Jump to content

xara

Habitué
  • Posts

    3813
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    2

Everything posted by xara

  1. Le problème est que dans le discours polémique actuel, "néo-libéralisme" est un truc employé à tort et à travers, et souvent pour dire "ultra-libéralisme" dans un sens pas forcément clair, mais qui se veut proche de libéralisme de Manchester dénoncé par les "néolibéraux" du colloque Lippmann. On voit le chaos conceptuel généré par la désinvolture sémantique habituelle, dans le fait que ces néolibéraux là sont plus proches de la dénonciation actuelle du "néolibéralisme" que des "ultras" libéraux classiques, en ce qu'ils veulent un système intermédiaire entre le laissez faire et le socialisme.
  2. Je ne pense pas que le fait qu'il existe un usage polémique d'un terme doive nous faire l'abandonner. A ce moment là, on pourrait aussi abandonner "libéralisme" tant qu'à faire... Par ailleurs, je ne suis pas sûr que les deux termes désignent la même chose mais je laisserais des gens plus érudits là dessus dire ce qu'ils ont à dire. Mon point est qu'il y a un terme de donné dans le texte et que les idéaux-types sont suffisamment imprécis au départ pour qu'on ne risque pas de confusions supplémentaires en les remplaçant avec légèreté. Les citations que j'ai données suggèrent que "l'école autrichienne" est une tendance du libéralisme et que la position méthodologique de untel et untel en économie est ce qui sépare des courants libéraux. Mais la philosophie politique, fût elle libérale, et la théorie économique, fût elle autrichienne, ce ne sont pas les mêmes choses. La première est concernée par des questions normatives et la seconde par des questions positives. Tout au plus la théorie économique peut devenir une partie de la philo po dans la mesure où on souscrit à une doctrine conséquentialiste en philo po (la théorie éco étant concernée notamment par les conséquences d'actions). Pas plus. Par exemple des auteurs ont été pour et d'autres contre le SMIC alors qu'ils étaient d'accord sur ses effets (sur le raisonnement économique), que cela créait du chômage involontaire. C'est qu'ils avaient une différence d'opinion sur ce qu'on doit faire, une différence sur laquelle la théorie économique n'a rien à dire. Voilà, à moins d'avoir une définition bien à lui de "libéraux", mais comme il nous a laissé dans le flou à ce sujet, on tourne en rond.
  3. Oui j'ai lu l'article, d'intérêt pour moi qui ne suis pas familier de Rueff (à part son article critiquant la théorie générale de Keynes que j'ai parcouru, je ne crois pas l'avoir lu du tout). Mais il faut dire que c'est de "néolibéralisme" et non "d'ordo-libéralisme" qu'il est question, selon les propres mots de Rueff cités dans le papier. Le second pourrait bien être une variante du premier mais je ne vois pas bien l'intérêt de multiplier les concepts ainsi quand on a une indication claire que c'est du premier dont il est question. Ma réserve centrale est la tendance de l'auteur à amalgamer théorie économique et libéralisme et plus encore libéralisme et méthode de la théorie économique, quand au mieux ça n'a qu'un rapport indirect: On voit régulièrement la même chose sur le forum et je ne me lasse pas encore de répéter que une analyse autrichienne ou autre du SMIC par exemple n'est ni "libérale" ni anti-libérale. Il ne s'ensuit pas de ladite analyse qu'on devrait ou ne devrait pas avoir de SMIC. De la même manière, que Rueff n'ait pas adopté la méthode des autrichiens ne nous dit rien directement sur son libéralisme. Ce ne sont pas les mêmes questions. Par ailleurs, à moins que l'auteur ait une définition très étroite des "libéraux" (il ne règle pas cette question), je vois mal comment la "plupart des libéraux contemporaines", en tant qu'économistes et non en tant que libéraux, seraient en désaccord sur la mathématisation avec Rueff.
