Dilbert Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 Parce que les primes pour certains risques sont tellement énormes que personne n'y souscrirait. C'est la même chose pour l'Etat. Pourquoi 2 poids - 2 mesures ? Qu'est ce que peut faire l'Etat que ne pourrait pas faire une entreprise privée ?
pankkake Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 C'est la même chose pour l'Etat. Pourquoi 2 poids - 2 mesures ? Qu'est ce que peut faire l'Etat que ne pourrait pas faire une entreprise privée ? Il n'a pas dit que l'Etat pourrait le faire non plus.
Invité Arn0 Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 C'est la même chose pour l'Etat. Pourquoi 2 poids - 2 mesures ? Qu'est ce que peut faire l'Etat que ne pourrait pas faire une entreprise privée ? L'état peut faire payer par l'ensemble de la collectivité la prise de risque d'un individu. Une entreprise fait payer le risque par celui qui le prend. Ce que l'état peut faire de plus que le privée? Le Mal
Dilbert Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 L'état peut faire payer par l'ensemble de la collectivité la prise de risque d'un individu. Une entreprise fait payer le risque par celui qui le prend.Ce que l'état peut faire de plus que le privée? Le Mal C'est ce que je dis. Répartir les risques sur tout le monde, je n'appelle pas ça assumer un risque, mais assurer l'irresponsabilité.
melodius Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 Il n'a pas dit que l'Etat pourrait le faire non plus. Exactement. Certains risques sont inassurables.
Antoninov Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 Ce que Witold Gombrowicz appellait l'"encuculement" Et Martin Masse "gouvernemaman".
Invité Arn0 Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 C'est ce que je dis. Répartir les risques sur tout le monde, je n'appelle pas ça assumer un risque, mais assurer l'irresponsabilité. L'état peut aussi forcer les gens à être responsable en les obligeants à s'assurer alors qu’ils ne l’auraient peut-être pas fait par eux mêmes. Au passage je pense que c'est cette logique qui aboutit à la lutte contre le tabac, plus que la volonté de ne pas faire payer à la société les dépenses de santé des fumeurs. Le but premier c'est de protéger les gens contre eux même, mais comme malgré tout c'est une idée pas très bien vue, on justifie par la nuisance (vis à vis des non-fumeurs, des autres assurés sociaux….).
Fredo Posté 28 avril 2006 Signaler Posté 28 avril 2006 1. Il est inexact de dire que l'assurance privée peut couvrir tous les risques J'ai une assurance-vie souscrite lors de mon service-long à l'armée, qui me couvre sur terre, sur mer, dans les airs et…. dans l'espace ! Le jour, à supposer que cela se produise, je prends un astéroïde dans la gueule ou bien me fait réduire en cendres par des aliens, mes bénéficiaires toucheront la prime. C. E.: L'homme politique doit pouvoir faire fonctionner une société de manière à assurer une cohésion entre l'ensemble de ses membres. Ce que vous préconisez n'y conduit pas. C'est qui qui a dit ça ? C'est grave quand même, le gars il confond (ou fait exprès) cohésion avec égalitarisme ou uniformité.
Antoninov Posté 29 avril 2006 Signaler Posté 29 avril 2006 C'est qui qui a dit ça ? C'est grave quand même, le gars il confond (ou fait exprès) cohésion avec égalitarisme ou uniformité. Claude Evin.
John Loque Posté 29 avril 2006 Signaler Posté 29 avril 2006 L'état peut aussi forcer les gens à être responsable en les obligeants à s'assurer alors qu’ils ne l’auraient peut-être pas fait par eux mêmes. Au passage je pense que c'est cette logique qui aboutit pousse à la lutte contre le tabac, plus que la volonté de ne pas faire payer à la société les dépenses de santé des fumeurs. Le but premiers c'est de protéger les gens contre eux même, mais comme malgré tout c'est une idée pas très bien vue, on justifie par la nuisance (vis à vis des non-fumeurs, des autres assurés sociaux….).
Invité Arn0 Posté 29 avril 2006 Signaler Posté 29 avril 2006 Je fais que parler des motivations des hommes politiques (pas les miennes !).
Ronnie Hayek Posté 29 avril 2006 Signaler Posté 29 avril 2006 Sur la question transitoire "obligation ou pas", Lepage nous livre son opinion : http://lepage.turgot.org/a223-Faut-il_obli…s_assurer_.html (en se référant à une étude du Cato.)
