Librekom Posté 4 août 2007 Signaler Posté 4 août 2007 Le train est en retard: un adolescent passe la nuit au commissariat PARIS (AFP) - vendredi 3 août 2007 - Un adolescent a passé une nuit au commissariat de Toulouse début juillet après avoir raté sa correspondance à cause du retard de son train, a-t-on appris auprès de la SNCF vendredi. Conformément à ce que fait la SNCF dans de tels cas, les passagers qui avaient raté leur correspondance ont été logés à l'hôtel, à l'exception du jeune homme. Mineur, il ne pouvait en effet, selon la SNCF, passer la nuit seul à l'hôtel. Cela serait revenu à "abandonner un mineur sur la voie publique", a indiqué une porte-parole de la compagnie ferroviaire, confirmant une information du site internet de la chaîne LCI. La SNCF "avait obligation légale de le remettre aux autorités" et "a fait ce qu'elle avait à faire", a ajouté la porte-parole. Selon LCI.fr, la police ferroviaire a pris en charge l'adolescent à 20h30 avant de le remettre à une patrouille à 22H30, qui l'a alors emmené au commissariat central de Toulouse. Selon le témoignage du jeune homme, il aurait alors passé la nuit sur un banc, sans manger, sans couverture avant d'être mis dans un train pour Bayonne le lendemain matin. La présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, a téléphoné à la famille du jeune homme pour témoigner de sa "sollicitude", mais n'a pas présenté d'excuses, a ajouté la porte-parole de la société ferroviaire. L'entreprise publique affirme également qu'elle n'a pas ouvert d'enquête interne.
Invité jabial Posté 4 août 2007 Signaler Posté 4 août 2007 Et donc j'autocensure ma réponse qui tombe sous le coup de la loi. Merci aux autres de suivre l'exemple et de garder leurs nerfs, ce qui m'est présentement difficile.
Fredo Posté 4 août 2007 Signaler Posté 4 août 2007 Quel monde dans lequel on vit, quel monde, mais putain, quel monde….
Coldstar Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 l partait en vacances découvrir les joies du surf, il aura aussi découvert un univers beaucoup moins fun, celui d'un commissariat, une nuit entière, seul avec la faune locale. Le voyage initiatique de Jérémie, 15 ans, débute le 9 juillet dernier. 15h25 à Avignon, l'adolescent prend le train-Corail. Destination finale : Bayonne. Il est censé y arriver à 23h45. Avant les Pyrénées-Atlantiques, le soleil et les vagues, deux changements : le premier à Montpellier, le second à Toulouse. A Montpellier, ça coince, un retard de 2h15 est annoncé. Pour cause de grève à Marseille et d'un problème technique sur la voie.Jérémie craint, à juste titre, de rater sa correspondance, il appelle ses parents, leur passe un contrôleur. Selon le récit de Laurent, le beau-père de l'adolescent, l'employé de la SNCF leur assure qu'il peut continuer sans problème jusqu'à Toulouse où il sera pris en charge avec une nuit d'hôtel. De là, il pourra reprendre le train le lendemain pour Bayonne. "Si le contrôleur ne nous avait pas dit cela, Jérémie aurait pu revenir à Avignon d'où il serait reparti le lendemain", explique le beau-père. Sans repas, ni couverture 20h10, Jérémie arrive en gare de Toulouse. Sa correspondance pour Bayonne est partie depuis belle lurette. Comme tous les autres voyageurs, il se présente à l'accueil. La SNCF dirige les clients majeurs vers un hôtel. A Jérémie, on tient un autre discours : il n'a pas 18 ans, il ne peut pas bénéficier seul d'une nuit d'hôtel. Alors pour lui, ça sera l'hôtel… de police. La police ferroviaire le prend en charge à 20h30. Elle lui donne un plateau-repas. 