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Les indices Big Mac like

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Tout le monde connait les limites des principaux indicateurs "officiels" utilisés en économétrie. Je m'interroge sur les différents indices "alternatifs", tels que le célèbre indice Big Mac. Est ce que vous en connaissez d'autres qui sont parlants ? Je pensais notamment à des choses comme les films (j'en parlais dans https://www.liberaux.org/index.php?s=&s…st&p=593867 ) ou l'évolution des organisations de grosses manifestations sportives (JO au Brésil, Mondial en AFS, masters de tennis à Shanghai etc.) depuis quelques décenies.

J'ai vu notamment un article de Borzakian sur les échecs et la géopolitique : http://www.monde-diplomatique.fr/2009/08/BORZAKIAN/17740

Bonn, le 29 octobre 2008. Le Russe Vladimir Kramnik et l’Indien Viswanathan Anand disputent la onzième des douze parties qui doivent désigner le nouveau champion du monde d’échecs. Après trois heures de jeu et seulement vingt-trois coups, Kramnik contemple longuement l’échiquier ; il doit admettre qu’il ne possède plus aucune chance de l’emporter. Il tend la main à son adversaire, signe qu’il accepte de conclure une septième nulle, synonyme de titre pour l’Indien, qui mène de deux points (trois victoires à une). Anand est le premier joueur asiatique de l’histoire à conquérir le titre suprême. Symbole d’un monde qui change ?

D’après Garry Kasparov (1), les champions du monde d’échecs ont toujours exprimé la vérité de leur temps. Leur affrontement intellectuel devant l’échiquier reproduit celui des grandes puissances, dont ils sont issus (2). Kasparov trace ainsi un parallèle entre la primauté des maîtres italiens et espagnols de la Renaissance et ses propres succès de 1985, l’année qui voit coïncider son accession au sommet avec la perestroïka. On décèlerait sans mal une certaine complaisance dans de telles analyses. Mais, puisque la France des Lumières, l’Angleterre de la révolution industrielle, l’Allemagne de Bismarck ont fourni au monde les plus grands joueurs de leur époque, Kasparov a quelques munitions pour s’aventurer sur le terrain d’une lecture géopolitique des échecs.

Pour qui voit la Terre comme un échiquier, les cases blanches et noires furent ainsi une métaphore de l’affrontement Est-Ouest. Peu après 1945, les armes se taisent à peine que l’antagonisme entre les Etats-Unis et l’Union soviétique scinde le monde en deux blocs. La guerre froide commence, avec ses deux propagandes rivales : « homme libre » contre « homme nouveau ». Mais lequel est le plus intelligent, le plus déterminé, le plus créatif ? Moscou entend répondre à cette question avec le jeu d’échecs.

En 1948, le très communiste Mikhaïl Botvinnik, mûri au feu des batailles menées dans les années 1930, inaugure une longue chaîne de champions du monde soviétiques, puis postsoviétiques, presque ininterrompue jusqu’au sacre de l’Indien Anand en 2008. Presque… car, en 1972, lors d’un match qui fut le plus médiatisé de l’histoire du noble jeu, l’Américain Robert (dit « Bobby ») Fischer défit le tenant du titre, Boris Spassky. Un camouflet d’autant plus cuisant que, quelques jours avant la rencontre, le président américain Richard Nixon avait envoyé au challenger un télégramme d’encouragement « au nom de tous les Américains et du monde libre »… La victoire du génie solitaire Fischer (3), au terme d’un match saturé de manœuvres de déstabilisation, ne fut pourtant qu’un coup d’épingle dans la peau de l’ours soviétique.

Dès septembre 1945, une équipe d’URSS affronte les dix meilleurs représentants des Etats-Unis, qui dominent alors les grandes compétitions internationales. Les joueurs soviétiques, pour la plupart inconnus en dehors de leurs frontières, écrasent leurs adversaires par 15,5 à 4,5. Entre 1952 et 1990, l’URSS remportera les Olympiades, organisées tous les deux ans depuis 1927, dix-huit fois sur dix-neuf participations.

Comment expliquer cette domination ? Derrière l’image d’Epinal d’un « style soviétique », d’une « école soviétique » aux programmes d’entraînement scientifiques, les dirigeants communistes ont surtout su mener une impressionnante politique de popularisation du jeu, pariant qu’une élite de très haut niveau émergerait d’une masse considérable de pratiquants.

