h16 Posté 13 mai 2006 Signaler Posté 13 mai 2006 Ce ne sont jamais les gens qui ont faim qui font la révolution. Les gens qui ont faim se révoltent parfois et échouent toujours. J'ai dit qu'il fallait que les gens aient faim pour qu'il y ait une révolution. C'est très sensiblement différent de "ce sont les gens qui ont faim qui font la révolution". La révolution, ce sont des hommes forts, des leaders d'opinions, des gens qui ont des moyens et des buts qui la font. Mais leur réussite dépend d'abord de la masse. Celle-ci suit si elle a faim. Les gens font la révolution quand ils pensent que leur vie ou celle de leur proche est à plus ou moins long terme en danger, et les révolutions ne réussisent qu'avec l'aide d'un Etat extérieur ou contre un pouvoir faible. Non. Quand les gens ont peur pour eux ou leurs proches à + ou - long terme, ils se cachent, ils fuient, ou ils tombent dans l'apathie. Mais ils ne font pas la révolution. Des millions de morts témoignent de ça. On met rarement sa vie en danger par la peur (elle pousse à se protéger) ; on la met facilement en danger pour la colère - vérifiable auprès de tous les animaux, y compris les mollusques.
antietat Posté 13 mai 2006 Signaler Posté 13 mai 2006 Une phrase sensée serait plutôt : la doctrine communiste a des principes dont l'inclinaison est très fortement contraire à la vie et à la liberté des individus. Où comment ne pas appeler nettement un chat un chat ! Un balayeur est mieux défini comme technicien de surface. Une fissure comme un défaut sous revêtement Un manoeuvre comme un ouvrier spécialisé Un inculpé comme un mis en examen Un aveugle comme un non voyant etc… Des définitions prétendument plus précises n'apportent rien de plus mais ont souvent pour but d'évacuer des connotations déplaisantes. Jabial l'a très bien dit, les communistes sont des tueurs !
Apollon Posté 13 mai 2006 Signaler Posté 13 mai 2006 Jabial l'a très bien dit, les communistes sont des tueurs ! C'est doublement faux. Les communistes ne sont pas des tueurs et Jabial a "seulement" affirmé que le communisme tue.
antietat Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 C'est doublement faux. Les communistes ne sont pas des tueurs et Jabial a "seulement" affirmé que le communisme tue. Peut tu m'expliquer comment le communisme peut tuer sans la participation de communistes ?
Apollon Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Peut tu m'expliquer comment le communisme peut tuer sans la participation de communistes ? Les reproches à faire au communisme et aux communistes ne sont pas les mêmes. Il y en a beaucoup, je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter de fantaisistes.
antietat Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Les reproches à faire au communisme et aux communistes ne sont pas les mêmes. Il y en a beaucoup, je ne vois pas l'intérêt d'en rajouter de fantaisistes. Les abstractions, comme le communisme ou l'état, si elles sont quelquefois utiles à évoquer dans une discussion ne correspondent à aucune réalité sur le terrain. Une abstraction n'a jamais tué personne mais des individus oui. C'est d'ailleurs pour ça que les tueurs ou malfaiteurs en tous genres, aiment bien prétendrent qu'ils n'agissent pas en leur nom personnel mais qu'ils sont en quelque sorte téléguidés par des voix qu'ils appellent au choix raison d'état, communisme, devoir, révolution, loi etc… L'utilisation d'abstractions n'est qu'un truc permettant de se défausser. Le communisme comme abstraction n'a jamais tué personne mais les communistes en ont tué une bonne centaine de millions. Les communistes sont donc les champions toutes catégories du massacre de masse. Et ce n'est pas parce qu'ils essaient, en ce moment, de se faire recoudre l'hymen (en disant on a eu la main un peu lourde mais on ne voulait que le bonheur de l'humanité) que cela retire une victime à leur bilan.
