Mirisme Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Je pensais au problème des réseaux (routier, électrique et autres) ainsi qu'au problème des zones à densité faible où les services seraient moins concurrentiels (compagnie de transport en milieu rural) et je me disais que dans de tels cas on assisterai mécaniquement avec la privatisation totale des biens et services à des situations aberrantes (deux routes parallèles ou actuellement le déploiement de la fibre optique) ou monopolistiques (une compagnie imposant des prix prohibitifs). Et là je me suis dit que des personnes privées n'étant pas d'accord avec ces pratiques pourraient mutualiser leurs moyens pour mettre en place des entreprises qui fonctionnerait par abonnement (impôt volontaire la contribution des origines quoi). Finalement on verrai une sorte de public privé. La différence étant que les personnes payant directement seraient en quelques sortes les actionnaires et imposeraient donc des contraintes de rentabilités. En fait ça ressemblerait à du public mais géré directement par les personnes. Au final la différence tient au fait qu'actuellement tout organisme public est dirigé indirectement par les personnes privée. Les intermédiaires n'ayant aucun intérêt au bon fonctionnement, le fonctionnement est déficient. Pour revenir sur la mutualisation, actuellement le système marche par délégation, on donne à des personnes soit disant compétente tout pouvoir de décision, ne serait il pas plus intéressant d'avoir un système politique mutualisant du genre démocratie directe (voir l'exemple Athénien pour le système politique).
Kuing Yamang Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le 02/10/2011 à 13:51, Mirisme a dit : En fait ça ressemblerait à du public mais géré directement par les personnes. Au final la différence tient au fait qu'actuellement tout organisme public est dirigé indirectement par les personnes privée. Les intermédiaires n'ayant aucun intérêt au bon fonctionnement, le fonctionnement est déficient. Oui, l'un des gros problèmes avec le public est que des gens inutiles (car non indispensables ) dépensent de l'argent qui n'est pas à eux et ce pour d'autres gens qu'eux-mêmes. En gros ils s'en foutent.
Invité jabial Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le problème des entreprises mutuelles, c'est le "1 homme 1 voix". Ça conduit à des situations similaires à la démocratie politique, c'est-à-dire l'émergence d'une classe d'élus au sein de la société qui verrouillent tout. Une société ne peut pas bien fonctionner s'il n'y a pas de "stakeholders", c'est-à-dire des gens qui ont énormément à gagner, individuellement, si ça marche bien, et énormément à perdre, individuellement, si ça marche mal. C'est peut-être ça aussi le problème de la démocratie actuelle.
Mirisme Posté 2 octobre 2011 Auteur Signaler Posté 2 octobre 2011 Je vois pas pourquoi il y aurait une classe d'élus. Dans notre démocratie il y a des élus mais dans une démocratie type athénienne il y a des tirés au sorts. De plus les tirés au sorts ont des obligations de résultats, il sont contrôlés donc ils ont à perdre individuellement si ça marche mal. La démocratie athénienne part du principe que le pouvoir corrompt donc les gens qui veulent du pouvoir son fatalement corrompu et pour éviter ça, on donne le pouvoir à des gens qui ne vont pas le chercher. Enfin pour une entreprise mutuelle, on peut très bien imaginer que le dirigeant (même s'il est élu) soit contraint à donner des résultats, c'est possible. Les gens définissant la rémunération dudit candidat lors d'un vote, le fonctionnement de l'entreprise étant surveillé par des clients tirés au sort dans les gens participants au financement de l'entreprise. Dans ce cas là le dirigeant s'il satisfait les clients est récompensé s'il ne les satisfait pas il peut prendre cher.
Calvin Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le 02/10/2011 à 15:18, jabial a dit : Le problème des entreprises mutuelles, c'est le "1 homme 1 voix". (…) Une société ne peut pas bien fonctionner s'il n'y a pas de "stakeholders", c'est-à-dire des gens qui ont énormément à gagner, individuellement, si ça marche bien, et énormément à perdre, individuellement, si ça marche mal. C'est peut-être ça aussi le problème de la démocratie actuelle. Ma compagne, dirigeant une SCOP (elle n'a pas fait cela pour l'idéologie, mais ayant démarré en pleine crise, il y a un statut de gérant-salarié non négligeable), a fait cruellement l'expérience du 1 homme, 1 voix. Je ne peux qu'abonder dans sens de jabial. Ces sociétés mutuelles apportent certes du plus aux salariés, mais pas vraiment la force nécessaire pour affronter la réalité. Le 02/10/2011 à 15:43, Mirisme a dit : Enfin pour une entreprise mutuelle, on peut très bien imaginer que le dirigeant (même s'il est élu) soit contraint à donner des résultats, c'est possible. Les gens définissant la rémunération dudit candidat lors d'un vote, le fonctionnement de l'entreprise étant surveillé par des clients tirés au sort dans les gens participants au financement de l'entreprise. Dans ce cas là le dirigeant s'il satisfait les clients est récompensé s'il ne les satisfait pas il peut prendre cher. C'est un peu plus compliqué. En général, le gérant remet en balance son mandat de gérant. Et comme par hasard, il n'y a personne pour prétendre faire mieux (et de ce fait, se taper des A.G. houleuses…).
Invité jabial Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le 02/10/2011 à 15:43, Mirisme a dit : Je vois pas pourquoi il y aurait une classe d'élus. Dans notre démocratie il y a des élus mais dans une démocratie type athénienne il y a des tirés au sorts. De plus les tirés au sorts ont des obligations de résultats, il sont contrôlés donc ils ont à perdre individuellement si ça marche mal. La démocratie athénienne part du principe que le pouvoir corrompt donc les gens qui veulent du pouvoir son fatalement corrompu et pour éviter ça, on donne le pouvoir à des gens qui ne vont pas le chercher. Tu vas nommer un type tiré au sort pour diriger une boîte ? Ça va la tête ? Citation Enfin pour une entreprise mutuelle, on peut très bien imaginer que le dirigeant (même s'il est élu) soit contraint à donner des résultats, c'est possible. Les gens définissant la rémunération dudit candidat lors d'un vote, le fonctionnement de l'entreprise étant surveillé par des clients tirés au sort dans les gens participants au financement de l'entreprise. Dans ce cas là le dirigeant s'il satisfait les clients est récompensé s'il ne les satisfait pas il peut prendre cher. Je veux bien tout croire mais jusqu'à maintenant on n'y est jamais arrivé. Aucun mandat ne réussit jamais à faire converger les intérêts du dirigeant et de la société s'il n'est actionnaire. Les mutuelles ça marche pas. Ou plutôt si ça marche pour tout un tas de raisons liées à la politique mais sans Etat ça ne marcherait pas.
Mirisme Posté 2 octobre 2011 Auteur Signaler Posté 2 octobre 2011 Il suffit de rendre les mandats des gérants non renouvelables et avec des durées fixes bien entendu.
Calvin Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le 02/10/2011 à 16:21, Mirisme a dit : Il suffit de rendre les mandats des gérants non renouvelables et avec des durées fixes bien entendu. Très dur : comme j'ai dit plus haut, c'est très difficile au bout d'un moment de trouver des candidats. Le gérant a plus d'ennuis que les autres et progresse pratiquement autant que les autres. En général, il le reste plus longtemps car c'est lui qui a porté l'entreprise.
Rincevent Posté 2 octobre 2011 Signaler Posté 2 octobre 2011 Le 02/10/2011 à 16:20, jabial a dit : Les mutuelles ça marche pas. Ou plutôt si ça marche pour tout un tas de raisons liées à la politique mais sans Etat ça ne marcherait pas. Tu peux développer ?
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