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Critique des universités françaises


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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-…l?xtor=RSS-3224

"Copinage" et "mépris" des étudiants : un enseignant ouvre le débat sur le recrutement à l'université

LE MONDE | 15.10.07 | 13h23

Depuis une semaine, de mails en forums de discussion sur Internet, une longue missive agite le monde universitaire. Son auteur, Xavier Dunezat, devenu professeur de sciences économiques et sociales au lycée, explique les raisons qui l'ont poussé à quitter l'université, où il était maître de conférences en sociologie. Méthodiquement, en cinq chapitres, l'enseignant dresse un tableau accablant des pratiques de recrutement en vigueur. Il dénonce le "règne du piston", le "désert relationnel" de l'université et le "mépris des étudiants qui transparaît dans l'organisation globale des enseignements… et dans les pratiques professionnelles des enseignants".

A partir de son expérience d'un an, M. Denuzat reconnaît livrer un témoignage "très subjectif, parfois grossier". Pour autant, les nombreuses réactions qui fleurissent, notamment sur le blog de Baptiste Coulmont, lui-même maître de conférences en sociologie à l'université Paris-8 (Vincennes-Saint-Denis), l'un de ceux qui a mis en ligne la lettre, montrent que l'enseignant a fait mouche.

"La première raison de ma démission est que je n'assume pas la manière dont j'ai été recruté", écrit M. Denuzat. Les procédures de recrutement menées par des "commissions de spécialistes" privilégient "copinage et candidats locaux, issus de l'université qui recrute", explique-t-il. Autre désillusion, les relations entre enseignants. "Couloirs et salles de professeurs vides, (…) bureaux fermés", l'université est selon lui un monstre froid où les "quelques relations socioprofessionnelles qui existent sont profondément structurées par une conflictualité désarmante". Violente est aussi la charge contre les enseignants-chercheurs : ils sont accusés de s'adonner à la "chasse aux cours qui sont en adéquation avec (leurs) thèmes personnels de recherche", de se livrer à une vive "concurrence pour attraper au vol les niveaux intéressants" et d'afficher un "faible sérieux en matière de notation ou de suivi d'examen".

Rarissimes sont les universitaires qui quittent un milieu dans lequel ils n'ont pu entrer qu'après de longues années d'études. Plus rares encore sont ceux qui critiquent publiquement ses règles. Récemment, seule la fiction a dépeint ces travers, avec la publication en 2006 de deux romans, Petits crimes contre les humanités (Métailié) de l'universitaire et scénariste de bande dessinée Pierre Christin, et Félicitations du jury de Clarisse Buono (Privé).

A la lecture du témoignage, les langues se sont déliées, souvent anonymement. "C'est amusant de voir écrit quelque chose que tout le monde sait, dont tout le monde se plaint sans véritablement s'y opposer", commente un internaute. "C'est dommage que les gens démissionnent. Il faut des gens pour réformer le système de l'intérieur", nuance un autre blogueur. Pour Gilles Pinte, maître de conférences à l'université de Bretagne-Sud, les moeurs décrites par M. Denuzat renvoient à une certaine réalité. "Les instances de recrutement et de promotion sont loin d'être transparentes. Tout le système universitaire pousse à l'individualisme alors qu'il faudrait valoriser les réalisations collectives. La désillusion est d'autant plus grande que l'université continue à se targuer des principes d'ouverture, d'humanité et d'égalité des chances."

Interrogé par Le Monde, M. Denuzat ne souhaite pas commenter davantage sa démarche. Il dit réfléchir, avec d'autres universitaires qui ont réagi à sa lettre, à un mode de dénonciation collectif du système.

Catherine Rollot

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Et oui. Même mai 68 s'est heurtée à cette maladie française des mandarins enkystés dans le système universitaire et qui vivent généreusement de l'argent du contribuable.

Ce qui est assez savoureux est que tous ces universitaires, recrutés dans des conditions de copinage (localisme, "postes fléchés", réseaux politiques) ne se privent pas de vanter la supériorité du service public sur le marché et la concurrence :icon_up:

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Tout ce qui est dénoncé dans cet article est vrai, mais doit être nuancé suivant la discipline.