Apollon Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Hors-sujet. S'il y a bien quelqu'un qui use d'abstractions ici, c'est toi : "les communistes sont des tueurs !" Ce "communiste" est tellement abstrait… edit : bref cette formule n'était qu'une provocation. A quoi pouvait-elle bien servir sinon à prévenir toute argumentation rationnelle : moi-j'ai-la-vérité-et-je-vous-méprise, posture de libéraux fréquente et malheureuse (et ridicule, vous allez traiter d'assassin votre facteur coco ?)
Calembredaine Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Hors-sujet. S'il y a bien quelqu'un qui use d'abstractions ici, c'est toi : "les communistes sont des tueurs !"Ce "communiste" est tellement abstrait… edit : bref cette formule n'était qu'une provocation. A quoi pouvait-elle bien servir sinon à prévenir toute argumentation rationnelle : moi-j'ai-la-vérité-et-je-vous-méprise, posture de libéraux fréquente et malheureuse (et ridicule, vous allez traiter d'assassin votre facteur coco ?) Je suis persuadé que la plupart des nazis qui n'ont jamais tué personne.
Invité jabial Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 C'est fait. J'en ai écouté de nombreux. J'ai même assisté à un 1er mai, il y a quelques années.Vous savez, quand vous êtes à quelques mètres de Le Pen, entouré par des milliers de personnes et qu'il conspue les communistes, insistant sur le caractère criminogène de cette doctrine, et qu'il est applaudi et acclamé en masse, on est convaincu qu'il n'y a pas de compromission possible dans ce domaine. Hitler le faisait aussi. Non. Le national socialisme voulait une économie dirigée, un embrigadement de la population, etc.Le FN présente une politique économique viable. Il demande un état fort car seul un état fort peut faire valoir sa volonté face à des hordes de syndiqués violents. L'état fort n'est pas le but en soi, mais le moyen, contrairement au fascisme et au communisme. Décidément, vous ne connaissez pas le communisme ni le fascisme. L'Etat est toujours un moyen dirigé vers un but : ce but étant le rêve d'une société sans classes pour le communisme, et une société "purifiée" de ses éléments "corrupteurs" pour le fascisme. Nope. Les deux famines en questions n'étaient pas anecdotiques. Celle de 1788 était la pire du siècle, et de loin. Quant à 1917, n'en parlons même pas. Certes, la famine seule n'explique pas tout. Mais sans la famine, il n'y aurait eu ni 1789, ni 1917. Je maintiens que les gens ne se révoltent ni parce qu'ils sont sévèrement opprimés, ni parce qu'ils ont faim. Ils se révoltent parce qu'ils pensent qu'une révolte a une chance de réussir. C'est celà dont nous devons convaincre les gens en France - que les choses peuvent changer.
DoM P Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Je viens de lire pas mal de choses ici sur les communistes et le communisme. Il semblerait que certains fassent une distinction entre les deux, tandis que d'autres considèrent les communistes comme un ensemble uniforme. Je dois dire que les deux approches me dérangent un peu car elles ratent, à mon sens, l'essentiel : Le communisme est une doctrine, mais aussi une méthode, un ensemble de buts et de moyens. Elle est en cela extrêmement criminogène. Nulle autre doctrine dans l'histoire de l'humanité n'a tant amené de meurtres ni de souffrance. Ceci dit, ce sont effectivement les hommes qui ont commis ces crimes, et non la doctrine avec ses petits bras. Mais la distinction a-t-elle lieu d'être? C'est bien au nom du communisme que les communistes ont commis leurs exactions. Un communiste, en somme, n'est rien d'autre que la personnification du communisme. Inutile de séparer les deux, il sont d'une même essence. Maintenant, dire les communistes sont des tueurs a certes l'air d'être extrême au premier abord, mais