Nirvana Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Elle s'appelait Anne-Lorraine SchmittAnne-Lorraine Schmitt. Cette jeune fille nous évoque d'abord un visage souriant qui a fait le tour des médias. Elle nous évoque son père aussi, qui sillonne inlassablement les médias pour que la justice fasse ce qu'elle n'a jadis pas su faire à propos de l'accusé, c'est-à-dire son travail. Thierry Devé-Oglou aura conservé jusqu'au bout la chance de ne pas être né dans un Etat du Sud des Etats-Unis. Anne-Lorraine nous évoque peut-être la "récupération", comme disent les journalistes, d'un "fait-divers sordide par l'extrême droite", manière de rappeler à quoi doit uniquement être associé le sordide. Elle nous évoque sans doute le laxisme parfois ahurissant de notre justice. Elle nous évoque surtout le RER D. Une agression de cinq minutes. Trente quatre coups de couteau. Du sang sur les vitres. Des hurlements que personne n'entend, en dehors de l'esprit malade de l'assassin. Le viol et la mort. L'accusé a finalement peu d'importance. Durant l'audience, il joue les Pierre Bodein, prend des airs débiles. Les experts se divisent sur sa santé mentale. Au fond, peu importe sa défense. Peu importe ce qu'il est. Ce qui est en jeu, c'est bien la justice. Le réquisitoire a été fort. L'avocat général a marqué un silence de cinq interminables minutes, en fixant l'accusé droit dans les yeux. Dans un silence de mort, la salle comble a pu mesurer l'ampleur des souffrances d'Anne-Lorraine Schmitt. Cinq minutes. Trente quatre coups de couteau. Des hurlements, des mains lacérées par la lame jusqu'au coup fatal à l'aorte. "Il y avait du sang sur toutes les vitres", dira l'homme qui a découvert le corps, littéralement massacré dans la rame du RER D, en 2007. Non, ça n'a pas été "très vite", contrairement à ce qu'affirmait l'accusé. Notamment parce que la jeune fille s'est accrochée à la vie, parce qu'elle a lutté à main nues contre la lame aiguisée de son bourreau. En revanche, ce qui a été très vite, c'est la condamnation passée de l'assassin, à cinq ans de prison dont trois ferme pour viol avec arme. Trois ans de prison ferme, pour viol avec arme. Dans la réalité, avec les remises de peine et le simple avis du juge d'application des peines, cela fait deux ans. Ce qui a été très vite, c'est sa remise en liberté, puis son passage à l'acte. On a voulu lui accorder une seconde chance ? Il l'a saisi. La seconde chance fut la bonne. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt. La peine de mort n'existe que pour les innocents. Ne condamne-t-on pas à mort des innocents lorsque l'on remet en liberté des types comme Thierry Devé-Oglou ? Oui, la peine de mort, ce n'est pas bien, parce qu'on risque l'erreur judiciaire. Une erreur judiciaire qui sera certes beaucoup plus rare que celles, chaque année, qui coûtent la vie de paisibles citoyens, coupables d'avoir la malchance de croiser la route de ces types qui "ne présentent plus aucun danger pour la société", selon la formule qui a motivé la libération de monsieur Devé-Oglou suite à son premier viol. Au fait, que risquent-ils, les responsables de sa sortie ? Dans notre pays perdure une fâcheuse manie : celle qui consiste à placer l'accusé au dessus de la victime. Comme le rappelait le père d'Anne-Lorraine, l'accusation ne peut par exemple pas citer de témoin. Elle n'a pas les experts de son côté. Elle n'a pas l'enfance douloureuse pour tout expliquer. Elle a juste l'outrecuidance d'être là, d'accuser, de montrer que tout ne va pas si bien dans notre société, que la réinsertion radieuse passe aussi, bien souvent, par la rechute la plus abominable. Elle pousse à la condamnation, à l'élimination d'êtres après tout humains. Ce n'est pas très humaniste. Souhaiter que