maurice b. Posté 18 décembre 2007 Signaler Posté 18 décembre 2007 source AFP 18/12/2007Avec 62.009 personnes, la population carcérale est à son plus haut niveau depuis juillet 2004. Une annonce qui intervient le jour où les surveillants de prison réclament de meilleures conditions de travail. Au 1er décembre 2007, le nombre de détenus en France s’élevait très exactement à 62.009, contre 61.763 un mois auparavant, soit une légère progression de 0,4%. Le nombre de détenus en France a ainsi atteint son niveau maximum depuis juillet 2004, où 63.652 détenus avaient été recensés. Alors que le Ministère de la Justice,publie ces chiffres qui paraissent très élevés,Télérama invite Dominique Barella, ex-président de l'Union Syndicale des Magistrats ( et possible Ministre de la Justice …en cas de victoire de Ségolène Royal au printemps 2007) à venir tirer à boulets rouges, sur la politique rèpressive de Nicolas Sarkozy qui lui aurait été inspirée par son "idole", Mr Guiliani ancien maire de New-York. Dans le préchi-précha socialo de ce magistrat, j'ai cependant noté une chose intéressante . Il compare la population carcérale en France avec celle des Etats-Unis. Aux USA pour 280 millions d'habitants il y a 2 millions de détenus. Rapporté à la France,Mr Barella indique que dans nos prisons, il devrait y avoir environ 400.000 détenus. Barella affirme donc que pour mener une politique répressive sarkozienne calquée sur les Etats-Unis , il faudrait construire environ 350 000 places de prison supplémentaires. Selon lui,cela couterait 10 milliards d'Euros ! Il en conclut , hativement, que la France n'a pas les moyens de mener une politique repressive et qu'il faut, selon lui, laisser un minimum de temps les gens en prison, et les faire sortir dès que possible pour les encadrer et pour leur réinsertion. Bien entendu en bon socialo, après avoir donné sa propre prévision budgétaire pour construire des prisons, il se garde bien de chiffrer le cout social (postes à créer,mesures d'accompagnement etc…) que les mesures qu'il préconise représenteraient pour le contribuable. A mon avis, cela couterait encore plus cher que la construction de prisons ,et sans garantie de résultats.
Taranne Posté 18 décembre 2007 Signaler Posté 18 décembre 2007 Une bonne solution, et qui ne coûterait pas trop cher, serait pour commencer de ne pas envoyer en taule ceux qui n'ont rien à y faire. La prison ça devrait être pour les récidivistes, les irrécupérables et ceux qui représentent un danger réel pour la société. Il faudrait également créer des unités spécialisées pour ceux qui ne doivent jamais sortir (les tueurs en série ou les pédophiles par exemple)
Ash Posté 18 décembre 2007 Signaler Posté 18 décembre 2007 Une bonne solution, et qui ne coûterait pas trop cher, serait pour commencer de ne pas envoyer en taule ceux qui n'ont rien à y faire. La prison ça devrait être pour les récidivistes, les irrécupérables et ceux qui représentent un danger réel pour la société. Il faudrait également créer des unités spécialisées pour ceux qui ne doivent jamais sortir (les tueurs en série ou les pédophiles par exemple) + 1 Et séparer tout ce beau petit monde de l'un et de l'autre. La prison n'est pas censée être l'anpe du crime.
kolb Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 L'envoi systématique en prison, autre qu'il decourage la carrière criminelle, crée des reseaux qui peuvent à long terme arrêter toute velleité. La certitude de la sentence, ne peut qu'encourager ceux qui seraient tentés à s'abstenir. Ainsi, un effort maximum à faire pour réintegrer ceux qui première condamnation mais si récidive le maximum.
Pan Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 On pourrait aussi arrêter de mettre en prison pour des crimes sans victime.
Mike Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Une bonne solution, et qui ne coûterait pas trop cher, serait pour commencer de ne pas envoyer en taule ceux qui n'ont rien à y faire. La prison ça devrait être pour les récidivistes, les irrécupérables et ceux qui représentent un danger réel pour la société. Il faudrait également créer des unités spécialisées pour ceux qui ne doivent jamais sortir (les tueurs en série ou les pédophiles par exemple) Pour ma part je suis également favorable au système de l'assignation à résidence pour ceux qui ont les moyens de se prendre en charge sans travailler.
