Wali Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Tout à l'heure, j'ai un peu écouté Bayrou sur France 3. Extrait d'un court échange avec July (qui a dû batailler ferme pour qu'enfin Bayrou donne des indices sur son positionnement): - Si vous êtes élu président, pourriez-vous avoir un Premier ministre de gauche? - Oui. - Et se pourrait-il que votre Premier ministre soit de droite? - [silence de deux - trois secondes] Je ne vois pas d'hommes de droite, actuellement, qui soit en mesure de remplir ces fonctions. Une minute avant, Bayrou avait précisé qu'il avait plusieurs noms de Premier-ministrables possibles. Bon. Il est clair que ce positionnement est normal, dans la mesure où, s'il veut gagner, Bayrou doit bouffer les électeurs de Royal (déjà 7 p.c. en un mois, c'est pas mal). Son seul espoir est là: tenir dans les sondages le plus longtemps possible et infléchir la courbe, en sa faveur et, bien sûr, en la défaveur de la pudibonde du Poitou, moins d'un moins avant le premier tour. Toutefois, j'espère qu'EF a eu l'attention attirée par ce commentaire. Certes, je comprends bien que, pour distinguer clairement, dans la tête du citoyen lambda, son libéralisme du pseudo "libéralisme" de Sarko, il vienne à dire qu'il préfère Bayrou au Karcher-man. Mais appeller à voter pour le chef de file de l'UDF alors que celui-ci commence à draguer de plus en plus la gauche reviendrait à tromper lourdement l'électorat libéral. Alors, EF, je t'en conjure, lorsque tu auras quitté l'élection présidentielle, que ce soit avant ou après le premier tour, appelle à voter blanc… mais pas Bayrou (ni les autres, bien sûr).
Malinki Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 De toute façon, Bayrou représente pour moi l'homme de l'inaction par excellence qui est toujours prêt à aller dans le sens du vent pour déplaire au moins de monde possible. Alors si s'il doit choisir entre Alternative Libérale et le parti socialiste et ses millions de sympathisants, je doute fort que les libéraux en obtiennent quoique ce soit.
Wali Posté 19 février 2007 Auteur Signaler Posté 19 février 2007 Maintenant, le nom de l'homme qui voulait voler les Français de l'étranger est évoqué… «J'ai quelques noms à l'esprit», a assuré le candidat centriste dimanche soir sur France 3. Lundi, il évoque Borloo et Strauss-Kahn. Bayrou joue le pragmatisme. Le président de l’UDF, invité dimanche de «France Europe Express» sur France 3, a indiqué qu’il préfèrerait sans doute une premier ministre de gauche à un chef de gouvernement de droite s’il était élu. S’il n’a «aucune intention de laisser tomber des noms [de premiers ministres possibles] comme cela», François Bayrou «en a quelques-uns à l’esprit». Parmi ces noms, si le président de l’UDF assure qu’il pourrait y avoir des personnalités de gauche, il n’ «aperçoit» en revanche aucun représentant de la droite. Mais, assure encore le candidat centriste, une personnalité issue de l’actuelle majorité «ne serait pas un obstacle». Lundi, le président de l'UDF précise sa pensée. Sur Canal Plus, il a dit son «estime» pour Jean-Louis Borloo et Dominique Strauss-Kahn, et réitéré sa volonté de faire «exploser le mur de verre» entre gauche et droite, une volonté qui correspond selon lui à un «mouvement qui est en train de se créer». Celui qui veut être le «troisième homme» de cette campagne présidentielle a également assuré dimanche qu’il prendrait, s’il était élu, une loi pour interdire aux groupes industriels travaillant avec l’Etat de contrôler des médias. «Je suis le seul à défendre l’idée qu’il faut changer le rapport entre les médias et pouvoir en France», estime François Bayrou.
h16 Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Moi, j'adore cette expression de 3ème homme : - le premier étant Sarko, - le troisième étant Bayrou, - qui serait le second ? Attention ami lecteur avant de répondre : rappelle-toi que Ségo est … une femme !