quelqu'un soit retiré de la société, qu'il croupisse en prison sans pardon ni espoir, ce n'est pas très en phase avec les Droits de l'homme. Si l'on joue sa vie dans notre société, il vaut mieux être dans le box des accusés que sur le banc des parties civiles. C'est aussi valable pour la postérité. Christian Ranucci. On se souvient de ce nom. On sait qui il était, ce qu'il a fait. Mais qui se souvient de Natacha Mougel, la joggeuse de Marcq-en-Barœul ? Vous savez, celle qui a été violée puis massacrée avec un tournevis et un marteau, voici quelques mois. Par un homme qui avait déjà été condamné pour viol à l'aide d'un tournevis et d'un marteau. Un homme qu'on a relâché. Viol. Marteau. Tournevis. Relâché. Seconde chance. Même joueur joue encore. Le tour de force du père d'Anne-Lorraine, par sa combativité, la force grave de ses interventions, ses propos dignes et implacables, est de rendre le nom de sa fille immortel. Pour une fois, on ne se souviendra pas du nom du tueur, mais de celui de la victime. Le souvenir, c'est tout ce qui reste à la famille Schmitt. Qu'ils parviennent au moins à le transmettre. Alors oui, dans la vie idéale, il parait que tout le monde a droit à une seconde chance. Sauf les Anne-Lorraine Schmitt, pour qui personne n'aura l'indulgence des experts, des juges d'application des peines, les égards de la médecine, les efforts des associations de réinsertion, la compassion des journalistes, qui se scandalisent régulièrement des "conditions de détention" et qui ne perdent pas une occasion d'évoquer "le passé difficile", le "milieu socio-culturel" pour comprendre, expliquer, justifier. Donner une seconde chance, voire une troisième et ainsi de suite. Ce sont d'abord eux les victimes, n'est-ce pas. Le père d'Anne-Lorraine, lui, s'est battu pour la seconde chance qu'elle n'aura jamais. Pour qu'elle ait droit au souvenir, que son assassin soit enfin traité comme il le mérite. La société doit punir le criminel. Sans autre arrière pensée. Elle ne doit pas remplacer les juges par des médecins, comme l'espérait Victor Hugo. Parce que dans cette voie, elle finira par remplacer les médecins par des nounous. Alors que les criminels, eux, seront toujours des criminels. Chaque jour qui passe apporte son lot d'affaires délirantes. À Calais, un homme a été jugé irresponsable d'un meurtre parce qu'il avait bu de l'alcool. Parce que l'alcool avait aboli son "discernement". Pourra-t-on expliquer la même chose aux policiers qui nous contrôleront avec quelques grammes ? Pourra-t-on justifier ainsi tout meurtre ? Tous les jours, des hommes sont condamnés en correctionnelle pour ivresse (ivresse qui est normalement considérée comme un facteur aggravant lors d'un délit ou d'un crime). Et si l'on condamne un violeur avec arme à seulement deux ans de prison ferme, que va-t-on faire des délinquants qui frapperont des pompiers ou qui tabasseront des vieillards dans la rue ? Des jours de TIG ? Des stages à Chamonix ? Un mot aux parents ? La déresponsabilisation des déviants n'a pas de limite. On a depuis longtemps enfilé une camisole de force sur le libre-arbitre. Quoiqu'il arrive, vous n'êtes jamais totalement responsable. C'est l'enfance. C'est le milieu. C'est une maladie. C'est la précarité. C'est le contexte. C'est la crise. C'est l'exclusion. C'est la société. C'est pas de chance. Les réquisitions ? Perpétuité assortie d'une peine de sureté de 22 ans, la peine maximale. Que ne supprime-t-on ce mot qui ne renvoie pénalement à rien, sinon à la colère éternelle des familles de victimes ? La perpétuité, c'est la peine des parents. L'éternité, c'est ce à quoi Anne-Lorraine a été condamnée. Les réquisitions ont été suivies. Et peut-être bien que dans 20 ans, il se trouvera un jeune juge d'application des