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Multiculturalisme, l'utopie moderne ?


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C'est étonnant comme tu vois tout par le petit bout de la lorgnette, avec la vision d'un gastéropode. On parle d'Europe et tu sors une liste des subventions en région parisienne. Rien que dans cette liste, on en trouve déjà 3 ou 4. Et elle est incomplète, puisque le festival Imaginaire des Cultures du monde n'y figure pas. Donc sur le financement des festivals ethniques, tu as encore tort. Plus tu parles et plus tu t'enfonces.

Il voit peut-être par le petit bout de la lorgnette, comme tu dis, mais il a le mérite d'apporter des chiffres et des arguments rationnels.

Posté
Il voit peut-être par le petit bout de la lorgnette, comme tu dis, mais il a le mérite d'apporter des chiffres et des arguments rationnels.

Je n'ai pas remarqué. En revanche, il trolle comme un malade. Et ne sort pas assez. Rien que sur Paris intra-muros, je connais au moins une dizaine de festivals de musiques du monde, tous subventionnés. Donc sa liste ne vaut pas tripette.

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Merci bien. Donc 3 ou 4, allez mettons 5, non 10, sur 71 subventions,

C'est déjà trop, le chiffre aurait été de 0 il y a 30 ans très probablement. De plus tu ne prends que les stats de la région, pas des départements ni des communes, ni les subventions des entreprises publiques genre SNCF pour ce genre de festivité. Chacun y va du sien, rien que ma commune de 8000 habitants en Ile-de-France finance de temps à autres des spectacles de ce genre avec des moines bouddhistes et autres folklores d'une nullité incomparable.

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On peut également supputer que dans les autres pays d'Europe ces chiffres sont encore plus faibles puisque la France est un des pays comptant le plus d'immigrés de culture non-européenne. Pour l'entité "Europe", donc, la France semble être un cas maximal.

La pour le coup, c'est toi qui suppute exagérément, si c'est probable pour ce qui est du domaine des subventions, ça l'est beaucoup moins pour ce qui est de la 'lutte contre les discriminations' et les 'accommodements raisonnables'.

Si c'est négligeable en France, on ne peut pas en conclure que c'est négligeable en Europe, pas plus qu'on ne peut transporter telle quelle la problématique canadienne en France.

Posté
La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires qui ne contient aucune référence à Noël, mais qui comprend la mention de fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes.

La page du 25 décembre est vide et en bas, figure ce message: « Un véritable ami est quelqu’un qui partage vos préoccupations et votre joie ». Difficile de faire plus « religieusement » correct !

Le calendrier comprend les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives. Entre autres… Sans oublier la Journée de l’Europe et d’autres dates clefs de l’Union européenne. Aucune fête chrétienne n’est signalée alors que le christianisme est la religion la plupart des Européens. Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) a jugé la sortie de cet agenda « incroyable ».

En même temps, vu le passif marxiste de pas mal de commissaires européens, est-ce étonnant ?

Posté
C'est déjà trop, le chiffre aurait été de 0 il y a 30 ans très probablement. De plus tu ne prends que les stats de la région, pas des départements ni des communes, ni les subventions des entreprises publiques genre SNCF pour ce genre de festivité.

La liste comprend les deux conseils régionaux d'Ile-de-France et de Rhônes-Alpes, les départements 92, 69, 42 et Paris. Elle n'est bien sûr pas du tout complète.

Sur les ministères, voir le jaune budgétaire sur le site Observatoire des Subventions. Cela dépasse de loin le temps que je peux y consacrer, malheureusement.

Chacun y va du sien, rien que ma commune de 8000 habitants en Ile-de-France finance de temps à autres des spectacles de ce genre avec des moines bouddhistes et autres folklores d'une nullité incomparable.

La question est de savoir si ce genre de spectacles sont financés dans le cadre d'un effort de mise en place d'une société multiculturaliste, ou bien dans le cadre d'une politique visant à subventionner tout azimut, que cela soit un festival "Musique & Rollers" ou un truc de musique berbère.

Posté
La pour le coup, c'est toi qui suppute exagérément, si c'est probable pour ce qui est du domaine des subventions, ça l'est beaucoup moins pour ce qui est de la 'lutte contre les discriminations' et les 'accommodements raisonnables'.

