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free jazz

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Everything posted by free jazz

  1. Je ne considère pas les anarcho-collectivistes comme des anars authentiques, mais comme des parasites de la doctrine anarchiste. Ils sont contre la propriété privée, contre la paix, contre l'auto-organisation, contre l'ordre: cette meute de chiens braillards est in fine constituée d'ennemis déclarés de l'individualisme. Les anarcho-collectivistes sont pris dans une contradiction, car ils veulent supprimer simultanément la propriété privée et l’Etat. Mais dans une société sans gouvernement, ils ne peuvent empêcher le développement des droits de propriété ni la liberté contractuelle sans reconstituer une forme d'État policier pour réprimer les initiatives individuelles.
  2. Le PS laisse faire sur le mode "responsable mais pas coupable", parceque les socialistes espèrent en récupérer un profit, un avantage. Ils attendent un retour de balancier qui discréditerait Sarko au cas où il y aurait des bavures, au cas où il y aurait des morts sur les pavés. Ce n'est que la prolongation de leur tactique suicidaire sur le thème 'no pasaran'. Ils n'ont toujours rien compris aux raisons profondes de leur branlée électorale. Cette gauche-là est pathétique, minable, débile. Le retour de balancier aura bien lieu, mais pour mieux leur casser les dents, sous la forme d'une grosse chambre bleue. Je crois que Mélodius a raison, cette gauche-là est indéfendable, incurable : en attendant la refondation d'une gauche moderne, "libérale" et nettoyée de son marxisme rampant, il faut laisser celle-ci pourrir dans son jus, pour que les derniers débris du collectivisme version 68 achèvent de se décomposer dans le naufrage de la pensée critique.
  3. Qu'Onfray rit des imbéciles, ou confrérie de ceux qui s'applaudissent eux-mêmes.
  4. c'est pour ça que j'ai bien précisé "problème général". Dans ce cas précis, je suis d'accord avec toi -sur le plan humain et déontologique plus que logique. Mais ça pose un autre problème de degré : à partir de quand juge-t-on un crime particulièrement ignoble? Quels sont les critères? Peut-on modifier les règles générales de la justice pour des cas particuliers? Un système de lois peut-il admettre des exceptions?
  5. Problème général: il est clair que dans le cadre d'une procédure judiciaire inquisitoriale (secret d'instruction, surdétermination de l'aveu et enquête à charge) qui ne respecte pas la présomption d'innoncence, l'aveu ne peut être un critère de culpabilité puisqu'il peut être fabriqué - vient ensuite l'argument du caractère irréversible de la peine capitale. Cette dernière me paraît donc incompatible avec la procédure inquisitoriale (voir un certain nombre d'erreurs judiciaires récentes), sauf si le crime est commis en public.
  6. À propos de la future tyrannie écolo-technocratique, en voici les prémisses : " Bruxelles veut pénaliser les crimes contre l'environnement " Dans une proposition de loi, le gouvernement européen veut créer de nouveaux crimes verts en donnant à la Cour de Justice des pouvoirs pénaux d'emprisonnement et d'extradition dans ce domaine. "Ces sanctions reflètent une désapprobation de la société, qualitativement différente de celle manifestée par le biais des sanctions administratives ou d'une indemnisation au civil", explique-t-elle dans son exposé des motifs. En outre, observe-t-elle, "il existe une garantie supplémentaire d'impartialité des autorités chargées de l'enquête pénale parce que ce sont d'autres autorités que les autorités administratives ayant accordé les licences d'exploitation ou les permis de polluer". "Neuf types d'infractions sont définis par le texte. Seraient passibles d'une peine de cinq à dix ans de prison les infractions commises intentionnellement telles que "le rejet, l'émission ou l'introduction d'une quantité de substances ou de radiations ionisantes dans l'atmosphère, le sol ou les eaux, qui causent la mort ou de graves lésions à des personnes" ou "de substantiels dommages à la qualité de l'air, du sol, de l'eau, aux animaux et aux plantes". Sont concernés également "la fabrication, le traitement, le stockage, l'utilisation, le transport, l'exportation ou l'importation de matière nucléaires ou d'autres substances radioactives dangereuses qui causent ou sont susceptibles de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou des dommages substantiels à la qualité de l'air, du sol, des eaux, à des animaux ou à des végétaux". > http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-…1-864666,0.html
  7. Excellent article, qui dénonce le procédé d'induction illicite (irrationnel?) utilisé par le rapport catastrophiste de l'ONU. Malgré quelques approximations le fond de l'argumentation est cohérent et introduit un peu d'esprit critique dans le " climat " médiatique de lavage de cerveau, dont une partie de la communauté scientifique acoquinée avec l'État se rend complice. Serge Galam est physicien au CNRS, membre du Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA) de l'Ecole polytechnique - ce qui ne gâche rien. J'ai relevé un point qui me semble sous-évaluer le potentiel destructeur de l'écologie profonde : Il est évident quand on parcourt la littérature écolo-obscurantiste que la prochaine étape de leur programme néo-malthusien sera la stérilisation forcée des pauvres pour les empêcher de croître et de se multiplier. Ces sacrifices humains seront acceptés au nom d'une nouvelle religion millénariste se nourrissant de ressentiment victimaire et d'idéologie compassionnelle. D'ailleurs on peut s'attendre à moyen terme aux premiers actes d'éco-terrorisme qui feront de réelles victimes.
  8. free jazz