peines, sympathique et plein de bons sentiments, qui se dira que l'affaire très médiatisée avait à l'époque joué contre ce type (comme par hasard d'origine turque : il y avait sans doute de la récupération politique là dedans) qui a d'ailleurs l'air plutôt sympathique et qui en tout cas fait de grands efforts pour s'en sortir. Chacun a droit à l'espoir. À une autre chance. Il prendra en main le dossier et en deux signatures fera libérer l'assassin, dans le plus grand secret. Bien sûr, il aura le tampon des psychiatres. Troisième chance. Oh, il sera vieux, certes. Plus vraiment dangereux. Simplement, c'est une question de justice. Anne-Lorraine ne reviendra pas, contrairement à son cauchemar. Notre époque, qui aime bien se déclarer "choquée", "indignée" ou "scandalisée" ferait bien de s'en émouvoir. Laurent Obertone http://www.surlering.com/article/article.p…-pendant-22-ans Le père de la victime semble avoir obtenu satisfaction, si je puis dire, mais j'aimerais bien savoir ce qu'il va se passer pour lui après, dans sa tête.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Oui bon… au-delà du faits divers relativement banal et sans importance (un criminel récidive et prend le max), c'est quoi l'idée ?
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 La première condamnation était clairement ridicule, viol avec arme, c'est 20 ans de réclusion criminelle, pas 3 ans ramenés a deux, on peut raisonnablement penser que l’application du code pénal dans la première condamnation aurai évité le second crime et s’interroger, voir etre scandalisé (et oui) de sa manifeste non application.
h16 Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 On peut expliquer le "perpétuité" avec la peine de sûreté ? Ah oui, j'oubliais : perpétuité, ça veut dire pour toujours soit 20 ans max. La première condamnation était clairement ridicule, viol avec arme, c'est 20 ans de réclusion criminelle, pas 3 ans ramenés a deux, on peut raisonnablement penser que l’application du code pénal dans la première condamnation aurai évité le second crime et s’interroger, voir etre scandalisé (et oui) de sa manifeste non application. Ce n'est pas comme ça qu'il faut le voir. Il faut simplement constater que violer une gonzesse dans le RER D, c'est 2 ans de taule. Et encore : si tu te fais choper. Seulement si tu te fais choper. A tout prendre, la vente d'armes dans le même RER doit probablement coûter 15 jours de travaux d'utilité collective…
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 …on peut raisonnablement penser que l’application du code pénal dans la première condamnation aurai évité le second crime… Oui, on pourrait pendre d'office tous les criminels. Sûr qu'il n'y aurait jamais de récidive. Ce genre d'affaire montée en épingle, c'est du pipo. C'est quoi, les statistiques de la récidive en France ? Ça concerne quel type de criminalité ? Etc. Tant qu'on ne discute pas avec ces éléments en main, c'est juste du bullshit de journaleux en mal de copie ou de blogueur minable. Quant au coup de l'application du code pénal, il a été appliqué : les réductions, c'est prévu dans le code. J'aimerais bien entendre le son de cloche si l'on appliquait systématiquement le tarif plein pour, par exemple, les escroqueries, sans remise aucune (de 5 à 10 ans fermes).
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Réponse auto censurée, mais bon "what would hitgirl do?"
Tremendo Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Oui bon… au-delà du faits divers relativement banal et sans importance (un criminel récidive et prend le max), c'est quoi l'idée ? Qu'il faut être aveugle, têtu et idéologue pour ne pas comprendre que pour un mec qui tue de 34 coups de couteaux, la seule chose qu'il mérite c'est la peine de mort.