Dès les années 1920, le régime finance de gigantesques tournois entre unions syndicales, villes et corps d’armée. Parallèlement, les autorités encouragent la publication, la traduction de livres et de revues spécialisés, ainsi que la diffusion d’émissions de radio relayant sans relâche les derniers résultats nationaux. Pour les esprits les plus brillants, les échecs vont durablement tenir lieu d’occupation à la fois gratifiante intellectuellement et peu dangereuse politiquement (4)…

L’accueil réservé à Erevan aux joueurs arméniens — anciennement soviétiques —, vainqueurs des Olympiades pour la deuxième fois d’affilée en 2008, permet de mesurer l’impact d’un tel effort de popularisation : après leur rapatriement dans l’avion présidentiel, les champions ont été accueillis par des milliers de supporteurs et acclamés à travers toute la ville. Un scénario plutôt improbable pour des joueurs français — d’échecs tout du moins.

En dépit de ces deux victoires de l’Arménie, faisant suite à celles de l’Ukraine et de la Russie, les anciennes républiques soviétiques sont concurrencées depuis les années 2000 par deux pays-continents dotés d’un inépuisable réservoir de joueurs. L’Inde a commencé par profiter de l’éclosion d’un talent hors normes, Anand, avant de mener une politique volontariste. On citera les récompenses de près de 150 000 dollars accordées à Humpy Koneru, en 2001, pour son titre de championne du monde juniors ; à 22 ans, elle pointe maintenant à la deuxième place du classement féminin. Mais, pour bien des observateurs, c’est la Chine qui menace le plus la domination des pays de l’ex-URSS.

Les Chinois ont adopté

un principe soviétique :

l’émulation par le groupe

En 2005, le Championnat du monde par équipes — compétition quadriennale opposant dix nations — donne d’ailleurs lieu à des péripéties. L’équipe chinoise domine outrageusement le tournoi ; le dernier jour, face à la Russie, elle peut même se permettre une défaite par 3 à 1 (5). Le jeune Ni Hua doit, sur le dernier échiquier, obtenir la nulle pour assurer le titre à ses compatriotes. Las, après plus de cinq heures de résistance, il éclate en sanglots et abandonne. Finalement victorieux par 3,5 à 0,5, les Russes remportent la compétition. Mais, lors des Olympiades de 2006, la Chine, deuxième, se placera devant les Etats-Unis (troisièmes) et la Russie (sixième).

De tels résultats, auxquels s’ajoutent ceux des joueuses chinoises (6), permettent de mesurer le travail effectué dans un pays où les échecs furent interdits durant les dix années de la « révolution culturelle ». Pour Valeriy Aveskulov, un grand maître (7) ukrainien habitué à jouer dans les deux pays, c’est la communion entre les joueurs chinois qui les distingue le plus de leurs homologues indiens, et pour tout dire du reste du monde : « Alors que les Indiens donnent le sentiment qu’ils jouent pour eux-mêmes, les Chinois, en plus de travailler très dur, forment une équipe avec un grand “E”. » Les dirigeants chinois ont en effet adopté une valeur-clé du système soviétique : l’émulation par le groupe, paradoxale pour un jeu d’affrontement par nature solitaire et concurrentiel. Dans les académies d’échecs, présentes dans plus de trente villes chinoises, on trouve notamment un dortoir, ce qui permet aux champions de s’immerger pendant plusieurs jours d’affilée dans leur discipline et, surtout, de se fréquenter assidûment. Ces séances d’entraînement en commun préparent notamment les joueurs qui doivent se rendre en groupe aux compétitions organisées à l’étranger.

La domination se joue également à un autre niveau, celui de la légitimité culturelle et historique. Remporter les principales rencontres internationales est une chose ; inscrire ces victoires sur le long terme en est une autre, qui nécessite d’écrire ou de réécrire l’histoire des échecs, ou plutôt leur légende.

En 1991, Anand, alors âgé de 21 ans, participe à l’un de ses premiers grands tournois. Il s’y trouve confronté au mépris des joueurs de l’Est. L’un d’entre eux lui explique qu’il ne deviendra jamais autre chose qu’un « joueur de café », faute d’avoir pu profiter de l’enseignement des entraîneurs soviétiques. Non seulement Anand remporte le tournoi — et bat au passage Kasparov —, mais il donne également un sens à sa victoire en signalant que ce sont les Indiens qui ont inventé les échecs (8). La majorité des historiens considère en effet que le chaturanga, né en Inde à la fin du VIe siècle — puis diffusé, via la Perse et le monde musulman, en Europe, où ses règles actuelles ont pris corps —, est l’ancêtre du jeu pratiqué aujourd’hui.