La subvention de l'amicale des couscoussières du coin, c'est anecdotique par rapport aux déficits de l'Etat. La part des subventions du MRAP, CRAN, LICRA, SOS Potes & Cie représente peut-être une part mineure dans l'ensemble du tissu associatif, il n'empêche que leur pouvoir de nuisance liberticide en tant que groupe d'oppression, est considérable et non chiffrable.

En revanche je suppute qu'à l'échelle municipale, les maires pratiquent un clientélisme effréné qui n'est pas étranger à la hausse des impôts locaux. (Diallo le rappeur rebonjour)

Posté
La pour le coup, c'est toi qui suppute exagérément, si c'est probable pour ce qui est du domaine des subventions, ça l'est beaucoup moins pour ce qui est de la 'lutte contre les discriminations' et les 'accommodements raisonnables'.

Le truc, c'est que moi je suppute sur la base d'éléments que je mets en évidence claire. J'ai utilisé le terme "supputer" à dessein. Il ne faut que compléter les éléments que j'avance, les amender, les corriger, pour passer de la supputation à la conclusion. Mais m'est avis que le nombre de bras qui se proposeront pour ce travail seront moins nombreux que ceux qui pianotent frénétiquement suite à l'analyse de quelques faits divers épars.

PS : @tremendo, un truc qui me revient à l'esprit. J'avais vu la liste des subventions versées par l'Agence Française de Développement (en gros un truc qui se donne pour mission d'aider les entreprises à exporter), j'y ai trouvé des subventions loin de la mission de cette Agence, comme pour des assos type SOS Racisme, ou bien des actions dans le domaine du sport. D'où la difficulté de l'exercice, nécessitant de tout lire, et c'est vraiment du taf.

Posté
La liste comprend les deux conseils régionaux d'Ile-de-France et de Rhônes-Alpes, les départements 92, 69, 42 et Paris. Elle n'est bien sûr pas du tout complète.

Seulement 71 subventions en cumulant les 2 plus grosses régions et 4 départements chacun de plus d'1 million d'habitants?! Il doit y en avoir au moins 4 fois plus c'est pas possible, ça me semble clairement trop bas, j'aurais cru le léviathan local clairement plus gros, ou c'est peut-être moi.

Posté
La subvention de l'amicale des coucoussières du coin, c'est anecdotique par rapport aux déficits de l'Etat. La part des subventions du MRAP, CRAN, LICRA, SOS Potes & Cie représente peut-être une part mineure dans l'ensemble du tissu associatif, il n'empêche que leur pouvoir de nuisance liberticide en tant que groupe d'oppression, est considérable et non chiffrable.

Cela ne représente pas une part mineure, n'exagérons pas

Anciens Combattants 496 456

citoyenneté-laïcisme 1 014 502

communautarisme 13 630 117

Communication 280 000

divers 974 975

édition 1 209 677

Environnement 16 013 220

Femmes 892 493

Fonctionnaires/Elus 32 268 217

Francs Maçons 200 142

Gays 98 252

Ligue de l'enseignement 898 864

media 699 855

précaires 65 556

syndicats 7 904 571

think tank 953 464

La rubrique "communautarisme" mentionnée ci-dessus comprend, à la louche, essentiellement des subventions à des associations catholiques, protestantes, et juives.

Le reste, moins de 5%, comprend tout ce qu'on peut imaginer en plus : antillais, berbères, tunisiens, espagnols, SOS Racisme, etc.

Seulement 71 subventions en cumulant les 2 plus grosses régions et 4 départements chacun de plus d'1 million d'habitants?! Il doit y en avoir au moins 4 fois plus c'est pas possible, ça me semble clairement trop bas, j'aurais cru le léviathan local clairement plus gros, ou c'est peut-être moi.

c'est juste pour la partie "communautarisme", c'est-à-dire ce qui concerne une ethnie, une religion, etc. Ne sont pas comptés les trucs laïcistes, les femmes, les handicapés, les anciens combattants, les gays, etc.

Voir les chiffres ci-dessus.

Posté

Le point de vue de Daniel Hannan sur le Yéti:

Assimilation depends on a shared sense of national pride

Daniel Hannan, February 7th, 2011

Jonathan Sacks, the Commonwealth Chief Rabbi, has written a powerful article in today’s Times about the failure of multiculturalism. He makes a point that this blog never tires of repeating, namely that a country that holds itself cheap cannot expect to integrate newcomers.

If we radiate no sense of pride, no community of identity, we make it much harder for settlers to want to belong. If we deride and traduce the concept of patriotism, if we teach that the nation-state is finished, if we affect to believe that British history was a hateful chronicle of racism and exploitation, if we insist that we’re all Europeans now, we can hardly be surprised if people – whether long-settled or the children of immigrants – begin to cast around for alternative identities.