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 L'envoi systématique en prison, autre qu'il decourage la carrière criminelle, crée des reseaux qui peuvent à long terme arrêter toute velleité. La certitude de la sentence, ne peut qu'encourager ceux qui seraient tentés à s'abstenir. Ainsi, un effort maximum à faire pour réintegrer ceux qui première condamnation mais si récidive le maximum. Je crois qu'il faut arrêter de rêver. La certitude d'une sentence, y compris la peine de mort, n'a jamais découragé un criminel de commettre un crime. Mettez vous bien dans le crâne qu'un criminel ne fonctionne pas sur le même mode que vous et moi, que le long terme n'entre pas dans son schéma fonctionnel. L'envoi systématique en prison a bien une utilité, mais elle ne concerne pas les honnêtes citoyens. Elle permet aux petits merdeux d'avoir accès aux leçons des vrais caïds. Sans compter que compte tenu de la perméabilité du système carcéral, elle est aussi le lieu où un certain nombre de jeunes délinquants vont faire connaissance avec la drogue. Pour le reste, je crois que Taranne a fort bien résumé la position la plus juste.
kolb Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Des avertissements crédibles sont également possible: si la prochaine fois…la peine multipliée par 2, 3 ef fonction du méfait…
Serge Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Une bonne solution, et qui ne coûterait pas trop cher, serait pour commencer de ne pas envoyer en taule ceux qui n'ont rien à y faire. Comme cette jeune fille. VERSAILLES (AFP) - L'étudiante chinoise Li Li, soupçonnée d'espionnage industriel requalifié en "abus de confiance" au détriment de l'équipementier Valeo, a été condamnée mardi à Versailles à un an de prison dont deux mois ferme.Cette peine, conforme aux réquisitions, couvre la période de détention préventive effectuée par la jeune Chinoise en 2005, soit 53 jours. Elle ne retournera donc pas en prison. "Par ce jugement, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Li Li allaient au-delà de la simple faute professionnelle mais que tous les reproches en matière d'espionnage industriel étaient balayés", a estimé Me Raphaël Pacouret, conseil de Li Li. L'étudiante, aujourd'hui âgée de 24 ans, fraîchement diplômée de l'université de technologie de Compiègne (UTC), avait été mise en examen pour "abus de confiance" et "accès frauduleux à un système informatique" à la suite d'une plainte pour vol de données informatiques déposée le 26 avril 2005 par Valeo, où elle effectuait un stage. "Je suis très déçue par ce jugement", a-t-elle confié, très émue à la sortie de l'audience. "Après tout ce que j'ai subi depuis deux ans, j'attendais une relaxe".
kolb Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 La certitude d'une sentence, y compris la peine de mort, n'a jamais découragé un criminel de commettre un crime. Mettez vous bien dans le crâne qu'un criminel ne fonctionne pas sur le même mode que vous et moi, que le long terme n'entre pas dans son schéma fonctionnel. Cela c'est suggérer une rationnalité dont il est incapable. Or le long terme , le concept si vous voulez, ca peut s'apprendre. Il est vrai qu'il faut garder tout le temps le système ouvert pour ceux qui reviennent
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Des avertissements crédibles sont également possible: si la prochaine fois…la peine multipliée par 2, 3 ef fonction du méfait… La loi californienne de 1994 sur la récidive dite "Three strikes and you're out" (après 2 récidives, quel que soit le délit c'est 25 ans minimum jusqu'à perpétuité) infirme votre propos de la manière la plus éclatante qui soit. Non seulement elle ne sert qu'à engorger le système carcéral de cet état avec tout ce que cela implique comme coûts (financiers et humains) mais elle illustre la bêtise crasse des idéologues du tout carcéral: Par exemple, en 1995, René Landa purge une peine de réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 27 ans pour le vol d'une roue de secours, alors qu'il avait été condamné en 1972 et en 1986 pour vol avec effraction.
Taranne Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 La loi californienne de 1994 sur la récidive dite "Three strikes and you're out" (après 2 récidives, quel que soit le délit c'est 25 ans minimum jusqu'à perpétuité) infirme votre propos de la manière la plus éclatante qui soit. Non seulement elle ne sert qu'à engorger le système carcéral de cet état avec tout ce que cela implique comme coûts (financiers et humains) mais elle illustre la bêtise crasse des idéologues du tout carcéral: Les récidivistes doivent être traités avec une plus grande sévérité, c'est indéniable, mais là franchement ça va trop loin.
Bastiat Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 CITATION(Rapport du Sénat)Par exemple, en 1995, René Landa purge une peine de réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 27 ans pour le vol d'une roue de secours, alors qu'il avait été condamné en 1972 et en 1986 pour vol avec effraction.