Certains le contestent. Déjà, en 1961, lorsque deux des meilleurs joueurs d’URSS rédigent un ouvrage à la gloire de l’« école soviétique », ils ne se contentent pas de louer le travail des cadres techniques du régime. Ils soulignent que des fouilles archéologiques menées en Asie centrale — dont on ne trouve trace dans aucune autre source historique — « prouvent » que les échecs seraient nés au Ier siècle de notre ère aux confins de la Russie (9).

Depuis quelques années, une nouvelle théorie est apparue, celle d’une origine… chinoise des échecs. Elle vient à point nommé conforter les adeptes du jeu dans l’empire du Milieu, qui doivent compter avec la concurrence de deux autres jeux de stratégie, le xiangqi et le go. Ils affirment que les échecs « occidentaux » seraient issus d’une version chinoise du jeu, apparue plusieurs siècles avant le chaturanga. Les soixante-quatre cases de l’échiquier ainsi que l’alternance du noir et du blanc attesteraient même… l’influence du Livre des transformations (10) sur l’invention des échecs et, partant, la parenté entre les mécanismes de ce jeu et la « pensée chinoise » (11).

On le voit, la Chine n’a rien à envier à l’URSS. Nazar Firman, un autre grand maître ukrainien, estime que, derrière les meilleurs joueurs actuels de l’empire du Milieu, des dizaines, sinon des centaines d’autres se tiennent prêts. Aveskulov estime pour sa part que la Chine n’a plus guère qu’à attendre l’éclosion d’un ou deux talents hors du commun pour asseoir sa préséance — le travail seul n’y suffisant pas. Et il conclut en souriant : « Le communisme a des avantages, comparé à la démocratie… pour le sport, en tout cas. »

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Guest

Le défaut des fichiers d'indices big mac est que la zone euro est considérée comme unique, alors que je suis persuadé qu'il y a des différences entre les différents pays de cette zone. Je suis informaticien retraité, titulaire du C.A.P. d'employé de banque. Dans ma carrière, j'ai travaillé sur des fichiers de cours où, pour chaque monnaie, il y a un enregistrement par date de variation du cours, ce qui sert aux calculs des agios et des intérêts. Ce serait bien qu'un fichier big mac ou big mac like fonctionne comme ça.

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Les dirigeants chinois ont en effet adopté une valeur-clé du système soviétique : l’émulation par le groupe, paradoxale pour un jeu d’affrontement par nature solitaire et concurrentiel.

La concurrence paradoxale à l'émulation par le groupe? :icon_up:

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Tout le monde connait les limites des principaux indicateurs "officiels" utilisés en économétrie. Je m'interroge sur les différents indices "alternatifs", tels que le célèbre indice Big Mac. Est ce que vous en connaissez d'autres qui sont parlants ?

Sur un ton léger (mais pas inintéressant), voici quelques lignes qui circulent sur le net et qui pourraient t'apporter des idées :

Méfiez-vous des rouges à lèvres en Bourse…

INVESTIR

Si vous demandez à un analyste de dévoiler ses prévisions pour l’année 2010, il se basera sur des indicateurs officiels représentant les chiffres du chômage, la confiance des entrepreneurs et des consommateurs, l’évolution du secteur de la construction,… Mais il existe également des indicateurs alternatifs. Les Américains surtout se plaisent à trouver des liens entre des événements dûs au hasard et les prestations des marchés boursiers. De tels indicateurs sont rarement fiables, et encore moins scientifiquement acceptables. Voici quelques théories parmi les plus originales.

Rouge à lèvres

Après les événements du 9/11, la direction du géant cosmétique Estée Lauder a remarqué une hausse considérable des ventes de rouge à lèvre. Une explication fut vite trouvée: si vous n’avez pas confiance dans l’avenir, vous achèterez moins de produits chers. Selon cette théorie, les femmes achèteraient donc moins de vêtements et de chaussures en temps de crise, mais utiliseraient plus de rouge à lèvre pour compenser ce manque et accentuer leur beauté. L’’indicateur rouge à lèvres’ était né. Lorsque les ventes de rouge à lèvres augmentent, cela indique une période de récession ou une période d’insécurité économique.