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Quant au coup de l'application du code pénal, il a été appliqué : les réductions, c'est prévu dans le code. Passer de 20 a deux c'est plus de la personnalisation de la peine, c'est ridicule pour un crime aussi grave. On ne parle pas d'un crime sans victime la. Quand aux statistiques de récidive, ce n'est pas la question, on ne condamne pas pour éviter la récidive, pour Ca c'est la période de sureté qui sers. Mais le fait est qu'en l'occurrence, le premier jugement n'aurai pas été ridicule, il n'y aurai pas eu le deuxième crime, ce n'est pas la -raison- de contester le premier jugement, mais une réalité factuelle, quelles que soient les statistiques.
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Qu'il faut être aveugle, têtu et idéologue pour ne pas comprendre que pour un mec qui tue de 34 coups de couteaux, la seule chose qu'il mérite c'est la peine de mort. Qu'il la mérite c'est pour moi indubitable, que je ne souhaite pas donner un tel pouvoir a une institution aussi. Je comprendrais, et pardonnerai immédiatement le père de la fille si il réglait son compte au violeur, mais Ca resterait un meurtre, si c'est un bourreau qui commet l'acte au nom de la justice, ca me pose un problème.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 …pas comprendre que pour un mec qui tue de 34 coups de couteaux, la seule chose qu'il mérite c'est la peine de mort. Ben non, curieusement je ne comprends pas. Pourquoi faudrait-il tuer un assassin ? Pourquoi 34 coups de couteaux n'indiquerait justement pas un déséquilibré et, partant, c'est quoi l'exemplarité d'exécuter un malade mental ? En quoi la mort du criminel résoud le problème immédiat des parents. Plutôt qu'une indemnisation.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Passer de 20 a deux c'est plus de la personnalisation de la peine, c'est ridicule… C'est prévu, c'est possible, c'est tout. Donc repenser la tarification et l'application des peines, je veux bien. Brandir un fait divers tragqiue pour faire pleurer dans les chaumières, rien à branler. Mais, mon cul, que les gens n'auront jamais les couilles d'accepter que l'on revoit tout le code pénal, toutes les peines et que l'on durcisse toutes les applications de peines. Oui, mec, l'infraction de roulage, tu te les manges dans la face, les 6 mois de taule fermes. Quand aux statistiques de récidive, ce n'est pas la question… Pas quand on veut seulemnt faire du bruit avec sa bouche. Mais si l'on veut réellement résoudre un problème, on essaie d'abord de déterminer son amplitude. Alors pour un criminel récidiviste, combien de mecs qui font leur temps avec réduction et puis qui se tiennent à carreau ? Tant que l'on ne chiffre pas la récidive, on évite d'avancer que la politique judiciaire serait laxiste.
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Mais si l'on veut réellement résoudre un problème, on essaie d'abord de déterminer son amplitude.Alors pour un criminel récidiviste, combien de mecs qui font leur temps avec réduction et puis qui se tiennent à carreau ? Tant que l'on ne chiffre pas la récidive, on évite d'avancer que la politique judiciaire serait laxiste. A condition de supposer que la seule raison de la peine est d'éviter la récidive, oui, et même dans ce cas, les statistiques sont un moyen d'information du juge, mais c'est la personnalité de l'accusé et l'expertise psychologique spécifique qui doit primer sur la statistique, dans tous les cas. Dans ce cas précis, ce n’est pas compliqué, la raison de la peine est aussi entre autre d’éviter le règlement extrajudiciaire, on est encore un certain nombre à considérer que pour ce genre de crimes, la mort est méritée, et plus la justice est laxiste, plus la volonté de faire justice soi même monte.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 A condition de supposer que la seule raison de la peine est d'éviter la récidive… C'est bien le discours sous-entendu par ceux qui montent en épingle ce genre de faits divers, non ? …on est encore un certain nombre à considérer que pour ce genre de crimes, la mort est méritée… Des bêtes sauvages. De manière amusante, ce sont les soi-disant barbares nordiques et germains qui ne voyaient pas de drame insurmontable à une mort qu'il serait impossible d'indemniser partiellement en cash.
