Malky Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 (Boobs en chiffres !) En binaire : 01000010 01101111 01101111 01100010 01110011 En hexadécimal : 42 6f 6f 62 73 En base64 : Qm9vYnM= Etc.
Anton_K Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Il y a une petite erreur, je te laisse la chercher.
Corned beef Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Les statistiques sont un outil de la connaissance qui permettent de découvrir quelles sont les bonnes conditions pour qu'une plante se développe. (Conditions qui existent antérieurement.) De même que la jurisprudence est un outil qui peut aider à découvrir la bonne Justice... Mais la Justice n'est pas bonne par elle même. Elle est. Pareil pour les conditions de développement de la plante. Tu confonds la Justice elle-même et le jugement qu'on porte sur elle. Je répète qu'un "bon" marteau ne veut pas dire qu'un marteau est en soi bon. C'est un jugement de valeur qu'on porte sur le marteau. Lancelot veut peut-être dire qu'il y a dans cette phrase un a priori moral introduit par "bonne". Si l'on explicite cet a priori cela donne : "découvrir quelles sont les bonnes conditions pour qu'une plante se développe"... dans une perspective (quoi d'autre sinon morale ?) où l'on estime que le développement de la plante suivant sa tendance naturelle est souhaitable ; sinon dire "découvrir quelles sont les conditions pour qu'une plante se développe (suivant sa tendance naturelle, suivant son information génétique qui contient son "acte d'exister" pour reprendre Wild)" est suffisant si l'on veut écarter tout jugement de valeur.
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 où l'on estime que le développement de la plante suivant sa tendance naturelle est souhaitable Encore une fois, ne pas confondre la Justice elle-même et le jugement que l'on porte sur elle. sinon dire "découvrir quelles sont les conditions pour qu'une plante se développe (suivant sa tendance naturelle, suivant son information génétique qui contient son "acte d'exister" pour reprendre Wild)" est suffisant si l'on veut écarter tout jugement de valeur. Tout-à-fait. Le simple fait que l'on puisse enlever l'adjectif bon ou mauvais prouve que ce n'est pas un problème de jugement de valeur. La confusion vient du fait qu'on peut aussi porter un jugement de valeur là dessus et qu'on mélange le vrai et le bien. Mais fondamentalement ces conditions ne sont pas bonnes ou mauvaises, elles sont vraies ou fausses.
Corned beef Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Tout-à-fait. Le simple fait que l'on puisse enlever l'adjectif bon ou mauvais prouve que ce n'est pas un problème de jugement de valeur. La confusion vient du fait qu'on peut aussi porter un jugement de valeur là dessus et qu'on mélange le vrai et le bien. Mais fondamentalement ces conditions ne sont pas bonnes ou mauvaises, elles sont vraies ou fausses. Je comprends. Est juste l'acte qui suit la tendance naturelle des hommes en les poussant vers la vie. C'est assez délicat parce qu'effectivement si tu ajoutes "ce sont les bonnes conditions à suivre", "l'homme doit les suivre pour survivre", "il se développe mieux ainsi"... ça peut donner lieu à des enculages de mouches sans fin, étonnant non ? Le problème c'est que les mots juste et Justice sont liées de façon étroite (au point qu'on les croit fusionnels) à la prescription. Dire "ceci est injuste" équivaut à dire "ceci doit cesser". Je crois qu'il vaut mieux utiliser le mot topinambour pour décrire le juste des jusnaturalistes, et se servir de juste pour le jugement de valeur sur ce qui est topinambour.