David Boring Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Ce que j'aime bien c'est qu'on essaie de nous faire croire que la couleur du gouvernement pour les 5 ans à venir dépend de cette élection présidentielle. Alors que le premier ministre nommé par le prochain président sera là juste pour faire joli, en attendant les élections législatives qui détermineront la majorité auquel le véritable nouveau gouvernement appartiendra. Enfin, à moins qu'une nouvelle interprétation de la constitution actuelle apparaisse comme par magie d'ici là. Evidemment Bayrou qui ne dispose aucunement d'un parti capable de gagner ces élections a tout intérêt à laisser perdurer cette confusion.
Invité jabial Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Bof, il y a peu de chances que la variation entre législatives et précidentielles soit importante, hormis le cas où un extrémiste soit élu.
Rincevent Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 De toute façon, Bayrou représente pour moi l'homme de l'inaction par excellence qui est toujours prêt à aller dans le sens du vent pour déplaire au moins de monde possible. […] Rappelons-nous du passage de quatre ans de Bayrou à l'EdNat : une réformette, et trois ans et demi de cogestion avec la syndicratie.
David Boring Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Bof, il y a peu de chances que la variation entre législatives et précidentielles soit importante, hormis le cas où un extrémiste soit élu. Ca ne me semble pas si évident que cela. Ce n'est pas parce que l'UMP a réussi une fois en 2002 à gagner les élections après la victoire de Chirac en faisant peur aux électeurs en leur disant "attention votez pour nous sinon retour à la cohabitation" que ça se passera toujours systématiquement comme ça. De fait la cohabitation plait plutôt aux électeurs français qui y voient un système équilibré, on peut rapprocher ça de la popularité du "gouvernement d'union nationale" que Bayrou propose. Je ne suis pas non plus certain que l'opinion accepte éternellement des élections législatives servant uniquement à entériner le résultat de la présidentielle, point que ne manquera sûrement pas de soulever le camp perdant de l'élection présidentielle pendant la campagne. Mais ce que je voulais surtout souligner, c'est que je ne vois pas comment l'UDF seule pourrait obtenir une majorité à l'issue des législatives. Ca me semble encore moins probable qu'une majorité FN. Donc soit l'UDF s'allie avec l'UMP ou avec le PS, soit le prez Bayrou se retrouve avec une majorité qui ne lui appartient pas, et donc un premier ministre de cohabitation. Sa position de mec super cool et ouvert qui irait jusqu'à prendre un premier ministre ailleurs que dans son camp est de fait de la foutaise puisqu'il n'aurait de toute façon probablement le choix. Bon après tout ça n'a guère d'importance puisque ce que prévoit ma boule de cristal pour Bayrou c'est qu'il ne fera finalement pas mieux qu'en 2002 et retournera jouer dans son bac à sable, sans doute définitivement cette fois.
Punu Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Bayrou c'est Chevènement version 2007. La créature des médias qui terminera avec 7 % si tout va bien.
Rincevent Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Bayrou c'est Chevènement version 2007. La créature des médias qui terminera avec 7 % si tout va bien. Je crois que les deux cas ne sont pas comparables. Chevènement était monté à 15 % pour la seule raison qu'il est parti trois mois avant les autres : quand les autres ont fait campagne, le Che s'est vu ramené à sa place. Le succès de Bayrou, lui, tient au fait qu'il est soutenu par l'UDF et par les strauss-kahniens déçus du ségolisme.
h16 Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Je crois que les deux cas ne sont pas comparables. Chevènement était monté à 15 % pour la seule raison qu'il est parti trois mois avant les autres : quand les autres ont fait campagne, le Che s'est vu ramené à sa place. Le succès de Bayrou, lui, tient au fait qu'il est soutenu par l'UDF et par les strauss-kahniens déçus du ségolisme. Exact. Ca lui fera bien un petit 7%.