Taranne Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Well we can imagine a formula 4, 5 strikes and you are out! Faites gaffe, les modérateurs pourraient vous l'appliquer.
Jesrad Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 le long terme , le concept si vous voulez, ca peut s'apprendre Eh non, il y a des gens atteints de troubles de la personnalité incurables qui sont définitivement incapables de l'apprendre. Exemple: un sociopathe est absolument incapable - pathologiquement - d'être dissuadé de faire quelque chose par une menace physique (torture comprise).
LaFéeC Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Comme cette jeune fille. Ou celle-là : Les policiers marseillais, qui enquêtent depuis plus d'un an sur ce réseau, n'ont pas manqué le coche. Le 7 décembre, Stefano et Jessica, son assistante slovaque de 23 ans, étaient interpellés dans un hôtel aixois. Mis en examen pour proxénétisme aggravé, ils ont été écroués aux Baumettes. Longuement entendu par les enquêteurs, le couple a révélé le fonctionnement de ce réseau. "Ces renseignements seront précieux pour combattre d'autres agences de ce type", se félicite un enquêteur. (des escorts volontaires)
Chitah Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Je crois qu'il faut arrêter de rêver. La certitude d'une sentence, y compris la peine de mort, n'a jamais découragé un criminel de commettre un crime. Mettez vous bien dans le crâne qu'un criminel ne fonctionne pas sur le même mode que vous et moi, que le long terme n'entre pas dans son schéma fonctionnel. Il suffit de voir les derniers règlements de compte dans la banlieue grenobloise pour le contrôle du marché de la dope pour vérifier que les vrais truands s'en foutent complètement des flics et de la justice, ce sont en général des gens bien plus sympas (au moins le procès est équitable, on a un avocat, les flics ne tapent plus sans raisons, etc…) que leurs collègues ou concurrents.
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 (des escorts volontaires) Hop hop hop ! Attention. Le terme escort girl désigne une activité bien précise qui n'implique en aucune façon le passage au lit, tout au moins de manière explicite et donc incluse dans le tarif. Si le couple prenait son pourcentage sur les bonii octroyés par des clients ayant obtenu la nuit ou partie de celle-ci, alors ils sont de fait des proxénètes.
melodius Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Une bonne solution, et qui ne coûterait pas trop cher, serait pour commencer de ne pas envoyer en taule ceux qui n'ont rien à y faire. La prison ça devrait être pour les récidivistes, les irrécupérables et ceux qui représentent un danger réel pour la société. Il faudrait également créer des unités spécialisées pour ceux qui ne doivent jamais sortir (les tueurs en série ou les pédophiles par exemple) +1, avec une grosse note de scepticisme sur le dernier point.
LaFéeC Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Hop hop hop ! Attention. Le terme escort girl désigne une activité bien précise qui n'implique en aucune façon le passage au lit, tout au moins de manière explicite et donc incluse dans le tarif. Si le couple prenait son pourcentage sur les bonii octroyés par des clients ayant obtenu la nuit ou partie de celle-ci, alors ils sont de fait des proxénètes. HopHopHop. S'il est vria qu'on dit que l'escorting n'a rien à voir avec la prostitution, dans les *faits* la grande majorité des escorts couchent. En fait, escort, c'est le nouveau nom pour pute, mais pas la pute de rue, celle d'internet, ou des annonces. (un peu comme les salons de massages chinois chez qui tu donnes la pièce et la fille te finit "à la main"). Et pourquoi un employeur de pute volontaires devrait-il aller en prison ? (on parlait de faux délits, il y a une magnifique pute roumaine aux Baumettes pour ça)
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 HopHopHop. S'il est vria qu'on dit que l'escorting n'a rien à voir avec la prostitution, dans les *faits* la grande majorité des escorts couchent.En fait, escort, c'est le nouveau nom pour pute, mais pas la pute de rue, celle d'internet, ou des annonces. (un peu comme les salons de massages chinois chez qui tu donnes la pièce et la fille te finit "à la main"). Et pourquoi un employeur de pute volontaires devrait-il aller en prison ? (on parlait de faux délits, il y a une magnifique pute roumaine aux Baumettes pour ça) La notion de volontariat dans le monde de la prostitution c'est quelque chose de très virtuel qui a plus à voir avec les discussions de salon qu'avec la réalité. Il ne faut pas se faire d'illusions, ce n'est pas parce que ces dames ne travaillent pas sur le bitume que le proxo, car il s'agit bien de cela et de rien d'autre, est moins vache. Je ne connais aucune fille qui laisse volontairement 50% de ses gains à un hareng. Ca, c'est de la flute.