Rappel : les enseignants du supérieur français doivent être retenus sur une liste d'aptitude établie au niveau national par le CNU (Conseil national des universités) puis recrutés au niveau local par leurs futurs collègues réunis en commission ad hoc (dans chaque université ou dans certaines écoles).

Le recrutement est très politique en sociologie ou en économie (appartenance à des réseaux socialistes, libéraux - ça existe mais c'est moins porteur -, réseaux d'amitiés, recommandation et marchandages entre mandarins : je te prends ton ex-thésard contre tel service, etc…), que ce soit au niveau du CNU et du recrutement local.

En informatique ou en mathématique le biais est moins marqué : les bons on les connait et on se les dispute au secteur privé.

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Pour le coup je reconnais bien quelques mauvaises habitudes de l'université française (bureau fermés, désert relationnel et manque de transparence alarmant). Mais je pense qu'il y a certaines spécificités quant à ce témoignage.

De ce que j'ai vu le copinage marche beaucoup plus dans les humanités qu'en sciences. Ce n'est pas du racisme anti science molle mais je fais parti d'une commission de spécialistes et je me rappelle de certaines décisions qui mettaient des plombes à être prises (14 tours de vote avec discussion pour une place dans un classement). Même si certains concours m'ont paru louches (les postes trop précis etc) je dois dire que j'ai plutôt été surpris en bien de ce point de vue par le fonctionnement de la CS où je suis. D'autre part je sais qu'en humanités les relations sont beaucoups plus "sentimentales" entre les gens. Mon ex femme était prof d'histoire et j'ai toujours halluciné quand je l'entendais me décrire l'ambiance à la fac. Des vrais gamins qui se vexent pour un rien. Je dirais qu'en sciences le défaut c'est plus l'élitisme (on peut recruter un mec incapable de s'adresser à plus de 3 personnes pour faire des cours en premières années de fac uniquement parce qu'il est balèse dans son domaine).

Concernant le mépri des étudiants je dois dire que c'est malheureusement vrai, pour beaucoup les cours de première année ne sont pas "prestigieux". C'est un corollaire de ce que je disais ci dessus. Moi ça m'hallucine je me souviens du temps où j'étais de l'autre côté (c'est pas encore si vieux que ça :icon_up:)…

Pour l'immobilisme du monstre c'est malheureusement bien vrai. D'ailleurs j'ai proposé un nouveau cours cette année de calculabilité : en fait il n'a pas été affiché avec le bon titre, pas avec le résumé du cours que j'avais fait etc. Donc pas suffisament de monde s'y est inscrit et il n'ouvre pas. Après quand on cherche à savoir qui fait quoi (afficher les noms et résumés des cours etc.) c'est comme de chercher de l'eau dans du sable ça part dans tous les sens. Ca fini par en être un peu désespérant.

Mais je vous rassure il y a des bons côtés (la liberté totale qu'on a d'organiser nos cours par exemple sous un emballage fixé) quand même. En info, par exemple, un étudiant sérieux peut en apprendre 1000 fois plus sur ses deux premières années que ce n'était le cas ne serait ce que dix ans avant : je me souviens que je ne savais absolument rien de l'info avant de commencer l'ENS (juste de la programmation débile stytle télé 7 jeux en pascal).

En informatique ou en mathématique le biais est moins marqué : les bons on les connait et on se les dispute au secteur privé.

Well, grillé par Bob…

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Ce que la lettre ne dit pas, c'est que ce constat est valable pour l'intégralité de l'administration française. (et à outrance dans la Fonction Publique Territoriale)

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Ce que la lettre ne dit pas, c'est que ce constat est valable pour l'intégralité de l'administration française. (et à outrance dans la Fonction Publique Territoriale)

Pour le recrutement ? (je ne parle pas de la fonction publique territoriale)

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Ce que la lettre ne dit pas, c'est que ce constat est valable pour l'intégralité de l'administration française. (et à outrance dans la Fonction Publique Territoriale)

Il faut les disitinguer les voies sur concours, relativement protégées de ces pratiques, des autres (nomination par tour extérieur, chargé de mission, placement des AT)

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Pour le recrutement ? (je ne parle pas de la fonction publique territoriale)

Plus spécifiquement en terme d'avancement.