This point shouldn’t need to be made. Yet, unbelievably, David Cameron’s assertion of national solidarity has drawn attacks from Labour and the Left-wing press as “racist”.

Since The Times is now hidden behind its paywall, let me quote a couple of sentences from the Chief Rabbi’s article.

“The Times, in an editorial written on [sir Moses Montefiore's] hundredth birthday in 1884, said that he had shown that ‘fervent Judaism and patriotic citizenship are absolutely compatible with one another.’ My parents lived those values and taught them to us. They became the first Jews in their families for perhaps a thousand years not to teach their children Yiddish, because they wanted us to be English and to identify with the wider society…

“They were proud to be English because the English were proud to be English. Indeed, in the absence of pride, there can be no identity at all. They integrated and encouraged us to integrate because there was something to integrate into.”

http://blogs.telegraph.co.uk/news/danielha…national-pride/

Why I'm happy to call myself a liberal

My old friend Sholto Byrnes asks at The New Statesman whether “liberal” is becoming a dirty word again. He recalls the way Michael Dukakis was bludgeoned to a bloody pulp by the epithet in the 1988 American presidential election, and cites two contemporary examples of liberalism in retreat, one to do with gay rights in the US, the other with multiculturalism in Germany.

If we scrape away the barnacles that have attached themselves to it, the word “liberal” is rather an attractive one. It means committed to freedom, generous, tolerant.

In politics, of course, words acquire connotations. As far as I can tell, the use of “liberal” and “conservative” to denote opposed ideological factions began in the Hispanic world at the beginning of the nineteenth century. To generalise, conservatives (sometimes in South America called Whites) were for the Catholic Church and the agrarian interest, whereas liberals (sometimes called Reds) were for secularism and a wider franchise.

North American commentators borrowed the terms and used them to mean, respectively, Right and Left. Because Republicans and Democrats did not divide neatly along Right/Left lines (and still don’t entirely), alternative labels were required.

Many politicians publicly insist that Right and Left are no longer useful terms (although I’ve yet to meet a politician who doesn’t find them very useful indeed in private). Sometimes, of course, these denominations can be misleading. But there is a reason that they are still in use after more than 200 years: in every age and nation, certain political ideas cluster with others. Those who believe in higher taxes, for example, often also believe in anti-discrimination laws; those who believe in strong families tend to believe in immigration controls. Not always; but frequently enough to make broad descriptive tags handy.

Still, as I say, people are often squeamish about using the terms Left and Right about themselves. American Lefties prefer to call themselves liberals; British Lefties prefer to call themselves progressives.

Which is where the confusion arises. In its strict etymological sense, liberalism means a commitment to individual freedom. And while most Lefties are liberals in the sense of defending civic rights, opposing identity cards, supporting due process and resenting the authority of bishops and monarchs, they rarely extend this liberalism to resenting the power of state bureaucracies or seeing taxation as a diminution of personal autonomy. So, to take Sholto’s examples, equality for gay people is plainly a liberal issue. But questions of immigration and multi-culturalism are more complicated. While you could certainly argue that personal freedom implies the free movement of peoples across frontiers, it also implies the dismantling of much of the welfare system that creates the job vacancies for immigrants in the first place.

Like Sholto, I think the liberal tradition in Britain is an honourable one. It has great achievements to its name: parliamentary supremacy, religious toleration, meritocracy, votes for women, the legalisation of homosexuality. I am, as regular readers know, a Whig. I believe in British particularism, parliamentary sovereignty, personal liberty, small government and maximum democratic control. I’d have been for Parliament in 1642, for the Revolution in 1688, for Reform in 1832, for Gladstone against Disraeli. I’d probably have been one of those Whigs who broke with the Liberal Party when began its drift towards social democracy at the end of the nineteenth century (the “and Unionist” bit in my party’s title dates from the merger of these “Liberal Unionists” with Bonar Law’s Conservatives in 1912).

Because liberal, in the US, simply means Leftist, Americans who believe in maximum freedom took to calling themselves libertarians, a soubriquet that crossed the Atlantic in the 1970s, but hasn’t caught on here to the same degree. Call it what you will, it’s as persuasive and manly a creed as any on the market. I leave the last word to J S Mill:

The only freedom which deserves the name is that of pursuing our own good in our own way, so long as we do not attempt to deprive others of theirs, or impede their efforts to obtain it. Each is the proper guardian of his own health, whether bodily, or mental or spiritual. Mankind are greater gainers by suffering each other to live as seems good to themselves, than by compelling each to live as seems good to the rest.