22h30, une patrouille prend le relais et emmène l'adolescent au commissariat central de Toulouse. Jérémie y passe la nuit. Selon lui, sur un banc, sans manger, sans couverture. "Il faut savoir qu'un type en garde à vue a droit à un repas chaud, un lit et une visite médicale", rappelle le beau-père de Jérémie, ex-policier. Et c'est en tant que tel qu'il contacte un ancien confrère du commissariat de Toulouse. "Ce collègue a fait le maximum pour héberger Jérémie mais à minuit passé, il n'a pas pu trouver une seule chambre d'hôtel libre", se désole Laurent. A 5h30 et après une nuit surréaliste, les forces de l'ordre mettent Jérémie dans le train pour Bayonne. Durée du retard : 10 heures et 45 minutes. "La patate chaude" Aujourd'hui, la mère et le beau-père de Jérémie sont en colère. Et d'écrire dès le lendemain des faits au service clientèle et à la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Aucune réponse. "A aucun moment la SNCF n'a cherché à me joindre et tous les intervenants contactés avec le portable de mon fils m'ont assuré qu'ils allaient s'en occuper", se souvient Valérie, la mère du garçon. Du côté de la SNCF, on parle d'un "enchaînement de circonstances malheureuses". "Dans cette histoire, Jérémie a un peu été la patate chaude", commente-t-on. Une précision : les voyages accompagnés pour les enfants voyageant seuls s'arrêtent à l'âge de 14 ans, rien n'est prévu pour ceux de 15 à 18 ans. L'entreprise, qui a décidé d'ouvrir une enquête interne, regrette un défaut d'appréciation du contrôleur ainsi qu'un manque d'initiative. La SNCF précise toutefois qu'elle n'aurait pas pu envoyer Jérémie dans un hôtel. "Selon la loi, laisser un mineur dans un hôtel est considéré comme un abandon de mineur sur la voie publique, explique-t-on au service communication de l'entreprise. Et dans ces cas là, la loi stipule que le mineur doit être remis aux autorités". Contacté par LCI.fr, l'officier de communication du commissariat de Toulouse ne travaillant pas au moment des faits, a indiqué qu'il allait se renseigner sur ce qui était arrivé à Jérémie cette nuit-là. De son côté, manifestement alertée par cette affaire via LCI.fr, la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac a personnellement appelé jeudi soir la famille de Jérémie. "Elle était très désolée pour ce qui lui était arrivé", raconte la mère du garçon. Et lui dans tout cela ? "Cette histoire l'a pas mal chamboulé. Après ses vacances, j'ai dû aller le chercher à Bayonne en voiture", dit Valérie. En guise de dédommagement, la SNCF lui a proposé vendredi le remboursement du voyage de Jérémie (environ 50 euros) et deux places pour la Coupe du monde de rugby, dont la SNCF est partenaire, avec deux billets de TGV. Pour la mère, qui parle de "préjudice moral" pour son enfant, ce n'est pas assez. D'ailleurs, Jérémie n'est pas fana du ballon ovale et depuis sa malheureuse expérience, il ne veut plus entendre parler de trains. A la rigueur, le discours de l'enchaînement de circonstances malheureuses ne me choque pas vraiment. 1/ Un employé de bonne foi veut rassurer les parents: il sait qu'en cas de problème de correspondance la SNCF garantit des places d'hôtel. Il ne réalise pas que l'âge du gamin, non accompagné, va poser problème PARCE QUE LA LOI EST STUPIDE et qu'il ne la connaît pas. 2/ A Toulouse, les employés n'ont d'autre choix que d'appliquer la loi (qu'eux connaissent). Je les comprend: qu'il arrive quoi que ce soit au gamin s'is le lâchent dans la nature et c'est pour leur gueule. 3/ Les flics se retrouvent avec un gamin sur les bras, qu'ils ne peuvent traiter comme un délinquant ou un fugueur. Ils ne savent pas gérer ça. Pour moi, le coupable ici, c'est le législateur bien plus que la SNCF. Il faudrait quand même prévoir qu'un mineur de 15 ans puisse loger seul dans un hôtel dès lors qu'il y a le feu vert des parents. Cette histoire est quand même bien moins révoltante que celle que nous a contée Citronne en ces lieux… Pour moi des mineurs lâchés dans une gare désaffectée par un contrôleur qui a tenté au préalable de les racketter, c'est un poil plus costaud dans mon échelle d'indignation.
Invité jabial Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 Pardon mais depuis quand est-il interdit à des parents de laisser un enfant dans une chambre d'hôtel, assimilée si je n'ai pas oublié mes faibles notions de droit français à un domicile? Il aurait suffit de contacter les parents afin qu'ils transmettent à l'hôtel un ordre de location en leur nom pour que tout ait été fait en bonne et due forme.
