jmserigny Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 L'Etat investira sur Gandrange avec ou sans Mittal, dit Sarkozy04.02.08 | 12h55 Par Gilbert Reilhac GANDRANGE, Moselle (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis lundi aux salariés de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, menacée de fermeture partielle, que l'Etat était prêt à s'engager pour pérenniser le site, avec ou sans son propriétaire actuel. "Qui que ce soit qui soit propriétaire de l'usine, on est prêt à prendre à notre charge tout ou partie de l'investissement de modernisation", a-t-il dit devant des centaines de sidérurgistes rassemblés dans l'aciérie, située non loin de Metz, en Moselle. "Ce peut être des investissements sur les machines (…) mais ce peut être aussi d'investir dans la formation des 300 jeunes qui ont été recrutés en même temps", a-t-il ajouté sous les acclamations. Nicolas Sarkozy a fait une halte en Lorraine en début de matinée - sur le chemin d'un déplacement en Roumanie - pour visiter l'usine où 600 emplois sur 1.100 sont menacés par un projet de fermeture de l'aciérie et du train à billettes (petites barres). La direction du premier producteur mondial d'acier juge ces installations non rentables. Les syndicats dénoncent de leur côté le manque d'investissements et l'absence d'anticipation concernant le remplacement des départs en retraite, cause selon eux d'une importante perte de savoir-faire. Nicolas Sarkozy a été accueilli aux cris de "Gandrange vivra". "Mon objectif, c'est de garder des usines en France, parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", a-t-il dit, juché sur un podium au milieu des représentants syndicaux. Il a annoncé qu'il se rendrait prochainement à Toul, en Meurthe-et-Moselle, où Michelin veut fermer d'ici 2009 son usine de pneumatiques Kleber et supprimer quelque 800 emplois. "VOUS N'ÊTES PAS SEULS" "Mon idée, c'est qu'on essaie de faire avec vous ce qu'on a fait avec Alstom", a poursuivi Nicolas Sarkozy à l'adresse des ouvriers de l'aciérie. En 2004, alors ministre de l'Economie, il s'était impliqué pour la survie du groupe de matériel ferroviaire et d'équipements de production d'énergie alors menacé de démantèlement. L'Etat avait notamment pris 21,03% du capital qu'il avait revendu deux ans plus tard à Bouygues, réalisant au passage une importante plus-value. Le P-DG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, a accepté le 28 janvier, au sortir d'un entretien avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le plan de fermeture partielle de Gandrange jusqu'à la présentation, début avril, d'un contre-projet élaboré sous l'égide de l'intersyndicale. "Si ce plan montre une solution crédible, soit avec Mittal comme propriétaire, soit avec un autre propriétaire éventuellement, l'Etat préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer de l'argent pour accompagner les gens soit en préretraite, soit au chômage" a affirmé Nicolas Sarkozy. Il a promis de rencontrer les syndicats dès la finalisation du plan et de revenir à Gandrange "pour annoncer la solution" qui aura été trouvée. "Vous n'êtes pas seuls. On ne vous laissera pas tomber", a assuré le président de la République qui a terminé son intervention sur une allusion à son mariage, samedi dernier, avec l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni. "Et je dois dire que Gandrange, comme voyage de noces, y a pas mieux", a-t-il conclu avant de repartir sous la pluie. "Je suis satisfait. C'est un homme qui a assez bien compris la situation", a estimé à l'issue de ce discours Xavier Phan Dinh, représentant de la CGT au comité d'entreprise et au conseil d'administration du groupe sidérurgique. Pour Aurélie Filippetti en revanche, les déclarations du chef de l'Etat sont "surprenantes". "Evoquer aujourd'hui un 'repreneur' pour Arcelor-Mittal Gandrange, c'est déjà baisser les bras et entériner la logique financière de M. Mittal. Cela renforce l'incertitude sur la pérennité du site", écrit la député socialiste de Moselle dans un communiqué. "Il est difficile d'admettre que l'Etat subventionne un groupe et une activité - la sidérurgie - extrêmement profitables aujourd'hui", accuse-t-elle. De plus, "il y a fort à parier que cette subvention ne soit pas autorisée" par les autorités européennes et, si Bruxelles retoquait cette "proposition improvisée, le chef de l'Etat risque de faire une nouvelle fois porter le chapeau à l'Europe", déplore la député. J'imagine déja M Mittal lors d'un diner entre industriels indiens. "Il faut acheter les boites en france. C'est sans risques ! En cas de probléme, c'est l'état qui paye les pots cassés."
Brock Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 alors alors expliquez moi d'ou vient tant de betise. precisement
Herbert West Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 "Mon objectif, c'est de garder des usines en France, parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie" Hé bien, bonjour le niveau de réflexion Le pire, c'est que je suis convaincu que ce n'est pas de la simple démagogie et qu'il pense vraiment ce qu'il dit.