LaFéeC Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 La notion de volontariat dans le monde de la prostitution c'est quelque chose de très virtuel qui a plus à voir avec les discussions de salon qu'avec la réalité. Il ne faut pas se faire d'illusions, ce n'est pas parce que ces dames ne travaillent pas sur le bitume que le proxo, car il s'agit bien de cela et de rien d'autre, est moins vache. Je ne connais aucune fille qui laisse volontairement 50% de ses gains à un hareng. Ca, c'est de la flute. Ben moi j'en connais. Parce que le mec organise tout, te paye ton billet pour te rendre à l'endroit, te trouve tes clients, te prend une belle chambre d'hotel. Sur 300 € de l'heure, tu prends 150 et ne reste qu'à faire l'essentiel. Et pour l'histoire précise dont on parle, les filles tournent dans plusieurs agences, donc sont libres d'avoir plusieurs employeurs, je doute que les méchants proxos partagent leurs putes. Et je peux t'assurer que la plupart des putes/escortes qui bossent via le net ne sont contraintes de rien, même les clients sont triés sur le volet. (je ne parle pas de la prostitution de rue, ou en camion ou en salon de massage). Et l'image de la prostitution "abattage" permet de ne pas voir toutes les volontaires qui bossent sans mac. C'est ne parler que du noir pour éviter de dévoiler qu'il y a aussi du blanc et toute la palette de gris qui va entre. Dsl pour le HS. J'arrête là.
Chitah Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 La prison ça devrait être pour les récidivistes, les irrécupérables et ceux qui représentent un danger réel pour la société. Gros problème pour définir ce terme à ce compte-là le trafic de drogue est un danger pour la société. Le lancement d'une chaine de fast foods aussi. Ou bien regarder les émissions de Stéphane Collaro. Il faudrait également créer des unités spécialisées pour ceux qui ne doivent jamais sortir (les tueurs en série ou les pédophiles par exemple) La pédophilie? Tu parles des personnes qui commettent des crimes sexuels sur enfant, pas des gens qui ont des penchants? C'est une pathologie psychiatrique avant tout, ne l'oublions pas.
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 En moyenne, un pédophile sur huit récidive. Après un suivi thérapeutique de 4 à 5 ans, le taux de récidive est de 13,4% pour l'ensemble des agresseurs sexuels. Il est plus important pour les violeurs (18,9%) que pour les pédophiles (12,7%), selon une étude menée auprès de 103 cas par des chercheurs belges et canadiens. (les chiffres d'un rapport sénatorial sont assez similaires) Le risque de récidive augmente au fil des ans: 14% après cinq ans de libération, 20% après 10 ans, 24% après 15 ans et 27% après 20 ans. L'étude précise cependant que les agresseurs récidiveraient moins que les délinquants n'ayant pas commis d'agression sexuelle. L'étude distingue les violeurs, les pédophiles et les abuseurs mixtes. Les abuseurs d'enfants, lors de leur récidive, commettent plus souvent de nouvelles agressions sexuelles (28,3%) que les violeurs (13,4%). Ceux-ci, quand ils repassent à l'acte, se livrent par contre à des infractions non sexuelles mais violentes (16,7%). Les abuseurs mixtes ont aussi un fort taux de récidive en matière sexuelle (38,5%). Un traitement peut diminuer le risque de récidive. Chez les agresseurs non-traités, le taux de récidive sexuelle est de 27% pour 19% chez ceux qui ont été traités.
Invité Arn0 Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 En moyenne, un pédophile sur huit récidive. Après un suivi thérapeutique de 4 à 5 ans, le taux de récidive est de 13,4% pour l'ensemble des agresseurs sexuels. Il est plus important pour les violeurs (18,9%) que pour les pédophiles (12,7%), selon une étude menée auprès de 103 cas par des chercheurs belges et canadiens. (les chiffres d'un rapport sénatorial sont assez similaires) Les chiffres pour le viol me semblent bizarre. Il est ici supérieur à celui des agresseurs sexuels alors que dans tout les chiffres que j'ai pu lire il était largement inférieur. Edit : Je viens de comprendre : Ceux-ci, quand ils repassent à l'acte, se livrent par contre à des infractions non sexuelles mais violentes (16,7%). A mon avis ces infractions doivent être surtout des délits, et non des crimes (ou délits punis de dix ans). Donc c'est ce ne sont pas des récidivistes mais des "réitérants" (genre un violeur qui sort et comment un vol avec violence), ce qui explique la différence des chiffres.