Invité jabial Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 J'ai enfin ajouté le smiley adapté à ce genre de situations. Suggéré par la FéeC, voici :wallbash:
Fredo Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 J'ai enfin ajouté le smiley adapté à ce genre de situations. Suggéré par la FéeC, voici :wallbash: Je cherchais exactement ça ! Ça me semblait très à propos.
Coldstar Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 Pardon mais depuis quand est-il interdit à des parents de laisser un enfant dans une chambre d'hôtel, assimilée si je n'ai pas oublié mes faibles notions de droit français à un domicile?Il aurait suffit de contacter les parents afin qu'ils transmettent à l'hôtel un ordre de location en leur nom pour que tout ait été fait en bonne et due forme. J'avoue que je ne sais pas si légalement un ordre des parents aurait suffi. Mais en tous les cas, j'ai eu la forte impression en lisant le récit de l'affaire que l'incompétence est plus du côté de la maison poulaga que de la SNCF. Ils ont pas l'air de s'être fait violence pour trouver un hébergement correct au gamin. J'attend ce qu'en dira Harald.
Coldstar Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 Je remarque avec stupéfaction les réactions des quidams à cette affaire sur le site de LCI : entre les pourfendeurs habituels des services publics déficients (dont je suis généralement) et les bolchos défenseurs du sévice public (en moindre proportion que sur les sites du monde et de Libé), qui sont les plus nombreux? Aucun de ces groupes, mais un troisième. La majorité des réactions indignées se fait sur le mode "Pourquoi un gamin de 15 ans faisait-il un si long voyage tout seul? Les parents sont irresponsables!" C'est là que j'ai envie de me prendre aussi un bout de mur
Fredo Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 "Pourquoi un gamin de 15 ans faisait-il un si long voyage tout seul? Les parents sont irresponsables!" Pourquoi ? Ben pour les fêtes de Bayonne ! La Pitchouliii, la Pitchouliii…
Jesrad Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 Si envoyer un ado à l'hôtel est vraiment un abandon "sur la voie publique", alors envoyer un ado dans un train l'est au moins autant. De toute façon, dès l'instant où on croit une ânerie pareille, on ne peut que causer du tort à quelqu'un.
Invité jabial Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 C'est dangereux un hôtel, il y a un lit, il pourrait rencontrer une fille qui "abuserait" de lui
Citronne Posté 5 août 2007 Signaler Posté 5 août 2007 Mon problème était, dans un certain sens moins grave, car ils nous ont jetés hors du train avec un majeur tout de même. Cela dit, je suis sure que ce genre d'incidents arrivent beaucoup plus souvent qu'on veut bien le croire. Et je pense que beaucoup de jeunes doivent avoir des anecdotes sur le sujet..
LaFéeC Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Suggéré par la FéeC, voici :wallbash: euh.. j'ai rien fait moi… Mais c'est une bonne idée.
0100011 Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 C'est dangereux un hôtel, il y a un lit, il pourrait rencontrer une fille qui "abuserait" de lui Il ne faut pas oublier que le lit est un des endroits les plus dangereux sur terre. Près de 70% des gens meurent dans un lit… Brazil est le film adapté à notre époque.
Harald Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 J'avoue que je ne sais pas si légalement un ordre des parents aurait suffi.Mais en tous les cas, j'ai eu la forte impression en lisant le récit de l'affaire que l'incompétence est plus du côté de la maison poulaga que de la SNCF. Ils ont pas l'air de s'être fait violence pour trouver un hébergement correct au gamin. J'attend ce qu'en dira Harald. Plusieurs choses. En premier lieu un commissariat n'est pas une annexe du bureau de l'assistance sociale pas plus qu'un hôtel. Il ne s'agit pas de dire que la police ne sait pas gérer ces situations, non, elle n'est pas faite pour cela. Ensuite, je ne sais pas trop dans quel commissariat le gamin a été déposé, mais connaissant un peu Toulouse, je vous prie de croire que les maigres effectifs de nuit ont généralement d'autres préoccupations plus urgentes que le maternage d'un ado. Enfin, pour s'occuper décemment de ce môme encore faut-il avoir le budget pour. Pour vous donner une idée du problème, il y a de cela 10 ans un commissariat de l'Essonne a été obligé de laisser quelques semaines leurs véhicules en plan, la dotation de carburant ayant été crâmée plus tôt que prévu. Les patrouilles se sont faites à pied et en bus, alors du fric pour héberger un gosse… Sans compter que l'organisation de nuit étant ce qu'elle est, ce n'est pas le bricard chef de poste qui aura la possibilité d'engager ne serait-ce qu'un euro pour un roudoudou. Aucun de ces groupes, mais un troisième. La majorité des réactions indignées se fait sur le mode "Pourquoi un gamin de 15 ans faisait-il un si long voyage tout seul? Les parents sont irresponsables!" Ce n'est pas faux. Le monde d'aujourd'hui n'est pas celui de mes 15 ans, les risques sont nombreux et non négligeables.