neuneu2k Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Des bêtes sauvages. De manière amusante, ce sont les soi-disant barbares nordiques et germains qui ne voyaient pas de drame insurmontable à une mort qu'il serait impossible d'indemniser partiellement en cash. Le fait qu'ils n'aient pas eu de meurtre judiciaire n'empêchait en rien les vengeances meurtrières, quitte a indemniser la famille du violeur, faut il rappeler que je suis a la fois favorable a ce qu’on puisse buter les violeurs et contre la peine de mort ?
Tremendo Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Ben non, curieusement je ne comprends pas.Pourquoi faudrait-il tuer un assassin ? Pourquoi 34 coups de couteaux n'indiquerait justement pas un déséquilibré et, partant, c'est quoi l'exemplarité d'exécuter un malade mental ? En quoi la mort du criminel résoud le problème immédiat des parents. Plutôt qu'une indemnisation. La mort ne résoud pas le problème des parents totalement, mais plus d'un à leur place se sentirait un peu plus soulagé de le voir mort plutôt que croupissant au chaud aux frais du contribuable. De plus, ça ne résoud pas entièrement le problème c'est certain mais le mettre en prison pour qu'il soit libéré un jour et recommencer ça en créera d'autres. Je trouve trop facile de prendre l'excuse qu'il est malade mental, tout assassin et tout violeur a un problème dans sa tête, partant il faudrait excuser à chaque fois l'accusé? Ce type était parfaitement conscient de ce qu'il faisait, la preuve il récidive, de plus cela signifie qu'il est dangereux pour la société, dans le système français il ne prendra pas la prison à vie, il sera libéré un jour et recommencera, autant le passer à la chaise électrique, ce type ne mérite que la déchéance de ses droits.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 …plus d'un à leur place se sentirait un peu plus soulagé de le voir mort plutôt que croupissant au chaud… On s'en fout de ces gens, ils n'on trien à voir avec la choucroute. C'est juste un truc de totalitaire, le coup de "la société qui se venge" ou de "la société qui se protège". …aux frais du contribuable. Privatise le binz. Que les taulards bossent. Dur, pour payer. Ça va être autrement dissuasif. Je trouve trop facile de prendre l'excuse qu'il est malade mental… Facile ou pas, c'est un fait. Des malades mentaux qui commettent des crimes, c'est un fait. Alors quoi ? On les pend ? C'est quoi la morale de l'histoire ? C'est quoi le caractère exemplaire censé foutre les boules aux mauvais garçons ? La théorie libérale de la responsabilité implique bien que l'on ne puisse être complètement et totalement tenu responsable de ses actes dès lors que la raison est altérée.
free jazz Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Alors pour un criminel récidiviste, combien de mecs qui font leur temps avec réduction et puis qui se tiennent à carreau ?Tant que l'on ne chiffre pas la récidive, on évite d'avancer que la politique judiciaire serait laxiste. Pour la remise en liberté, c'est moins une question de politique judiciaire que l'arbitraire de la décision d'un expert psychiatre, en fonction de son diagnostic et du succès du traitement appliqué. Or l'expert se prononce sur l'état mental de celui qu'il considère comme un malade et moins comme un criminel potentiellement dangereux pour la société dès lors qu'il cesse de prendre les médicaments qui inhibent ses pulsions meurtrières. C'est un peu lourd comme décision pour un seul homme. Les expertises varient d'un psychiatre à un autre, chacun revendiquant la validité de son diagnostic. Cette approche médicale tend à écarter l'existence de monstres incurables dont les pulsions restent irréfragables, même 30 ans après les faits. Je pense que la question de la peine de mort doit se poser pour ce type de monstre, ou tout au moins de la perpétuité réelle. Dans cette affaire le type fait deux ans après un premier viol dans le même rer sous la menace d'une arme, où la victime décrit clairement comment elle a vu la mort en face. Ce qui l'a sauvée est de ne pas avoir résisté. Donc d'après moi le problème réside dans le crédit excessif accordé à l'expertise et d'autre part dans la médicalisation de la décision pénale, qui traite le criminel sexuel d'emblée comme un malade et non comme une personne responsable de ses actes. Car si l'on dit que le malade est totalement irresponsable, ce devrait être un argument lourd contre la remise de peine et non pour son atténuation. Ensuite, même en l'absence de politique laxiste, ça n'empêche pas certains juges des libertés d'être explicitement engagés dans une idéologie de l'excuse, ce qui pose le problème de la cohérence de la chaîne pénale.