Billet traduit sur Contrepoints : http://www.contrepoints.org/2010/10/18/4328-liberal-heureux

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Cet article de Roger Scruton prend du recul par rapport à la domination idéologique du politiquement correct ces trente dernières années. Selon lui l'aveu de la classe politique ne fait que constater l'acte de décès du multiculturalisme.

Multiculturalism, R.I.P.

By Roger Scruton from the December 2010 - January 2011 issue

Throughout my adult life governments around the Western world have been propagating the gospel of multiculturalism, which tells us that immigrants, from whatever part of the world and whatever way of life, are a welcome part of our "multicultural" society. Differences of language, religion, custom, and attachment don't matter, they have reassured us, since all can form part of the colorful tapestry of the modern state. Anybody who publicly disagreed with that claim invited the attentions of the thought police, always ready with the charge of racism, and never so scrupulous as to think it a sin to destroy the career of someone, provided he was white, indigenous, and male. To be quite honest, living through this period of organized mendacity has been one of the least agreeable ordeals that we conservatives have had to undergo. Keeping your head down is bad enough; but filling your head with official lies means sacrificing thought as well as freedom.

But now, quite suddenly, the oppression has ceased. Even Angelika Merkel, chancellor of a country whose reputation for political correctness is more carefully nurtured than any other cultural asset, has just told us that multiculturalism is dead -- quite dead. President Sarkozy has for some time been saying the same, while Prospect, Britain's leading left-wing intellectual monthly, currently carries the caption "re-thinking race: has multiculturalism had its day?" This caption is in many ways the most revealing of the current attempts to put multiculti at a distance. For it manages simultaneously to deny and to affirm the original message, which is that to discriminate among cultures is to discriminate on grounds of race -- in other words, to be a racist. This is perhaps the most pernicious of the lies that we have been required to swallow during these years of oppression, since it is one that compares all defense of the majority culture, and all attempts to integrate minorities, with some of the greatest crimes of recent history.

So let's be clear from the outset: culture and race have nothing to do with each other. There is no contradiction in the idea that Felix Mendelssohn was Jewish by race and German by culture -- or indeed that he was the most public-spirited representative of German culture in his day. Nor is there any contradiction in saying that a single person belongs to two cultures. Felix's grandfather Moses was a great Rabbi, upstanding representative of the Jewish cultural inheritance, and also founding father of the German Enlightenment. Many of the German philologists to which the Enlightenment gave rise were as multicultural as Moses Mendelssohn -- Max Müller, for example, German by race, English by adoption, and more steeped in the culture of India than virtually anyone alive today. Wagner had to twist and turn his thoughts into every kind of absurd contortion in order to discover "Jewishness" in the music of Felix Mendelssohn, from whom he took so much. (How could he have got to the music ofLohengrin without the help of Mendelssohn's music for A Midsummer Night's Dream?) And Wagner's repugnant essay on Judaism in music is one of the first instances of the lie that we have had to live through -- the lie that sees race and culture as the same idea, and which tells us that in demanding a measure of cultural uniformity, we are also affirming the dominance of a single race.

Once we distinguish race and culture, the way is open to acknowledge that not all cultures are equally admirable, and that not all cultures can exist comfortably side-by-side. To deny this is to forgo the very possibility of moral judgment, and therefore to deny the fundamental experience of community. It is precisely this that has caused the multiculturalists to hesitate. Rightly enjoying the polytheistic festivals of the Hindus, the Carnivals of Caribbean blacks, and the celebrations of the Chinese New Year, they have led us to believe that cultural difference is always an addition to social life, and never a threat to it. Anyone who discriminates between cultures, therefore, really must have something more dangerous at the back of his mind -- a desire to exclude on grounds of strangeness, which is the first step towards the racist mindset.

But experience has finally prevailed over wishful thinking. It is culture, not nature, that tells a family that their daughter who has fallen in love outside the permitted circle must be killed, that girls must undergo genital mutilation if they are to be respectable, that the infidel must be destroyed when Allah commands it. You can read about those things and think that they belong to the pre-history of our world. But when suddenly they are happening in your midst, you are apt to wake up to the truth about the culture that advocates them. You are apt to say, that is not our culture, and it has no businesshere. That is what Europeans are now saying -- not just a few crazies, but everyone. And the multiculturalists are reluctantly compelled to agree with them.

