Antherac Posté 14 décembre 2006 Signaler Posté 14 décembre 2006 Que pensez vous du sort des harkis à la fin de la guerre d'Algérie(1954-1962)?que l'on a abandonné lachement au FLN qui en a massacré 150000 Tout ceci à cause du célébre général De Gaulle
José Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Tout ceci à cause du célébre général De Gaulle Personne ne m'accusera d'être un admirateur de De Gaulle. Mais je voudrais rompre ici une lance en sa faveur : tout le merdier algérien est dû à la IVe République et les moins coupables ne furent certainement pas les socialistes. Partant, le sort tragique des harkis trouve sa source ailleurs que dans le réglement de la Guerre d'Algérie par De Gaulle. Et cessons d'être hypocrites : les Français auraient-ils accepté de recueillir tous les harkis pour les sauver ? Non. Alors inutile d'incriminer De Gaulle.
Lykurgos Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Personne ne m'accusera d'être un admirateur de De Gaulle. Mais je voudrais rompre ici une lance en sa faveur : tout le merdier algérien est dû à la IVe République et les moins coupables ne furent certainement pas les socialistes. Partant, le sort tragique des harkis trouve sa source ailleurs que dans le réglement de la Guerre d'Algérie par De Gaulle. Et cessons d'être hypocrites : les Français auraient-ils accepté de recueillir tous les harkis pour les sauver ? Non. Alors inutile d'incriminer De Gaulle. Ben voyons… Vous pouvez aussi admettre que si le merdier algérien est principalement le fruit des socialistes, la lâcheté de de Gaulle et les ordres donnés par les gaugaullistes à l'armée étaient clair: Désarmement des harkis et non intervention pendant les massacres. De Gaulle a été le plus grand cracheur de haine en Algérie, un jour Alg-Française, le lendemain il négocie avec les fell's, un jour anti-armée, le lendemain à 100% avec l'armée contre l'OAS. J'espère que cette pourriture a passé toutes ses nuits des années 60 jusqu'à sa mort à imaginer dans ses pires cauchemards les regards des gamines harkies violées par les fells, à sentir la putréfaction des zones de massacres, à subir le même sort que tous les membres de la communauté musulmane pro-française… Je ne suis même pas certain que ce crétin n'ai jamais songé à ces patriottes massacrés. Quand à savoir si les français auraient accepté, il s'agît de bien comprendre une chose, la France a recueilli beaucoup plus de gens après les années 64-65 que si elle n'avait rapatrié que les harkis et les pied-noirs. L'excuse de l'acceptation est tout de même gonflée, surtout qu'en France à l'époque (même si cette époque était en train de disparaitre), on aimait les patriottes et les anciens combattants.
Invité jabial Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Personne ne m'accusera d'être un admirateur de De Gaulle. Mais je voudrais rompre ici une lance en sa faveur : tout le merdier algérien est dû à la IVe République et les moins coupables ne furent certainement pas les socialistes. Partant, le sort tragique des harkis trouve sa source ailleurs que dans le réglement de la Guerre d'Algérie par De Gaulle. La conclusion me paraît très rapide. Si De Gaulle avait eu le courage de lâcher l'Algérie dès le départ, le problème n'aurait pas existé. Et cessons d'être hypocrites : les Français auraient-ils accepté de recueillir tous les harkis pour les sauver ? On ne peut pas le savoir, personne n'a demandé leur avis. En tout cas, en ce qui me concerne, c'était une dette minimale envers eux.
melodius Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 La conclusion me paraît très rapide. Si De Gaulle avait eu le courage de lâcher l'Algérie dès le départ, le problème n'aurait pas existé. Ca veut dire quoi "dès le départ" ?
Invité jabial Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Ca veut dire quoi "dès le départ" ? Ca veut dire dès qu'il a eu le pouvoir. La France libérée aurait dû renoncer à ses colonies.
melodius Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Ca veut dire dès qu'il a eu le pouvoir. La France libérée aurait dû renoncer à ses colonies. C'était politiquement impossible. Il explique d'ailleurs assez bien son attitude envers les colonies dans ses "Mémoires de guerre". L'abandon des harkis est certes une de ces grandes pages de l'histoire de France dont le vingtième siècle est si richement pourvu, mais les Français peuvent néanmoins être reconnaissants au Général De Gaulle de les avoir sortis du bourbier algérien.