résume bien la situation. Peut-être suffit-il, pour accorder tout le monde, de préciser que tous les communistes ayant pris le pouvoir sont des tueurs. Sachant cela, et par extension, tout communiste n'ayant pas pris le pouvoir n'est qu'un tueur potentiel. Se prévalant du communisme, le communiste approuve, consciemment ou non, la méthodologie employée par tous les communistes depuis le début de cette terrible aventure. Hitler le faisait aussi. Mussolini le faisait aussi. Hitler ne l'a fait, à ma connaissance, qu'une fois le torchon brûlé entre les deux pays. Cela étant, ils ne le faisaient que parce qu'ils en avaient besoin. Les communistes, à l'époque, faisaient peur. Il s'agissait de profiter de cette peur, tout en proposant des méthodes qui y ressemblaient assez pour attirer ce que nous avons appelé les "compagnons de route". Décidément, vous ne connaissez pas le communisme ni le fascisme. L'Etat est toujours un moyen dirigé vers un but : ce but étant le rêve d'une société sans classes pour le communisme, et une société "purifiée" de ses éléments "corrupteurs" pour le fascisme. Je me flatte d'assez bien connaître le communisme, peut-être un peu moins le fascisme, mais les deux doctrines se ressemblant tellement… Pour ces deux régimes, l'état est un but en soi. A aucun moment il n'a été envisagé, une fois la classe unique crée (ou toutes les autres détruites, plus vraisemblablement), de supprimer l'état, devenu inutile. Non, car l'état omniprésent était, dès l'origine, la pièce maîtresse de l'ensemble. Et cela n'a rien à voir avec les propositions du FN. Il y a beaucoup à dire sur le FN, mais le lavage de cerveau médiatique devrait inciter à la prudence quant aux affirmations du genre Le Pen = Hitler. Je maintiens que les gens ne se révoltent ni parce qu'ils sont sévèrement opprimés, ni parce qu'ils ont faim. Ils se révoltent parce qu'ils pensent qu'une révolte a une chance de réussir. C'est celà dont nous devons convaincre les gens en France - que les choses peuvent changer. Tout d'abord, ne confondez pas révolte et révolution. Les gens se révoltent lorsqu'ils en ont marre de la situation dans laquelle ils se trouvent. Ils n'y a pas nécessairement de but concret au-delà de la révolte. Les manif anti CPE en sont un exemple frappant. Mais vous admettrez qu'on est loin de la révolution dans ce cas. En revanche, la révolution (que recherche la LCR, notamment), passe par beaucoup de têtes coupées, de sang, de meurtres, etc. La révolution n'est pas une révolte. C'est le grand chambardement, le remplacement, non seulement du gouvernement, mais aussi des institutions, des lois, de la constitution, de la façon de penser, etc… Une révolution est totale ou elle n'est pas. Et ça, il n'y a guère que l'absolu de la faim qui parvienne à le motiver. Mais, encore une fois, ce n'est pas parce que la faim est un élément indispensable à la révolution qu'elle en est l'unique cause. C'est pourquoi il peut y avoir des famines sans révolution. De même, les affamés ne sont pas nécessairement les bénéficiaires de la révolution. Ils en sont le bras armé, mais pour le reste…
Etienne Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Jabial l'a très bien dit, les communistes sont des tueurs ! Non. Certains communistes ont tué, et beaucoup, le communisme est criminogène (i.e. lorsqu'ils détiennent le pouvoir, la probabilité est très forte pour que des communistes appliquent leur doctrine en tuant certains individus), mais "les" communistes ne sont pas des tueurs. Il est si facile de se faire une image du communiste type, sanginaire et tueur, mais malheureusement pour ceux qui ne connaissent pas le sens des mots, cette image est fausse, et la rencontre avec le moindre communiste venu permet de le prouver. Sinon, tout à fait d'accord avec Apollon.