FOR WHAT IS BEING brought home to us, through painful experiences that we might have avoided had it been permitted before now to say the truth, is that we, like everyone else, depend upon a shared culture for our security, our prosperity and our freedom to be. We don't require everyone to have the same faith, to lead the same kind of family life, or to participate in the same festivals. But we have a shared moral and legal inheritance, a shared language, and a shared public sphere. Our societies are built upon the Judeo-Christian ideal of neighbor-love, according to which strangers and intimates deserve equal concern. They require each of us to respect the freedom and sovereignty of every other, and to acknowledge the threshold of privacy beyond which it is a trespass to go unless invited. Our societies depend upon a culture of law-abidingness and open contracts, and they reinforce these things through the educational traditions that have shaped our common curriculum. It is not an arbitrary cultural imperialism that leads us to value Greek philosophy and literature, the Hebrew Bible, Roman law, and the medieval epics and romances, and to teach these things in our schools. They are ours, in just the way that the legal order and the political institutions are ours: they form part of what made us, and convey the message that it is right to be what we are.

Over time immigrants can come to share these things with us: the experience of America bears ample witness to this. And they the more easily do so when they recognize that, in any meaningful sense of the word, our culture is also a multiculture, incorporating elements absorbed in ancient times from all around the Mediterranean basin and in modern times from the adventures of European traders and explorers across the world. But this kaleidoscopic culture is still one thing, with a set of inviolable principles at its core; and it is the source of social cohesion across Europe and America. Our culture allows for a great range of ways of life; it enables people to privatize their religion and their family customs, while still belonging to the public realm of open dealings and shared allegiance. For it defines that public realm in legal and territorial terms, and not in terms of creed or kinship.

So what happens when people whose identity is fixed by creed or kinship immigrate into places settled by Western culture? The multiculturalists say that we must make room for them, and that we do this by relinquishing the space in which their culture can flourish. Our political class has at last recognized that this is a recipe for disaster, and that we can welcome immigrants only if we welcome them intoour culture, and not beside and against it. But that means telling them to accept rules, customs, and procedures that may be alien to their old way of life. Is this an injustice? Surely not. If immigrants come it is because they gain by doing so. It is therefore reasonable to remind them that there is also a cost. Only now, however, is our political class prepared to say so, and to insist that the cost be paid. And it may be that this change of heart comes too late.

http://spectator.org/archives/2010/12/07/m…culturalism-rip

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Cet article de Roger Scruton prend du recul par rapport à la domination idéologique du politiquement correct ces trente dernières années. Selon lui l'aveu de la classe politique ne fait que constater l'acte de décès du multiculturalisme.

Mouai, tout ça pour conclure que les expatries doivent respecter les coutumes locales. Si c'est ça la mort du multiculturalisme, alors qu'il meurt.

Mais j'ai quand même l'impression que c'est faire des grande phrases juste pour dire que l'islam n'est pas compatible avec l'occident, car on devine bien que c'est uniquement de l'islam dont on parle ici (l'article parle de mutilation génitale, de tuer au nom d'Allah etc.)

On est en tout cas bien loin d'une condamnation de la HALDE, de la discrimination positive et des subventions aux religions non chretiennes.

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Dans le cadre de ce fil, l'un de vous saurait d'où vient le politiquement correct ?

On s'éloigne un peu, mais : du Marxisme, quoi d'autre ?

Bon personnellement, j'ai vraiment du mal à avaler ces théories qui assignent tous les maux de la société à un principe actif unique et maléfique à l'œuvre depuis plus d'un siècle. Le politiquement correct n'avait pas besoin d'une cabale marxiste pour voir le jour, juste d'amuseurs comme le Charlie Hebdo/Les Guignols.

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Dans le cadre de ce fil, l'un de vous saurait d'où vient le politiquement correct ?

Oh gaaaawwd, t'es de retour ? Et t'es fan du gros Capet maintenant ?

Essaie de trouver la réponse tout seul, applique la méthode de Mme Durand qui bigle et qu'est vache parfois :

Dans le cadre de ce fil, relève d'abord les hyperboles, demande-toi quel est le contexte de l'époque. Enfin, quel message ont voulu faire passer les auteurs ?

