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Les articles sur la crise financière


L'affreux

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Postez ici les liens vers vos (ou d'autres) meilleurs articles sur le pourquoi de la crise. Ceux qui éclairent vraiment. Le copier/coller des contenus me semblent inutiles, je ne crée pas ce sujet pour discuter des contenus, donc les liens uniquement svp. L'analyse de vincponcet a-t-elle fait l'objet d'un article quelque-part ?

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Postez les liens vers les meilleurs articles … et n'hésitez pas à venir au Café Liberté de ce soir pour les présenter !

En voici quelques uns:

  • Vincent BENARD expose les
origines étatiques de la crise immobilière: réglementations étouffantes de l'urbanisme qui engendrent une croissance en prix et non une augmentation en volume, réglementations US des prêts immobiliers et hypothécaires qui obligent les organismes de crédits à procéder à de massives discriminations positives dans leurs prêts (lois CRA mises en place sous CARTER en 1977, considérablement durcies sous CLINTON en 1995, en grande partie démantelées en 2005 sous George W. BUSH), et aux organismes GSE Fanie Mae et Freddy Mac d'abosorber les refinancements des prêts pour les diffuser sur les marchés financiers…
Le 16 juillet 2002, Ron Paul prononçait un discours à la chambre des représentants états-unienne où il annonçait le développement d'une bulle immobilère majeure due à la réglementation et aux subventions accordées à Fannie Mae (organisme jadis public créé sous ROOSVELT) et Freddie Mac qui éclaterait un jour mettant dans une situation financière désastreuse des millions d'américians. Les républicains au pouvoir n'ont pas eu le courage de neutraliser cette législation démocrate à une époque où la bulle n'avait que la moitié de sa puissance. On trouvera un résumé de ce discours dans une revue de blog proposée par Vincent BENARD.
Aurélien VERON propose un résumé des causes de la crises financières, dont les réglementations de l'urbanisme et des prêts hypothécaires, et la politique de taux d'intérets faibles que les banques centrales ont consenties durant des annés, accompagnant ainsi au plan monétaire le gonflement de la bulle immobilière.
Les séances du 11 et 15 décembre 2006 du Café Liberté émettaient l'hypothèse d'une bulle financière d'une intensité comparable à celle de 1929.
Les séances du 13 et 17 février 2007 du Café Liberté détaillaient le panorama de l'immobilier et de l'urbanisme en France et évoquaient (cf. §4) la constitution d'une bulle immobilière majeure permise par les réglementations de l'urbanisme des grandes agglomérations occidentales, souvent aussi restrictives qu'en France.

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L'article de Jacques BICHOT est remarquable dans sa 1ère partie sur ce qu'est la monnaie. Le reste me parait peu probant. Le distingo entre service et produit financier me semble insubstantiel.

La crise financière, au 1er degré, vient de la remontée des taux d'intérets controlés par les banques centrales d'Etat, qui s'est produite avec des années de retard du fait de l'illusion immobilière, sans doute couplée avec une distorsion historique de l'inflation (mondialisation, Yuan sous-évalué, technologies de dématérialisation de l'information, prise en compte insufisante des prix de l'immobiliers dans l'indice d'inflation…). La remontée des taux d'intérets engendre une brusque tension sur la chaine du crédit, et la faillite de maillons faibles. La bulle consitutée depuis le milieu des années 1990 explose alors.

La réalité en ce qui concerne la bulle immobilière US (il y a ausi des bulles de même intensité dans les autres pays occidentaux, pour des raisons d'une nature similaire) est que la puissance publique US a organisé une machine à bulle immobilière via les réglementations de l'urbanisme et l'a branché sur les marchés internationaux via une seringue à créances pourries avec les réglementations CRA (prêts avec discrimination positive) et GSE (Fannie Mae et Freddie Mac). Les marchés financiers ont eu l'immense tort d'accorder du crédit aux produits proposés par des organismes biaisés empilés par les réglementations mises en place par les démagogues sociaux du parti démocrate US.