antietat Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Non. Certains communistes ont tué, et beaucoup, le communisme est criminogène (i.e. lorsqu'ils détiennent le pouvoir, la probabilité est très forte pour que des communistes appliquent leur doctrine en tuant certains individus), mais "les" communistes ne sont pas des tueurs. Il est si facile de se faire une image du communiste type, sanginaire et tueur, mais malheureusement pour ceux qui ne connaissent pas le sens des mots, cette image est fausse, et la rencontre avec le moindre communiste venu permet de le prouver.Sinon, tout à fait d'accord avec Apollon. Les doctrines ne sont pas grand chose, ce qui compte ce sont les individus qui s'en réclament. Or un communisme se définit négativement comme quelqu'un qui n'est ni social démocrate, ni socialiste ni anarchiste non plus. Il tient donc expressément à se référer à un modéle qui n'a jamais débouché sur autre chose que sur le meurtre de ceux qui refusent d'y adhérer. Et ce n'est leur prétendu abandon du bout des lèvres de la dictature du prolétariat qui change quelque chose. Il suffit de les voir se mobiliser pour défendre des assassins avérés comme Boudarel ou les membres d'action directe pour en être convaincu. Ils travaillent d'ailleurs activement à la négation de leurs crimes en prétendant par la bouche de certains de leurs historiens qu'il n'y a pas eu de famine provoquée en Ukraine dans l'entre deux guerre. Après la chute du mur ils ont simplement fait le dos rond et maintenant ils repartent de plus belle. Le lynchage idéologique du libéralisme auxquels ils essaient de se livrer même s'il est voué à l'échec, devrait pourtant t'amener à t'interroger. Il est mené par ceux qui aplaudissaient dans leur jeunesse les mao et les pol pot. Tu les as entendu faire leur mea culpa de façon un tant soit peu convaincante, toi ? Moi non ! Le communisme a simplement été devoyé par staline. Mais a ce compte là pourquoi ne pas redorer la nazisme en disant qu'il a été dévoyé par hitler ? Etre communiste c'est être, allez je veux bien insérer un adverbe, potentiellement un tueur. Si on trouve le qualificatif infâmant et bien on change d'étiquette.
Ventura Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Les doctrines ne sont pas grand chose, ce qui compte ce sont les individus qui s'en réclament. Je pense le contraire. Tous les gens sont les mêmes, et selon la qualité des doctrines auxquels ils adhèrent, ils sont plutôt tirés vers le haut ou vers le bas. le communisme est criminogène, les communistes ne sont pour la plupart pas des criminels, mais on retrouve chez eux le panel que l'on trouve ailleurs: des naïfs, des sincères, des cupides, de dangereux idéoloques etc. etc.
Ventura Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Etendrais-tu cette affirmation aux nazis? Difficile à dire comme ça. Disons que dans le cas du communisme ça me semble assez clair. A mon avis la Waffen SS était une organisation attirant les sadiques et les psycho rigides, donc les SS n'étaient certainement pas représentatifs de la population allemande qui a pourtant en partie adhéré au nazisme. N'en sachant pas assez dans le détail sur cet épisode de l'histoire, je n'en dirai pas plus. En fait je pensai aux idéologies en général, il me semble que certaines sont plus vertueuses que d'autres car elles sollicitent l'individu de façon plus positive que d'autre. C'est assez flagrant quand on compare le socialisme et le libéralisme, par exemple
Nick de Cusa Posté 14 mai 2006 Signaler Posté 14 mai 2006 Difficile à dire comme ça. Disons que dans le cas du communisme ça me semble assez clair. A mon avis la Waffen SS était une organisation attirant les sadiques et les psycho rigides, donc les SS n'étaient certainement pas représentatifs de la population allemande qui a pourtant en partie adhéré au nazisme. N'en sachant pas assez dans le détail sur cet épisode de l'histoire, je n'en dirai pas plus.En fait je pensai aux idéologies en général, il me semble que certaines sont plus vertueuses que d'autres car elles sollicitent l'individu de façon plus positive que d'autre. C'est assez flagrant quand on compare le socialisme et le libéralisme, par exemple Une immense partie des meurtres n'ont pas été commis par des SS. Il n'y avait pas les SS qui étaient affreux et le reste des nazis qui étaient, somme toute, de braves types. La réponse est claire: le national socialisme était un idéologie atroce.
antietat Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Je pense le contraire. Tous les gens sont les mêmes, et selon la qualité des doctrines auxquels ils adhèrent, ils sont plutôt tirés vers le haut ou vers le bas. le communisme est criminogène, les communistes ne sont pour la plupart pas des criminels, mais on retrouve chez eux le panel que l'on trouve ailleurs: des naïfs, des sincères, des cupides, de dangereux idéoloques etc. etc. Nous sommes en complet désaccord sur ce point. Les individus ne sont pas les mêmes, certains sont très agressifs et violents d'autres sont doux et pacifiques. En fonction de leurs penchants ils vont faire leur marché dans les différentes doctrines et n'en retiennent que ce qui les intéresse. Ceux qui arrivent au pouvoir ne sont généralement pas des tendres et c'est à ce moment là, que les idées qu'ils ont retenu, qui n'étaient que de la philosophie ou de la théologie se transforment en programme de gouvernement et que les drames apparaissent.