Invité jabial Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Dans les faits, les statistiques des violences ont-elles augmenté depuis "le monde des tes 15 ans"? J'attend les chiffres avec curiosité.
Harald Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Dans les faits, les statistiques des violences ont-elles augmenté depuis "le monde des tes 15 ans"? J'attend les chiffres avec curiosité. Evolution du taux de criminalité , chiffres de l'INSEE (Source : ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, direction centrale de la Police judiciaire): 1949: 14,06% 1977: 39,48% (année de mes 15 ans) 2006: 60,91% Taux de criminalité Définition Le taux de criminalité est le rapport entre le nombre de crimes et délits constatés par les services de police et de gendarmerie et la population considérée pour 1.000 habitants. Q.E.D.
Invité jabial Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 OK, donc finalement la hausse de l'insécurité c'est pas du pipo. J'aurai appris quelque chose. EDIT : hum, et si on ne prend en compte que les actes de violence? Parce que si on compte les excès de vitesse…
Harald Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 OK, donc finalement la hausse de l'insécurité c'est pas du pipo. J'aurai appris quelque chose.EDIT : hum, et si on ne prend en compte que les actes de violence? Parce que si on compte les excès de vitesse… Il s'agit uniquement de criminalité. Tout ce qui a trait au code de la route relève majoritairement du domaine contraventionnel. Par ailleurs les délits routiers ne rentrent pas dans ce type de statistiques. Globalement, les faits de grand banditisme n'ont pas connu de hausse notoire a contrario de la petite et moyenne délinquance qui ont commencé à prendre leur essor à partir du début des années 70. Sur ce point, il est intéressant de constater que cet essor coïncide avec l'arrivée d'un nouvel urbanisme plus concentrationnaire lié à une conception de la ville qui se veut moderne, rompant avec les anciens schémas qui avaient fait leurs preuves en terme de sociabilisation de l'individu. Le premier choc pétrolier n'est pas non plus en reste en ce sens que c'est ce phénomène qui a amorcé la constante progression du chômage en France.
Coldstar Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Ce n'est pas faux. Le monde d'aujourd'hui n'est pas celui de mes 15 ans, les risques sont nombreux et non négligeables. Voyager toute une journée en train, sur des lignes fréquentées, et prendre 2 correspondances de jour dans de grandes gares tout aussi fréquentées, en étant récupéré à la gare à l'arrivée, il ne peut quand même pas lui arriver grand chose (Citronne est un cas à part ). J'ai beaucoup de reproches à formuler envers la SNCF mais il n'y a rien à redire sur la sécurité des trains.
Invité jabial Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Tout un train ou presque a été racketté il n'y a pas si longtemps.
Harald Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Tout un train ou presque a été racketté il n'y a pas si longtemps. Effectivement. http://racismeantiblanc.bizland.com/silenceselectif/bid75.htm Si le site est tendancieux, les faits relatés sont rigoureusement exacts.
Invité jabial Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 C'est quand même délirant que des faits de cette nature ne puissent se trouver sur un site normal.
Ash Posté 6 août 2007 Signaler Posté 6 août 2007 Sur ce point, il est intéressant de constater que cet essor coïncide avec l'arrivée d'un nouvel urbanisme plus concentrationnaire lié à une conception de la ville qui se veut moderne, rompant avec les anciens schémas qui avaient fait leurs preuves en terme de sociabilisation de l'individu. Calqué sur le modèle soviétique si je ne m'abuse. On s'en vantait à l'époque.