Lancelot Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Bin si, puisque c'est à partir du moment où j'ai dit que la Justice ne faisait pas partie de la morale que tu es venu me contester. Je parle de morale, de droit et de droit naturel. Pour en parler, comme je le dis plus haut, je n'ai pas vraiment besoin de la Djeustisse telle qu'elle est décrite ici. Ou qu'on avait tout simplement pas compris ce qu'était la Justice. Comme à chaque fois qu'on change d'avis : c'est parce qu'on pense qu'on s'était trompé.Et donc au final ce qui est une valeur ou un fait, objectif ou subjectif, ça dépend exclusivement de mon opinion. Si demain je décide que l'Homme est destiné à vénérer Chtulhu et que je suis jusnaturaliste giotien, alors de mon point de vue ça devient du jour au lendemain la seule position évidente et objective, tout le reste n'est plus que du vent moral, au mieux ignorant et au pire hypocrite. Je me méfie des gens qui pensent avoir trouvé la lumière. Séropositif ou pas...c'est subjectif tout ça ! Deux personnes peuvent avoir le même microbe dans l'organisme (tout ce qu'il y a de plus mesurable et factuel), la première restera un jour au lit à agoniser, la seconde ne s'en rendra même pas compte. La bonne ou la mauvaise santé est un jugement de valeur que l'individu pose sur lui-même (et qui peut s'appuyer sur ce qu'il veut, y compris des faits, on connaît la chanson).Je n'ai toujours pas compris pourquoi c'est si dur à avaler que des jugements de valeurs peuvent être basés sur des faits. Que je sois à telle ou telle distance de la moyenne selon telle mesure, c'est un jugement de fait. Que je pense que c'est une bonne ou une mauvaise chose c'est un jugement de valeur. Si c'est un jugement de valeur qu'un très grand nombre de personnes partageraient si elles se retrouvaient à ma place, ça montre juste qu'il est particulièrement objectivable. Même pas. Quand on dit "mieux" on décrit, on ne prescrit pas.Ça implique directement qu'il s'agit d'une situation préférable à au moins une autre qui est "moins bien". Savoir comment on arrive à ce mieux c'est une autre question, le jugement de valeur consiste seulement à établir la préférence (ce qui est bien sûr prescriptif dans le sens de cette préférence). Les statistiques sont un outil de la connaissance qui permettent de découvrir quelles sont les bonnes conditions pour qu'une plante se développe. (Conditions qui existent antérieurement.)Quelles sont les conditions pour qu'une plante se développe de manière X ou Y. Savoir si X est préférable à Y ou l'inverse, ce n'est pas du ressort des statistiques. C'est un jugement de valeur subjectif.Donc on confirme : pas d'accord avec gio <=> jugement de valeur subjectif.
sans Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Donc on confirme : pas d'accord avec gio <=> jugement de valeur subjectif. Good work dude
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Et donc au final ce qui est une valeur ou un fait, objectif ou subjectif, ça dépend exclusivement de mon opinion. Si demain je décide que l'Homme est destiné à vénérer Chtulhu et que je suis jusnaturaliste giotien, alors de mon point de vue ça devient du jour au lendemain la seule position évidente et objective, tout le reste n'est plus que du vent moral, au mieux ignorant et au pire hypocrite. Je me méfie des gens qui pensent avoir trouvé la lumière. Ça pour un homme de paille... Je ne dis pas que je détiens la vérité, ni même que quiconque peut la détenir, je n'en sais rien, je dis tout simplement qu'il y a une vérité, et qu'elle ne dépend pas de nos opinions. Les faits ne dépendent de notre opinion. Ce sont là des truismes. Je n'ai toujours pas compris pourquoi c'est si dur à avaler que des jugements de valeurs peuvent être basés sur des faits. Mais je ne le conteste pas. Simplement je conteste le mélange que tu fais entre les deux. Quelles sont les conditions pour qu'une plante se développe de manière X ou Y. Savoir si X est préférable à Y ou l'inverse, ce n'est pas du ressort des statistiques. Cela corrobore ce que je dis depuis le début, à savoir que la Justice est le cadre de la morale. Les conditions pour qu'une plante se développe, c'est la Justice. X ou Y, ce sont des problèmes moraux subjectifs, dans le cadre nécessaire de cette Justice. Ça implique directement qu'il s'agit d'une situation préférable à au moins une autre qui est "moins bien". Savoir comment on arrive à ce mieux c'est une autre question, le jugement de valeur consiste seulement à établir la préférence (ce qui est bien sûr prescriptif dans le sens de cette préférence). Tu mélanges toujours tout. Si, au regard de la Loi naturelle, on dit qu'une plante se développe "bien", c'est une facilité de langage, mais au fond, il n'y a pas de jugement de valeur subjectif, puisque la loi naturelle est indépendante des jugements de valeurs. On ne fait que décrire un phénomène. Et on ne prescrit encore rien du tout. Quand on dit "c'est un bon tournevis", il n'y a pas de prescription, on ne fait que décrire, par rapport à un critère qui nous est propre. On peut certes dire que c'est un jugement de valeur sur le tournevis, parce que c'est nous-même qui déterminons le critère. Pour la Justice définie dès le départ comme étant les actions, situations, etc. conformes à la loi naturelle, le critère ne nous est pas propre, ce n'est pas nous qui choisissons selon notre bon vouloir ce qui est juste ou non, ceci est déterminé objectivement par la loi naturelle. Il n'y a donc pas de jugements de valeurs subjectifs. Donc on confirme : pas d'accord avec gio <=> jugement de valeur subjectif. Mais non. En ce qui concerne les faits par exemple (sur lesquels on peut être en désaccord) il ne s'agit pas de jugements de valeurs subjectifs.