Sous-Commandant Marco Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Mittal a dû être conseillé par le baron Seillière: "comment s'enrichir avec la sidérurgie sur le dos des contribuables français en 10 leçons faciles".
Ronnie Hayek Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Toujours libéral le sarkome ? Personne ne l'a prétendu - ici, du moins.
Lexington Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 "Mon objectif, c'est de garder des usines en France, parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", a-t-il dit, juché sur un podium au milieu des représentants syndicaux.
maurice b. Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Toujours libéral le sarkome ? Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi. Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure.
Ronnie Hayek Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Que je sache, Sarko n'a pas de sang sur les mains… Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi.Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Si c'est le cas, l'engagement qui lui était demandé était surtout idiot.
Ben Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi.Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. C'est à prendre au second degré ?
DiabloSwing Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Avec Maurice B., il y a toujours une raison pragmatique pour continuer à avoir un Etat interventionniste.
Sous-Commandant Marco Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi. […] Non, Mittal a promis qu'il ne licencierait personne, nuance. En l'occurrence, il s'agit de suppressions d'emplois avec reclassements, une des finesses du code du travail français. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. Si c'était le cas, pourquoi ne pas faire de même avec les milliers de salariés qui sont licenciés chaque jour?
0100011 Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi.Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. La présentation de la première solution est frauduleuse : quand on travaille on paye une assurance chômage. Ils ne seront à la charge du contribuable que s'ils passent au RMI, avant ils bénéficieront de l'assurance à laquelle on les a forcé à adhérer.
Ronnie Hayek Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 La présentation de la première solution est frauduleuse : quand on travaille on paye une assurance chômage. Ils ne seront à la charge du contribuable que s'ils passent au RMI, avant ils bénéficieront de l'assurance à laquelle on les a forcé à adhérer. Parce que l'assurance-chômage en France n'est pas à la charge des contribuables ? En d'autres termes, l'argent cotisé est-il vraiment celui que l'employé licencié reçoit ensuite ?
Lexington Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Pour rappel sur l'acier : En 2000, le président George W. Bush a mis en place des mesures protectionnistes sur les importations d'acier pour satisfaire les demandes des grandes entreprises du secteur dont la productivité était insuffisante. Les effets a posteriori ont été négatifs puisque, si les mesures ont sauvés 3.500 emplois, elles en ont détruit entre 12.000 et 43.000 chez les entreprises qui consomment de l'acier (Source: Gary Hubauer & Ben Goodrich, Steel protection and Job Dislocation, Washington, Institute for International Economics, février 2003)
Sous-Commandant Marco Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Parce que l'assurance-chômage en France n'est pas à la charge des contribuables ? Encore une des finesses de la rhétorique française à laquelle les Indiens et les Belges devront tout de même s'habituer s'ils veulent faire du business en France: est contribuable celui qui paie des impôts, tandis que quelqu'un qui paie des cotisations sociales obligatoires est un pigeon.
Ronnie Hayek Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Encore une des finesses de la rhétorique française à laquelle les Indiens et les Belges devront tout de même s'habituer s'ils veulent faire du business en France: est contribuable celui qui paie des impôts, tandis que quelqu'un qui paie des cotisations sociales obligatoires est un pigeon.
h16 Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. Le fait que tu croies à une différence entre ces deux solutions montre ta parfaite méconnaissance des mécanismes en jeu. C'est, quelque part, assez effrayant quand on sait que tu traînes sur ce forum depuis un moment. Ou bien nous avons un monumental travail d'introspection et d'éducation à faire pour que les nouveaux apprennent quelque chose finalement, ou bien l'absolue nullité de l'impact de nos remarques sur tes comportements ne laisse entrevoir aucun espoir pour décaniller la semelle de béton épais dans laquelle tu sembles plongé. Pour rappel : Chômage ou aides : c'est le contribuable (le pigeon, dirait SCM) qui paye. Etat qui "sauve" Arcelor : c'est le contribuable qui paye.
neuneu2k Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi.Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empecher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. Un assisté au chomage est moins nuisible qu'un fonctionnaire, un fonctionnaire participe bien plus a l'etatisation de la societé qu'un chomeur ou un RMIste. Une industrie qui ne survis que grace aux subventions est en pratique sinon en droit une entreprise nationalisée. Les chomeurs/RMIstes sont en general nettement moins opposés a la réduction du poids de l'etat que les fonctionnaires car ils n'ont pas d'interet moral a la conservation/croissance de l'etat, ils n'ont qu'un interet financier… Mais je me doute que c'est le but, après tout il faut persuader le peuple qu'il consent a l'impot, c'est nettement plus facile si ceux qui en vivent donnent l'impression de le payer aussi.