J'ai beaucoup d'amis dans la fonction publique et les discussions aux dîners tournent souvent autour de la question. Qui, UMP, se plaint de son superieur CGT qui a fait barrage à sa carrière et doit changer de départment, qui explique qu'untel est le beau-fils de truc et a pu avoir un poste sans concours etc…

Ce qui m'avait valu la phrase : "finalement l'administration c'est exactement comme on se l'imagine" provocant quelques sourires gênés.

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Marrant, je me suis laissé dire sur un autre fil que l'université c'était de la balle atomique. On m'aurait menti?

Non on parlait de l'organisation morbide de ce monstre soviétiforme qu'est la fac française. D'ailleurs en math les russes ont toujours été balèses (en info…théorique aussi) malgré des conditions matérielles dignes du tiers monde.

En termes de résultats, et je prêche pour ma paroisse, sur les deux premières années en informatique les étudiants de fac sont largement au dessus des prépas… Après pour les écoles d'ingé/licence maîtrise c'est difficilement comparable (mais à la Fac ils ont du mal à programmer proprement), et quand on récupère un mec qui vient d'X ou d'une ENS les cours n'avancent pas à la même vitesse il est vrai…

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Bravo à Chitah pour avoir relancé le fil GE/université sur un fil parallèle :icon_up:

Je crois que de manière générale les étudiants qui se destinent à l'informatique pure se plaignent de devoir subir deux années de math sup/spé sans info ou deux années de DEUG(aujourd'hui Licence) de sciences avec des matières qui ne les interessent pas (physique, chimie).

PS les cours de calculabilité (machine de Turing et toussa?), c'est optionnel à la fac, ça fait pas partie du savoir de base pour un informaticien ?

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En termes de résultats, et je prêche pour ma paroisse, sur les deux premières années en informatique les étudiants de fac sont largement au dessus des prépas…

On peut aussi dire qu'en lettres la fac est largement au dessus de maths sup/maths spé

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On peut aussi dire qu'en lettres la fac est largement au dessus de maths sup/maths spé

:icon_up: Il faudrait comparer avec la Khâgne plutôt. Pour les sciences les deux premières années sont générales et sup/spé correspond à L1/L2 (d'ailleurs il y a des validations plus ou moins automatiques de diplômes de spé vers L2).

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:icon_up: Il faudrait comparer avec la Khâgne plutôt. Pour les sciences les deux premières années sont générales et sup/spé correspond à L1/L2 (d'ailleurs il y a des validations plus ou moins automatiques de diplômes de spé vers L2).

je voulais dire que comme il y a tres peu de cours d'info en prépa les taupins sont forcément plus mauvais dans cette matiere que les faqueux

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je voulais dire que comme il y a tres peu de cours d'info en prépa les taupins sont forcément plus mauvais dans cette matiere que les faqueux

Si mes souvenirs sont exacts, à une époque on faisait une heure de turbo pascal par semaine, puis ensuite l'EdNat a fait passer les cours sur Matlab, un outil de simulation numérique. On peut pas dire en effet que les cours d'infos soient intenses en prépa.

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Marrant, je me suis laissé dire sur un autre fil que l'université c'était de la balle atomique.
Relisez sans idée préconçue le fil auquel vous faites allusion, et vous verrez qu'il n'y est pas écrit que les universités françaises sont "de la balle atomique"
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je voulais dire que comme il y a tres peu de cours d'info en prépa les taupins sont forcément plus mauvais dans cette matiere que les faqueux

Heu… en Fac - je parle de fac, pas d'IUT spécialisé -, les deux premières années l'info c'est vraiment pas ça non plus.

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Heu… en Fac - je parle de fac, pas d'IUT spécialisé -, les deux premières années l'info c'est vraiment pas ça non plus.

