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un liberal peut-il etre démagogue ?


maurice b.

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suite à ce communiqué de l'AFP , il me vient cette question à l'esprit (vous avez 4 heures pour plancher sur le sujet :icon_up: )

AFP

Le président Nicolas Sarkozy recevra à l'Elysée le 1er janvier "plusieurs centaines de personnes ayant travaillé la nuit de la Saint-Sylvestre pour assurer la continuité des services essentiels à la population", a annoncé son porte-parole, David Martinon.

Il s'agit d'"agents de la RATP, de la SNCF, d'EDF, de GDF, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, personnels soignants, intervenants du SAMU social, bénévoles des associations d'entraide", selon une déclaration du porte-parole de la présidence de la République.

Un libéral peut-il etre, parfois, démagogue ?

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suite à ce communiqué de l'AFP , il me vient cette question à l'esprit (vous avez 4 heures pour plancher sur le sujet :icon_up: )

Un libéral peut-il etre, parfois, démagogue ?

De plous en plous difficile : un démagogue peut-il être libéral ?

:doigt:

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suite à ce communiqué de l'AFP , il me vient cette question à l'esprit (vous avez 4 heures pour plancher sur le sujet :icon_up: )

Un libéral peut-il etre, parfois, démagogue ?

quel rapport entre le texte et la question?

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quel rapport entre le texte et la question?

ben Sarkozy c'est un ultra-libéral non ? J'ai lu ca dans libé…

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suite à ce communiqué de l'AFP , il me vient cette question à l'esprit (vous avez 4 heures pour plancher sur le sujet :icon_up: )

Merde, 1 heure de passée et j'ai encore rien fait.

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Merde, 1 heure de passée et j'ai encore rien fait.

Tu peux sortir qu'au bout de 3h de temps.

Vous démarrez très mal ce trimestre Mr Bastiat.

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Question subsidiaire: un blaireau peut-il être, parfois, clairvoyant?

Thèse : Oui.

Antithèse : Mais c'est rare.

Synthèse : Oui, mais c'est rare.

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Un libéral peut-il etre, parfois, démagogue ?

maurice b. , vous ne cesserez de m'étonner :

- comment faites-vous pour pondre des questions pareilles ?

- par quel miracle avez-vous tenu aussi longtemps en ces lieux ?

- avez-vous une idée, même vague, de ce qu'est le libéralisme ?

Lobin parti, il fallait un remplaçant. Je propose un "mascottage".

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suite à ce communiqué de l'AFP , il me vient cette question à l'esprit (vous avez 4 heures pour plancher sur le sujet :icon_up: )

Un libéral peut-il etre, parfois, démagogue ?

Pour rappel, Sarkozy ne se revendique pas comme libéral mais neo-gaulliste (même si son discours rejoint régulièrement les thèses libérales classiques).

Il peut effectivement être démagogue, comme l'est en puissance tout homme politique.

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Pour rappel, Sarkozy ne se revendique pas comme libéral mais neo-gaulliste (même si son discours rejoint régulièrement les thèses libérales classiques).

Il peut effectivement être démagogue, comme l'est en puissance tout homme politique.

La section grassée de ton message est juste à plus d'un titre :

  1. Son discours, pas ses actes.
  2. Régulièrement, pas fréquemment.

(Et là, j'hésite entre :icon_up: et :doigt: )

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La section grassée de ton message est juste à plus d'un titre :

  1. Son discours, pas ses actes.
  2. Régulièrement, pas fréquemment.

(Et là, j'hésite entre :icon_up: et :warez: )

C'était effectivement tout à fait conscient dans mon esprit :ninja: .

Cela dit, NS me parait plus ouvert "culturellement" au libéralisme que Chirac. Cela vient peut-être du fait que l'un est avocat et l'autre haut fonctionnaire :warez: .