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Je n'ai toujours pas compris pourquoi c'est si dur à avaler que des jugements de valeurs peuvent être basés sur des faits. En fait, je réalise que le problème est là, entre jugement de fait et jugement de valeur. Quand le fait (c'est-à-dire la réalité) est le critère de ce jugement (la conformité à cette réalité), c'est un jugement de fait, pas un jugement de valeur. La valeur, c'est ce qui a sa source dans l'individu.
POE Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 En fait, je réalise que le problème est là, entre jugement de fait et jugement de valeur. Quand le fait (c'est-à-dire la réalité) est le critère de ce jugement, c'est un jugement de fait, pas un jugement de valeur. La valeur, c'est ce qui a sa source dans l'individu. Ah, je crois qu'on approche du dénouement, sinon du dénuement.
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Si, au regard de la Loi naturelle, on dit qu'une plante se développe "bien", c'est une facilité de langage, mais au fond, il n'y a pas de jugement de valeur subjectif, puisque la loi naturelle est indépendante des jugements de valeurs. A la limite on peut dire que dans la phrase : "Cette plante se développe bien." Il y a la Justice et la morale : Cette plante se développe (Juste, objectif) bien (morale, subjectif).
Corned beef Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 A la limite on peut dire que dans la phrase : "Cette plante se développe bien." Il y a la Justice et la morale : Cette plante se développe (Juste, objectif) bien (morale, subjectif).
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 En fait notre controverse peut se résumer à ceci : quand je dis que la réalité n'est pas une valeur (elle est ce qui permet les valeurs), Lancelot me répond : "Mais si regarde, on dit bien de telle affirmation qu'elle a une grande valeur parce qu'elle est conforme à la réalité. La réalité est donc bien une valeur."
Lancelot Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Ça pour un homme de paille... Je ne dis pas que je détiens la vérité, ni même que quiconque peut la détenir, je n'en sais rien, je dis tout simplement qu'il y a une vérité, et qu'elle ne dépend pas de nos opinions. Les faits ne dépendent de notre opinion. Ce sont là des truismes. Ce que je souligne c'est que si on prend un tel système pour délimiter droit et morale, la seule manière de l'opérationnaliser en pratique est de poser comme équivalent "c'est la Justice objective" et "c'est mon opinion". Avec tout ce que ça implique et que j'ai développé. Mais je ne le conteste pas. Simplement je conteste le mélange que tu fais entre les deux.Je fais très exactement le contraire d'un mélange : je donne des critères efficaces pour les démarquer. Cela corrobore ce que je dis depuis le début, à savoir que la Justice est le cadre de la morale. Les conditions pour qu'une plante se développe, c'est la Justice. X ou Y, ce sont des problèmes moraux subjectifs, dans le cadre nécessaire de cette Justice.Euh non, ça corrobore simplement la différence entre un jugement de valeur (disons X est préférable à Y) et un jugement de fait (telle méthode permet d'arriver à X et telle autre à Y). Tu mélanges toujours tout. Si, au regard de la Loi naturelle, on dit qu'une plante se développe "bien", c'est une facilité de langage, mais au fond, il n'y a pas de jugement de valeur subjectif, puisque la loi naturelle est indépendante des jugements de valeurs.Ah d'accord, on fait un jugement de valeur mais en fait c'est un abus de langage parce que ce n'est pas un jugement de valeur parce que j'ai décrété qu'il fait partie d'une catégorie spéciale de jugements de valeur qui ne sont pas des jugements de valeur. Ce qui est bien comme ça c'est qu'on ne tourne pas en rond. Quand on dit "c'est un bon tournevis", il n'y a pas de prescription, on ne fait que décrire, par rapport à un critère qui nous est propre.On dit qu'il est préférable d'utiliser ce tournevis par rapport à un autre qui serait moins bon. Ceci en s'appuyant sur un jugement de fait concernant un critère qui nous est propre. ce n'est pas nous qui choisissons selon notre bon vouloir ce qui est juste ou non, ceci est déterminé objectivement par la loi naturelle. Il n'y a donc pas de jugements de valeurs subjectifs.La loi naturelle ce sont des observations du type : si telle norme A est présente le phénomène X a tendance à arriver. Ce sont des jugements de fait qui ne donnent aucune information en soi sur le caractère désirable ou non de X et donc de A. En fait, je réalise que le problème est là, entre jugement de fait et jugement de valeur.Oui c'est ce que je dis. Ma définition des jugements de fait et de valeur tient la route. Tout le monde ne peut pas en dire autant.