Jupes courtes

Les investisseurs devraient s’intéresser aux jupes courtes qu’ils croisent dans les rues… Lorsque les designers de mode présentent de nombreuses jupes courtes, cela signifie que l’économie se porte bien. Les jupes longues indiqueraient un recul de l’économie, car les femmes les portent lorsqu’elles se sentent incertaines. La confiance des consommateurs est peu élevée.

Super Bowl

Certains investisseurs superstitieux attendent avec impatience de connaître le gagnant du Super Bowl, la finale des championnats de football américain. Lors de ce match, la meilleure équipe des deux conférences, l’AFC et la NFC, s’affrontent. D’après l’indicateur Super Bowl, si l’équipe AFC remporte le titre, il faut s’attendre à une mauvaise année boursière. Si l’équipe NFC remporte le match, une bonne année boursière attend les investisseurs.

Bien entendu, aucune raison objective ne vient soutenir la thèse selon laquelle le résultat d’un tel championnat aurait une quelconque influence sur la Bourse. Mais il existe bien un lien statistique. Durant ces 40 dernières années, l’équipe de la NFC a remporté 22 fois le Super Bowl. Durant ces années, le Dow Jones a grimpé en moyenne de 12,1%. Et durant les années où l’équipe AFC est sortie gagnante, l’indice boursier américain a grimpé de seulement 2% en moyenne.

Maillot de bain

Chaque année en février, le magazine sportif américain Sports Illustrated publie une édition spéciale ‘maillots de bains’. Plusieurs investisseurs se fient à la couverture du magazine pour prédire l’évolution du marché d’actions américain. Lorsqu’un mannequin américain figure sur la couverture, l’indice S&P devrait prester mieux que le rendement moyen. S’il s’agit d’un modèle étranger, l’indice devrait prester moins bien.

L’édition spéciale ‘maillots de bains’ de Sports Illustrated existe déjà depuis 45 ans. On dispose donc de suffisamment de chiffres pour mesurer la fiabilité de cet indicateur. Entre 1979 et 2008, le rendement moyen annuel du S&P 500 se situait à 8,9%. Les années où la couverture du magazine présentait un modèle américain, le rendement se situait en moyenne à 13,9%. Lorsque le modèle n’était pas américain, le rendement moyen s’élevait à 7,2%. Mais cet indicateur n’est pas infaillible. En 2008, le S&P a perdu environ 38%, alors que le mannequin américain Marisa Miller étaient mis en évidence. En 2009, c’est le modèle israélien Bar Rafaeli qui trône sur la couverture…

Harvard

Un jeune homme a développé l’indicateur Harvard MBA. En se basant sur le nombre de diplômés de l’université américaine qui optent pour une carrière dans le secteur financier, il conclut à une hausse ou une baisse sur le marché d’actions. Lorsque plus de 30% des étudiants diplômés optent pour un job dans le secteur financier, les investisseurs devraient délaisser les actions. A l’inverse, une bonne période boursière s’annonce lorsque seulement 10% des diplômés choisissent une carrière financière.

Ce raisonnement n’est pas dénué de sens : plus les jobs du secteur financier attirent de candidats à l’embauche, plus le marché d’actions risque d’avoir atteint un sommet ou une bulle risque d’éclater. Lorsque moins d’étudiants se laissent tenter par un job dans le secteur financier, le marché d’actions sort d’une mauvaise passé et les bonnes affaires apparaissent.

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Sur un ton léger (mais pas inintéressant), voici quelques lignes qui circulent sur le net et qui pourraient t'apporter des idées :

Dans le même genre, il me semble que Greenspan se basait sur la vente de sous-vêtements masculins pour "prédire" je ne sais plus quel indice. Un lecteur de son livre pourra confirmer.

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Dans le même genre, il me semble que Greenspan se basait sur la vente de sous-vêtements masculins pour "prédire" je ne sais plus quel indice. Un lecteur de son livre pourra confirmer.

Je n'en ai pas le souvenir… Quelqu'un d'autre ?

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Je confirme avoir lu ça. L'indice lingerie, il me semble.

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Dans la lignée du premier article mais une approche plus techno/éco que géostratégique, les échecs sont ils un labo du futur pour la prochaine reprise éco ? : http://www.project-syndicate.org/commentary/rogoff64

CAMBRIDGE – As the global economy limps out of the last decade and enters a new one in 2010, what will be the next big driver of global growth? Here’s betting that the “teens” is a decade in which artificial intelligence hits escape velocity, and starts to have an economic impact on par with the emergence of India and China.

