Chitah Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Un pote, lecteur assidu du forum, vient de me transmettre cet article, je ne l'ai pas encore lu, mais c'est Salin, donc c'est forcément super bien. Les bienfaits de la victoire du nonPAR PASCAL SALIN * [06 juin 2005] Un libéral devrait avoir toutes les raisons de se réjouir de la victoire du non. Certes, cela peut surprendre parce que les libéraux n'ayant malheureusement pas beaucoup d'expression politique en France pour le moment, ce n'est évidemment pas à eux que l'on peut attribuer cette victoire. Et il est incontestable qu'elle est due essentiellement à des électeurs, de droite ou de gauche, d'extrême droite ou d'extrême gauche, qui prétendaient ainsi barrer la route à une Europe ultralibérale, même si, probablement, un certain nombre de libéraux ont estimé dans leur for intérieur qu'ils ne pouvaient pas honnêtement voter pour un tel projet de Constitution. Il est également probable et regrettable que ces résultats vont inciter le président de la République et le gouvernement à «répondre» au prétendu message des électeurs en récusant plus que jamais les solutions libérales. Ce faisant, ils offriront un exemple supplémentaire de ce fait majeur que la plupart des gouvernements sont fondamentalement myopes, leur horizon se limitant aux événements immédiats ou, au mieux, aux prochaines élections. Mais il est aussi bien évident qu'un tel infléchissement de la politique ne fera que donner un élan nouveau au cercle vicieux de l'interventionnisme étatique qui n'a conduit depuis des décennies qu'au déclin, aux désillusions et à l'aggravation des conflits. Alors pourquoi se réjouir de la victoire du non ? Tout simplement parce qu'il faut voir au-delà de l'horizon à très court terme des hommes de l'Etat et évaluer le rejet de la Constitution européenne non pas en fonction de ses incidences immédiates sur la politique française, mais en fonction du rôle que cette Constitution aurait pu jouer à plus long terme. La seule question qu'il convenait en effet de se poser à ce sujet était la suivante : qu'est-ce que la Constitution européenne aurait pu ajouter à ce qui existe déjà ? En effet, il existe ce qu'on appelle parfois un «acquis communautaire», avec ce qu'il a de bon (la concurrence accrue et la déréglementation de beaucoup d'activités) et ce qu'il a de mauvais (les tendances à la centralisation, la politisation des problèmes, les politiques communes, les directives bureaucratiques, etc.). Or, si l'on pouvait se réjouir d'y trouver une réaffirmation des droits individuels traditionnels, on devait regretter que la Constitution y ajoute des «droits sociaux» ou droits positifs : ces «droits à» (par opposition aux «droits de») signifient en effet que l'autorité étatique utilise la contrainte publique pour donner à des citoyens des droits sur les autres. Ces droits sont incompatibles avec les droits traditionnels et ils les mettent donc en danger. En réalité, la Constitution européenne reflétait toute l'ambiguïté du processus même de l'intégration européenne qui n'a jamais pu trancher entre deux visions radicalement opposées, la vision concurrentielle et la vision harmonisatrice. Pour la première qui a été à l'origine même du processus, il suffit de supprimer tous les obstacles aux échanges de biens, de services, de facteurs de production, mais aussi de règles juridiques, et donc laisser jouer la concurrence aussi bien entre individus qu'entre autorités publiques. Pour l'autre vision qui a pris avec le temps une place croissante et même peut-être dominante –, il faut au contraire supprimer les différences, harmoniser, centraliser les décisions. La première vision permet la diversité des expériences, elle est source d'innovation et de progrès, la seconde tend à figer les situations, à empêcher la recherche des meilleures solutions, à renforcer les décisions bureaucratiques et politiques. En fait, lorsque l'intégration politique avance, c'est l'intégration économique par la concurrence qui recule. Or, la Constitution européenne, en étendant la liste des domaines de compétence partagée, en renforçant les pouvoirs centraux