Ca dépent fortement des facs. Je peux t'assurer qu'à Grenoble le niveau d'un étudiant qui se bouge est pas loin du niveau qui était demandé en licence d'info il y a 15 ans par exemple. Ils voient de la prog fonctionelle, impérative, théorie des automates un peu de logique, les principes matériels de base…

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je voulais dire que comme il y a tres peu de cours d'info en prépa les taupins sont forcément plus mauvais dans cette matiere que les faqueux

Ca me semble évident aussi, la comparaison sur les cours d'info entre prépa et les premières années de fac sur l'info est absurde. Les étudiants de prépa ne sont pas non plus des surhommes, les étudiants de maths sup sont aussi sûrement moins bon en langue française que les khâgneux, moins bon en sport que les étudiants en staps, moins bon en pratique du bois que les étudiants ébénistes, etc. Si comparaison il y a entre les étudiants de prépa et ceux de la fac, ce serait plutôt sur les maths et la physique qui sont des matières communes entre prépa/deug mias, mass, etc.

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Ca me semble évident aussi, la comparaison sur les cours d'info entre prépa et les premières années de fac sur l'info est absurde. Les étudiants de prépa ne sont pas non plus des surhommes, les étudiants de maths sup sont aussi sûrement moins bon en langue française que les khâgneux, moins bon en sport que les étudiants en staps, moins bon en pratique du bois que les étudiants ébénistes, etc. Si comparaison il y a entre les étudiants de prépa et ceux de la fac, ce serait plutôt sur les maths et la physique qui sont des matières communes entre prépa/deug mias, mass, etc.

Non la comparaison n'est pas fallacieuse comme vous le sous-entendez, la preuve est qu'un étudiant sortant de Spé peut demander une équivalence de diplôme. Essaye d'obtenir une telle équivalence entre un Khâgneux et un STAPS et tu me rappelles quant tu y es arrivé…

D'autre part il y a 10-15 ans, suivant les facs, le niveau en info en fac était tout à fait comparable à celui des prépas. Il y a eu un mouvement (dans le bon sens pour l'info) dans les facs et pas en prépa sur cette même période.

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il ne faut pas se voiler la face, ya un écart monstrueux entre cpge et fac meme si le programe est comparable ça vient surtout de la difficulté des exos, les td de fac sont triviaux comparé aux énoncés des concours

De plus un taupin en PSI par exemple va etre une brute en maths physique science de l'ingénieur et aura fait un peu de chimie, info, français/langues tandis qu'un faqueu ne déchirera que la matiere qu'il étudie

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A l'exception des emplois fonctionnels / de cabinet / d'exécution sans concours, ce n'est pas si vrai que cela dans la fonction publique territoriale. Il n'y a pas tant de copinage que cela, mais il est incontestable que l'affinité politique des fonctionnaires joue : il sera rare de trouver un cadre sympathisant PS travailler dans une ville de droite, et inversement. Sauf si changer de boulot impose une mobilité géographique, ce qui refroidit beaucoup de gens. Je connais bien ce secteur.

Par ailleurs, chargé de cours en master, je confirme totalement les allégations formulées par l'auteur : seul le réseau, sinon le piston, compte vraiment.

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Non la comparaison n'est pas fallacieuse comme vous le sous-entendez, la preuve est qu'un étudiant sortant de Spé peut demander une équivalence de diplôme. Essaye d'obtenir une telle équivalence entre un Khâgneux et un STAPS et tu me rappelles quant tu y es arrivé…

D'autre part il y a 10-15 ans, suivant les facs, le niveau en info en fac était tout à fait comparable à celui des prépas. Il y a eu un mouvement (dans le bon sens pour l'info) dans les facs et pas en prépa sur cette même période.

Donc il fallait comparer la prépa aux facs de sciences parce que des équivalences sont possibles entre les deux systèmes? Les équivalences avec les facs sont tout aussi bidons que ton équivalence virtuelle entre kâgneux et staps, il est tout à fait possible par exemple de sauter la première année de nimporte quelle première année d'étude en fac avec la prépa à condition qu'elle soit acceptable (ce qui est totalement ridicule il faut l'avouer). Il est possible par exemple de sauter la première année d'histoire si on est passé par maths sup.

La raison d'être de la prépa est une formation généraliste en science, avec du français/de la philo/un peu de science humaine, pas d'informatique, c'est très académique je ne dis pas le contraire, mais c'est comme ça. Les cours d'info en prépa ça se fait peut-être de nos jours mais moi à mon époque je n'en avais pas, alors certes on peut toujours s'amuser à comparer les étudiants d'un deug mias (maths informatique appliquées aux sciences) avec les étudiants de prépa, mais c'est une comparaison qui est de fait biaisée.