Il nous faudrait aussi recueillir l'analyse détaillée des responsabilités de la puissance publique pays par pays ; c'est là un tavail de romain, puisque les trucages du marché immobilier par la puissance publique sont légions!

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L'article de Jacques BICHOT est remarquable dans sa 1ère partie sur ce qu'est la monnaie. Le reste me parait peu probant. Le distingo entre service et produit financier me semble insubstantiel.

La crise financière, au 1er degré, vient de la remontée des taux d'intérets controlés par les banques centrales d'Etat, qui s'est produite avec des années de retard du fait de l'illusion immobilière, sans doute couplée avec une distorsion historique de l'inflation (mondialisation, Yuan sous-évalué, technologies de dématérialisation de l'information, prise en compte insufisante des prix de l'immobiliers dans l'indice d'inflation…). La remontée des taux d'intérets engendre une brusque tension sur la chaine du crédit, et la faillite de maillons faibles. La bulle consitutée depuis le milieu des années 1990 explose alors.

La réalité en ce qui concerne la bulle immobilière US (il y a ausi des bulles de même intensité dans les autres pays occidentaux, pour des raisons d'une nature similaire) est que la puissance publique US a organisé une machine à bulle immobilière via les réglementations de l'urbanisme et l'a branché sur les marchés internationaux via une seringue à créances pourries avec les réglementations CRA (prêts avec discrimination positive) et GSE (Fannie Mae et Freddie Mac). Les marchés financiers ont eu l'immense tort d'accorder du crédit aux produits proposés par des organismes biaisés empilés par les réglementations mises en place par les démagogues sociaux du parti démocrate US.

Il nous faudrait aussi recueillir l'analyse détaillée des responsabilités de la puissance publique pays par pays ; c'est là un tavail de romain, puisque les trucages du marché immobilier par la puissance publique sont légions!

Le krach n'existe que si il y a préalablement une bulle.

Donc la cause du krach, ce n'est pas la hausse des taux à partir de 2004, mais leur baisse en 2000/2001.

Si il n'y avait pas eu de hausse en 2004, la bulle serait allé encore plus haut, l'inflation aurait gallopé, et hausse des taux ou pas, il y aurait quand même eu un krach.

De toutes façons, le pb fondamental est que le taux d'intérêt soit fixé par l'Etat. Il devrait être libre et pas déformé par les injections de crédit créés à partir de rien par la BC.

2000-08.gif

Je n'ai pas compris le rapport entre les subprime et la parole de dieu.

Il y a une explication de texte quelque part ?

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"Dire la vérité aux français" : Chiche !

Parce que les pouvoirs publics se disent prêts à secourir des banques et même l'accession à la propriété, Sarkozy semble déjà vouloir renier la loi du marché qu'il venait à peine de sortir de la cave. Or, la libre concurrence ne peut être le bouc émissaire de la faiblesse française. Le pays est malade, avant tout, d'une indigestion d'État. Faudrait-il lui en refourguer une cuillerée, sous prétexte de le protéger d'un libéralisme perverti ? Grand temps d'aligner des vérités, en effet.
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Jesus Huerta de Soto, "Financial Crisis and Recession"

[…]

Therefore, the dilemma facing Ben Bernanke and his Federal Reserve Board, as well as the other central banks (beginning with the European Central Bank), is not at all comfortable. For years they have shirked their fiduciary responsibility, and now they find themselves in a blind alley. They can either allow the recessionary process to begin now, and with it the healthy and painful readjustment, or they can procrastinate with a "hair of the dog" cure. With the latter, the chances of even more severe stagflation in the not-too-distant future increase exponentially. (This was precisely the error committed following the stock market crash of 1987, an error that led to the inflation at the end of the 1980s and concluded with the sharp recession of 1990-1992.)

Furthermore, the reintroduction of a cheap-credit policy at this stage could only hinder the necessary liquidation of unprofitable investments and company reconversion. It could even wind up prolonging the recession indefinitely, as occurred in the Japanese economy, which, after all possible interventions were tried, ceased to respond to any stimulus involving credit expansion or Keynesian methods.