des institutions communautaires, en légitimant toutes sortes de «droits sociaux», donnait une impulsion à l'approche centralisatrice et interventionniste. Il était vital que soit donné un coup d'arrêt à cette dérive communautaire. On pouvait craindre en effet que, dans un processus de centralisation des décisions, la mécanique même des négociations conduise à un renforcement continuel de l'interventionnisme européen, alors que, dans une Europe décentralisée, les pays qui le désirent peuvent mettre en oeuvre des solutions plus libérales comme le font maintenant avec succès un grand nombre de pays anciennement communistes – de telle sorte que l'on peut espérer la mise en oeuvre d'un processus de contagion des bonnes idées par l'exemple. Telle est d'ailleurs toute l'ironie du référendum qui vient de se terminer : enfermés dans leur environnement purement national, certains des principaux défenseurs du non se sont imaginé sans doute qu'ils pourraient obtenir une renégociation du traité constitutionnel, renforçant encore l'interventionnisme européen en faveur d'une généralisation du fameux modèle social français. C'est là une pure illusion car un grand nombre de nos partenaires de l'Union européenne considèrent ce modèle avec pitié ou même mépris. La Constitution européenne rejetée était donc pour les admirateurs du modèle social français un texte inespéré, une occasion qui ne peut pas revenir. Que peut-il alors se passer maintenant ? Rejetons tout d'abord l'idée émise par certains, en particulier l'ancien président Giscard d'Estaing de demander aux Français de voter à nouveau. Il y a là un mépris des électeurs tout à fait stupéfiant : les hommes de l'Etat considèrent que, leurs désirs étant tellement plus dignes d'intérêt que ceux des citoyens si ces derniers leur disent oui, on en reste là, mais s'ils leur disent non, on leur demande de voter jusqu'à ce qu'ils se décident à dire oui ! Considérons donc que la Constitution européenne est morte, même si certaines de ses dispositions sont ultérieurement adoptées. On peut très bien accepter le statu quo et le processus d'intégration économique européenne ne s'en poursuivra pas moins et même mieux ! Il permettra, mieux que n'aurait pu le faire la Constitution, la diversité des expériences et un certain épanouissement des libertés individuelles. Mais si l'on tient absolument à doter l'Europe d'une Constitution, il convient de revenir à sa justification profonde : non pas seulement organiser les pouvoirs, mais définir les moyens de défendre les libertés individuelles devant les emprises excessives des Etats. Une Constitution courte, sobre, mais fidèle à la grande tradition européenne telle d'ailleurs que la Constitution américaine l'avait adoptée est possible à imaginer. Un projet en ce sens existe d'ailleurs, celui qui a été élaboré par l'«European Constitutional Group» (1) et le site www.fnst.org. Pourquoi des pays qui ont été si tragiquement séparés par l'histoire violente du XXe siècle ne pourraient-ils pas se retrouver unis ainsi par une même aspiration à défendre la liberté ? * Professeur à l'université Paris-Dauphine. (1) Voir «Des professeurs s'engagent pour le non», LeFigaro, 24 mai 2005.
Salatomatonion Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 La Constitution européenne rejetée était donc pour les admirateurs du modèle social français un texte inespéré, une occasion qui ne peut pas revenir. Quand je dis que l'extrême gauche a pêché par impatience ou plutôt appétit vorace.
Salatomatonion Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Je veux la réponse de AK !!! <{POST_SNAPBACK}> Il prend le temps de consulter le staff UMP avant.
Sylvain Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Excellent article de Pascal Salin (comme d'habitude) !
Lapin kulta Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Un pote, lecteur assidu du forum, vient de me transmettre cet article, je ne l'ai pas encore lu, mais c'est Salin, donc c'est forcément super bien. <{POST_SNAPBACK}> Des amis socialistes ont exactement le meme raisonnement: Se tirer une balle dans le pied, voila la consequence du non de gauche…..!