Invité jabial Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Difficile à dire comme ça. Disons que dans le cas du communisme ça me semble assez clair. A mon avis la Waffen SS était une organisation attirant les sadiques et les psycho rigides, donc les SS n'étaient certainement pas représentatifs de la population allemande qui a pourtant en partie adhéré au nazisme. N'en sachant pas assez dans le détail sur cet épisode de l'histoire, je n'en dirai pas plus.En fait je pensai aux idéologies en général, il me semble que certaines sont plus vertueuses que d'autres car elles sollicitent l'individu de façon plus positive que d'autre. C'est assez flagrant quand on compare le socialisme et le libéralisme, par exemple Mon père ainsi que ma grand-mère ont vécu la guerre. Une partie de ma famille a été exterminée pendant la guerre. J'ai eu l'occasion de parler longuement avec une personne de la famille de ma mère qui a sauté d'un train la menant vers un camp d'extermination, et qui a survécu. Tu serais surpris du nombre de récits où les salauds ne sont pas des sadiques, mais des petits fonctionnaires bien obéissants et plutôt heureux d'avoir un pouvoir sur tant de gens. Aucun pays au monde ne comporte assez de sadiques pour commettre un génocide si une partie bien plus important de la population ne les aides pas activement. Je dis bien, activement et non passivement. Je te conseille la lecture de ceci : http://nogov4me.net/perilsOfObedience.htm
alex6 Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Tu serais surpris du nombre de récits où les salauds ne sont pas des sadiques, mais des petits fonctionnaires bien obéissants et plutôt heureux d'avoir un pouvoir sur tant de gens. Je confirme, par l'appui de même types de témoignages (principalement de personne enrôlées dans l'armée allemande pour combattre sur le front russe) Nazisme ou communisme renferme exactement le même type de gens, c'est à dire des échantillons tout à fait représentatif de l'humanité dans sa plus grande diversité. Un idéologue extrémiste, qu'il soit de gauche ou de droite, est tout aussi potentiellement dangereux et ce quelque soit son niveau d'intervention. Les grandes famines communistes, outils suprême de mise au pas des récalcitrants, a été d'une rare eficacité parceque chacun, d'un bout à l'autre de la chaîne des décisions, s'est totalement impliqué dans le projet. Etre dans la chaîne en signifie pas pour autant être un tueur au sens direct du terme, cela ne signifie pas non plus ne pas avoir de sang sur les mains. ne pas se voiler la face, donc Edit: fausse manip'
Ventura Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Nazisme ou communisme renferme exactement le même type de gens, c'est à dire des échantillons tout à fait représentatif de l'humanité dans sa plus grande diversité.Un idéologue extrémiste, qu'il soit de gauche ou de droite, est tout aussi potentiellement dangereux et ce quelque soit son niveau d'intervention. Oui, c'est en partie ce que je voulais dire. antietat: je pense que les gens sont partout les mêmes géographiquement ou ethniquement parlant, c'est à dire que, quelque soit le groupe social où on va, on retrouve toujours les mêmes figures, le même type de personnages, de positionnement des uns par rapport aux autres etc. Il n'y a pas plus de gens bons ou mauvais dans le sud de la France que dans le nord, en France qu'en Allemagne. Simplement à un moment le nazisme a réussi à canaliser les énergies et les frustrations pour aller dans une sens de projet politique bien précis. C'est bien le nazisme, ou le comunisme, qui sont des idéologies criminogènes, c'est à dire ayant une influence néfaste sur l'individu, même si cela n'enlève rien à la responsabilité individuelle de chacun. Pour répondre au témoignage douloureux de Jabial, je crois malheusement avoir une idée de ce que sont capables de faire les gens 'ordinaires' lorsque le contexte suggère que beaucoup de choses sont désormais permises, la barbarie n'est jamais bien loin, et la civilisation est très, très fragile.