[…]

Steve Horwitz, "What Now? Controlling the Narrative"

[…] We are not going to change what government is doing, nor have much influence in stemming any problems that arise from it. We can, however, speak to history by doing our part to ensure that the political causes of this crisis are well understood and that free markets don't take yet another undeserved hit in the histories of the future.

It is imperative that we continue to point out that this crisis was caused by a whole host of government interventions, from the Fed to the GSEs to the CRA to land-use regulations and so on. We need to constantly argue that this was not the result of "free markets" or "deregulation." It's also worth noting that the one bit of deregulation that did take place in recent years (the 1999 repeal of Glass-Steagall) has been key to avoiding a worse disaster by allowing commercial banks to buy up investment banks and allowing the struggling investment banks to go commercial to keep themselves afloat. If this bailout becomes the disaster that many of us believe it will be, we need to make sure we pin the blame where it belongs.

[…]

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Concis et pédagogique, Guido Hülsmann expose le problème à la racine (manipulation de la monnaie, politique d'expansion du crédit et aléa moral) :

L'aléa moral met en cause notre système monétaire

http://www.guidohulsmann.com/pdf/La_Tribune_6-2008.pdf

Les racines de la finance exubérante

http://www.institutconstant.ch/paper.php?id=55

Qui paie d'ailleurs pour les frais de ces interventions? Ce ne sont pas les consommateurs des produits financiers. Ceux-ci comptent au contraire parmi les bénéficiaires. Les véritables garants de l'interventionnisme monétaire sont les citoyens qui subissent l'inflation. Lorsque les banques centrales mettent en marche la planche à billets, elles provoquent à terme une augmentation des prix au-delà du niveau qu'ils auraient autrement atteint. Tous les membres de la société paient de ce fait pour les sauvetages du secteur financier.

Le constat s'impose: la socialisation des risques financiers est l'œuvre de notre système monétaire actuel. Les banques n'auraient pas la possibilité de l'imposer de leur propre initiative. L'interventionnisme monétaire déresponsabilise les intermédiaires financiers et provoque ainsi des crises récurrentes. Il faut repenser le système monétaire dans son ensemble, en commençant par le rôle de l'Etat.

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Merci à tous. Pile ce que je souhaitais. Je viens de sauvegarder tous ces articles pour les lire. Je pensais d'ailleurs tout à l'heure que si, comme je l'imagine, il y a une réelle explication libérale à cette crise, peut-être qu'il faudrait créer un site Web dédié à l'explication libérale de la crise, qui serve de portail vers d'autres sites et qui publie ses articles. Si certains sont partant pour gérer (techniquement et financièrement) un tel projet, il faut le faire. Sinon, s'il y a vraiment du fond à mettre en valeur, je peux le faire mais je ne peux être présent sur Internet qu'une heure par jour.

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J'en profite pour inviter à nouveau les personnes intéressées à compléter Wikibéral sur la question. Un article sur la crise est en préparation et il pourrait être complété d'articles plus spécifiques sur Freddie ou Fannie par exemple.

Un article sur le Community Reinvestment Act existe déjà, même si quelques ajustements cosmétiques doivent y être faits. Autant que possible, utilisez les références pour dire d'où viennent les infos et faire des articles convaincants

Pour se créer un compte, c'est par ici

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J\'en profite pour inviter à nouveau les personnes intéressées à compléter Wikibéral sur la question. Un article sur la crise est en préparation et il pourrait être complété d\'articles plus spécifiques sur Freddie ou Fannie par exemple.

Un article sur le Community Reinvestment Act existe déjà, même si quelques ajustements cosmétiques doivent y être faits. Autant que possible, utilisez les références pour dire d\'où viennent les infos et faire des articles convaincants

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Je pense qu\'il faudrait plusieurs sections, comme plusieurs théorie d\'explication.

Perso, je ne suis pas fan de l\'explication centrée sur le CRA. Au pire, ce n\'est pas qu\'un vecteur du boom, pas le fondamental.