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Pour ma part, l'egalitarisme républicain me débecte autant que le multiculturalisme, mais si le second aide a détruire le premier, je ne suis pas sur qu'on y perde au change. La religion civile multiculturelle me semble bien plus fragile et son modèle politiquement correct plus vulnérable que la forteresse républicaine laïque et indivisible.

Ce n'est pas sûr qu'on gagne en liberté au change, comme on l'entend dans la vidéo postée par Kuing Yamang, qui met en évidence l'institution de la culpabilisation, la primauté de la volonté forcenée de tabula rasa pour reconstruire la nouvelle société sur une page blanche, fabriquer de toutes pièces un peuple nouveau où les normes culturelles sont mises à égalité par des technocrates. Egalitarisme qui va jusqu'à normaliser l'excision.

Sur le plan de la normalisation égalitariste, le multiculturalisme va plus loin que la république, puisque cette idéologie place au centre de sa politique une volonté de redressement des mentalités et de distribution de droits collectifs en fonction de critère éthniques, religieux ou culturels. Avec la planification des accommodements, on est typiquement dans une configuration de type tyrannie des minorités.

Si la république jacobine est un culte de l'uniformité et de l'universalisme (au fond un culte chrétien dégénéré autour de l'idolâtrie des droits de l'homme), le multiculturalisme est un culte païen non moins dégénéré autour du relativisme. Cette religion d'Etat multiculturaliste ne peut être mise en oeuvre sans une quantité importante de contrôle social, de coercition, d'intervention législative et pédagogique. Dans les universités américaines et anglaises, le culte de la diversité a pris des proportions délirantes. On en a eu un aperçu en France avec la création du Commissariat à la diversité et la pollution démagogique de ce thème en version "citoyenne".

On peut concevoir une république non jacobine sur un modèle participatif et confédéral. Mais la politique multiculturaliste ne peut être appliquée qu'au sein d'un despotisme à fort potentiel totalitaire.

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Le multiculturalisme est libéral si on entend libéralisme dans le sens assez large d'une théorie éthique visant à la réalisation de certaines finalités ou certains choix sociaux désignés comme souhaitables : la mixité inter-culturelle, la protection des identités collectives, les droits communautaires sont des biens à défendre et promouvoir, comme peuvent l'être par exemple l'émancipation individuelle ou la participation de tous aux charges publiques.

En un sens plus étroit, il n'y a rien de libéral là dedans : seuls les individus devraient avoir la possibilité de choisir leurs propres fins, et donc d'accepter ou non les choix moraux des organes de décision collective (l'Etat représentatif quoi !). En d'autres termes, l'Etat n'a pas à substituer ses fins à celui de ses citoyens, et le seul multiculturalisme acceptable est celui résultant des choix libres des individus, et non de l'action volontariste des pouvoirs public. Je note que ce multiculturalisme résultant des préférences individuelles est par ailleurs totalement hypothétique : rien ne garantit qu'une société libérale authentique débouche automatiquement sur ce type d'association humaine. Il est même possible d'envisager le contraire, à savoir la constitution une société cloisonnée et fortement ségrégationniste.

Posté
En un sens plus étroit, il n'y a rien de libéral là dedans : seuls les individus devraient avoir la possibilité de choisir leurs propres fins, et donc d'accepter ou non les choix moraux des organes de décision collective (l'Etat représentatif quoi !). En d'autres termes, l'Etat n'a pas à substituer ses fins à celui de ses citoyens, et le seul multiculturalisme acceptable est celui résultant des choix libres des individus, et non de l'action volontariste des pouvoirs public. Je note que ce multiculturalisme résultant des préférences individuelles est par ailleurs totalement hypothétique : rien ne garantit qu'une société libérale authentique débouche automatiquement sur ce type d'association humaine. Il est même possible d'envisager le contraire, à savoir la constitution une société cloisonnée et fortement ségrégationniste.

Oui, si une société ouverte est sans doute souhaitable, rien ne permet de présumer qu'en laissant les familles d'indivus libres de leurs choix, leurs associations tolèrent spontanément toutes sortes de normes et de comportements culturels contraires à leurs croyances. J'ai plutôt tendance à penser, avec Daniel Hannan, que ce serait le contraire. Que ceux qui sont pour moins de taxes et moins d'Etat portent nécessairement des identités, des liens sociaux et un socle de valeurs non négociables fonctionnant comme des anticorps contre l'anomie. Plus ces défenses immunitaires de la société sont absentes, plus l'Etat a d'espace pour s'immiscer dans la vie des individus.