Sous-Commandant Marco Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Il y a une troisième solution que maurice B. n'a pas mentionnée: exonérer l'usine d'impôts et de cotisations sociales obligatoires (par exemple en rendant la sécu facultative pour ses salariés). Car si l'emploi a tant de mal à se maintenir en France, c'est en grande partie à cause des impôts et autres taxes.
0100011 Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Encore une des finesses de la rhétorique française à laquelle les Indiens et les Belges devront tout de même s'habituer s'ils veulent faire du business en France: est contribuable celui qui paie des impôts, tandis que quelqu'un qui paie des cotisations sociales obligatoires est un pigeon. La voie de l'unification est en cours d'accord (par exemple avec le rds et la csg) mais à l'origine c'est différent. Tu devrais en théorie pouvoir payer des impôts en dehors du fait de toucher une rétribution, sur laquelle les cotisations chômages sont calculées par exemple (il y a une inclusion des assurés obligatoires dans les contribuables). : c'est le cas pour le foncier, l'impôt sur la fortune, impôts locaux : tu payes juste parce que tu existes et ce n'est pas directement lié au revenu( même si en fait maintenant quand tu n'es pas imposable sur le revenu alors tu ne payes pas les autres). Maintenant c'est le gloubi-boulga généralisé c'est vrai et on peut toujours jouer sur les mots et dire que même pour une assurance privée c'est le contribuable qui paye (vu que tout le monde est contribuable).
Ronnie Hayek Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Le fait que tu croies à une différence entre ces deux solutions montre ta parfaite méconnaissance des mécanismes en jeu. C'est, quelque part, assez effrayant quand on sait que tu traînes sur ce forum depuis un moment. Ou bien nous avons un monumental travail d'introspection et d'éducation à faire pour que les nouveaux apprennent quelque chose finalement, ou bien l'absolue nullité de l'impact de nos remarques sur tes comportements ne laisse entrevoir aucun espoir pour décaniller la semelle de béton épais dans laquelle tu sembles plongé. Pour rappel : Chômage ou aides : c'est le contribuable (le pigeon, dirait SCM) qui paye. Etat qui "sauve" Arcelor : c'est le contribuable qui paye. Oui. Juste un bémol : nous ne sommes pas des éducateurs de forum.
Ash Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 C'est vrai. Ca c'est le rôle du forum d'édouard.
h16 Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Oui. Juste un bémol : nous ne sommes pas des éducateurs de forum. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je remarquais simplement qu'avec la tripotée de gants que nous avons pris pour expliquer par le menu toutes ces petites choses amusantes qu'on appelle libéralisme, il est toujours étonnant de constater que certains ne captent toujours pas. Le problème vient soit de l'émetteur, soit du récepteur…
Harald Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy a raison car L.Mittal a menti lorsqu'il a racheté Arcelor en prétendant qu'il conserverait l'emploi.Seuls les imbéciles croyaient à cette époque qu'il était sincère. Que faire des centaines d'employés qui vont se retrouver sans travail ? 1) les mettre à la charge du contribuable par des aides prolongés ? 2) intervenir pour empêcher la fermeture de l'usine ? La seconde solution est de très loin la meilleure. Mais oui, il a raison, comme les autres avaient raison lorsqu'ils ont injecté des milliards dans un Alstom mourant qui après coup n'a même pas été capable de soumettre dans les délais à l'appel d'offre de la ville de New-York pour la rénovation de son métro et ce malgré une rallonge de deux mois supplémentaires gracieusement octroyés. Il faudrait d'ailleurs saisir la Halde car ces interventions sont odieusement discriminatoires à l'encontre des millions de chômeurs qui n'ont pas eu le privilège de bénéficier de la manne étatique. A moins bien sûr que l'Etat n'en vienne à racheter les établissements Morin père et fils, le bar tabac Le Celtique, la poissonnerie Joncquier, etc.
free jazz Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Le gouvernement menacerait d'envoyer le député Lassalle comme médiateur. Avec Maurice B., il y a toujours une raison pragmatique pour continuer à avoir un Etat interventionniste. Le sarkozyste est pervers par nature.
Harald Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Oui. Juste un bémol : nous ne sommes pas des éducateurs de forum. Yo man t'as raison, z'êtes des grands frères. Melo et Roro les grands frères de Lib.org
José Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Sarkozy, prononcé à la française, signifie en hongrois : "Nous sommes dans la merde."
Herbert West Posté 5 février 2008 Signaler Posté 5 février 2008 Maurice, ne crois-tu pas qu'on pourrait employer ces ouvriers à creuser de grands fossés pour ensuite les combler et recommencer ?
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