Les banques auraient fait du subprime sans CRA. D\'ailleurs des banques n\'étant pas sous contrôle CRA ont fait du subprime.

L\'objet était, compte tenu des taux bas qui ont fait monter les prix des biens, le score de l\'emprunteur n\'importait plus. Néanmoins, par rapport aux modèles de scoring standard pour les titres de créances immo, la note de l\'emprunteur importait, alors les banques d\'investissement ont développé avec les agences de notation des modèles de saucisonnage de risque afin de pouvoir vendre ces titres sous forme de AAA (si il y a avait eu 5A, ils y seraient allés, comme pour l\'andouillette) afin que les gros collecteurs d\'épargne que sont les fonds de pension, assurance vie & co puissent légalement acheter ces titres (cf réglementation qui impose une note mini pour que ces types de fond puisse acheter un titre), fonds qui achetaient déjà des MBS depuis des lustres (mortgage based securities), mais bien entendu des crédits \"prime\", le subprime est une invention récente. Bref, le point de départ, baisse des taux, hausse des prix de l\'immo, du crédit dans les banques à ne plus savoir qu'en faire (thx BC), et une fois que tous les gens solvables au regard des critères classiques ont 3 maisons, et bien, il faut se débrouiller à vendre à ceux qui sont en dessous des critères classiques, qui compte tenu de la hausse des prix du bien ne porte pas tant de risque que cela … jusqu\'à ce que les taux montent, et qu\'ils ne peuvent plus payer leur traite.

http://www.responsiblelending.org/issues/m…e-subprime.html

Dollar amount of subprime loans outstanding: $1.3 trillion [3]

Dollar amount of subprime loans outstanding in 2003: $332 billion [4]

Percentage increase from 2003: 292%

—-

Subprime share of all mortgage originations in 2006: 28% [21]

Subprime share of all mortgage origination in 2003: 8% [22]

CaseShillerFeb2008.jpg

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George Bragues, "Paulson's scheme" :

[…] While there isn't perfect unanimity on this, it is widely acknowledged that a significant part, if not the root, of our difficulties originated with the low-interest-rate policy implemented by the Alan Greenspan-led Fed in 2001-2005. This generated a housing boom, which was further stoked by the financial engineering of Wall Street in securitizing mortgages, by obliging bond rating agencies in evaluating these securities and by portfolio managers eagerly willing to buy them, hungry for extra returns in a low interest rate environment.

[…]

But if, to rephrase a well-known Nixon quote, we are all Austrians now, it illogically only extends to the diagnosis of the crisis and not to the school's market-based cure. For it is just not consistent to simultaneously assign blame to Greenspan's easy money and then support government intervention to fix the damage, as so many of the business op-ed writers and talking heads on CNBC have.

[…]

Most commentators resist following the Austrian logic through to the end out of the fear of repeating the policy mistakes that led to the Great Depression. This reflects the orthodox interpretation of that period, according to which the economy fell apart in the early 1930s while U. S. president Herbert Hoover took a laissez-faire approach to the downturn and the Fed ran an overly tight monetary policy.

The truth is that the Fed at the time did try to add liquidity, lowering its rediscount rate until late 1931 and continuously increasing reserves under its control. Money supply nevertheless fell, but that was because people lost faith in the financial system and hoarded currency. Meanwhile, Hoover met the downturn with interventionist gusto. He passed the Smoot-Hawley tariff to help domestic industries and obtained the co-operation of business leaders to support wages and investment. We haven't gone down this protectionist and corporatist road yet but Hoover's attacks on short selling and his creation of the Reconstruction Finance Corporation, which among other things loaned money to banks, bear an eerie resemblance to the current policy response.

[…]

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Je suis surpris de voir un tel article sur ce site.

This has been a difficult time for those of us who extol the merits of a free market system. The current housing crisis and the strain it is putting on our banking system has nearly caused the financial system to collapse. Unfortunately, those who advocate for a larger role for government in our daily lives will be able to point to the Crisis of 2008 as "exhibit A" for why we should not be left alone to pursue our own best interests.