melodius Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Un idéologue extrémiste, qu'il soit de gauche ou de droite, est tout aussi potentiellement dangereux et ce quelque soit son niveau d'intervention. Je ne suis pas du tout d'accord. Les révolutionnaires américains étaient des idéologues extrémistes, et leur pays n'a eu qu'à se féliciter de leur action. Attention de ne pas tomber dans le panneau de rejeter tout extrémisme parce qu'extrémiste et en faisant l'économie de l'analyse de ses tenants et aboutissants. Je tiens par ailleurs, puisque personne ne me sympathisera d'être un fan du borgne breton, à relativiser les dangers qu'il ferait courir à la France. Le Pen n'est pas Hitler, et à tout prendre, il est bien moins dangereux qu'un Besancenot par exemple.
Harald Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 @Harald : AH, qui a d'ailleurs réussi l'intégration des communistes. Hitler ? Gagné! (Mein Kampf - chapitre XII) Je ne souscris pas à l'idée qu'Hitler était d'extrême droite, non plus que le fascisme. C'est là une manipulation communiste parmi tant d'autres. +1 Il suffit d'ailleurs de lire le Journal de Goebbels paru récemment chez Tallandier. Il y fait assez souvent référence au socialisme et à la nécessité de conserver/retrouver la pureté de l'engagement socialiste du NSDAP.
antietat Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Oui, c'est en partie ce que je voulais dire.antietat: je pense que les gens sont partout les mêmes géographiquement ou ethniquement parlant, c'est à dire que, quelque soit le groupe social où on va, on retrouve toujours les mêmes figures, le même type de personnages, de positionnement des uns par rapport aux autres etc. Il n'y a pas plus de gens bons ou mauvais dans le sud de la France que dans le nord, en France qu'en Allemagne. Simplement à un moment le nazisme a réussi à canaliser les énergies et les frustrations pour aller dans une sens de projet politique bien précis. C'est bien le nazisme, ou le comunisme, qui sont des idéologies criminogènes, c'est à dire ayant une influence néfaste sur l'individu, même si cela n'enlève rien à la responsabilité individuelle de chacun. Pour répondre au témoignage douloureux de Jabial, je crois malheusement avoir une idée de ce que sont capables de faire les gens 'ordinaires' lorsque le contexte suggère que beaucoup de choses sont désormais permises, la barbarie n'est jamais bien loin, et la civilisation est très, très fragile. Tout dépend dans quelle situation se trouve l'individu. Tant qu'il ne fait pas partie d'une organisation il conserve une certaine liberté de choix. S'il choisit d'être communiste, alors qu'il a d'autres options, on peut parfaitement supposer qu'il a un fond autoritariste (je ne dis pas autoritaire) qui le rend potentiellement dangereux, je suis convaincu que si la situation s'y prête cela se révélera en l'absence de toute obligation. Prenons maintenant un autre individu parfaitement doux et pacifique… mais qui travaille dans une administration. Pour peu que celle ci fasse partie d'un état en guerre, notre homme sera obligé de faire ce qu'on lui demande même si cela lui répugne au plus haut point. Or pour se livrer à des abominations l'état n'a pas besoin d'être nazi ou communiste. Un exemple entre milles. A la fin de la guerre d'algérie les troupes françaises avaient reçue l'ordre de ne pas rapatrier les harkis et leurs familles. C'était les condamner à une mort atroce et certaine ce que tout le monde savait. Ceux qui leur ont signifié qu'ils ne pouvaient pas embarquer étaient sans doute un peu gênés, mais comment faire autrement ? C'est justement pour ça qu'on n'a pas besoin de l'état, passé un certain niveau de détresse il va toujours se trouver un mec pour faire quelque chose pour toi à titre privé. Le même, fonctionnaire, dans l'exercice de ses fonctions te laissera crever, si tu sors du cadre de la procédure.