Même s'il était de bon ton de le considérer comme le "grand chef fasciste" fin des années 70 début des années 80 (eh oui), le Chi a toujours eu un tropisme vers les idées de gauche, de l'Appel de Stockholm à la Charte du Développement durable en passant par son opposition constante à la peine de mort (c'est certes un peu simpliste et peu nuancé de l'écrire ainsi, mais il me semble que cela résume assez bien la nature profonde de l'ex Président).

Sans parler de son admiration jamais démentie pour le volontarisme de l'Etat (certes attenuée dans les années 80 because conversion temporaire et opportuniste aux idées libérales).

Il me semble en tout état de cause que Sarko ne tiendra jamais des discours a priori négatifs sur le libéralisme, comme s'y complaisait son prédécesseur les dernières années (du genre: "le libéralisme finira comme le communisme" :doigt: ).

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Il me semble en tout état de cause que Sarko ne tiendra jamais des discours a priori négatifs sur le libéralisme, comme s'y complaisait son prédécesseur les dernières années (du genre: "le libéralisme finira comme le communisme" :icon_up: ).

Je relève le pari. :doigt:

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Selon Rothbard un libéral doit être parfois démagogue pour mobiliser les passions populaires et secouer la chape de plomb du politiquement correct :

Aujourd'hui c'est le socialisme qui est l'idéologie dominante, la religion des bien-pensants.(…)

La gauche installée, l'étatisme bourgeois, déteste le démagogue qu'elle craint plus que tout. Et c'est pourquoi, plus que jamais, il est l'objet de leurs attaques.

C'est vrai qu'à long terme, nous ne serons jamais libres tant que les intellectuels — qui moulent l'opinion publique — ne se seront pas convertis au camp de la liberté. A court terme, cependant, la seule voie vers la libération est de s'adresser aux masses par-dessus la tête des hommes de l'Etat et de leur corps de garde intellectuel. Et cet appel, c'est le démagogue qui peut le faire le plus efficacement. L'homme du peuple, qui ne fait pas de manières, et qui sait présenter la vérité dans un langage simple, efficace — oui, celui des émotions. Cela, les intellectuels le comprennent clairement, et c'est pourquoi ils vitupèrent toute apparence de démagogie antisocialiste comme le signe d'"une vague montante d'anti-intellectualisme". Bien sûr, ce n'est pas de l'anti-intellectualisme : ce dont il s'agit, c'est d'une tentative pour sauver l'humanité de ces intellectuels qui ont trahi l'intellect lui-même.

En défense des démagogues

Distinguer le démagogue, le flatteur, le sophiste, le clientéliste, l'extrêmiste et le populiste, bien que le politicien opportuniste soit amené à adopter l'une ou l'autre de ces attitudes selon les circonstances.

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En l'occurence, Sarko ne fait que réaffirmer l'idée bien ancrée chez les gaullistes que les pouvoirs publics ont un rôle à jouer en matière industrielle.

Fillon, pour le coup, reprend exactement une formule d'un auteur que j'apprécie beaucoup (mais avec qui je ne suis pas d'accord sur ce point, à savoir Roland Hureaux): "la politque industrielle ne doit pas être un gros mot". :icon_up:

Entre Villepin d'une part et Sarko/Fillon d'autre part, il n'y a donc sur ce point pas l'ombre d'une différence.

L'UMP est encore très ancrée dans cette croyance un peu animiste dans le volontarisme économique, ce qui prouve une fois encore que cette formation et ses dirigeants sont plus des conservateurs-étatistes que de véritables libéraux.

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L'UMP est encore très ancrée dans cette croyance un peu animiste dans le volontarisme économique, ce qui prouve une fois encore que cette formation et ses dirigeants sont plus des conservateurs-étatistes que de véritables libéraux.

Tout à fait.

D'ailleurs les trop rares premiers ministres vraiment libéraux qui ont gouverné et n'ont jamais utilisé la démagogie, ont été lachés rapidement par les Gaullistes et par le peuple qui ne les aimaient pas .

je pense en particulier à Raymond Barre et Edouard Balladur.

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Tout à fait.