However, this criticism misses a critical assumption that we make when advocating a free-market economy - it requires a virtuous people who are willing to assume personal responsibility for their actions. Without right behavior, liberty quickly descends into license.

Le premier paragraphe d'abord. La phrase en gras et la suite laissent clairement entendre que c'est une crise du marché libre. Sinon, pourquoi serait-il difficile d'être un partisan du marché libre ces temps-ci? L'auteur donne ainsi dans la prémisse implicite de la plupart des commentateurs anti-free market pour qui on est dans le free market. Il tombe complètement à côté.

Le deuxième paragraphe du coup tombe à côté aussi. Bien sûr, on peut penser que la liberté ne prévaut pas automatiquement et que certaines vertus soient requises pour que le marché libre reste viable une fois qu'on y est. Mais il n'est pas question aujourd'hui d'un marché libre dans lequel les gens n'auraient vaguement plus le sens des responsabilités. Il est question d'irresponsabilité institutionnalisée (et donc d'étatisme).

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L'or et la liberté économique par un amnésique en 1966.

Titre original : "Gold and Economic Freedom". D'abord paru dans The Objectivist de juillet 1966 puis dans in Ayn Rand et al. : Capitalism : The Unknown Ideal. New York : New American Library, 1967. Traduit par François Guillaumat.

[…]

Malheureusement, on avait commis l'erreur de prendre le processus d'assainissement pour la maladie même : si c'est le manque de réserves bancaires qui cause un ralentissement de l'activité - prétendaient les interventionnistes - pourquoi ne pas trouver un moyen d'en fournir davantage, de sorte que les banques n'aient jamais à en manquer ! Si les banques pouvaient continuer d'accroître leurs crédits indéfiniment, prétendait-on, on n'aurait plus jamais à souffrir des récessions. C'est ainsi que le Système de Réserve Fédérale fut institué en 1913. Il était fait de douze banques régionales de Réserve Fédérale nominalement possédées par des banquiers privés, mais en fait voulues, contrôlées et soutenues par les hommes de l'Etat. Le crédit accordé par ces banques est en pratique (même s'il ne l'est pas légalement) garanti par le pouvoir d'imposer du gouvernement fédéral. Techniquement, nous conservions l'étalon-or. Les particuliers étaient libres de posséder de l'or (4), et l'or servait toujours de réserve pour les banques. Mais en outre, en plus de l'or, le crédit accordé par les banques de la Réserve Fédérale (les "réserves de papier") pouvaient servir de monnaie légale pour payer les déposants.

Lorsque l'activité aux Etats-Unis connut un léger ralentissement en 1927, la Réserve Fédérale créa davantage de réserves de papier dans l'espoir de prévenir toute insuffisance de réserves bancaires. Plus désastreuse, cependant, fut l'aide que la Réserve Fédérale tenta d'apporter à la Grande-Bretagne dont l'or fuyait aux Etats-Unis parce que la Banque d'Angleterre refusait de monter les taux d'intérêt comme l'exigeaient les conditions du marché (c'était politiquement inopportun). Le raisonnement des autorités impliquées était le suivant : si la Réserve Fédérale injecte des réserves supplémentaires dans le système bancaire américain, les taux d'intérêt aux Etats-Unis tomberont à un niveau comparable à ceux de la Grande-Bretagne ; cela contribuera à stopper les pertes d'or de la Grande-Bretagne et lui épargnera l'inconvénient politique d'avoir à remonter les taux.