bubka Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Même si aujourd'hui la "France" est dans une phase de repentance aiguë, il n'en demeure pas moins que les crimes des démocraties semblent être plus facilement pardonnés que ceux des dictatures. Pour beaucoup Pinochet est un monstre, je veux bien l'admettre, mais qu'en est-il alors des dirigeants français en place pendant la guerre d'Algérie ? Pensez-vous que l'on peut leur attribuer la responsabilité de la mort des Harkis, par exemple ? Si oui, qu'est-ce qui rendrait leurs crimes différents de ceux de Pinochet ? Je pose ces questions en toute sincérité. Je me les suis récemment posées avec la mort de Pinochet (et le rappel donc de son bilan). Peut-être que le problème vient du système démocratique qui ne permet pas de dégager clairement des responsabilités.
antietat Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Même si aujourd'hui la "France" est dans une phase de repentance aiguë, il n'en demeure pas moins que les crimes des démocraties semblent être plus facilement pardonnés que ceux des dictatures. Pour beaucoup Pinochet est un monstre, je veux bien l'admettre, mais qu'en est-il alors des dirigeants français en place pendant la guerre d'Algérie ? Pensez-vous que l'on peut leur attribuer la responsabilité de la mort des Harkis, par exemple ? Si oui, qu'est-ce qui rendrait leurs crimes différents de ceux de Pinochet ? Le gouvernement français ( c'est à dire De Gaulle) savait parfaitement qu'ils allaient se faire massacrer, avec leurs familles, dans des conditions abominables (parce que ce n'était pas simplement une balle dans la tête) par le FLN. Mais c'était le cadet des soucis de charlot qui n'a strictement rien fait non plus pour retrouver les européens enlevés après les accords d'évian par le même FLN. L'armée française toujours présente à l'époque a reçu l'ordre de ne rien faire. Quand on ne s'occupe même pas de ses ressortissants tu penses bien que le sort des harkis…
melodius Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Je te signale que les harkis étaient des ressortissants français… souvent engagés de force d'ailleurs.
Lykurgos Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Je te signale que les harkis étaient des ressortissants français… souvent engagés de force d'ailleurs. Il faudrait peut-être arrêter de croire la propagande bolchévique des porteurs de valise et celle des sectes gaulliennes et se mettre à penser sérieusement la question.
melodius Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Il faudrait peut-être arrêter de prendre tes désirs pour des réalités. Ceci étant, il n'est pas encore trop tard pour améliorer le sort des harkis ainsi d'ailleurs que des anciens combattants "coloniaux" qui se sont battus pour la France en '40-'45 et qui sont scandaleusement discriminés par l'état. Fais-tu quelque chose, où est-ce que ça en reste aux "beaux" sentiments ? PS : à moins que tu ne contestes que les harkis étaient des ressortissants français ?
Harald Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 PS : à moins que tu ne contestes que les harkis étaient des ressortissants français ? Plus précisément, comme bon nombre de citoyens de notre grand et glorieux empire colonial frââânçais, les algériens étaient français, à ceci près qu'ils étaient des sous-citoyens ne jouissant pas des mêmes droits que les métropolitains François Desouche. Pour ma part, ce que je ne cesserais jamais de reprocher à de Gaulle, c'est d'avoir entretenu une équivoque quand à sa réelle volonté. Cette méprise a été inutilement coûteuse en vies humaines tant françaises qu'algériennes. Sans parler des appelés du contingent qui en revinrent profondément marqués. Ceci étant, je partage une bonne partie des vues énoncées par Lucillio.
Libérus Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Personne ne m'accusera d'être un admirateur de De Gaulle. Mais je voudrais rompre ici une lance en sa faveur : tout le merdier algérien est dû à la IVe République et les moins coupables ne furent certainement pas les socialistes. Partant, le sort tragique des harkis trouve sa source ailleurs que dans le réglement de la Guerre d'Algérie par De Gaulle. Et cessons d'être hypocrites : les Français auraient-ils accepté de recueillir tous les harkis pour les sauver ? Non. Alors inutile d'incriminer De Gaulle. Là-dessus nous sommes d'accord.
Ash Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Il fallait qu'ils payent les pots cassés. De fait, je ne vois pas où est l'équivoque chez De Gaulle quant au sort que l'on réservait aux pieds noirs et harkis revenus en France. De Gaulle a toujours su rester un grand… un grand lâche.