Yozz Posté 7 août 2007 Signaler Posté 7 août 2007 Globalement, les faits de grand banditisme n'ont pas connu de hausse notoire a contrario de la petite et moyenne délinquance qui ont commencé à prendre leur essor à partir du début des années 70. Tiens, je rebondis là-dessus avec une question que je me pose de temps à autre. Si de deux maux il fallait choisir le moindre (ce qui est sans doute idiot dans ce contexte), est-ce que le grand banditisme n'est pas moins "nocif" pour les honnêtes citoyens qui ne se mêlent que de leurs affaires? J'ai toujours eu l'impression que le grand banditisme n'affectait principalement que ceux qui y avaient partie liée, alors que la petite et moyenne délinquance peuvent surgir pour pourrir la vie de n'importe qui. Qu'en penses-tu? Autre point d'interrogation: est-ce que la hausse de la criminalité ne vient pas en grande partie du fait qu'on constate mieux/plus les faits de délinquance de nos jours? Dans ce cas, paradoxalement, la hausse des chiffres de la criminalité reflèterait en fait la plus grande efficacité des forces de police plutôt que l'augmentation réelle de la criminalité "qui se produit". Deux idées peut-être idiotes sur lesquelles j'aimerais avoir l'avis du connaisseur que tu es.
Harald Posté 7 août 2007 Signaler Posté 7 août 2007 Calqué sur le modèle soviétique si je ne m'abuse. On s'en vantait à l'époque. Pour ce que j'ai pu voir de ce modèle en Pologne par exemple, c'est loin d'être vrai. L'urbanisme de cette époque, de l'autre côté du rideau de fer était et est toujours un enfer. Ceci dit, il est exact que les architectes et les urbanistes français étaient mus par une idéologie gauchisante plus ou moins diffuse. Tiens, je rebondis là-dessus avec une question que je me pose de temps à autre. Si de deux maux il fallait choisir le moindre (ce qui est sans doute idiot dans ce contexte), est-ce que le grand banditisme n'est pas moins "nocif" pour les honnêtes citoyens qui ne se mêlent que de leurs affaires? J'ai toujours eu l'impression que le grand banditisme n'affectait principalement que ceux qui y avaient partie liée, alors que la petite et moyenne délinquance peuvent surgir pour pourrir la vie de n'importe qui. Qu'en penses-tu? Dans l'ensemble c'est plutôt vrai si l'on fait l'impasse sur les victimes que ces derniers peuvent faire: transporteurs de fonds, clients d'une banque, passants se prenant une balle perdue,… Autre point d'interrogation: est-ce que la hausse de la criminalité ne vient pas en grande partie du fait qu'on constate mieux/plus les faits de délinquance de nos jours? Dans ce cas, paradoxalement, la hausse des chiffres de la criminalité refléterait en fait la plus grande efficacité des forces de police plutôt que l'augmentation réelle de la criminalité "qui se produit". Les outils statistiques se sont certes affinés mais cette amélioration ne concerne pas les chiffres en eux-mêmes mais plutôt tout ce qui tourne autour des origines sociales, du profil des interpellés et bien entendus sur la machine policière en elle-même. le modèle américain, Compstat, a fait forte impression en France, seulement il a été mal compris. En fait, au lieu de pousser la hiérarchie et le personnel à faire de la qualité, il conduit les premiers à exiger du chiffre des seconds.
Ash Posté 7 août 2007 Signaler Posté 7 août 2007 Pour ce que j'ai pu voir de ce modèle en Pologne par exemple, c'est loin d'être vrai. L'urbanisme de cette époque, de l'autre côté du rideau de fer était et est toujours un enfer. Ceci dit, il est exact que les architectes et les urbanistes français étaient mus par une idéologie gauchisante plus ou moins diffuse. Mais l'idée des habitats en HLM c'est bien prit de là-bas, non ?
Harald Posté 7 août 2007 Signaler Posté 7 août 2007 Mais l'idée des habitats en HLM c'est bien prit de là-bas, non ? Que nenni, le mouvement HLM est né le 30 novembre 1894 suite à la loi Jules Siegfried instituant les habitations à bon marché. Il s'agissait de produire des logements confortables et hygiéniques destinés aux ouvriers attirés dans les villes par la révolution industrielle. Puis, au fil du temps, la clientèle s'est élargie à la population qui ne parvenait plus à trouver de logement dans les conditions habituelles du marché.
Invité jabial Posté 7 août 2007 Signaler Posté 7 août 2007 … puis aux copains des coquins, avec des HLM grands et parfois luxueux dans des quartiers huppés.
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