Rincevent Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Exact. Ca lui fera bien un petit 7%. Je pense que le score de Bayrou évoluera en proportion inverse de celui de Royal. Bayrou n'a qu'à attendre que Royal coule. Mais qui vivra, verra.
h16 Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 C'est tout vu. Le Pen 21%, Sarko 20, Sego 18, Bayrou 7. Et si c'est pas ça, ça ne m'empêchera pas de reprendre deux fois des nouilles !
xiii Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 C'est tout vu. Le Pen 21%, Sarko 20, Sego 18, Bayrou 7.Et si c'est pas ça, ça ne m'empêchera pas de reprendre deux fois des nouilles ! Si tu est si sûr tu est prêt à parier combien ?
h16 Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Si tu est si sûr tu est prêt à parier combien ? Un paquet de nouilles.
Rincevent Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Si tu est si sûr tu est prêt à parier combien ? Et avec quelle marge d'erreur ? Plus ou moins un, deux, trois points ? Je demande parce que j'aime bien les nouilles. Et tant que j'y pense : en cumulant ces scores on n'a que 66 % des votes. Les 34 % restants se répartiront sur quels, et surtout sur combien de candidats ?
h16 Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Et tant que j'y pense : en cumulant ces scores on n'a que 66 % des votes. Les 34 % restants se répartiront sur quels, et surtout sur combien de candidats ? On s'en fiche. Si si.
Giacomo Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Et avec quelle marge d'erreur ? Plus ou moins un, deux, trois points ? Je demande parce que j'aime bien les nouilles. Et tant que j'y pense : en cumulant ces scores on n'a que 66 % des votes. Les 34 % restants se répartiront sur quels, et surtout sur combien de candidats ? pffff… Facile !!! 34% pour Jacques Chirac se présentant en unique recours face à Le Pen (les autres candidats ayant retiré leur candidature face à la menace fasciste).
Boz Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Géraaaaaaaaaaard ! Remet nous un p'tit blanc !
G7H+ Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Rappelons-nous du passage de quatre ans de Bayrou à l'EdNat : une réformette, et trois ans et demi de cogestion avec la syndicratie. Dans le cadre de la réforme Bayrou, l’article 23 de l’arrêté du mois d’avril 1997, publié au J.O. du 15/04/1997 et au B.O. n°16 du 17/04/1997 précise ainsi que : « Pour chaque cursus, est organisée une procédure d'évaluation des enseignements et de la formation. Cette évaluation, qui prend en compte l'appréciation des étudiants, se réfère aux objectifs de la formation et des enseignements. Cette procédure, garantie par une instruction ministérielle, a deux objectifs. Elle permet, d'une part, à chaque enseignant de prendre connaissance de l'appréciation des étudiants sur les éléments pédagogiques de son enseignement. Cette partie de l'évaluation est destinée à l'intéressé. La procédure permet, d'autre part, une évaluation de l'organisation des études dans la formation concernée, suivie pour chaque formation par une commission selon des modalités définies par le Conseil d'administration de l'établissement, après avis du Conseil des études et de la vie universitaire. Cette commission, composée par le président de l'université après avis du conseil des études et de la vie universitaire, comprend un nombre égal de représentants élus des étudiants et d'enseignants-chercheurs ou d'enseignants. » L'idée d'évaluer les enseignements au sein de l'enseignement supérieur était bonne. Elle n'est pas mise en pratique dans 95% des cas. Je vais lancer cette évaluation des enseignements et des enseignants dans le cadre d'une initiative purement étudiante au mois de mars à Sciences Po Bordeaux. Le texte de loi m'aidera à souligner le caractère illégal de la situation présente.
