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Pourquoi les idées libérales ont-elles tant reculé ?


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Ce que je vois,c 'est qu'aux USA le Libertarian Party est tout de même la 3e force politique du pays, et que certains ont des pieds dans les institutions au niveau des états (je pense au New Hampshire entre autres).J 'ai vu plusieurs fois des stickers Ron Paul ou Free State Project sur leurs bagnoles (c'est surprenant mais ca fait plaisir).

Les quelques américains avec qui j'ai parlé un petit moment en attendant un Greyhound regrettent énormément le virage à l'européenne qu'ils ressentent. Ahah leur tronche quand je leur ai annoncé qu'en France t'avais 80% de taxes sur l'essence…

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Bien entendu, je me suis mal exprimé. Je visais plus les personnes qui croient que le fait de cotiser leur donne le droit d'aller chez le médecin pour une petite toux et se faire prescrire une tonne de médicaments remboursés. En gros, les abus (surtout si c'est pour accuser quelqu'un d'autre après).

D'accord :icon_up: je vous rejoins donc sur ce point.

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Ahah leur tronche quand je leur ai annoncé qu'en France t'avais 80% de taxes sur l'essence…

C'est 300% environ de taxes sur l'essence.

35cts HT 1,25 euro TTC.

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Pourquoi les idées libérales ont-elles tant reculé depuis leur apogées. Je vous pose cette question qui pour moi me semble essentielle si l'on veut faire revivre la liberté. Quelles réponses apporter? Est-ce un complot socialiste commençant par la destruction des valeurs, de la raison, de la science, des mots visant la domination du peuple esclave par la manipulation en créant un troupeau de mouton malléable à souhait? Ou peut être fais-je fausse route. Comment analysez-vous ce déclin du libéralisme, qui pour moi me semble être un déclin de la raison?

Je pense qu'en fait, les idées libérales progressent. C'est l'Etatisme qui recule sans cesse. Ce n'est pas parcequ'il médiatise à outrance ces soubresauts qu'il faut se laisser abuser.

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La progression exponentielle du nombre de pages du Journal officiel devrait t'ouvrir les yeux.

Bof. Ca me fait plutôt penser à la réaction d'un animal acculé qui s'agite.

Posté
C'est 300% environ de taxes sur l'essence.

35cts HT 1,25 euro TTC.

Que les taxes formaient 80% du prix, pour être précis, et il l'a bien compris ainsi =)

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Ah mais les animaux acculés, ils sont hyper dangeureux, justement.

Ca, je suis d'accord. La bataille est loin d'être gagné. Mais l'étatisme est tout de même en danger.

Il faut dire aussi que je suis un incorrigible optimiste.

Posté
Imaginez si chaque fois que vous achetez votre baguette chez le boulanger vous devez faire une déclaration d'assurance pour vous la faire rembourser. Imaginez la bureaucratie, le surcoût sur la baguette et la gâchis de baguettes.

Forcer les gens à passer par un mécanisme d'assurance ou de couverture pour les petits bobos routiniers de santé, c'est exactement ça.

L'assurance ou la couverture, ça devrait être, en santé comme pour tout le reste, pour les accidents graves et catastrophes.

Le mot assurance doit en effet désigner uniquement ce genre d'activités.

Pour les petites choses régulières, ça s'appelle la prévoyance, et c'est moins destiné à lisser les choses qu'à se forcer à dégager un budget dédié.

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Pour les petites choses régulières, ça s'appelle la prévoyance, et c'est moins destiné à lisser les choses qu'à se forcer à dégager un budget dédié.

Comme pour le yaourt ou le coiffeur?

Je pense qu'en fait, les idées libérales progressent. C'est l'Etatisme qui recule sans cesse. Ce n'est pas parcequ'il médiatise à outrance ces soubresauts qu'il faut se laisser abuser.

Les impôts, taxes et charges augment, le déficit et la dette augmentent (ce qui promet des augmentations futures d'impôts, taxes et charges), la masse salariale augmente.

Et bien sûr, comme Lucilio l'a écrit, la règlementation explose.

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Et pour étoffer le résumer, il ne faut pas oublier non plus les ravages du politiquement correct.

Qui fait que toute pensée déviante est immédiatement réprimée par la meute socialiste.

Et nous en sommes arrivés à un tel point que même Loulou Nicolin ne peut plus traiter quelqu'un de tarlouze.

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Tu espères quoi, en réalité ?

Ben qu'ils démontrent tous que la social-démocratie c'est moderne et c'est fantastique, que le communisme c'était mal mais il y avait quand meme des éléments positifs et là arte te sortira un reportage dans une ancienne ville minière de RDA et t'expliquera quela sortie du communisme c'était duuur, qu'aujourd'hui on a plus les mêmes avantages, on peut plus avoir sa traban et sa télé gratuites. !!

Posté

Moins les médias en disent, mieux c'est. Dans presque tous les cas, la réalité est déformée.

Et si la commémoration se passe en grandes pompes, il y en aura encore pour redire à la dépense scandaleuse en ces temps de criiiiiise.

