites regard Grand Ayatollah Ali Sistani, in Iraq, or Ayatollah Muhammad-Hussein Fadhlallah, in Beirut, as their "Source of Emulation."

Some Lebanese Shiites also question Mr. Nasrallah's strategy of opposing Prime Minister Siniora's "Project for Peace," and instead advancing an Iranian-backed "Project of Defiance." The coalition led by Mr. Siniora wants to build Lebanon into a haven of peace in the heart of a turbulent region. His critics dismiss this as a plan "to create a larger Monaco." Mr. Nasrallah's "Project of Defiance," however, is aimed at turning Lebanon into the frontline of Iranian defenses in a war of civilizations between Islam (led by Tehran) and the "infidel," under American leadership. "The choice is between the beach and the bunker," says Lebanese scholar Nadim Shehadeh. There is evidence that a majority of Lebanese Shiites would prefer the beach.

There was a time when Shiites represented an underclass of dirt-poor peasants in the south and lumpen elements in Beirut. Over the past 30 years, however, that picture has changed. Money sent from Shiite immigrants in West Africa (where they dominate the diamond trade), and in the U.S. (especially Michigan), has helped create a prosperous middle class of Shiites more interested in the good life than martyrdom à la Imam Hussain. This new Shiite bourgeoisie dreams of a place in the mainstream of Lebanese politics and hopes to use the community's demographic advantage as a springboard for national leadership. Hezbollah, unless it ceases to be an instrument of Iranian policies, cannot realize that dream.

The list of names of those who never endorsed Hezbollah, or who broke with it after its Iranian connections became too apparent, reads like a Who's Who of Lebanese Shiism. It includes, apart from the al-Amins, families such as the al-As'ad, the Osseiran, the al-Khalil, the Hamadah, the Murtadha, the Sharafeddin, the Fadhlallah, the Mussawis, the Hussainis, the Shamsuddin and the Ata'allahs.

Far from representing the Lebanese national consensus, Hezbollah is a sectarian group backed by a militia that is trained, armed and controlled by Iran. In the words of Hossein Shariatmadari, editor of the Iranian daily Kayhan, "Hezbollah is 'Iran in Lebanon.' " In the 2004 municipal elections, Hezbollah won some 40% of the votes in the Shiite areas, the rest going to its rival Amal (Hope) movement and independent candidates. In last year's general election, Hezbollah won only 12 of the 27 seats allocated to Shiites in the 128-seat National Assembly--despite making alliances with Christian and Druze parties and spending vast sums of Iranian money to buy votes.

Hezbollah's position is no more secure in the broader Arab world, where it is seen as an Iranian tool rather than as the vanguard of a new Nahdha (Awakening), as the Western media claim. To be sure, it is still powerful because it has guns, money and support from Iran, Syria and Hate America International Inc. But the list of prominent Arab writers, both Shiite and Sunni, who have exposed Hezbollah for what it is--a Khomeinist Trojan horse--would be too long for a single article. They are beginning to lift the veil and reveal what really happened in Lebanon.

Having lost more than 500 of its fighters, and with almost all of its medium-range missiles destroyed, Hezbollah may find it hard to sustain its claim of victory. "Hezbollah won the propaganda war because many in the West wanted it to win as a means of settling score with the United States," says Egyptian columnist Ali al-Ibrahim. "But the Arabs have become wise enough to know TV victory from real victory."

Mr. Taheri is author of "L'Irak: Le Dessous Des Cartes" (Editions Complexe, 2002).

Par exemple, contrairement à ce que j'ai lu ici et contre toute attente puisque j'ai moi-même cité les chiffres, le Hezbollah est très très loin d'être représentatif de la communauté chiite, et très très loin d'avoir "gagné les élections" comme j'ai pu le lire sous la plume de certains !

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