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Ce que je souligne c'est que si on prend un tel système pour délimiter droit et morale, la seule manière de l'opérationnaliser en pratique est de poser comme équivalent "c'est la Justice objective" et "c'est mon opinion". Avec tout ce que ça implique et que j'ai développé. Bin non...sauf si on parle d'opinion dans le sens "ce qu'on pense être les faits"...mais ça c'est une fatalité, quelle que soit notre conception des choses. ça corrobore simplement la différence entre un jugement de valeur (disons X est préférable à Y) et un jugement de fait (telle méthode permet d'arriver à X et telle autre à Y). Je sais. Je dis que la morale appartient à la première catégorie. La Justice à la seconde. Ah d'accord, on fait un jugement de valeur mais en fait c'est un abus de langage parce que ce n'est pas un jugement de valeur parce que j'ai décrété qu'il fait partie d'une catégorie spéciale de jugements de valeur qui ne sont pas des jugements de valeur. Je décrète rien du tout, c'est une question de réalité, indépendamment des mots qu'on emploie. (Et des limites de la métaphore.) Toutefois j'ai justement précisé qu'on pouvait enlever l'adjectif "bien", et ça reste toujours conforme à ce qu'on entend par Justice. Et on peut dire, à la limite, que le "bien" fait référence à une morale à l'intérieur du cadre nécessaire de la Justice. On dit qu'il est préférable d'utiliser ce tournevis par rapport à un autre qui serait moins bon Encore une fois je regrette, mais quand on parle d'un bon tournevis, on ne dit pas nécessairement qu'il est préférable de l'utiliser. La loi naturelle ce sont des observations du type : si telle norme A est présente le phénomène X a tendance à arriver. Ce sont des jugements de fait qui ne donnent aucune information en soi sur le caractère désirable ou non de X et donc de A. Le désir (du moins certains désirs) fait aussi partie des lois naturelles. Exemple : Il est dans la nature de l'homme de vouloir vivre... Ce "désir" est un fait. La loi naturelle, c'est la reconnaissance factuelle de ces "tendances" ou de ces "causes finales".