Le but de la "Fed" fut atteint : elle réussit à arrêter la perte d'or, mais s'arrangea en même temps pour quasiment détruire les économies du monde entier. L'excès de crédit que la Fed injectait dans l'économie se déversait sur les marchés financiers, y provoquant une fantastique hausse spéculative
. Avec retard, les responsables de la Réserve Fédérale tentèrent d'éponger les réserves en excès et réussirent finalement à freiner la hausse. Mais c'était trop tard : dès 1929 les déséquilibres spéculatifs étaient devenus si écrasants que cette tentative provoqua un reflux rapide et une démoralisation des entrepreneurs. Et l'économie américaine s'effondra. La Grande-Bretagne s'en tira encore plus mal, et plutôt que de subir les conséquences de sa folie passée, elle abandonna tout à fait l'étalon-or en 1931, détruisant ce qui restait de la confiance et déclenchant des faillites en cascade dans le monde entier. L'économie du monde s'enfonça dans la grande dépression des années 1930.

[…]
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Merci à tous. Pile ce que je souhaitais. Je viens de sauvegarder tous ces articles pour les lire. Je pensais d'ailleurs tout à l'heure que si, comme je l'imagine, il y a une réelle explication libérale à cette crise, peut-être qu'il faudrait créer un site Web dédié à l'explication libérale de la crise, qui serve de portail vers d'autres sites et qui publie ses articles. Si certains sont partant pour gérer (techniquement et financièrement) un tel projet, il faut le faire. Sinon, s'il y a vraiment du fond à mettre en valeur, je peux le faire mais je ne peux être présent sur Internet qu'une heure par jour.

Le boulot a déjà été promptement fait par l'excellent Copeau, qui a regroupé ces articles dans un dossier spécial sur le site Contrepoints :

http://www.contrepoints.org/Dossier-la-cri…-subprimes.html

La liste pourrait être actualisée pour les articles dignes d'intérêt. On peut rappeler par exemple celui de Salin, plutôt synthétique :

http://www.lesechos.fr/info/inter/4778889-…sez-liberal.htm

Discours de Mises sur le blog de Jesrad, ok ça date de 1931 mais c'est plus actuel et éclairant que biens les élucubrations médiatiques actuelles : http://jesrad.wordpress.com/2008/10/06/les…e-contribution/

Oui, remarquable analyse du cycle par Mises, qui n'a rien perdu de son actualité. On pouvait même la lire ici : http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=38755

^^

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Le boulot a déjà été promptement fait par l'excellent Copeau, qui a regroupé ces articles dans un dossier spécial sur le site Contrepoints :

http://www.contrepoints.org/Dossier-la-cri…-subprimes.html

Excellente initiative en effet.

La liste pourrait être actualisée pour les articles dignes d'intérêt. On peut rappeler par exemple celui de Salin, plutôt synthétique :

http://www.lesechos.fr/info/inter/4778889-…sez-liberal.htm

(…)

Faudrait aussi penser à l'actualiser avec un lien vidéo comme celui de la conférence de Vincent Bénard :

http://www.alternative-liberale.fr/m1267-C…_Subprimes.html

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J'ai trouvé les "leaders" de The Economist de ces dernières semaines plutôt bien sentis, comme presque toujours. Le leader du dernier numéro "Capitalism at bay" est intéressant. En gros, leur opinion est que le capitalisme, et surtout le libre échange doivent être sauvés à tout prix, même si la finance doit probablement être sévèrement régulée.

La plupart des articles sont accessibles sur http://www.economist.com/

Numéro spécial crise au Québécois Libre : http://www.quebecoislibre.org/
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J'ai trouvé les "leaders" de The Economist de ces dernières semaines plutôt bien sentis, comme presque toujours. Le leader du dernier numéro "Capitalism at bay" est intéressant. En gros, leur opinion est que le capitalisme, et surtout le libre échange doivent être sauvés à tout prix, même si la finance doit probablement être sévèrement régulée.

La plupart des articles sont accessibles sur http://www.economist.com/

J'ai lu aussi l'article hier. Je ne crois pas me souvenir qu'ils pensaient que la finance devait être sévèrement régulée - même si elle le sera sans doute. Ils plaidaient pour certaines règles plutôt légères par rapport à ce qu'on nous prédit, de mon point de vue. Sinon, d'accord sur la qualité de leurs éditoriaux. Il y a aussi un article intitulé "A short history of modern finance" qui est bien senti.

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