Tremendo Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 On s'en fout de ces gens, ils n'on trien à voir avec la choucroute. On s'en fout des parents de la victime? Etrange. C'est juste un truc de totalitaire, le coup de "la société qui se venge" ou de "la société qui se protège". Ce type menace l'intégrité physique de n'importe quelle fille dans la rue, appelle ça société ou autre chose, ça n'a rien de totalitaire c'est juste la réalité. Privatise le binz. Que les taulards bossent. Dur, pour payer. Ça va être autrement dissuasif. Tu veux faire travailler un malade mental, tu es dur je trouve…. Facile ou pas, c'est un fait. Des malades mentaux qui commettent des crimes, c'est un fait. Alors quoi ? On les pend ? C'est quoi la morale de l'histoire ? C'est quoi le caractère exemplaire censé foutre les boules aux mauvais garçons ? On ne tue pas quelqu'un pour l'exemple, on le tue parce qu'il a tué, point. La théorie libérale de la responsabilité implique bien que l'on ne puisse être complètement et totalement tenu responsable de ses actes dès lors que la raison est altérée. Certe, mais ce n'est pas le cas de ce type qui n'a jamais été déclaré auparavant irresponsable, et soudainement à l'occasion de son procès il le deviendrait? Etrange. Et je te signale que même un irresponsable doit répondre des ses actes lorsqu'il tue, qu'il viole ou vole, certe la peine ne sera pas la même et sera réduite.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 On s'en fout des parents de la victime? Tu parles d'autres gens qui se mettraient à la place des parents. Pas des parents. Ils veulent la mort du mec, les parents ? Et quand bien même se serait le cas, serait-ce légitime, nécessaire ou utile ? Ce type menace l'intégrité physique de n'importe quelle fille dans la rue… Il existe d'autres méthodes que la mort pour régler ce problème. Tu veux faire travailler un malade mental, tu es dur je trouve…. C'est vrai que le tuer, c'est plusss cool. Le coup de les faire bosser, c'était pour répondre à la jérémiade du contribuable. On ne tue pas quelqu'un pour l'exemple, on le tue parce qu'il a tué, point. Ah ouais, le coup de la barbare vengeance bête et brutale. Depuis 10.000 ans que l'on assassine légalement des assassins, on a avancé de combien de millimètres dans la voie du recul de la criminalité ? Certe, mais ce n'est pas le cas de ce type qui n'a jamais été déclaré auparavant irresponsable… Je ne parles pas du cas précis, mais de la théorie libérale de la peine qui stipule bien qu'il faut avoir sa raison pour répondre de ses actes. Et qu'il n'y a, dans cette théorie, aucune "facilité comme tu le dénonces.