  4. Si la question des droits vient en premier et que l'Etat n'est là que pour les faire respecter dans la doctrine, alors oui le principe de l'Etat (et les discussions sur son organisation interne) n'est pas premier. Il est vu comme un moyen pour cette fin. Peut être que dans l'histoire de la pensée, ce n'est pas si clair, mais justement les désignations de courant sont au mieux des idéaux types, imprécis par nature. A ce stade de précision, je ne suis pas sûr qu'il y ait grand intérêt à vouloir absolument tracer une ligne de démarcation.
  5. J'avoue être intrigué par l'importance donnée fréquemment ici aux labels au dessus des questions de principe, comme des badges qu'on porterait pour s'affirmer vis à vis d'autrui. Et même si on veut discuter de manière sérieuse de savoir si Rueff ou Bidule est X ou Y, on ne peut pas se passer d'aller gratter derrière le vernis des mots et de définir les termes utilisés. Sinon, on fait dans la sodomie de diptères, chacun rajoutant une couche de confusion en empilant un concept vague sur un autre truc vague.
  6. Il devrait être évident que prétendre que les gens ont indéniablement des droits n'est pas la même chose que de dire qu'ils ne peuvent pas être violés dans les faits. Et que Hoppe ne prétend pas qu'on vit dans une utopie libertarienne et encore moins qu'il ne saurait en être autrement.
  7. Oui mais qu'est-ce qu'ils prennent chez Spooner & co? Ils retiennent qu'ils sont essentiellement d'accord avec le coeur de doctrine libéral à la Locke (les droits de l'homme comme droits de propriété, cf. par exemple l'essai "Natural Law" de Spooner) mais que si on prend au sérieux le principe, l'idée du gouvernement comme défenseur de ces droits est contradictoire (l'essai "No Treason"). Autrement dit, lorsqu'ils s'inspirent de Spooner, c'est pour pousser jusqu'au bout la logique du libéralisme classique.
  8. Oui, sa justification est "exotique", si on veut, en ce qu'elle ne repose pas sur les développements qu'on trouve dans la tradition du droit naturel. Mais ce qu'elle justifie n'est rien d'autre que les droits de l'homme à la Locke. HHH:
  9. Ce qui me choque, c'est le "pas". Il est clair qu'il s'inscrit complètement dans cette tradition et le revendique.
  10. Si le coeur de ce qu'on entend par libéralisme est la promotion des principes de base de la propriété privée, à la Locke (chacun a la libre disposition de sa personne / les ressources naturelles sont légitimement appropriées par ceux qui en font le premier usage / les produits issus de leur transformation par les producteurs en question / puis par le transfert volontaire -sans menace de violence- de ces biens de mains en mains), alors il doit apparaitre que l'histoire des institutions monétaires et bancaires de ces derniers siècles est celle de déviations de plus en plus importantes par rapport à cette norme. Et pour prendre la mesure de ces développements, on pourra consulter avantageusement ce texte-ci et celui-là.
  11. Le mec touche du doigt un aspect des institutions bancaires existantes, à savoir le principe de la "réserve fractionnaire" et le problème de stabilité associé. Le problème dans ce qu'il raconte est de décréter sans examen que l'existant est le libéralisme incarné. Et la source du problème, on ne peut plus classique, est que le mec n'a pas fait l'effort conceptuel de dégager des principes libéraux, qui permettent de dire que telle ou telle institution s'y conforme ou non.
  12. Les catégories de recherche sur le site, dans le trip LGBT "social justice warrior" qui terrorise nombre de campus américains en ce moment. Je pense qu'ils doivent updater le site fréquemment pour rajouter de nouvelles "identités", vu qu'on en invente tous les jours.
  13. Their gender Man Woman Other Agender Androgynous Cisgender Male Cisgender Female FTM Gender Fluid Gender Nonconforming Genderqueer Hijra Intersex MTF Non-binary Pangender Transgender Transsexual Trans Female Trans Male Trans Person Two-Spirit Their orientation Straight Gay Lesbian Bisexual Asexual Other Androphilic Ambiphilic Ambisexual Bi-curious Demisexual Ecosexual Gynephilic Heteroflexible Homoflexible Omnisexual Pansexual Polysexual Queer Questioning Sapiosexual