Lancelot Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Bin non...sauf si on parle d'opinion dans le sens "ce qu'on pense être les faits"...mais ça c'est une fatalité, quelle que soit notre conception des choses.Je peux résumer en disant qu'un tel critère (ce qu'on pense être les faits) est plus subjectif que le mien (le caractère prescriptif ou descriptif). En l'occurrence ça veut dire que le mien est mieux. Je sais. Je dis que la morale appartient à la première catégorie. La Justice à la seconde. J'ai surtout l'impression que la Justice a le cul entre deux chaises, que la notion est utilisée de manière factuelle ou prescriptive selon ce qui l'arrange. Je dis qu'on a déjà un truc factuel, la loi naturelle. Qu'on a déjà un truc prescriptif, le droit naturel. Qu'on peut très bien se passer de l'étape intermédiaire. Qu'on y gagne en clarté et en parcimonie. Toutefois j'ai justement précisé qu'on pouvait enlever l'adjectif "bien", et ça reste toujours conforme à ce qu'on entend par Justice.Pas mieux que Corned beef sur ce coup là : Dire "ceci est injuste" équivaut à dire "ceci doit cesser". Je crois qu'il vaut mieux utiliser le mot topinambour pour décrire le juste des jusnaturalistes, et se servir de juste pour le jugement de valeur sur ce qui est topinambour.Sauf que le mot pour le "juste des jusnaturalistes" existe déjà, c'est la loi naturelle. Encore une fois je regrette, mais quand on parle d'un bon tournevis, on ne dit pas nécessairement qu'il est préférable de l'utiliser.Je ne vois pas quoi d'autre pourrait amener au jugement "c'est un bon tournevis". Le mieux que je puisse faire c'est un dessin animé pour enfant avec un personnage tournevis qui fait une bonne action... Le désir (du moins certains désirs) fait aussi partie des lois naturelles. Exemple : Il est dans la nature de l'homme de vouloir vivre... Ce "désir" est un fait. La loi naturelle, c'est la reconnaissance factuelle de ces "tendances" ou de ces "causes finales". Bof. L'être humain a un instinct de conservation c'est un jugement de fait. Il faut protéger la vie humaine c'est le jugement de valeur qui en découle (ou pas d'ailleurs, on peut y arriver d'autres manières). La zone grise entre les deux n'existe toujours pas.
Gio Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Je peux résumer en disant qu'un tel critère (ce qu'on pense être les faits) est plus subjectif que le mien (le caractère prescriptif ou descriptif). En l'occurrence ça veut dire que le mien est mieux. Il n'y a rien de plus objectif que les faits, puisqu'ils sont l'objectivité même. Et comme nous n'avons pas accès directement aux faits, on ne peut pas non plus se passer de "ce qu'on pense être les faits". Par conséquent, il est impossible de faire plus objectif. Je sais. Je dis que la morale appartient à la première catégorie. La Justice à la seconde. J'ai surtout l'impression que la Justice a le cul entre deux chaises, que la notion est utilisée de manière factuelle ou prescriptive selon ce qui l'arrange. Je dis qu'on a déjà un truc factuel, la loi naturelle. Qu'on a déjà un truc prescriptif, le droit naturel. Qu'on peut très bien se passer de l'étape intermédiaire. Qu'on y gagne en clarté et en parcimonie. Ça ne me gêne pas que tu parles tout seul, mais à la base je croyais que c'était à moi que tu répondais. Moi je parle de la Justice, depuis le début, et c'est sur ce sujet que tu es intervenu. Je ne vois pas quoi d'autre pourrait amener au jugement "c'est un bon tournevis". Je peux préférer l'utilisation d'un mauvais tournevis dans un contexte donné, pour une raison x. C'est d'ailleurs pareil lorsqu'on porte un jugement de valeur moral : "C'était pas bien, je le savais, mais j'ai préféré le faire parce que..." L'être humain a un instinct de conservation c'est un jugement de fait. Il faut protéger la vie humaine c'est le jugement de valeur qui en découle C'est vrai. "Il faut protéger la vie humaine" en tant que jugement de valeur est un problème moral. La Justice c'est : Il est juste de protéger la vie humaine. Simple description. Ensuite, savoir s'il faut ou pas faire respecter et appliquer la Justice (et doit-on pour cela faire référence à un jugement de valeur qu'on porte sur la Justice ? Est-ce une question morale ?) c'est autre chose. Je pense qu'on peut reconnaître la nécessité de la Justice comme étant de fait, car elle est la condition même des valeurs et des morales.