Admittedly, my perspective is heavily colored by events in the world of chess, a game I once played at a professional level and still follow from a distance. Though special, computer chess nevertheless offers both a window into silicon evolution and a barometer of how people might adapt to it.

A little bit of history might help. In 1996 and 1997, World Chess Champion Gary Kasparov played a pair of matches against an IBM computer named “Deep Blue.” At the time, Kasparov dominated world chess, in the same way that Tiger Woods – at least until recently – has dominated golf. In the 1996 match, Deep Blue stunned the champion by beating him in the first game. But Kasparov quickly adjusted to exploit the computer’s weakness in long-term strategic planning, where his judgment and intuition seemed to trump the computer’s mechanical counting.

Unfortunately, the supremely confident Kasparov did not take Deep Blue seriously enough in the 1997 rematch. Deep Blue shocked the champion, winning the match 3.5 to 2.5. Many commentators have labeled Deep Blue’s triumph one of the most important events of the twentieth century.

Perhaps Kasparov would have won the rematch had it continued to a full 24 games (then the standard length of world championship matches). But, over the next few years, even as humans learned from computers, computers improved at a far faster pace.

With ever more powerful processors, silicon chess players developed the ability to calculate so far ahead that the distinction between short-term tactical calculations and long-term strategic planning became blurred. At the same time, computer programs began to exploit huge databases of games between grandmaster (the highest title in chess), using results from the human games to extrapolate what moves have the highest chances of success. Soon, it became clear that even the best human chess players would have little chance to do better than an occasional draw.

Today, chess programs have become so good that even grandmasters sometimes struggle to understand the logic behind some of their moves. In chess magazines, one often sees comments from top players such as “My silicon friend says I should have moved my King instead of my Queen, but I still think I played the best ‘human’ move.”

It gets worse. Many commercially available computer programs can be set to mimic the styles of top grandmasters to an extent that is almost uncanny. Indeed, chess programs now come very close to passing the late British mathematician Alan Turing’s ultimate test of artificial intelligence: can a human conversing with the machine tell it is not human?

I sure can’t. Ironically, as computer-aided cheating increasingly pervades chess tournaments (with accusations reaching the highest levels), the main detection device requires using another computer. Only a machine can consistently tell what another computer would do in a given position. Perhaps if Turing were alive today, he would define artificial intelligence as the inability of a computer to tell whether another machine is human!

So has all this put chess players out of work? Encouragingly, the answer is “not yet.” In fact, in some ways, chess is as popular and successful today as at any point in the last few decades. Chess lends itself very well to Internet play, and fans can follow top-level tournaments in real time, often with commentary. Technology has helped thoroughly globalize chess, with the Indian Vishy Anand now the first Asian world champion, and the handsome young Norwegian Magnus Carlsen having reached rock-star status. Man and machine have learned to co-exist, for now.

Of course, this is a microcosm of the larger changes that we can expect. The horrible computerized telephone-answering systems that we all now suffer with might actually improve. Imagine, someday you might actually prefer digital to human operators.

In 50 years, computers might be doing everything from driving taxis to performing routine surgery. Sooner than that, artificial intelligence will transform higher learning, potentially making a world-class university education broadly affordable even in poor developing countries. And, of course, there are more mundane but crucial uses of artificial intelligence everywhere, from managing the electronics and lighting in our homes to populating “smart grids” for water and electricity, helping monitor these and other systems to reduce waste.

In short, I do not share the view of many that, after the Internet and the personal computer, it will be a long wait until the next paradigm-shifting innovation. Artificial intelligence will provide the boost that keeps the teens rolling. So, despite a rough start from the financial crisis (which will still slow global growth this year and next), there is no reason why the new decade has to be an economic flop.

Barring another round of deep financial crises, it won’t be – as long as politicians do not stand in the way of the new paradigm of trade, technology, and artificial intelligence.

Je serais un peu plus réservé que lui sur l'évolution de l'IA…

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Guest jabial

Le problème des indices de type "panier de la ménagère", c'est que ce panier varie. Jamais une ménagère d'aujourd'hui ne se contenterait de ce qui satisfaisait sa grand-mère dans les années 50.