  14. + 7 Je n'ai pas plus d'affinités personnelles avec des libéraux qu'avec d'autres par exemple. Et quand je dis "libéraux", ça veut dire personnes se revendiquant ainsi, parce qu'en effet, je ne vois pas de consensus parmi eux -hors universitaires qui ont plus creusé la chose au niveau conceptuel, et encore- sur ce que ça veut dire, même à un niveau basique. Et les différences ne sont pas qu'une question de nuances, on a souvent affaire à des visions du monde opposées. Comme le révèlent de nombreuses discussions ici. Par ailleurs, il y a un paramètre qui est nettement plus problématique pour des hommes intéressés par les femmes que pour les femmes cherchant des hommes. Le "pool", même en laissant de côté la question de savoir de quels "libéraux" on parle, est apparemment bien trop minuscule pour compter dessus. Si t'as 100 mecs pour une nana, les mecs auront généralement intérêt à élargir le cercle de leurs amies, pour ainsi dire , au delà des libérales, sous peine d'être brecouille en permanence.
  15. Ah bon, parce que t'as pas déjà dépassé les bornes dans tes précédents posts? Mais putain, je te défie pas pour voir si tu pourrais m'insulter dans ce fil, je te dis d'arrêter de le faire. Ca t'en fait combien des bans maintenant? Tu dois pas être loin des records, non? Jim16 qui distribue les mauvais points pour l'attitude, on aura tout vu.
  16. Mec, pas étonnant que presque personne ici ne respecte rigoureusement le sujet hyper étroit de "ton" fil. Te donner qu'un nom en évitant les commentaires, c'est chiant. Et puisque t'aimes bien psychologiser, on voit bien le mec qui n'est intéressé que par l'info qu'il recherche (genre des idées pour ses prochains téléchargements) et qui se contrefout de la question de savoir si ça peut avoir un intérêt pour des participants, qui ne doivent être là que pour servir tes intérêts et subir ta petite crise d'autorité dès que ça ne rentre pas dans les plans de monsieur, monsieur qui par ailleurs trolle souvent dans des discussions lancées par d'autres et qui est donc spécialement mal placé pour rappeler quiconque à l'ordre. On peut s'interroger aussi sur ton obsession pour les excréments. Bref, t'es pas propriétaire du fil et si tu veux m'insulter, viens me dire ça en face plutôt que derrière ton écran.
  17. Qu'est-ce qu'il y a? Tu veux le monopole du bitching? C'était pas assez french bashing pour ta sensibilité? T'as rayé ta mobylette?
  18. Matrix. En réalité un film d'action grotesque mais qui essaie de convaincre le spectateur qu'il a affaire à un essai philosophique, pour l'ériger en chef d'oeuvre et servir d'alibi à un public qui aurait honte de prendre son pied devant un pur film d'action. Ce qui m'horripile absolument, ce sont ces monologues/dialogues pseudo profonds qui, en réalité, ne veulent rien dire, ou relèvent de la philo style dissertation d'ado. Et les mecs qui passent leur temps à poser avec leurs téléphones portables cools, leurs tenues et leurs lunettes cool et leurs flingues mega cools. C'est de la merde.
  19. http://www.americanthinker.com/blog/2016/08/stunning_revelation_wikileaks_hack_shows_that_soros_called_the_shots_on_us_policy_toward_albania.html
  20. Il n'y a pas besoin d'acheter des copies papier pour jeter un oeil. Le Quarterly Journal of Austrian Economics est consultable en ligne (il n'y a pas de liens directs sur cette dernière page vers les articles des premiers numéros mais en tapant leurs noms dans le moteur de recherche, on doit les trouver). L'ancienne Review of Austrian Economics est aussi consultable. Sur mises.org, on trouve aussi des working papers. Quant à l'actuelle RAE -reprise par la team George Mason University depuis le volume 11- et Advances in Austrian Economics, elles ne sont pas consultables en ligne sans abonnement/accès via un compte universitaire, à part quelques articles. Autres publications "Austrian-friendly": Independent Review et Journal of Prices & Markets et Procesos de Mercado
×
×
  • Create New...