Nirvana Posté 16 décembre 2010 Auteur Signaler Posté 16 décembre 2010 Peine de mort: Accrochage entre 2 présentateurs de iTéléIl est rare que deux présentateurs de la même chaine expriment leur désaccord sur un sujet d'actualité. C'est pourtant ce qui s'est passé sur la chaîne iTélé entre Robert Ménard qui anime une interview et Julian Bugier qui présente le journal. Un échange très bref mais assez sec entre les deux hommes sur la peine de mort. Alors que se termine un reportage sur le procès du meurtre de cette étudiante en journalisme qui avait succombé à 34 coups de couteau en 2007 lors d'une tentative de viol dans le RER D, Robert Ménard se lâche et regrette que la peine de mort n'existe plus. Riposte immédiate du présentateur du journal… [dailymotion]xg4x29[/dailymotion] http://www.jeanmarcmorandini.com/article-4…s-de-itele.html
Tremendo Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Tu parles d'autres gens qui se mettraient à la place des parents. Pas des parents.Ils veulent la mort du mec, les parents ? Et quand bien même se serait le cas, serait-ce légitime, nécessaire ou utile ? C'est légitime et nécessaire. Mais laisser les parents en décider je ne vois pas quel problème majeur cela pose, s'ils sont contre son exécution prenons-en acte. Il existe d'autres méthodes que la mort pour régler ce problème. J'en conviens. C'est vrai que le tuer, c'est plusss cool. Jamais dit ça. Ah ouais, le coup de la barbare vengeance bête et brutale. Depuis 10.000 ans que l'on assassine légalement des assassins, on a avancé de combien de millimètres dans la voie du recul de la criminalité ? Certainement beaucoup plus que depuis qu'on a aboli la peine de mort il y a 30 ans. Je ne parles pas du cas précis, mais de la théorie libérale de la peine qui stipule bien qu'il faut avoir sa raison pour répondre de ses actes. Et qu'il n'y a, dans cette théorie, aucune "facilité comme tu le dénonces. Je plussoie mais désormais trop facilement les juges -laxistes?- se laissent berner par des psychiatres d'opérette qui voient dans chaque criminel un type hors de raison. Comme le dit Freejazz, on leur accorde un crédit excessif.
henriparisien Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Je plussoie mais désormais trop facilement les juges -laxistes?- se laissent berner par des psychiatres d'opérette qui voient dans chaque criminel un type hors de raison. Comme le dit Freejazz, on leur accorde un crédit excessif. Heu… C'est un bon ressort d'un roman policier ; Mais en vrai, vous avez des exemples précis ? Ou il s'agit juste d'une peur non étayée ?
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 C'est légitime et nécessaire. En quoi tuer un assassin serait légitime et/ou nécessaire ? …laisser les parents en décider je ne vois pas quel problème majeur que cela pose… Sauf que l'on n'est pas en Anarkapistan et que la vengeance privée n'a pas cours. Par contre, on observera que c'est dans les sociétés de justice privée que l'on avait le moins recours à la mort de l'assassin et où la victime ou les familiers de la victime se contentaient facilement d'une indemnistation - autrement plus utile et réparatrice que la simple jouissance perverse de voir un mec se balancer au bout d'une corde. L'assassinat des assassins relève de l'industrie étatique. Certainement beaucoup plus que depuis qu'on a aboli la peine de mort il y a 30 ans. Ben voyons… dommage qu'Harald ne soit plus là pour te balancer les taux de criminalité autrement plus balèze qu'aujourd'hui du temps où la guillotine chauffait. …les juges -laxistes?- se laissent berner par des psychiatres… Encore une fois : combien de cas sur toutes les expertises réalisées en tenues en compte par des juges dans leur décision ? Alors, oui, une mort, c'est un drame. Mais au niveau statistique, c'est zéro. Et si l'on veut parler de politique judiciaire et pénale, on fournit des statistiques, pas des faits divers. Mais faut pas rêver, car personne, ni les gauchistes, ni les laxistes, ni les fachos, ni la droite, ni personne ne veut connaître les chiffres - la réalité est autrement plus complexe et vachement moins facile à utiliser dans les discours démagogiques de tous le camps.