Je comprends que t'aies envie de "défendre ta paroisse" Kassad, vu de l'intérieur il y a sans doute des qualités à l'université française je ne dis pas le contraire. Il y a sûrement beaucoup d'étudiants de valeur en fac. Mais malgré tout je pense qu'on ne devrait pas défendre l'indéfendable, je ne le dis pas du tout par mépris avec un regard condescendant, je suis juste réaliste, mes propos sont certes un peu crus mais j'assume. Pour moi un étudiant qui s'inscrit en fac est soit comme l'avait dit Vincent un étudiant qui se débrouillait un peu en science mais pas assez pour être pris ailleurs, soit un étudiant qui a été mal orienté. Il n'y a aucune raison rationnelle à vouloir faire une fac française aujourd'hui, mis à part bien sûr le cas particulier des facs de médecine et de Droit.

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Je comprends que t'aies envie de "défendre ta paroisse" Kassad, vu de l'intérieur il y a sans doute des qualités à l'université française je ne dis pas le contraire. Il y a sûrement beaucoup d'étudiants de valeur en fac. Mais malgré tout je pense qu'on ne devrait pas défendre l'indéfendable, je ne le dis pas du tout par mépris avec un regard condescendant, je suis juste réaliste, mes propos sont certes un peu crus mais j'assume. Pour moi un étudiant qui s'inscrit en fac est soit comme l'avait dit Vincent un étudiant qui se débrouillait un peu en science mais pas assez pour être pris ailleurs, soit un étudiant qui a été mal orienté. Il n'y a aucune raison rationnelle à vouloir faire une fac française aujourd'hui, mis à part bien sûr le cas particulier des facs de médecine et de Droit.

Bon alors je continue sur le style "jeracontemavie.com".

En ce qui me concerne j'ai sciemment choisi la fac spécifiquement parce qu'elle permettait de ne pas choisir trop tôt (j'ai hésité après le bac entre pharmacie/physique/math/prépa intégrée et finalement je me suis retrouvé à faire de l'info). Si tu as en tête de faire de la recherche un jour, la prépa n'est pas foncièrement meilleure que la fac (elle l'est largement pour son objectif principal : la préparation à des concours d'écoles d'ingénieurs).

Ensuite on polémique sur deux points différents. En gros Shoto et toi, vous me dites que les étudiants sont meilleurs en prépas (ce qui est évident statistiquement vu qu'il y a une sélection) et moi je vous parle de ce qu'on peut faire dans les deux filières. Et il me semble que la flexibilité du parcours est plus du côté fac que du côté prépa.

D'autre part je note que l'évolution des programmes en fac (tous les quatre ans) est bien plus importante que celles des prépas (qui sont tenues par des agrégés très conservateurs dans leurs approches pédagogiques, c'est le moins qu'on puisse dire). Je prenais l'exemple de l'info qui est vraiment frappant : j'ai donné des colles d'infos en prépas, j'ai suivi les cours de la fac et il n'y avait pas beaucoup de différences il y a 10-15 ans entre les deux. Maintenant la différence est importante qualitativement et quantitativement.

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Pour moi un étudiant qui s'inscrit en fac est soit comme l'avait dit Vincent un étudiant qui se débrouillait un peu en science mais pas assez pour être pris ailleurs, soit un étudiant qui a été mal orienté. Il n'y a aucune raison rationnelle à vouloir faire une fac française aujourd'hui, mis à part bien sûr le cas particulier des facs de médecine et de Droit.

Les thèses issues de la fac sont parmis les plus cotées au monde, reconnues sans problèmes comme équivalentes à un Phd.

Paris est une université reconnue mondialement, en science via Paris Sud notamment. L'ulp de Strasbourg est au top dans tous les domaines de recherche touchant au médical, fac dont est issu le prix Nobel J-m Laine (plus sûr de l'écriture du nom, désolé…)

Ce truc des ingénieurs qui se croient les meilleurs c'est à se rouler par terre. On comprend facilement qu'ils restent bien au chaud dans l'hexagone, là où ils sont à l'abris de la concurrence…

Edit: A ceux qui ont des soucis de compréhension, ceci n'est pas une défense du système universitaire mais un recadrage vers la réalité qui est que, globalement, le système quoique poussif parvient à former d'excellents éléments et ce tant à la fac qu'en école d'ingé/école comm'.