Harald Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Les chiffres pour le viol me semblent bizarre. Il est ici supérieur à celui des agresseurs sexuels alors que dans tout les chiffres que j'ai pu lire il était largement inférieur. Il s'agit d'une étude belgo-canadienne. Concernant la France: http://www.senat.fr/rap/l97-051/l97-0511.html Selon le rapport de Mme Lemperière, il est possible de se référer tout d'abord à une étude réalisée par le service médico-psychologique régional (SMPR) de Grenoble-Varces selon laquelle le taux de récidivistes atteignait 8 % en cas de viol, 3,7 % en cas d'inceste mais 20,4 % en cas d'attentat à la pudeur, cette dernière catégorie était celle à laquelle appartiennent de nombreux pédophiles.Par ailleurs, selon diverses études réalisées au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans les pays scandinaves, le taux de récidivistes serait de 15 % pour l'ensemble des condamnés pour infraction sexuelle. Il semble relativement faible chez les ascendants incestueux (moins de 10 %) et très fort chez les exhibitionnistes (20 à 40 %). Mais surtout la probabilité de récidive croît avec le nombre d'actes déjà commis : faible pour les primo-délinquants (moins de 10 %), il est plus que doublé pour les primo-récidivistes et peut aller jusqu'à 40 à 50 % pour ceux déjà condamnés à deux reprises. Le taux de récidive n'est pas relativement plus élevé pour les délinquants sexuels que pour d'autres formes de délinquance ; en revanche, il est clair que pour certaines catégories de délinquants sexuels, le risque de récidive est particulièrement élevé. Plus technique: http://www.psydoc-france.fr/conf&rm/conf/confagrsex/GrpeBiblio/Biblio3.html
Taranne Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 +1, avec une grosse note de scepticisme sur le dernier point. C.à.D?
Taranne Posté 19 décembre 2007 Signaler Posté 19 décembre 2007 Gros problème pour définir ce terme à ce compte-là le trafic de drogue est un danger pour la société. Le lancement d'une chaine de fast foods aussi. Ou bien regarder les émissions de Stéphane Collaro. C'est fou comme des notions toutes simples doivent sans cesse être réexpliquées sur ce forum… La pédophilie? Tu parles des personnes qui commettent des crimes sexuels sur enfant, pas des gens qui ont des penchants? C'est une pathologie psychiatrique avant tout, ne l'oublions pas. Voir plus haut.
Ash Posté 20 décembre 2007 Signaler Posté 20 décembre 2007 Le problème du pédophile c'est qu'il agit par pulsion. Dès lors étudier le risque de récidive devient très délicat car les facteurs tel que l'intelligence, la situation familiale et la période "d'abstinence" peuvent voler en éclat d'un jour à l'autre.
Chitah Posté 20 décembre 2007 Signaler Posté 20 décembre 2007 En moyenne, un pédophile sur huit récidive. Après un suivi thérapeutique de 4 à 5 ans, le taux de récidive est de 13,4% pour l'ensemble des agresseurs sexuels. Il est plus important pour les violeurs (18,9%) que pour les pédophiles (12,7%), selon une étude menée auprès de 103 cas par des chercheurs belges et canadiens. (les chiffres d'un rapport sénatorial sont assez similaires)Le risque de récidive augmente au fil des ans: 14% après cinq ans de libération, 20% après 10 ans, 24% après 15 ans et 27% après 20 ans. L'étude précise cependant que les agresseurs récidiveraient moins que les délinquants n'ayant pas commis d'agression sexuelle. L'étude distingue les violeurs, les pédophiles et les abuseurs mixtes. Les abuseurs d'enfants, lors de leur récidive, commettent plus souvent de nouvelles agressions sexuelles (28,3%) que les violeurs (13,4%). Ceux-ci, quand ils repassent à l'acte, se livrent par contre à des infractions non sexuelles mais violentes (16,7%). Les abuseurs mixtes ont aussi un fort taux de récidive en matière sexuelle (38,5%). Un traitement peut diminuer le risque de récidive. Chez les agresseurs non-traités, le taux de récidive sexuelle est de 27% pour 19% chez ceux qui ont été traités. Merci pour ces éléments. Chiffres craignos par ailleurs, mais bon c'est la réalité. C'est fou comme des notions toutes simples doivent sans cesse être réexpliquées sur ce forum… Ce serait sympa de ne pas me prendre de haut quand je pose des questions de ce genre. Je suis tout à fait de bonne foi quand je pose ce type de questions, je ne suis pas un défenseur des types qui molestent des enfants, je cherche juste à comprendre ce phénomène.
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