xara Posté 1 mai 2006 Signaler Posté 1 mai 2006 Et pourquoi ? Evidemment, je ne suis pas dans la tête de ML et je ne peux donc pas prétendre savoir ce qu'il entend précisément par "risques". Suivant les sens qu'on peut donner à ce terme, je crois néanmoins que cette phrase est fausse ou dans le meilleur des cas un truisme qui ne nous apprend rien. Si on entend par "risques" toutes les incertitudes de la vie, il n'est pas question qu'un jour des assurances les couvrent tous. L'assurance suppose une notion actuarielle du risque, un risque qui peut être considéré comme probabilisable, et qui doit être indépendant de la volonté de l'assuré. Mais l'incertitude est omniprésente dans l'action, bien au-delà du risque probabilisable. Estimer combien les gens seront prêts à acheter tel ou tel bien dans six mois se réfère à des cas uniques, qui ne peuvent être considérés comme des cas dans une classe homogène dont on connaitrait les caractéristiques. C'est l'entrepreneuriat, sanctionné par des profits ou des pertes. Si on suppose que ML se réfère bien au risque de nature actuarielle lorsqu'il dit que tous les risques peuvent être couverts, cela nous dit au mieux que tous les risques assurables de ce fait sont… assurables. Un truisme donc. Si on suppose que ML nous dit en plus, ce qui est mon interprétation, que tous les risques assurables -en ce sens qu'ils relèvent du probabilisable- seront assurés dans un marché libre, c'est tout simplement faux pour une raison évoquée par Melodius: on est pas forcément prêt à payer les primes requises pour que des assureurs acceptent de s'en charger. Autrement dit, assurer certains risques n'est pas forcément rentable. Les ressources productives sont mieux employées du point de vue de la plupart des consommateurs à la production d'autres services. Rien d'extraordinaire ici ou de spécifique à l'assurance. J'aurais aussi bien pu dire: on est capable (techniquement) de produire telle automobile, mais économiquement, on n'a pas intérêt à le faire. En fait, c'est toujours le cas. Les ressources productives étant rares par rapport aux besoins, la satisfaction de certains doit toujours rester insatisfaite, qu'il s'agisse d'assurance ou de n'importe quoi d'autre. En ce sens, l'idée que tous les risques pourraient être couverts dans le marché libre, comme l'idée que tous les besoins pourraient y être satisfaits, s'apparente au rêve communiste d'une société où la rareté est abolie par enchantement. C'est la même chose pour l'Etat. Pourquoi 2 poids - 2 mesures ? Qu'est ce que peut faire l'Etat que ne pourrait pas faire une entreprise privée ? Personne ici n'a à ma connaissance fait une comparaison avec l'Etat. La question était: "Tous les risques pourront-ils être couverts dans le marché libre?" Je ne vois pas où il est question de 2 poids - 2 mesures. Je crois voir dans cette réaction le piège dans lequel il ne faut pas tomber, 1. si c'est la réalité qui nous intéresse et 2. si on veut être crédible du point de vue de la plupart des gens, à savoir se braquer contre toute proposition sur la nature d'une société libre qui affirmerait que celle-ci fait moins bien que le jardin d'Eden en termes de satisfaction des besoins, comme si cela impliquait ipso facto d'affirmer que l'Etat est plus satisfaisant que le marché libre de ce point de vue.
Kimon Posté 1 mai 2006 Signaler Posté 1 mai 2006 Xara a raison. Un risque est assurable si la prime maximale qu'est prêt à payer l'individu est supérieure à l'espérance du sinistre, et ce dans une mesure suffisante pour : 1) couvrir les frais de gestion, 2) et pour dégager un profit qui justifie d'investir dans ce domaine plutôt qu'ailleurs (c'est l'argument de xara formulé différemment). Il n'y a pas de raison de supposer a priori que cette condition sera remplie pour chaque type de risque. Mais il y a plus. Le principe de mutualisation des risques, qui est la raison d'être des compagnies d'assurance, est fondé sur la loi faible des grands nombres. Celle-ci n'est applicable que lorsque les montants des sinistres, pour les différents individus, sont indépendants et identiquement distribués. Or, cette condition n'est pas toujours vérifiée (catastrophes naturelles, guerres, etc.). J'ai une assurance-vie souscrite lors de mon service-long à l'armée, qui me couvre sur terre, sur mer, dans les airs et…. dans l'espace ! Le jour, à supposer que cela se produise, je prends un astéroïde dans la gueule ou bien me fait réduire en cendres par des aliens, mes bénéficiaires toucheront la prime. … seulement si ta compagnie ne fait pas faillite lorsque le risque surviendra…
Dilbert Posté 1 mai 2006 Signaler Posté 1 mai 2006 La question pour moi était : "le privé peut-il assurer tous les risques assurables ? Ou bien certains risques ne peuvent-ils être assurés que par l'Etat ?". La réponse me semble : oui, le privé peut assurer tous les risques assurables, sauf sans doute les risques causés par l'Etat (guerre…).
Taranne Posté 1 mai 2006 Signaler Posté 1 mai 2006 Il a été plutôt bon face à une salle dans l'ensemble hostile. Je crois que ce qui me semble le plus effrayant, c'est la réaction de Bénichou, parce que finalement, il dit simplement que tout le discours de Laine est discrédité par son adhésion au libéralisme, à la liberté d'entreprendre, etc., et qu'in fine, Bénichou ne saurait considérer l'ensemble des propos de Laine que comme de l'idéologie. C'est à en croire que de peur de s'allier ou simplement d'être d'accord avec un libéral, il en oublie totalement le danger que Laine dénonce et avec lequel il s'avoue en accord en partie. Bref, il prefère attaquer une personne qu'un danger pour la liberté : il se fout de cette dernière comme de ses premières chaussettes, et c'est quand même affligeant. Bénichou bosse au Nouvel Obs, il appartient à la gauche de Papy. Il ne peut que considérer le libéralisme comme le Mal presque suprême (le titre de Mal Suprême revenant au nazisme) Je ne vois pas ce que l'on peut attendre d'autre de sa part. Notez que si Ségolène tenait le même discours que Laine, il applaudirait sans doute des deux mains.
Sekonda Posté 22 février 2010 Signaler Posté 22 février 2010 http://www.leparisien.fr/societe/le-livre-…2010-824583.php (oui, j'ai vu : 4 ans)
Aurel Posté 23 février 2010 Signaler Posté 23 février 2010 Ce livre devrait être obligatoire en prépa. C'est une bonne nouvelle qu'il sorte en livre de poche.
DiabloSwing Posté 23 février 2010 Signaler Posté 23 février 2010 Mathieu Laine est passé sur rmc chez Bourdin&co ce matin…entre 11h30 et 12h (possibilité d'écouter l'émission en podcast).
Librekom Posté 23 février 2010 Signaler Posté 23 février 2010 j'adore ce type, je crois que je vais le demander en mariage.
labbekak Posté 24 février 2010 Auteur Signaler Posté 24 février 2010 Il me semble qu'il l'est déjà, sans avoir envie de te décevoir …
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