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Bon alors je continue sur le style "jeracontemavie.com".

En ce qui me concerne j'ai sciemment choisi la fac spécifiquement parce qu'elle permettait de ne pas choisir trop tôt (j'ai hésité après le bac entre pharmacie/physique/math/prépa intégrée et finalement je me suis retrouvé à faire de l'info). Si tu as en tête de faire de la recherche un jour, la prépa n'est pas foncièrement meilleure que la fac (elle l'est largement pour son objectif principal : la préparation à des concours d'écoles d'ingénieurs).

Ensuite on polémique sur deux points différents. En gros Shoto et toi, vous me dites que les étudiants sont meilleurs en prépas (ce qui est évident statistiquement vu qu'il y a une sélection) et moi je vous parle de ce qu'on peut faire dans les deux filières. Et il me semble que la flexibilité du parcours est plus du côté fac que du côté prépa.

D'autre part je note que l'évolution des programmes en fac (tous les quatre ans) est bien plus importante que celles des prépas (qui sont tenues par des agrégés très conservateurs dans leurs approches pédagogiques, c'est le moins qu'on puisse dire). Je prenais l'exemple de l'info qui est vraiment frappant : j'ai donné des colles d'infos en prépas, j'ai suivi les cours de la fac et il n'y avait pas beaucoup de différences il y a 10-15 ans entre les deux. Maintenant la différence est importante qualitativement et quantitativement.

Oui je comprends ce que tu veux dire Kassad, pour l'excès d'académisme et de conservatisme de la prépa je suis bien d'accord avec toi. Je suis loin d'être un défenseur de la prépa, ça c'est sûr…

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Je comprends que t'aies envie de "défendre ta paroisse" Kassad, vu de l'intérieur il y a sans doute des qualités à l'université française je ne dis pas le contraire. Il y a sûrement beaucoup d'étudiants de valeur en fac. Mais malgré tout je pense qu'on ne devrait pas défendre l'indéfendable, je ne le dis pas du tout par mépris avec un regard condescendant, je suis juste réaliste, mes propos sont certes un peu crus mais j'assume. Pour moi un étudiant qui s'inscrit en fac est soit comme l'avait dit Vincent un étudiant qui se débrouillait un peu en science mais pas assez pour être pris ailleurs, soit un étudiant qui a été mal orienté. Il n'y a aucune raison rationnelle à vouloir faire une fac française aujourd'hui, mis à part bien sûr le cas particulier des facs de médecine et de Droit.

Pas d'accord, depuis allegre on peut faire une école d'ingé en passant par la fac sans probleme, c'est meme plus facile pour certaines écoles supelec par exemple.

Kassad : la selection ne veut rien dire, on peut atomiser le bac et se ramasser dans le supérieur, l'inverse est aussi vrai et c'est plus courant qu'on ne le croit

alex6 : la these ça vient apres l'école d'ingé ou le master donc je vois pas le rapport.

Il me semble avoir lu quelquepart je me souviens plus où qu'on a plus de chance d'etre pris en PhD au MIT en sortant de l'X ou Central qu'Orsay :icon_up:

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alex6 : la these ça vient apres l'école d'ingé ou le master donc je vois pas le rapport.

Ben oui c'est clair, les étudiants en thèses viennent massivement des écoles d'ingé…

Rien qu'à comparer le niveau théorique d'un master et d'une 4ème année d'école d'ingé, ça s'explique facilement. Ce qui est par ailleurs logique, la finalité n'étant pas la même.

Il me semble avoir lu quelquepart je me souviens plus où qu'on a plus de chance d'etre pris en PhD au MIT en sortant de l'X ou Central qu'Orsay :icon_up:

L'X est une exception. En revanche, tu auras bien plus de chance d'intégrer un Phd en venant d'une fac que d'une école d'ingé moins cotée que l'X (c'est à dire toutes)

Je ne connais simplement personne en Phd issue d'une autre école que l'X ou l'ENS, la majorité étant représentée par des étudiants issus d'un DEA "universitaire".

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