free jazz Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 La statistique n'a d'intérêt que pour un type qui veut défendre la société, c'est un truc de totalitaires. Je ne vois d'ailleurs pas trop l'intérêt de la statistique pour traiter des cas marginaux qui sont par définition des anomalies.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Je ne vois d'ailleurs pas trop l'intérêt de la statistique pour traiter des cas marginaux qui sont par définition des anomalies. Dès lors que la justice est étatisée est prétend établir un catalogue de peines également applicables à tous, on travaille sur des statistiques pour connaître l'étendue et la nature du problème que l'on prétend résoudre de manière générale. Les stats, ça fonctionne aussi pour traiter les anomalies, les comportement minoritaires, etc. Maintenant, of course, on peut libéraliser tout le bazar. Et généralement, quand c'est le cas, on est tout de suite moins demandeur de sang. De fait, la réclamation du sang ne fonctionne que lorsque l'on a un État derrière soi pour aller pendre un assassin. quand on serait tout seul, en anarkapistan, ou avec seulement l'appui de sa compagnie de service de sécurité, on demandera moins du sang que de la thune.
Tremendo Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 Heu… C'est un bon ressort d'un roman policier ; Mais en vrai, vous avez des exemples précis ? Ou il s'agit juste d'une peur non étayée ? Pas de stats,mais oui ça arrive que des experts jugent un type irresponsable pour être jugé. Ne recommençons pas avec l'argument bidon du sentiment irrationnel d'insécurité! Sauf que l'on n'est pas en Anarkapistan et que la vengeance privée n'a pas cours. Certe. Par contre, on observera que c'est dans les sociétés de justice privée que l'on avait le moins recours à la mort de l'assassin et où la victime ou les familiers de la victime se contentaient facilement d'une indemnistation - autrement plus utile et réparatrice que la simple jouissance perverse de voir un mec se balancer au bout d'une corde. L'assassinat des assassins relève de l'industrie étatique. Tu peux avoir l'indemnisation et la peine de mort ensuite. je ne vois pas le problème. D'autre part cite-moi tes sources sur ce que tu dis. Et même, c'est effectivement préférable que l'on y ait le moins possible recours, mais comme tu l'as dit en supposant que tu aies raison si c'est dans les sociétés de justice privée qu'on y avait le moins recours, donc elle existait aussi dans ces sociétés CQFD. Ben voyons… dommage qu'Harald ne soit plus là pour te balancer les taux de criminalité autrement plus balèze qu'aujourd'hui du temps où la guillotine chauffait. Ben je veux bien des comparaisons entre les taux de criminalité du 19ème siècle par exemple et juste avant que l'on abolisse la peine de mort dans les années 80 oui. Et puis j'aimerais bien voir si la criminalité a vraiment beaucoup baissé depuis. De toute manière, ça n'a rien de comparable puisque l'on doit la baisse historique de la criminalité à une évolution des comportements plus qu'à n'importe quelle politique pénale, même si ça joue aussi. Ce que je veux te dire c'est que la peine de mort n'engendre pas la violence en chaine que tu sembles décrire. Alors, oui, une mort, c'est un drame. Mais au niveau statistique, c'est zéro. Et si l'on veut parler de politique judiciaire et pénale, on fournit des statistiques, pas des faits divers. Et bien ce sont les faits divers qui démontrent qu'il existe une anomalie justement.
Esperluette Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 En l'occurrence, j'avais lu que le type en question avait une obligation de soins et ne s'est jamais présenté aux consultations. C'est là qu'il faudrait une alerte, non ?
Rincevent Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 De manière amusante, ce sont les soi-disant barbares nordiques et germains qui ne voyaient pas de drame insurmontable à une mort qu'il serait impossible d'indemniser partiellement en cash. La compensation financière pour un assassinat, c'est un truc de barbares, pas de gens civilisés.
José Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 La compensation financière pour un assassinat, c'est un truc de barbares, pas de gens civilisés. Enfin, même un juif peut comprendre l'avantage à prendre la thune.
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