Wart Dark Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 L’analyse de cette homme est très juste, la conception centraliste de l'Union Européenne (devrait on plutôt parler de désunion aujourd'hui ?) est profondément anti-libérale. Cependant je ne suis pas d'accord sur l'interprétation même du traité constitutionnel européen. Il constituait une amélioration de ce système contre lequel nous luttons, il le rendait plus efficace notamment en créant une véritable force politique. Bien entendu ces mots peuvent sembler être lancé en l'air alors cherchons les mesures concrètes qui permettent d'affirmer que les français ont sans le savoir rejeter une occasion inespéré de parler d'une voix commune. Ce traité aurait accru considérablement la visibilité de L’UE sur la scène internationale avec d’une part la création d’un poste de ministre des affaires étrangères et d’autres part la fin des présidences tournantes de 6 mois. Elles auraient été remplacées par une élection d’un président de l’Union par les chefs de gouvernements et présidents nationaux pour un mandat de 2 ans et demi, une durée permettant largement la création de réelles orientations politiques. L’Europe serait ainsi devenu un peu moins distante de ses citoyens avec ces personnages clefs qui permettaient une meilleure identification, et dont les activités étaient loin d’être symboliques. Mais l’essentiel est autre : "l’Union se dote de la personnalité juridique" (art I-7). En clair avec ce texte elle pouvait désormais siéger dans des instances internationales tels l’ONU, l’OMC, l’OMS, etc. Un progrès colossal. A tout cela nous avons renoncer temporairement, pour au minimum encore une dizaine d'années la première puissance économique mondiale (si l'on réunit le PIB des 25 pays membres ont obtient moitié plus que le PIB américain) restera un nain politique incapable de faire entendre sa voix sur le dossier israélien, laissant les Etats-Unis intervenir à ses portes bosniaques, et profondément désuni lorsqu'un choix géostratégique complexe est à faire (guerre en Irak par exemple). Cette impuissance est clairement liée à notre division et à l'absence d'un pouvoir central fort. Il est vrai que son existence serait regrettable pour un libéral, mais personnellement je préfère une politique panétatique forte à des politiques étatiques molles et incohérentes. Vanter la diversité des modèles européens c'est commettre une faute grave. Lorsque l'on s'associe avec une personne c'est parce que l'on partage des valeurs communes avec ces personnes, et l'on s'associe bien sûre pour réaliser des projets faisant consensus. Ce bon sens ne semble pas être appliqué dans l'alliance européenne qui non seulement est à géométrie variable (certains pays ont adopté l'euro et l'espace Schengen… et d'autres non, certains ont crée des forces militaires communes, etc) mais en plus ne s'engage complètement dans aucun domaine. Ainsi elle prône la libre circulation des biens… sans favoriser l'harmonisation fiscale ! Demi-mesure est donc vraiment la seule chose que m'inspire l'UE, le traité constitutionnel européen aurait pu à mon humble avis faire progresser la chose, mais de nouveau les Français ont fait le choix de l'immobilisme. Navrant. Sans oublier qu'en rejetant un texte nommé Constitution nous nous privons de sa portée hautement symbolique. Par rapport aux soi-disant acquis sociaux de ce texte, il s'agissait de principes généraux énoncés sans que la moindre application chiffrée soit définie. Bref ce n'était que l'acceptation d'une évidence : la très large majorité des forces politiques européennes et des nations européennes sont favorables à des lois fixant un salaire minimum et une durée de travail maximum. En tant que libéraux nous y sommes fermement opposés, mais ne nous voilons pas la face, nous faisons partie de la minorité et nous ne pouvons donc que regretter la perte d'un texte qui tentait de réaliser l'impossible consensus entre tant d'idéaux différents. L'objectif était louable, le résultat acceptable pour les modérés (et accepté ?). Toutefois conservons l'espoir qu'un jour démocratie, libéralisme, et Europe iront ensemble…