La tolérance libérale devrait procéder comme tu le montres, de la coopération pacifique, du commerce et des interactions sociales, mais dans les limites de ce socle issu d'un certain accord autour d'une civilité commune minimale. Non du plan d'un Etat bienveillant qui effectue ces choix à la place des individus en vue de rendre la société meilleure. Le principal reproche que la critique libérale peut adresser au multiculturalisme, c'est in fine de désintégrer cette civilité commune, de détruire la coopération en instituant le conflit entre communautés pour la conquête des droits culturels collectifs.

De ce point de vue, et là je m'avance un peu, malgré les attaques des communautariens contre l'individualisme libéral, il me semble qu'un certain communautarisme (conservateur) à l'intérieur d'un cadre institutionnel aussi décentralisé que possible, est beaucoup plus compatible avec le libéralisme que le multiculturalisme.

Posté
Je note que ce multiculturalisme résultant des préférences individuelles est par ailleurs totalement hypothétique : rien ne garantit qu'une société libérale authentique débouche automatiquement sur ce type d'association humaine. Il est même possible d'envisager le contraire, à savoir la constitution une société cloisonnée et fortement ségrégationniste.

A ce titre, tu peux observer le cas du oueb, par exemple : au milieu des années 1990, on parlait bel et bien de "village mondial" à propos de ce nouveau service. En réalité, c'est l'inverse qui s'est produit : une polarisation exacerbée, par centre d'intérêt, par opinion politique, etc.

cette idéologie place au centre de sa politique une volonté de redressement des mentalités et de distribution de droits collectifs en fonction de critère éthniques, religieux ou culturels. Avec la planification des accommodements, on est typiquement dans une configuration de type tyrannie des minorités.

Quelques exemples : les maires de France ont, au même titre qu'un quota de logements sociaux, un quota de mariages multi-culturels à célébrer par an. Chaque publicité mentionne "attention, n'oubliez pas vos amis noirs et arabes" comme pour le mangerbougisme.

Les écoles d'ingénieur françaises, par exemple, ont un quota minimal de noirs et d'arabes à recruter chaque année, comme les entreprises d'ailleurs, mesures copiées sur les mesures existant pour les handicapés.

Ceci ne sont que quelques exemples de "droits collectifs" distribués, et de "redressement des mentalités" qu'on observe tous en France, chaque jour. Et j'en oublie certainement.

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Anne Lauvergeon peut-être ?

Je ne comprends pas : Fanny Truchelut la combattante de la liberté (ainsi que d'autres) a le droit de refuser untel ou untel dans son gîte rural, mais Mme Lauvergeon n'a pas le droit de refuser untel ou untel dans l'entreprise qu'elle préside? :icon_up:

Je ne comprends pas ton point.

Posté
A ce titre, tu peux observer le cas du oueb, par exemple : au milieu des années 1990, on parlait bel et bien de "village mondial" à propos de ce nouveau service. En réalité, c'est l'inverse qui s'est produit : une polarisation exacerbée, par centre d'intérêt, par opinion politique, etc.

Ben oui : Clochemerle exposant 10.

Posté
Mme Lauvergeon n'a pas le droit de refuser untel ou untel dans l'entreprise qu'elle préside? :icon_up:

Lauvergeon a le droit de refuser qui elle veut, elle dit juste que à compétences égales, les consignes sont la priorité au mâle non blanc.

Je ne comprends pas ton point.

Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?

Posté
Lauvergeon a le droit de refuser qui elle veut, elle dit juste que à compétences égales, les consignes sont la priorité au mâle non blanc.

Les consignes à qui? Et avec quel pouvoir?

Cette dame est PDG de Areva, son pouvoir se limite à cette entreprise (et encore a-t-elle des DG, membres de CA, etc. qui peuvent la censurer). Elle n'a pas le droit de s'exprimer, son expression doit être limitée à la critique de l'islamonazisme et à l'alarmisme sur la décadence de l'occident? Elle n'a pas le droit de faire ce qu'elle veut? C'est nouveau ça? Donc on a le droit de discriminer, hein, c'est libéral, mais sauf quand il s'agit de ne pas vouloir des mâles blancs. C'est quoi ces salades?

:icon_up:

Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?

The rapport with the choucroute. Ou plutôt je ne le comprends que trop bien, mais j'aimerai bien que tu formules.

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The rapport with the choucroute. Ou plutôt je ne le comprends que trop bien, mais j'aimerai bien que tu formules.