Libérus Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Même si aujourd'hui la "France" est dans une phase de repentance aiguë, il n'en demeure pas moins que les crimes des démocraties semblent être plus facilement pardonnés que ceux des dictatures. Pour beaucoup Pinochet est un monstre, je veux bien l'admettre, mais qu'en est-il alors des dirigeants français en place pendant la guerre d'Algérie ? Pensez-vous que l'on peut leur attribuer la responsabilité de la mort des Harkis, par exemple ? Si oui, qu'est-ce qui rendrait leurs crimes différents de ceux de Pinochet ? Je pose ces questions en toute sincérité. Je me les suis récemment posées avec la mort de Pinochet (et le rappel donc de son bilan). Peut-être que le problème vient du système démocratique qui ne permet pas de dégager clairement des responsabilités. Vous comparez des choses totalement incomparables. De Gaulle n'a pas inventé la guerre d'Algérie. Il a fait face à ce problème que tous les dirigeants de la IV ème République n'avait pas réussi à résoudre. Vous n'imaginez pas à quel point le problème était difficile. Il est très facile de dire, après coup : Yavaitqua, fallaitcon. L'abandon des harkis est certes une de ces grandes pages de l'histoire de France dont le vingtième siècle est si richement pourvu, mais les Français peuvent néanmoins être reconnaissants au Général De Gaulle de les avoir sortis du bourbier algérien. Tout à fait d'accord.
Harald Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Vous n'imaginez pas à quel point le problème était difficile. Il est très facile de dire, après coup : Yavaitqua, fallaitcon. A votre avis, entre de Gaulle (et ses prédécesseurs de la IVème) et les gamins que l'on envoyait en Algérie pour faire le sale boulot, qui avait la meilleure part? Et je ne parle même pas de ces abrutis de français qui voulaient la garder leur Algérie française et qui pleuraient ensuite la perte d'un fils, imputant sa mort au FLN au lieu de regarder leur connerie en face.
Libérus Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Ben voyons… Vous pouvez aussi admettre que si le merdier algérien est principalement le fruit des socialistes, la lâcheté de de Gaulle et les ordres donnés par les gaugaullistes à l'armée étaient clair: Désarmement des harkis et non intervention pendant les massacres. De Gaulle a été le plus grand cracheur de haine en Algérie, un jour Alg-Française, le lendemain il négocie avec les fell's, un jour anti-armée, le lendemain à 100% avec l'armée contre l'OAS. J'espère que cette pourriture a passé toutes ses nuits des années 60 jusqu'à sa mort à imaginer dans ses pires cauchemards les regards des gamines harkies violées par les fells, à sentir la putréfaction des zones de massacres, à subir le même sort que tous les membres de la communauté musulmane pro-française… Je ne suis même pas certain que ce crétin n'ai jamais songé à ces patriottes massacrés. Quand à savoir si les français auraient accepté, il s'agît de bien comprendre une chose, la France a recueilli beaucoup plus de gens après les années 64-65 que si elle n'avait rapatrié que les harkis et les pied-noirs. L'excuse de l'acceptation est tout de même gonflée, surtout qu'en France à l'époque (même si cette époque était en train de disparaitre), on aimait les patriottes et les anciens combattants. Vous avez peut-être des raisons personnelles ou familiales de manifester une telle vindicte. Mais nous sommes quand mêm 44 ans apès les faits. Si on essayait de prendre un peu de hauteur? On pourrait examiner sereinement les erreurs et les crimes des uns et des autres en essayant de comprendre ce qui les a motivés, sans injurier personne (ce qui soi-dit en passant est complètement improductif). Je fais appel, avec Albert Camus à l'"esprit de midi".
antietat Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 PS : à moins que tu ne contestes que les harkis étaient des ressortissants français ? Ah ! ah ! ah ! Décidément tu n'as pas de chance à chaque fois que tu parles de De Gaulle avec moi. Voici une petite devinette. Question pour un champion. Attention monsieur vous êtes prêt ? Il y a un gars qui, dans les faits, a RE-TI-RE la citoyenneté française aux harkis. Qui cela peut il bien être ? Tic tac tic tac…. (plus exactement il aurait pu la maintenir puisque les "indigénes" dès l'indépendance devenaient automatiquement algériens, ce qu'il s'est bien gardé de faire) Ce même De Gaulle a répondu à Louis jacquinot : "Après l'autodétermination le maintien de l'ordre public sera l'affaire du gouvernement algérien ; ce ne sera plus le notre. Les français n'auront qu'à se débrouiller avec ce gouvernement" Nous voilà rassurés le massacre des harkis est donc légal. Aux yeux du droit positif français. Mais celui des quelques milliers d'européens enlevés par le FLN et qui n'ont plus jamais donné signe de vie ne l'est pas, lui !