Lapin kulta Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 L’analyse de cette homme est très juste, la conception centraliste de l'Union Européenne (devrait on plutôt parler de désunion aujourd'hui ?) est profondément anti-libéral. Cependant je ne suis pas d'accord sur l'analyse même du traité constitutionnel européen. Il constituait une amélioration de ce système contre lequel nous luttons, il le rendait plus efficace notamment en créant une véritable force politique. Bien entendu ces mots peuvent sembler être lancé en l'air alors cherchons les mesures concrètes qui permettent d'affirmer que les français ont sans le savoir rejeter une occasion inespéré de parler d'une voix commune.<b>Ce traité aurait accru considérablement la visibilité de L’UE sur la scène internationale</b> avec d’une part la création d’un poste de ministre des affaires étrangères et d’autres part la fin des présidences tournantes de 6 mois. Elles auraient été remplacées par une élection d’un président de l’Union par les chefs de gouvernements et présidents nationaux pour un mandat de 2 ans et demi, une durée permettant largement la création de réelles orientations politiques. L’Europe serait ainsi devenu un peu moins distante de ses citoyens avec ces personnages clefs qui permettaient une meilleure identification, et dont les activités étaient loin d’être symboliques. Mais l’essentiel est autre : <b>l’Union se dote de la personnalité juridique</b> (art I-7). En clair avec ce texte elle pouvait désormais siéger dans des instances internationales tels l’ONU, l’OMC, l’OMS, etc. Un progrès colossal. A tout cela nous avons renoncer temporairement, pour au minimum encore une dizaine d'années la première puissance économique mondiale (si l'on réunit le PIB des 25 pays membres ont obtient moitié plus que le PIB américain) restera un nain politique incapable de faire entendre sa voix sur le dossier israélien, laissant les Etats-Unis intervenir à ses portes bosniaques, et profondément désuni lorsqu'un choix géostratégique complexe est à faire (guerre en Irak). Cette impuissance est clairement liée à notre division et à l'absence d'un pouvoir central fort, son existence est regrettable pour un libéral mais personnellement je préfère une politique panétatique forte à des politiques étatiques molles et incohérentes. Vantez la diversité des modèles européens c'est commettre une faute grave, lorsque l'on s'associe avec une personne c'est parce que le partage des valeurs communes avec ces personnes, et l'on s'associe bien sûre pour réaliser des projets faisant consensus. Ce bon sens ne semble pas être appliqué dans l'alliance européenne qui non seulement est à géométrie variable (certains pays ont adopté l'euro et l'espace Schengen… et d'autres non, certains ont crée des forces militaires communes, etc) mais en plus elle ne s'engage complètement dans aucun domaine. Ainsi elle prône la libre circulation des biens… sans favoriser l'harmonisation fiscale ! Demi-mesure est vraiment la seule chose que m'inspire l'UE, le traité constitutionnel européen aurait pu à mon humble avis faire progresser la chose, mais de nouveau les Français ont fait le choix de l'immobilisme. Navrant. Sans oublier qu'en rejetant un texte nommé Constitution nous nous privons de sa portée hautement symbolique. Par rapport aux soi-disant acquis sociaux de ce texte, il s'agissait de principes généraux énoncés sans que la moindre application chiffrée soit définie? Bref ce n'était que l'acceptation d'une évidence : la très large majorité des forces politiques européennes et des nations européennes sont favorables à des lois fixant un salaire minimum et une durée de travail maximum. En tant que libéraux nous y sommes fermement opposés, mais ne nous voilons pas la face, nous faisons partie de la minorité et nous ne pouvons donc que regretter la perte d'un texte qui tentait de réaliser l'impossible consensus entre tant d'idéaux différents. L'objectif était louable, le résultat acceptable pour les modérés (et accepté ?). Conservons l'espoir qu'un jour démocratie, libéralisme, et Europe iront ensemble… <{POST_SNAPBACK}> Je suis completement d'accord avec ceci! Mais bon, les partisans du oui doivent, comme c'est la regle en democratie, subir la tyrannie de la majorité! Mais c'est bien dommage…..!
Etienne Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 A tout cela nous avons renoncer temporairement, pour au minimum encore une dizaine d'années la première puissance économique mondiale (si l'on réunit le PIB des 25 pays membres ont obtient moitié plus que le PIB américain) restera un nain politique incapable de faire entendre sa voix sur le dossier israélien, laissant les Etats-Unis intervenir à ses portes bosniaques, et profondément désuni lorsqu'un choix géostratégique complexe est à faire (guerre en Irak par exemple). Cette impuissance est clairement liée à notre division et à l'absence d'un pouvoir central fort. Il est vrai que son existence serait regrettable pour un libéral, mais personnellement je préfère une politique panétatique forte à des politiques étatiques molles et incohérentes. <{POST_SNAPBACK}> Oulala! La politique étrangère n'est pas que question d'institutions et de bonnes intentions, les nombreuses cartes cachées que l'on essaie d'analyser dans la partie "Europe et international", pourront te le dire facilement. (Et puis, la "force" d'une économie en terme de PIB, ça ne veut quand même pas dire grand chose.)