D'ailleurs les trop rares premiers ministres vraiment libéraux qui ont gouverné et n'ont jamais utilisé la démagogie, ont été lachés rapidement par les Gaullistes et par le peuple qui ne les aimaient pas .

je pense en particulier à Raymond Barre et Edouard Balladur.

"Vraiment libéraux" ? "Jamais de démagogie" ? :icon_up:

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"Vraiment libéraux" ? "Jamais de démagogie" ? :warez:

Pour Barre, ça me parait clair: quand il disait qu'il ne tenait qu'aux chômeurs de créer leur emploi (sous-entendu en créant leur entreprise), il ne flattait certes pas l'électeur.

Barre était d'ailleurs devenu très impopulaire car il était considéré comme le Père "la-rigueur".

C'est d'ailleurs assez amusant car il n'a jamais pratiqué de "purges sociales" très sanglantes. Ainsi, la sidérurgie n'a véritablement été restructurée, contrainte et forcée, que sous le gouvernement Fabius. Bien au contraire, il considérait comme très important de maintenir le lien avec les partenaires sociaux (un peu comme Pompidou).

Notons que si le RPR le "cassait" régulièrement (cf. refus de voter le budget), comme l'avait dit délicatement Chirac à l'intéressé, cela s'expliquait parce que "les gaullistes n'attaquent pas Raymond Barre en tant que personne, car nous vous respectons beaucoup, mais en tant que Premier ministre de VGE." :doigt:

Pour Balladur, je serais plus réticent. Son passage à Matignon ne s'est traduit que par des réformettes (sauf peut-être la réforme du système de retraite pour les salariés du privé), et il a toujours eu soin de liquider les réformes en cours si elles contribuaient à le rendre trop impopulaire.

Ne disait-il pas lui-même que sa "méthode" en politique constituait sa manière de danser le tango: "deux pas en avant, un pas en arrière ?" :icon_up:

De plus, rappelons combien lui et … Sarkozy ont laissé filer les déficits entre 1993 et 1995.

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Ce que je voulais dire, c'est qu'il est inexact de les qualifier de vrais libéraux. Barre et Balladur ont peut-être été des libéraux en chemin, mais je doute que leur libéralisme soit cohérent et intégral.

Quant à la démagogie, il est naïf d'imaginer qu'un homme politique n'a jamais dévoyé ses idées à un moment ou à un autre. C'est un vice intrinsèque au marché politique.

De toute manière, je crois fortement qu'il est strictement impossible de mener un authentique programme libéral en politique, et partant de ne pas être démagogique. Barre l'était peut-être un peu moins que les autres cela dit…

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Ce que je voulais dire, c'est qu'il est inexact de les qualifier de vrais libéraux. Barre et Balladur ont peut-être été des libéraux en chemin, mais je doute que leur libéralisme soit cohérent et intégral.

Quant à la démagogie, il est naïf d'imaginer qu'un homme politique n'a jamais dévoyé ses idées à un moment ou à un autre. C'est un vice intrinsèque au marché politique.

De toute manière, je crois fortement qu'il est strictement impossible de mener un authentique programme libéral en politique, et partant de ne pas être démagogique. Barre l'était peut-être un peu moins que les autres cela dit…

Barre disait lui-même de son libéralisme qu'il était fondamentalement politique, dixit: "à la manière de Tocqueville".

A plusieurs reprises, il a explicitement refuté la formule du "laissez-faire, laissez-passer".

Comme Hayek lui disait en 1978 que pour lutter contre l'inflation, il fallait libérer les prix, le "meilleur économiste de France" répondit avec un sourire un peu satisfait que "ce n'était pas si simple" … ce qu'il fit pourtant.

Pour revenir à la classification dont je parlais voici quelques jours, je dirais que Barre se situe entre lib "tocquevillien" et "grande tradition du chic libéral": n'était-il pas prof d'unif et auteur d'un manuel sur lequel ont planché plusieurs générations d'étudiants en IEP ou en fac d'économie ?

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