antietat Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Il fallait qu'ils payent les pots cassés. De fait, je ne vois pas où est l'équivoque chez De Gaulle quant au sort que l'on réservait aux pieds noirs et harkis revenus en France. De Gaulle a toujours su rester un grand… un grand lâche. Ne Gaulle n'a jamais été lâche mais en l'occurrence, ici, c'est pire que ça pour lui. Il est en contradiction avec l'image qu'il a toujours voulu donner de lui même. Etre l'incarnation de la France. (image complétement fabriquée comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exposer). Pour se confectionner une stature politique il a toujours tenu le baratin suivant. Nous ne devons pas pactiser avec l'ennemi la France se doit de combattre aux côtés des alliés pour pouvoir pleinement faire partie du clan des vainqueurs etc…etc… Très peu de gens répondent présent. En tout cas derrière De Gaulle, et personnellement je les comprends. C'était valable au début mais aussi à la fin de la guerre. A partir de l'envahissement de la zone sud (11/42) à la libération il y a eu : 580 000 engagés issus de la france métropolitaine (1,7% de la population). 134 000 algériens (1,2% de la population indigène) 120 000 pieds noirs (12 % des français d'algérie) Une proportion 10 fois plus importante pour les pieds noirs que pour les autres. Autrement dit ceux qui, en pourcentage, ont le plus contribué à la politique prôné par De Gaulle ont été les pieds noirs. J'ajoute qu'il y a eu plus de pertes parmi eux que parmi les algériens. De Gaulle a su les remercier en les laissant tomber purement et simplement (il n'était pas obligé de tout abandonner au FLN comme il l'a fait et surtout à les laisser massacrer).
bubka Posté 15 décembre 2006 Signaler Posté 15 décembre 2006 Vous comparez des choses totalement incomparables. De Gaulle n'a pas inventé la guerre d'Algérie. Il a fait face à ce problème que tous les dirigeants de la IV ème République n'avait pas réussi à résoudre. J'admets que le rapprochement était osé . Je soulignais simplement le fait que dans les deux cas il y a eu crimes, et que pour l'un on a un coupable tout désigné, Pinochet, pour l'autre on a au mieux "la France coupable", c-à-d rien.Il est vrai, par contre, que la responsabilité des dirigeants français, celle de De Gaulle en particulier, dans le massacre des Harkis est délicate à déterminer, car après tout les premiers coupables sont les massacreurs du FLN. Mais il y eu d'autres épisodes, moins contestables en terme de responsabilité française, comme le massacre de Sétif. Vous n'imaginez pas à quel point le problème était difficile. Il est très facile de dire, après coup : Yavaitqua, fallaitcon. Je vais faire l'avocat du diable : Le problème au Chili était aussi très difficile.
Libérus Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 A partir de l'envahissement de la zone sud (11/42) à la libération il y a eu : Vous avez peut-être voulu dire : jusqu'à la libération. De Gaulle a su les remercier en les laissant tomber purement et simplement (il n'était pas obligé de tout abandonner au FLN comme il l'a fait et surtout à les laisser massacrer). Vous êtes libre de considérer les choses ainsi. Les Pieds Noirs penseront éternellement qu'ils ont été trahis. Pas seulement par De Gaulle, mais aussi par la Métropole, n'est-ce pas ? Mais considérez ceux-ci : il y a des personnes dans ce fil qui disent qu'il aurait du accorder l'indépendance en 58 (voire même en 45 !!). Si la Guerre d'Algérie a duré aussi longtemps, c'est précisément parce que la Métropole a tenté de sauvegarder les droits de Pieds Noirs. 'il n'y avait pas eu les Pieds Noirs, tout aurait été beaucoup plus simple : on aurait fait comme les Anglais en Inde.
Harald Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 Mais considérez ceux-ci : il y a des personnes dans ce fil qui disent qu'il aurait du accorder l'indépendance en 58 (voire même en 45 !!).Si la Guerre d'Algérie a duré aussi longtemps, c'est précisément parce que la Métropole a tenté de sauvegarder les droits de Pieds Noirs. Les droits des pieds-noirs, les français n'en n'avaient rien à cirer. Il suffit de voir l'accueil qui leur a été fait en 1962. Ce que voulaient les français, c'est que l'Algérie reste française, point barre. Perdre le dernier ornement de ce qui fut un empire colonial était tout bonnement insupportable pour monsieur et madame Dugland.