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Et pour étoffer le résumer, il ne faut pas oublier non plus les ravages du politiquement correct.

Qui fait que toute pensée déviante est immédiatement réprimée par la meute socialiste.

Tout à fait!

Ca a d'ailleurs un côté comique tout ça: l'intolérance bien réelle de la meute (pour reprendre votre expression de "meute socialiste") vis à vis de tous ceux qui ne partagent leurs valeurs bien-pensantes et prétendument tolérantes justement. :icon_up:

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Comme pour le yaourt ou le coiffeur?

Plutôt comme le coiffeur. Seulement on a constaté que le budget "santé régulière" est souvent plus gros (et cyclique pluri-modal) que le budget "coiffure", et des firmes privées se sont lancées dans le business. Ca semble leur réussir, tant que l'Etat ne réquisitionne pas le marché.

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Que les taxes formaient 80% du prix, pour être précis, et il l'a bien compris ainsi =)

Ne pas oublier les 33 % d'impôt sur les bénéfices.

Posté
Plutôt comme le coiffeur. Seulement on a constaté que le budget "santé régulière" est souvent plus gros (et cyclique pluri-modal) que le budget "coiffure", et des firmes privées se sont lancées dans le business. Ca semble leur réussir, tant que l'Etat ne réquisitionne pas le marché.

Je vois pas l’avantage, ça sert à quoi à part mettre en place un système de redistribution privé ?

M’enfin, si ça marche, tant mieux pour eux hein…

Posté
Je vois pas l’avantage, ça sert à quoi à part mettre en place un système de redistribution privé ?

M’enfin, si ça marche, tant mieux pour eux hein…

Advertising, advertising, advertising !

Posté
Plutôt comme le coiffeur. Seulement on a constaté que le budget "santé régulière" est souvent plus gros (et cyclique pluri-modal) que le budget "coiffure", et des firmes privées se sont lancées dans le business. Ca semble leur réussir, tant que l'Etat ne réquisitionne pas le marché.

Oui, il y a des gros budgets et des petits budgets pour chaque famille. Il n'y a aucun budget où tous les achats faits doivent faire l'objet d'une déclaration d'assurance.

Je suis surpris que tu ne voies pas à quel point c'est absurde. La force de l'habitude, tout simplement, peut-être?

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Je suis surpris que tu ne voies pas à quel point c'est absurde.

Ah mais je ne cherche pas à y donner du sens, je constate juste que ça existe et que c'est répandu. Il y a beaucoup d'autres choses tout aussi absurdes.

Posté
Quand places-tu l'apogée ?

Je ne suis pas sûr que l'on puisse parler d'un déclin de la liberté au niveau mondial, dans tous les cas nous ne seront jamais satisfaits, de nouveaux problèmes prenant le devant lorsque les anciens sont résolus.

Si je devais donner la cause principale de recul de la liberté à notre époque, ce seraient les banques centrales.

En ce qui concerne le recul du libéralisme en tant qu'idéologie portée par des hommes, je crois que le problème est à l'intérieur: je pointerais du doigt les "libéraux" utilitaristes (au sens de Bentham, pas au sens de Mises qui était épicurien). Le groupe qui applique cet utilitarisme là, forme de nihilisme, disparaît à terme.

A noter que Rothbard, tout en formulant la même critique, est moins tendre avec Mises :icon_up:

http://mises.org/rothbard/ethics/twentysix.asp

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L'idée socialiste s'est muée dans la social-démocratie. Invisible, plus subtile, car en accordant quelques libertés d'un côté (très exagérées dans le nombre), elle en supprime davantage de l'autre (tues, et non analysées comme une absence d'ultralibéralisme). C'est une question de "balance".

Y a bien quelques libertariens, et quelques conservateurs qui la décèlent. Et les autres restent dans le flou politique, restent dans les envolées lyriques pour condamner cet "ultracapitalisme de tout-marché triomphant"

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L'anniversaire de la chute du mur nous rappelle une des causes tragiques de nos défaites : nous avons cru avoir gagné.

+1, cf. mon allusion dans le fil consacré à la chute du Mur, allusion que j'aurais bien pu recopier ici en entier.

L'idée socialiste s'est muée dans la social-démocratie. Invisible, plus subtile, car en accordant quelques libertés d'un côté (très exagérées dans le nombre), elle en supprime davantage de l'autre (tues, et non analysées comme une absence d'ultralibéralisme). C'est une question de "balance".

La sociale-démocratie, c'est avant toute autre chose le marxisme sans la révolution, donc avec des moyens légaux et démocratiques. Tenter de réaliser des valeurs en prétendant en refuser les moyens naturels, c'est in fine impossible. Naturellement, et pour apporter une touche jesradienne, la partie démocratique apporte à des programmes politiques sous-tendus par les valeurs marxistes un intéressant facteur stochastico-chaotique et assez hautement non-ergodique.

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Aux États-Unis, regardons les faits: c'est pendant la Grande Dépression que l'étatisme est devenue dominant. À mon avis, ce sont les cycles économiques incessant qui ont nui au libéralisme le plus.

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