    Pronostic 2007

    Ségo c'est plutôt l'invention de la double-peine socialiste. Pour le même tarif, on a la nurserie et le purgatoire
  9. free jazz

    Pronostic 2007

    Je rigole aussi, mais jaune. Mon raisonnement est le même que le tien. Si les socialo-phalanstèriens et les alter-gauchos anti-Ségo s'abstiennent, si les équitaristes utilitaristes votent Sarko l'anti-libéral (de même que les communautaristes favorables à la discrimination positive), si les mous votent Bayrou, si les banlieusards démago-racistes adeptes de Dieudonné votent Leborgne, on voit se profiler un second tour répétant la pantalonnade de 2002. Pronostic JMLP vs Sarko jouable.
  10. Je connais naturellement la distinction de la liberté des anciens et des modernes, comme tous les étudiants de sciences politiques. Comme je disais, naviguer entre anachronisme et relativisme requiert un solide sens de l'équilibre. Les nuances que vous introduisez sont très utiles. Pour aller plus loin il faudrait analyser si la colonisation reposait sur une notion de race au sens culturel, comme vous l'entendez, ou bien au sens d'un savoir issu des sciences médicales, biologiques et humaines comme je l'ai argumenté. Merci de vos précisions. Très instructif. Je reste ouvert sur ces questions.
  11. Cette position est développée par un logicien hongrois, Imre Lakatos, à travers la notion de "programme de recherche". Par une méthode d'analyse comparée des avantages et inconvénients de ces programmes, Lakatos s'oppose au réfutationisme évolutionniste de Popper, en critiquant la pertinence du critère de "l'expérience cruciale". Sa méthode vise aussi à sauver le progrès scientifique du relativisme introduit par les paradigmes (Kuhn et la sociologie des sciences) et de l'anarchisme épistémologique, selon lequel il n'existe pas de critère d'arbitrage autre que politique entre les théories (le plus fort et le plus influent gagne). Il y avait d'ailleurs sans doute un malentendu sur ce point, car l'anarchisme ne conduit pas à nier le progrès : en critiquant une science coercitive acoquinée avec l'Etat, il promeut une science modeste et alternative; une science ouverte, libre et tolérante, qui ne tente pas de dominer les autres formes de pensée en s'imposant par de fausses évidences. Mais c'est un autre débat que je souhaiterais ouvrir ailleurs sur ce forum, si possible. Lakatos offre une vision complexe du fonctionnement des sciences, en montrant comment les programmes de recherche génèrent leurs propres stratégies de défense, qui peuvent faire l'objet d'un arbitrage au sens où vous l'entendez. Je vous rejoins sur ce point : la notion de valeur au sens où je l'ai employée, ne se réduit pas à la notion de paradigme, mais plutôt à un ensemble de croyances, de manières de voir et de sentir qui oriente l'observation. Cette orientation est à comprendre dans un sens individualiste plus que sociologique. Dans le fil de la discussion, votre point de vue me fait penser que le relativisme est un écueil aussi dangereux que l'anachronisme (peut-être plus car il est dans l'air du temps et donc séduisant a prioiri). Naviguer entre les deux requiert un solide sens de l'équilibre. Votre argument conciste à dire que lorsque j'utilise le mot racisme, son sens est incomparable avec le contexte de la fin du XIXè siècle. Cet argument dérive de l'idée de paradigme, dont la conséquence est que les concepts sont incommensurables d'une époque à une autre. Par exemple, quand Newton utilise le mot "gravité", c'est dans un sens autre que celui d'Einstein. Il y aurait entre les deux une rupture linguistique, sociologique et technologique. On ne devrait donc pas dire que la théorie de la relativité est supérieure à celle de la gravitation, mais les comprendre sur des plans différents. Au bout de cette attitude, il y a le danger de ne plus pouvoir rien comparer et d'être paralysé par le scepticisme. Ce relativisme ne me paraît pas satisfaisant au niveau intellectuel et pratique. Je crois au contraire qu'on peut "discuter" avec les auteurs anciens et que leur préoccupations n'étaient pas si éloignées des nôtres. Le programme de colonisation tel qu'il a été entrepris par la IIIè République, particulièrement par les socialistes et radicaux sous l'impulsion de Ferry, reposait bien sur une idée de distinction des races dont la conséquence était une discrimination entre les hommes. Même si cette distinction était justifiée par un projet civilisateur, qui pouvait en effet se donner l'apparence d'une forme de générosité. Vous devez savoir que le statut des citoyens colonisés de l'Empire était d'aileurs un statut spécifique : celui d'indigène, qui ne donnait pas accès aux mêmes droits que le citoyen blanc. Le fait qu'à l'époque les expositions coloniales (où l'on exposait les indigènes en cage comme des animaux) remportaient un succès extrêmement populaire, ne signifie pas que le concept de race était incomparable, mais simplement que le racisme était un sentiment beaucoup plus répandu dans les moeurs. Si l'on y regarde de près, il existe un lien direct entre les théories raciales développées par certaines sciences proches de la médecine à la fin du XIXè (anthropométrie, phrénologie, hygiénisme, eugénisme) et les idéologies développées par les régimes totalitaires dans les années 30. L'objectif du régime nazi était d'instaurer une division mondiale du travail selon les compétences des races, en fonction de critères scientifiques. On peut faire une lecture "technocratique" de ce pouvoir totalitaire, de même que pour le régime soviétique. nb : pardon pour le rasoir d'Ockham, j'ai perdu ma pierre à aiguiser