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La liste des inscrits au prochain championnat de Paris d'échecs confirme la montée géostratégique et économique de l'asie : http://idf-echecs.com/competitions/ChamPar…/ChiP2010Ls.htm

1 g TUROV Maxim 2624 F Sen RUS Championnat de Paris Open Fide

2 g GEETHA NARAYANAN GOP 2604 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

3 g GUPTA Abhijeet 2570 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

4 g KUNIN Vitaly 2553 F Sen GER ALS Championnat de Paris Open Fide

5 g ARUN PRASAD S. 2550 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

6 g LAFUENTE Pablo 2550 F Sen ARG Championnat de Paris Open Fide

7 g SOLODOVNICHENKO Yuri 2547 F Sen UKR PCH Championnat de Paris Open Fide

8 g KHACHIYAN Melikset 2539 F Sen USA Championnat de Paris Open Fide

9 g KUNTE Abhijit 2523 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

10 g SUNDARARAJAN Kidambi 2520 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

11 m ADHIBAN B. 2510 F Cad IND Championnat de Paris Open Fide

12 g SRIRAM Jha 2507 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

13 m VIDIT Santosh Gujrathi 2504 F Min IND Championnat de Paris Open Fide

14 m SETHURAMAN S.p. 2493 F Cad IND Championnat de Paris Open Fide

15 m LALITH Babu M.r. 2493 F Cad IND Championnat de Paris Open Fide

16 m HARIKA Dronavalli 2491 F Jun IND Championnat de Paris Open Fide

17 m D'COSTA Lorin A R 2462 F Sen ENG NPC Championnat de Paris Open Fide

18 m SWAPNIL S. Dhopade 2457 F Jun IND Championnat de Paris Open Fide

19 m HADDOUCHE Mohamed 2425 F Sen ALG Championnat de Paris Open Fide

20 m WILLEMZE Thomas 2408 F Sen NED Championnat de Paris Open Fide

21 m TANIA Sachdev 2398 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

22 gf KARAVADE Eesha 2377 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

23 m LANZANI Mario 2364 F Sen ITA CAZ Championnat de Paris Open Fide

24 f MANKEYEV Rauan 2357 F Sen KAZ Championnat de Paris Open Fide

25 gf MEENAKSHI SUBBARAMAN 2348 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

26 SHIVEN Khosla 2337 F Ben IND Championnat de Paris Open Fide

27 f POOBALASINGAM Peter S 2324 F Sen ENG Championnat de Paris Open Fide

28 f SALVETTI Alec 2307 F Sen ITA Championnat de Paris Open Fide

29 mf KIRAN Manisha Mohanty 2291 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

30 gf SOUMYA Swaminathan 2288 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

31 gf GOMES Mary Ann 2280 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

32 f SPIELMANN Alain 2280 F Sen FRA LOR Championnat de Paris Open Fide

33 BHAKTI Kulkarni 2268 F Cad IND Championnat de Paris Open Fide

34 gf RAMASWAMY Aarthie 2210 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

35 mf PRIYA P. 2204 F Sen IND Championnat de Paris Open Fide

donc 22/35 à l'instant t. Bon je pense qu'ils se sont inscrits "en groupe" via leur fédé mais ça reste une première. Je dois dire que j'ai vu de mes yeux l'évolution du public étranger dans les open d'échecs depuis une dizaine d'année et l'apparition progressive de joueurs d'Inde surtout et de Chine aussi (le dernier vainqueur de l'aeroflot vient du vietnam et qu'il gagne devant le troupeau de requins russes est à la fois impressionnant et significatif) qui prennent la place des "traditionnels" joueurs des ex d'URSS. Il y a bien sûr un aspect sociologique (Anand le champion du monde est une vraie star en inde et il a conduit grâce à son prestige à une explosion de ce jeu dans son pays) mais aussi économique : maintenant de plus en plus d'indiens ont les moyens de se payer des tournois en Europe.

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Quarts de finale des championnats du monde d'échecs féminin, le glissement géo-stratégique dans les échecs a bel et bien lieu :

1. Harika, Dronavalli IND m 2525 - Ruan, Lufei CHN wg 2480

2. Koneru, Humpy IND g 2600 - Ju, Wenjun CHN wg 2524

3. Lahno, Kateryna UKR g 2522 - Hou, Yifan CHN g 2591

4. Zhao, Xue CHN g 2474 - Skripchenko, Almira FRA m 2460

Donc deux indiennes et 4 chinoises avec une Ukrainienne (qui vit en France au passage) et une Moldavo-Française perdues au milieu.

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