Toast Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Gagné! (Mein Kampf - chapitre XII) C'est un livre interdit à la vente non ? Enfin je suis sûr que l'on peut le retrouver sur le Web.
alex6 Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 Je ne suis pas du tout d'accord. Les révolutionnaires américains étaient des idéologues extrémistes, et leur pays n'a eu qu'à se féliciter de leur action. Je parlais bien d'extrémiste de droite ou de gauche, pas d'extrémiste en général. Il me semble plutôt aventureux de qualifier les extrémistes américains de droite ou de gauche… Le passionné de guitare qui ne fait que ça dans sa vie (extrémiste du point de vue du non-guitariste) ne me pose aucuns problèmes, il me paraîssait inutile de préciser le cadre du mot extrémiste dans l'utilisation que j'en ai faite. Le Pen n'est pas Hitler, et à tout prendre, il est bien moins dangereux qu'un Besancenot par exemple. C'est une évidence qui ne semble pas l'être pour tout le monde, ou la puissance du rouleau compresseur idéologue sur l'expérience historique. Un atout ma foi fort bien maîtrisé par tout mouvement socialiste (du national socialiste au communiste)
melodius Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 A mon avis la Waffen SS était une organisation attirant les sadiques et les psycho rigides, Si réellement ç'avait été le cas, ils n'auraient pas fait autant de dégâts. C'est confortable de se dire cinquante ans plus tard que tous ces types étaient des fous, mais pour en avoir rencontré au moins un, ancien de la Légion Wallonie, je ne partage plus cette opinion. Des "sadiques psycho-rigides" ne couvrent pas la retraite de leurs camarades en chargeant l'armée soviétique à la hache (ils n'avaient plus de munitions) et en gueulant "Rex vaincra !".
Toast Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 C'est une évidence qui ne semble pas l'être pour tout le monde, ou la puissance du rouleau compresseur idéologue sur l'expérience historique. Un atout ma foi fort bien maîtrisé par tout mouvement socialiste (du national socialiste au communiste) Dans le contexte actuel, Besancenot, contrairement à Le Pen, est quasiment sans danger, compte tenu de son relativement faible nombre de voix. Cependant, dans l'absolu, même si les deux personnages me sont détestables, il ne faut pas perdre de vu le fait qu'en sa qualité de communiste, le pouvoir de nuisance du premier est bien plus large que celui du second.
melodius Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 C'est un livre interdit à la vente non ? Enfin je suis sûr que l'on peut le retrouver sur le Web. Je crois que c'est plus compliqué que cela. J'ai lu un jour que les droits d'auteur appartiennent à sa maison d'édition allemande qui refuse l'autorisation de réimprimer l'ouvrage. Donc, les réimpressions seraient techniquement des contrefaçons.
Toast Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 C'est confortable de se dire cinquante ans plus tard que tous ces types étaient de fous, mais pour en avoir rencontré au moins un, ancien de la Légion Wallonie, je ne partage plus cette opinion. J'ajouterai qu'il est dangereux de regarder les passages les plus noirs de l'Histoire comme étant l'oeuvre de fous ou de dérangés : les nazis étaient malheureusement humains et c'est pourquoi leurs idées présentent de tout temps un réel danger.
Constantin_H Posté 15 mai 2006 Signaler Posté 15 mai 2006 J'ajouterai qu'il est dangereux de regarder les passages les plus noirs de l'Histoire comme étant l'oeuvre de fous ou de dérangés : les nazis étaient malheureusement humains et c'est pourquoi leurs idées présentent de tout temps un réel danger. Et puis, c'est oublier un peu vite qu'Hitler est arrivé au pouvoir avec l'assentiment de la population. C'est donc la population entière que l'on pourrait soupçonner de folie, dans ce cas. N'oublions d'ailleurs pas non plus que c'est la fiction commode qu'entretiennent les socialistes de tout poil pour éviter d'avoir à reconnaître que c'est le communisme et non "l'expérience soviétique" qui est en cause.
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