Horribles racistes que nous sommes, mâles blancs, sont désormais la cible de discrimination pour nous apprendre à vivre avec nos congénères.

Sans être psycho sociopipologue, ce genre de politique va mener les pauvres racistes que nous sommes à plus de xénophobie. En fait, à plus d'inquiétudes sur la démographie française vu ce que les dernières évolutions entraînent comme conséquences.

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Vous écriviez (neuneu2k et free jazz) qu'un Etat faible n'engendrait pas de multiculturalisme.

Et pourtant, pour prendre un exemple l'histoire d'un pays que je connais un peu, le Japon n'a jamais été aussi fermé que lorsque l'Etat était le plus fort. Lors de l'ère Edo qui a unifié le Japon, les frontières étaient fermées, les influences étrangères réprimées (on pourchassait et crucifiait les chrétiens). Ce qui a résulté dans un retard considérable du Japon par rapport aux autres nations jusqu'à l'ère Meiji, qui se traduit par l'ère

Alors que pendant les périodes plus ouvertes, les Japonais allaient souvent en Chine en Corée et en ont apporté leur alphabet syllabaire, leur écriture, des principes religieux et philosophiques (le bouddhisme et le confucianisme), leur architecture et bien d'autres choses.

Je vois le problème du métissage en France comme le problème de la culture française, cette dernière n'étant plus assez forte pour assimiler les bénéfiques influences étrangères sans se sentir en danger. En gros, c'est la métaphore de Lucilio sur le lion. Un pays à l'identité culturelle affirmée n'a pas à avoir peur des étrangers. C'est donc le déclin de la France qui est la cause première, et non pas l'arrivée d'immigrants. Vous inversez les causes et les effets.

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Les trois pelés et deux tondus admis à Sciences Po Paris (à l'initiative du directeur de cette école, militant)?
Je ne comprends pas pourquoi on critique ce que fait ce type, il ne fait pas de la retape « multiculturelle », il essaye d'informer les lycéens de zones dites défavorisées et de supprimer les limites qu'ils se sont fixées eux-même (ou par les profs) du genre « Les grandes écoles c'est pas pour nous ». Il n'y a pas de favoritisme.
Les maires ont un quota de mariages "mixtes" à honorer chaque année?

Non. Par contre j'ai vu je ne sais plus quelle association antiraciste prendre le nombre de « mariages mixtes » comme indicateur de l'évolution du racisme en France :icon_up:

Les immeubles HLM doivent avoir un quota de noirs ou d'arabes? Ou de blancs? Ou d'asiatiques?

Vieux mais toujours d'actualité : http://www.liberation.fr/societe/010137406…ghetto-et-quota

Je vois le problème du métissage en France comme le problème de la culture française, cette dernière n'étant plus assez forte pour assimiler les bénéfiques influences étrangères sans se sentir en danger. En gros, c'est la métaphore de Lucilio sur le lion. Un pays à l'identité culturelle affirmée n'a pas à avoir peur des étrangers. C'est donc le déclin de la France qui est la cause première, et non pas l'arrivée d'immigrants. Vous inversez les causes et les effets.

Exactement :doigt:

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Je ne comprends pas pourquoi on critique ce que fait ce type, il ne fait pas de la retape « multiculturelle », il essaye d'informer les lycéens de zones dites défavorisées et de supprimer les limites qu'ils se sont fixées eux-même (ou par les profs) du genre « Les grandes écoles c'est pas pour nous ». Il n'y a pas de favoritisme.

Oui oui, ne t'inquiète pas, c'est bien ce que je dis : ici, mon but était de proposer l'idée que les politiques multiculturelles en matières d'accès à l'enseignement n'existent pas, si ce n'est cette toute modeste initiative de ScPo que tu commentes par ailleurs très bien à mon goût.

Euh, déjà je dirais qu'il ne s'agit pas de mise en place de quota, mais de constatation que la mixité culturelle est impossible à obtenir. De plus, je ferais remarquer que l'organisme dont cet article présente les conclusions m'a tout l'air d'avoir sombré corps et biens : http://www.le114.com/

Cet organisme s'appellait le GELD 114, mentionné ici : http://harcelement.org/article77.html

Dans cet article, j'ai noté cette remarque Ô combien utile et pertinente

NDLR : Paradoxalement, le GELD a choisi pour son site l'extension « .com » des entreprises à but lucratif et non l'extension « .fr » des services publics. Pour quelle raison ?

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