Wart Dark Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Oulala! La politique étrangère n'est pas que question d'institutions et de bonnes intentions, les nombreuses cartes cachées que l'on essaie d'analyser dans la partie "Europe et international", pourront te le dire facilement. <{POST_SNAPBACK}> Bien entendu mais sans hommes, sans institutions clairement identifiées, impossible de faire passer le moindre message. Ensuite tout un tas de facteurs complexes jouent dans l'élaboration de ce message, dans son application, c'est à dire la politique étrangère effective, cela je ne l'ignore absolument pas. Mais une Constitution ne fixant que des institutions et des bonnes intentions on ne peut la juger que sur cela. (Et puis, la "force" d'une économie en terme de PIB, ça ne veut quand même pas dire grand chose.) Quel autre critère compréhensible par le plus grand nombre nous proposes tu ? les taux d'échanges monétaires ? le déficit public ? la rentabilité des entreprises ? la balance commercial ? Ils me paraissent tous incomplets (ou complémentaires au choix) à l'inverse le PIB n'a pas besoin de se placer dans un contexte pour être lisible, il se suffit à lui-même. (pour une comparaison rapide et peu approfondie c'est donc l'idéal)
Wart Dark Posté 6 juin 2005 Signaler Posté 6 juin 2005 Je suis completement d'accord avec ceci! Mais bon, les partisans du oui doivent, comme c'est la regle en democratie, subir la tyrannie de la majorité!Mais c'est bien dommage…..! <{POST_SNAPBACK}> C'est bien dommage dans un pays où la très large majorité des habitants sont soit indifférents à la politique soit aveuglés inconsciemment par un prisme marxiste, si ce n'est les deux… Nous somme là pour expliquer à la population non pas une illusoire Vérité mais les dangers de la lutte aveugle et vaine. L'ignorance et les préjugés sont les sources des malheurs du monde, j'en suis intimement convaincu (tout comme les rédacteurs de la DDHC que vous trouvez dans ma signature) et nous devons poursuivre de développer notre propre pensée, d'être cohérent dans le temps, si demain 40 millions de français bruleraient les classiques du libéralisme (Bastiat, etc) je ne renierais pas pour autant mes convictions. Tocqueville avait présenti les dérives populistes du XXème siècle et pour moi ce référendum s'inscrit dans la droite ligne de ces erreurs du passé. J'aurais accepté le verdict populaire s'il avait été issue d'une réflexion et non pas d'un "malaise", de mensonges, et de dangereux amalgames de type Turquie et directive Bolkestein.
Lapin kulta Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 C'est bien dommage dans un pays où la très large majorité des habitants sont soit indifférents à la politique soit aveuglés inconsciemment par un prisme marxiste, si ce n'est les deux… Nous somme là pour expliquer à la population non pas une illusoire Vérité mais les dangers de la lutte aveugle et vaine. L'ignorance et les préjugés sont les sources des malheurs du monde, j'en suis intimement convaincu (tout comme les rédacteurs de la DDHC que vous trouvez dans ma signature) et nous devons poursuivre de développer notre propre pensée, d'être cohérent dans le temps, si demain 40 millions de français bruleraient les classiques du libéralisme (Bastiat, etc) je ne renierais pas pour autant mes convictions. Tocqueville avait présenti les dérives populistes du XXème siècle et pour moi ce référendum s'inscrit dans la droite ligne de ces erreurs du passé. J'aurais accepté le verdict populaire s'il avait été issue d'une réflexion et non pas d'un "malaise", de mensonges, et de dangereux amalgames de type Turquie et directive Bolkestein. <{POST_SNAPBACK}> La frustration est grande…..Mais bon, si les gens ont voté non ils avaient aussi des raisons pour le faire. Meme si c'est assez difficile a accepter……C'est surtout le non "libéral" que je ne comprends pas. C'est vraiment le non du refus d'un compromis possible. Pour ton information sur ce forum la majorité était pour le non…….!
Calembredaine Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 …traité constitutionnel européen. Il constituait une amélioration de ce système contre lequel nous luttons, il le rendait plus efficace notamment en créant une véritable force politique. Contre-sens: c'est justement parce qu'il crée une force politique qu'il constitue un frein à la liberté. Ce n'est donc pas une amélioration mais une regression. Ce traité aurait accru considérablement la visibilité de L’UE sur la scène internationale <{POST_SNAPBACK}> Super. Et après?
Lapin kulta Posté 7 juin 2005 Signaler Posté 7 juin 2005 La frustration est grande…..Mais bon, si les gens ont voté non ils avaient aussi des raisons pour le faire. Meme si c'est assez difficile a accepter……C'est surtout le non "libéral" que je ne comprends pas. C'est vraiment le non du refus d'un compromis possible. Pour ton information sur ce forum la majorité était pour le non…….! <{POST_SNAPBACK}> Enfin c'est l'impression que j'ai eu…..Faut se mefier des impressions! Il y avait des partisans du oui: Rico le téméraire, Fabrice the big administrateur….mais la majorité des anars étaient contre je crois!
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