Lancelot Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Il n'y a rien de plus objectif que les faits, puisqu'ils sont l'objectivité même. Et comme nous n'avons pas accès directement aux faits, on ne peut pas non plus se passer de "ce qu'on pense être les faits". Par conséquent, il est impossible de faire plus objectif.Bis repetita, je ne conçois pas l'objectivité de cette manière (comme liée aux faits contrairement aux valeurs qui seraient subjectives). Mon critère porte sur un aspect plus objectivable des choses (plus objectivable que "c'est mon avis") donc il est plus objectif, c'tout. Ça ne me gêne pas que tu parles tout seul, mais à la base je croyais que c'était à moi que tu répondais. Moi je parle de la Justice, depuis le début, et c'est sur ce sujet que tu es intervenu. Je parle de morale, de droit et de droit naturel. Pour en parler comme je le dis plus haut je n'ai pas vraiment besoin de la Djeustisse telle qu'elle est décrite ici. Je peux préférer l'utilisation d'un mauvais tournevis dans un contexte donné, pour une raison x.Dans ce cas c'est le bon tournevis suivant ce critère particulier. Les jugements de valeurs peuvent très bien se contredire (les jugements de fait aussi d'ailleurs, voir par exemple comment des scientifiques arrivent à se battre pour faire valoir une description en particulier pour un phénomène) et dans ce cas on arbitre entre eux. C'est vrai. "Il faut protéger la vie humaine" en tant que jugement de valeur est un problème moral. La Justice c'est : Il est juste de protéger la vie humaine. Simple description. Ensuite, savoir s'il faut ou pas faire respecter et appliquer la Justice (et doit-on pour cela faire référence à un jugement de valeur qu'on porte sur la Justice ? Est-ce une question morale ?) c'est autre chose. Je pense qu'on peut reconnaître la nécessité de la Justice comme étant de fait, car elle est la condition même des valeurs et des morales.Toujours bof sur cette étape intermédiaire entre descriptif et prescriptif. Elle complique inutilement les choses à mon avis.
POE Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 Ah bien ! On avance donc. J'ai 2/3 questions pour vous. Qu'est ce qu'un fait ? qu'est ce que l'objectivité ? Qu'est ce que la subjectivité ? A quoi font références les valeurs ? Peut on opposer l'objectivité des faits à la subjectivité des valeurs ?
sans Posté 25 mars 2014 Signaler Posté 25 mars 2014 L'objectivité c'est la subjectivité de Dieu. /thread
Elphyr Posté 27 mars 2014 Signaler Posté 27 mars 2014 Ah bien ! On avance donc. J'ai 2/3 questions pour vous. Qu'est ce qu'un fait ? qu'est ce que l'objectivité ? Qu'est ce que la subjectivité ? A quoi font références les valeurs ? Peut on opposer l'objectivité des faits à la subjectivité des valeurs ? Fallait commencer par ça tiens.
Lancelot Posté 27 mars 2014 Signaler Posté 27 mars 2014 Fallait commencer par ça tiens. Ah, fallait considérer ça comme une vraie question ? Je croyais que c'était juste un troll pour me faire répéter des trucs que j'ai déjà écrit. M'enfin l'avantage du forum c'est que ce n'est pas difficile à retrouver : Ma définition de l'objectivité fait appel à la trans-subjectivité. En gros à la base tout jugement (de fait ou de valeur) est subjectif, et un jugement "gagne" en objectivité à partir du moment où il est partagé. L'objectivité maximale est atteinte par les jugements qui pourraient être partagés par n'importe quel humain (l'existence du temps et de l'espace pour reprendre des exemples kantiens). Bref rien ne s'oppose à ce qu'un jugement de valeur soit plus objectif qu'un jugement de fait, et ce n'est donc pas un bon critère. Le critère que j'utilise est que les jugements de fait sont descriptifs tandis que les jugements de valeur sont prescriptifs. Plus exactement [un jugement est objectif] dans la mesure où il est partageable [et pas partagé]. Ce n'est pas parce qu'il y a une masse de gens qui croient à la justice sociale que celle-ci devient objective, de même que les créationnistes ne rendent pas l'évolution des espèces obsolète, quel que soit leur nombre. Par exemple la méthodologie scientifique est conçue pour produire des jugements de faits particulièrement partageables (avec les principes de reproductibilité, de falsifiabilité, de cohérence logique etc.).
Elphyr Posté 28 mars 2014 Signaler Posté 28 mars 2014 Ah, fallait considérer ça comme une vraie question ? Je croyais que c'était juste un troll pour me faire répéter des trucs que j'ai déjà écrit. M'enfin l'avantage du forum c'est que ce n'est pas difficile à retrouver :J'ai pas dit que ce n'était pas écrit, j'ai dit qu'il aurait fallu commencer par cela. Y'a 200 fois les mêmes trucs déjà écrit en 20 pages, c'est comme Pi, quelque soit la phrase nécessaire à une argumentation tu la trouveras ici.
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