Apollon Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 A partir de l'envahissement de la zone sud (11/42) à la libération mdr
antietat Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 Vous avez peut-être voulu dire : jusqu'à la libération.Vous êtes libre de considérer les choses ainsi. Les Pieds Noirs penseront éternellement qu'ils ont été trahis. Pas seulement par De Gaulle, mais aussi par la Métropole, n'est-ce pas ? Mais considérez ceux-ci : il y a des personnes dans ce fil qui disent qu'il aurait du accorder l'indépendance en 58 (voire même en 45 !!). Si la Guerre d'Algérie a duré aussi longtemps, c'est précisément parce que la Métropole a tenté de sauvegarder les droits de Pieds Noirs. 'il n'y avait pas eu les Pieds Noirs, tout aurait été beaucoup plus simple : on aurait fait comme les Anglais en Inde. Le référendum de 62, 90% de réponses favorables au "oui" permet de se faire une idée de l’opinion de l’électeur métropolitain. Mais au préalable de Gaulle n'a pas consulté les électeurs sur la politique qu'il entendait mener. Or il s'agissait pour lui de se débarrasser au plus vite du problème. En contradiction compléte avec les principes qu'il a toujours affirmé être les siens mais en accord complet avec ce qu'il était réellement. En 45, il cherchait à remettre en état sa monture et une selle pour la monter. En 58, je crois qu'il savait que la colonisation n'était historiquement plus tenable. Mais il n'a pas pu prendre une décision tout de suite. D'ou les déclarations du genre : "Je vous ai compris ", "Moi vivant jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger" etc.. La guerre d’algérie a duré aussi longtemps parce que les politiques n'arrivaient pas à se mettre d’accord. Dans un premier temps il fallait revenir à la situation d’avant guerre. Ensuite venir à bout de l’insurrection pour ne pas négocier en position de faiblesse et puis finalement tout abandonner sauf le sahara pour les essais nucléaires et le pétrole. Très rapidement il y a eu une colonisation de peuplement pas simplement occupation militaire. Pas uniquement française d’ailleurs, si je me souviens bien, au début italiens et espagnols ont dû constituer 40% de la population des colons.
melodius Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 C'est quoi l'idée, démontrer que De Gaulle a niqué les harkis et les pieds-noirs ? Personne ne dit le contraire. Mais quoi, tu penses que les pieds-noirs auraient accepté volontairement la décolonisation ? Faut pas rêver non plus. Je doute qu'il aurait été possible de larguer l'Algérie autrement et plus rapidement qu'il ne l'a fait. Hors précisément l'abandon des harkis, je ne trouve pas qu'on puisse lui faire des reproches au sujet de l'Algérie, que du contraire. Je réitère ma question; que faites-vous pour les harkis et d'ailleurs pour les troupes coloniales qui ont vaillamment servi la Fraônce et qui sont toujours, à ce jour, discriminées de manière scandaleuse, pour leurs pensions notamment ? Ce serait une manière bien plus positive d'approcher ce problème plutôt que de ressortir le discours OAS près de cinquante ans après les faits.
antietat Posté 16 décembre 2006 Signaler Posté 16 décembre 2006 C'est quoi l'idée, démontrer que De Gaulle a niqué les harkis et les pieds-noirs ?Personne ne dit le contraire. Mais quoi, tu penses que les pieds-noirs auraient accepté volontairement la décolonisation ? Faut pas rêver non plus. Je doute qu'il aurait été possible de larguer l'Algérie autrement et plus rapidement qu'il ne l'a fait. Hors précisément l'abandon des harkis, je ne trouve pas qu'on puisse lui faire des reproches au sujet de l'Algérie, que du contraire. On en a déjà discuté si tu te souviens bien. Qu'est ce qui empêchait le grand homme de négocier le maintiens des pieds noirs en algérie (pas au niveau politique bien entendu) ? Avec des dispositions pour assurer la sécurité de ceux qui voudraient rester en attendant que la situation soit stabilisée ? Je t'avais déjà cité l'exemple de l'Afrique du sud ou les blancs n'ont pas été forcé de s'expatrier. Et ils ont bien "accepté" un gouvernement noir ce qui était autrement plus improbable. Or, De Gaulle n'avait en tête que le rôle éminent qu'il entendait jouer au plus vite dans le "concert des nations". Bombinette, québecois libres etc… Tout le monde aurait été gagnant dans cette affaire et en premier lieu l'économie algérienne. Mais tout cela n'apportait rien à l'épanouissement de la personnalité de De Gaulle il n'avait donc pas lieu de s'en préoccuper.