  12. Pas d'accord. Toute connaissance est orientée et conditionnée par des valeurs, au moins dans le domaine des sciences humaines. La neutralité idéologique des théories et des observations est une illusion, que ce soit en sociologie ou en psychologie. Par exemple, une théorie construite sur la catégorie de race, conduit nécessairement à se mouvoir au sein d'une pensée raciste. La notion de foule utilisée par Lebon est déjà une construction idéologique, puisqu'elle présente des caractères spécifiques propres à un peuple et à son histoire, tributaire d'un ensemble de représentations raciales. Si vous gommez cet aspect, son explication des foules perd sa cohérence. D'ailleurs Hitler et Mussolini n'ont pu utiliser cette psychologie des foules que dans un contexte où les sentiments nationalistes et xénophobes avaient auparavant été exacerbés par la propagande. Autre exemple : la théorie de Durkheim selon laquelle les faits sociaux sont des choses oblige à raisonner à l'intérieur d'une pensée socialiste. Cette orientation de départ influence ensuite les observations et la classification des faits. C'est pourquoi le socialisme domine dans la sociologie française, laquelle est fondée majoritairement sur les catégories construites par Durkheim. Un peu d'épistémologie et d'histoire des sciences permet d'acquérir le recul nécessaire pour éviter une réception naïve de connaissances qui se présentent souvent avec les apparences de l'objectivité.
  13. C'est curieux d'entendre parler de Lebon sur ce forum. N'est-il pas un des pères fondateurs du racisme scientifique? Et sa Psychologie des Foules n'est-elle pas construite sur les notions d'imitation et de facination? Je puis me tromper, n'en n'ayant lu que des extraits, mais il me semble que c'est quasiment une méthode de manipulation des masses pour dictateurs. Ce n'est pas pour rien que Mussolini l'a reconnu comme une de ses sources d'inspiration principales. Le bonhomme a aussi versé dans la physiognomonie et la phrénologie (mesure et comparaison des crânes), en vue de démontrer la supériorité de l'intelligence des hommes sur les femmes. Un personnage pas très sympathique a priori.
  14. Merci de votre accueil. La courtoisie est une valeur dont les libéraux n'ont pas le monopole, mais l'expérience montre qu'ils en sont souvent les meilleurs défenseurs-diversité oblige. Au contraire des collectivistes, qui prônent la tolérance mais la pratiquent rarement. Persuadés d'avoir le monopole du bien ils se muent promptement en ayatollahs : les rapports de force sont pour eux le fondement des échanges d'idées. Pour me situer un peu mieux, j'ai 29 ans et habite la banlieue rouge de Paris, qui par bonheur se transforme périodiquement en banlieue bleue pendant les nombreux festivals de jazz. Ce forum est si vaste que j'y rentre en douceur, en cherchant les sujets où mes compétences pourraient être utiles et faisant confiance à un ordre spontané (un ordre sans ordres). Bien cordialement, F.J
  15. Salut à tous, depuis quelques années j'essaye de promouvoir le libéralisme sur la toile, dans différents forums où les opinions socialistes règnent (oui, c'est un peu David contre Goliath). Après quelques rudes batailles, j'ai décidé de venir me fortifier dans ce cercle plus amical. Curieux de tout, j'ai plutôt une culture philosophique, juridique et trans-disciplinaire. Passionné par les auteurs grecs anciens, c'est la philosophie morale qui m'a conduit aux textes libertariens. J'ai réalisé quelques travaux universitaires sur l'histoire du libéralisme. Toutes les applications des idées libérales m'intéressent : en particulier science, écologie et musique ces derniers temps. Ma conviction est que la culture du doute est essentielle pour la recherche, c'est pourquoi je ne suis pas spécialisé dans un courant précis. Ma sensibilité naturelle m'inclinerait plutot du côté des anars, à cause de 4 ou 5 axiomes de départ qui me semblent très solides. Depuis 5 ans je suis membre de l'institut Euro 92, mais je n'ai hélas plus le temps d'y participer. Mon maître-mot : ouverture d'esprit. Une discipline que je m'efforce de pratiquer quotidiennement, en évitant soigneusement tout dogmatisme. Un bon truc : l'humour.
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