Coldstar Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3395690,00-second-tour-bayrou-plus-fort-que-royal-sarkozy-.html François Bayrou n'en finit plus de grimper dans les sondages. Au point, désormais, de faire sérieusement de l'ombre aux deux têtes d'affiche de l'élection présidentielle. Pour la première fois depuis le début de la campagne, un sondage révèle que le candidat UDF gagnerait la course à l'Elysée s'il réussissait à franchir l'obstacle du premier tour. Et ce, que son adversaire du second tour soit Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy.Dans le cas d'un affrontement avec la candidate socialiste, François Bayrou l'emporterait avec 54% des suffrages. Et dans le cas d'un duel avec le président de l'UMP, il est crédité de 52% des intentions de vote. Enfin, dans l'hypothèse d'un second tour Sarkozy-Royal, c'est toujours le résident de la place Beauvau qui l'emporte avec 53% des voix, contre 47% pour la candidate du PS. Bayrou à 16% au premier tour Selon l'Ifop, cette montée en puissance du candidat centriste a lieu dès le premier tour. François Bayrou totaliserait en effet 16% des voix lors du premier round de l'élection. C'est 2,5 points de plus que lors du précédent sondage de l'institut réalisé en janvier 2007. Mais surtout, cette progression correspond, en valeur, à la chute des intentions de vote en faveur de Ségolène Royal. Cette dernière marque le pas selon l'enquête, avec 25,5% des suffrages, contre 28% le mois dernier. Nicolas Sarkozy, quant à lui, resterait en tête au premier tour, avec 32% des voix (contre 32,5% auparavant). De son côté, Jean-Marie Le Pen stagnerait à 11% des intentions de vote et perdrait de fait sa place de troisième homme.
toccata Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 J'aurais bien vu Christian Blanc premier ministre de Bayrou selon les critères que celui-ci a défini. Hélas, Blanc a rejoint le camp de Sarkosy… Il n'est pas impossible que Bayrou rattrappe et dépasse par la gauche Royal. Mais si la seconde à un patchwork de ministrables à la fidélité circonstancielle, le premier est de plus en plus essseulé… La rencontre d'un homme avec le peuple comme aurait dit Villepin. Si Bayrou devait être élu, il n'aurait d'autre choix que d'accepter le choix de la majorité de l'assemblée nationale. Et la subtilité machiavélique est qu'il se pourrait qu'il n'y ait de majorité dans un sens ou l'autre sans… l'UDF. Et on aurait alors le fameux gouvernement de cohésion nationale! Au secours?
Sarvok Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Vivement que le PS tombe en chutte libre, qu'ils renoment l'UDF, Union SOCIAL-DEMOCRATE et qu'il y ai une place au centre pour un vrai parti libéral
Rincevent Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Vivement que le PS tombe en chutte libre, qu'ils renoment l'UDF, Union SOCIAL-DEMOCRATE et qu'il y ai une place au centre pour un vrai parti libéral Un parti ? Au centre ? Mais tu n'y penses pas : il faudrait faire des… des alliances, mais quelle horreur !
Apollon Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Ce que j'aime bien c'est qu'on essaie de nous faire croire que la couleur du gouvernement pour les 5 ans à venir dépend de cette élection présidentielle. Alors que le premier ministre nommé par le prochain président sera là juste pour faire joli, en attendant les élections législatives qui détermineront la majorité auquel le véritable nouveau gouvernement appartiendra. Il y a assez de français légalistes et républicains qui jouent le jeu pour que oui les élections lég suivent les présidentielles. C'est tjrs comme ça.
David Boring Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Ah bon c'est illégal et anti-républicain de ne pas voter pour le parti du président ?
Apollon Posté 19 février 2007 Signaler Posté 19 février 2007 Ah bon c'est illégal et anti-républicain de ne pas voter pour le parti du président ? C'est républicain de donner les moyens de sa politique au président élu. C'est pourquoi tous les présidents élus voient leur parti gagner les législatives. Et pas qu'en France. Pour info, les socialistes fêtent l'élection en mineur même si la droite gagne car c'est quand même la démocratie qui a gagné.
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