phantom_opera Posté 17 décembre 2006 Signaler Posté 17 décembre 2006 Vous n'imaginez pas à quel point le problème était difficile. Il est très facile de dire, après coup : Yavaitqua, fallaitcon. Bonjour Libérus! Moi aussi je partage cette opinion, sur la guerre d'Algérie ici, et pour l'Histoire en général. Je n'aime pas trop ces jugements après-coup, même si j'en fais moi-même quelquefois. Une guerre se justifie assez difficilement de manière morale, prendre partie, mener une crise, c'est trop de responsabilité. Tout en détestant le général De Gaulle, en me mettant à la place des hommes des années 60, je pense, et ce n'est que mon point de vue, qu'il a géré la situation comme il fallait. La guerre d'Algérie n'est pas la sienne, le problème algérien n'était pas le sien, il a géré la situation au feeling, et même si le drame des harkis n'a pas été résolu, n'en demeure pas moins qu'il a choisi la meilleure solution, le retrait de la France et la décolonisation. Que penser maintenant des harkis aujourd'hui (puisque c'est le thème principal de la discussion)? Moi personnellement je ne sais pas trop quoi en penser, à la fois de la tristesse et du mépris. De la tristesse car ils n'ont pas été traité de la même manière que les pieds-noirs et pendant trop longtemps, en France, ils n'ont pas été traité équitablement par rapport aux citoyens de la Métropole. Mais j'ai troujours eu un certain mépris pour les harkis car ils revendiquent beaucoup trop leur identité sachant qu'ils ont défendu une mauvaise cause. A leur place je ne revendiquerait pas le titre d'harki car c'est plus une honte qu'un honneur. Est-ce que les Allemands devraient avoir de la compassion pour les soldats français de la LVF qui se sont battus pour les nazis? C'est un fait, les harkis étaient des cons, qui se sont battus pour une cause idiote. Les véritables victimes de cette histoire algérienne, c'est le peuple algérien qui a subi l'impérialisme français. Presqu'un demi-siècle d'acculturation forcée, de démantèlement sauvage d'institutions, aussi "archaïques" soient-elles, qui structuraient la société algérienne et qui maintenaient son équilibre. Même si on vit une période relativement pacifiste, n'en demeure pas moins que la source de cette guerre n'a pas disparu, le nationalisme existe toujours. La France éternelle est toujours pour beaucoup le Saint-Graal. Les descendants d'harkis aujourd'hui en sont toujours les victimes, à force de culpabiliser les gens ils ont fini par devenir 3 fois plus français que les Français, et de ça ils en souffrent. C'est ça la France d'aujourd'hui, tu es français dans le coeur ou tu es un traître, à force de culpabiliser on finit par créer des tensions. Qu'ils jouent à la Playstation et cherche à construire leur vie au lieu de passer leur temps à se poser des questions identitaires!
melodius Posté 17 décembre 2006 Signaler Posté 17 décembre 2006 La comparaison avec l'Afrique du Sud ne tient pas. Les pieds-noirs ont refusé systématiquement de lever les discriminations dont les musulmans faisaient l'objet; je les vois mal accepter l'Algérie algérienne. En Afrique du Sud, ce sont les Afrikaners qui ont décidé de négocier. Les pieds-noirs pouvaient être évacués en Métropole; les Afrikaners eux n'avaient nulle part où aller. Ensuite, je vois mal quelles garanties de sécurité un tant soit peu solides ils auraient pu recevoir; l'armée française n'était déjà pas capable de maintenir la sécurité avant l'indépendance algérienne, alors… De Gaulle menait certes une politique de prestige, mais pas tant pour lui que pour la France. Affirmer qu'il aurait réglé l'affaire algérienne à son seul profit est d'autant plus idiot que ça ne lui en a apporté aucun. PS ; sauf erreur, le gouvernement allemand paie des pensions aux anciens combattants non-Allemands de la Wehrmacht et de la Waffen-SS.
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.