Aller au contenu

Une Belle Leçon De Démocratie


Messages recommandés

Posté

http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_….bron=homeArt11

bien que je sois conscients que certains membres de ce forum apprécient Msgr Léonard, je ne peux m'empêcher de voir en ces propos un tas de conneries déconcertantes et je refuse de croire que ce monsieur soit assez con pour croire en ce qu'il dit. Mais soit.

A part ses points de vues sur le mariage, l'euthanasie, l'avortement, …. qui me semblent défendables (je ne les partage pas tous, mais ce n'est sûrement pas le débat que je veux lancer ici), sa définition de l'homosexualité et son argumentaire anti-préservatif me désolent et anéantisse toutes ses chances de susciter chez moi le moindre sentiment de respect à son égard. (le mot est peut être fort mais je le maintien).

Je ne COMPREND pas comment on peut encore tenir un discours pareil. (se baser sur des études datant de la naissance de la psychologie il y a plus de 120 ans (Freud) pour affirmer que les homosexuels sont des être sexuellement sous-développés)

Maintenant là où je le rejoint, c'est qu'un jour on le mettra en prison pour homo-phobie et c'est absolument scandaleux.

Lui comme Vanest (vanest à tout de même tenu des propos beaucoup plus durs) sont à mes yeux "dans l'erreur" (pour ne pas dire "des cons") mais il est évident que le premier droit que l'on a en tant qu'individu, c'est pas de manger, ni d'avoir un toit, ni de travailler, c'est tout simplement d'être un con !!!

A ce propos, j'ai adoré la déclaration de Delpéret qui dit en résumé : "au nom de la sépration entre l'église et l'état, le père Léonard doit fermer sa gueule, quand l'état vote un loi, on se tait ! une belle leçon de démocratie

Posté
bien que je sois conscients que certains membres de ce forum apprécient Msgr Léonard, je ne peux m'empêcher de voir en ces propos un tas de conneries déconcertantes et je refuse de croire que ce monsieur soit assez con pour croire en ce qu'il dit. Mais soit.

Tiens, j'ai écrit un billet sur mon blog à propos de cette affaire. Tout cela pue une loi Moureaux bis contre l'"homophobie", en attendant la loi Moureaux ter contre les "climat-sceptiques".

A part ses points de vues sur le mariage, l'euthanasie, l'avortement, …. qui me semblent défendables (je ne les partage pas tous, mais ce n'est sûrement pas le débat que je veux lancer ici), sa définition de l'homosexualité et son argumentaire anti-préservatif me désolent et anéantisse toutes ses chances de susciter chez moi le moindre sentiment de respect à son égard. (le mot est peut être fort mais je le maintien).

Je ne COMPREND pas comment on peut encore tenir un discours pareil. (se baser sur des études datant de la naissance de la psychologie il y a plus de 120 ans (Freud) pour affirmer que les homosexuels sont des être sexuellement sous-développés)

Si les argumentations psychologiques de Mgr Léonard prêtent à rire (les homosexuels "ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal"), le fait qu'il parle d'"anormalité" n'aurait pas du soulever le débat actuel. Un petit tour dans le dico et on apprend que ce qui est "anormal" consiste en ce qui est "contraire à l’ordre habituel des choses". Rien de bien méchant donc, quand on sait que l'ordre habituel des choses, en matière sexuelle, c'est un couple composé d'un homme et d'une femme.

Quant à la capote, ne déformons pas non plus les propos de l'évêque, qui a bien précisé qu'il n'était pas contre lorsque les circonstances l'obligeaient.

Le problème, c'est que les médias extrapolent le message de l'Eglise. Quand celle-ci veut mettre en avant la fidélité comme remède aux MST, les médias s'écrient "ils ont dit qu'ils étaient contre la capote". Ne tombons pas dans ce jeu idiot.

A ce propos, j'ai adoré la déclaration de Delpérée qui dit en résumé : "au nom de la sépration entre l'église et l'état, le père Léonard doit fermer sa gueule, quand l'état vote un loi, on se tait ! une belle leçon de démocratie

La déclaration de Gerkens, "affirmer de telles choses, c'est vouloir une inégalité de droit entre hétéros et homos" (en gros), m'a fait sortir les yeux de leurs orbites.

Peut-être qu'elle parlait en réalité d'inégalité de "droits". :icon_up:

Posté
http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_….bron=homeArt11

bien que je sois conscients que certains membres de ce forum apprécient Msgr Léonard, je ne peux m'empêcher de voir en ces propos un tas de conneries déconcertantes et je refuse de croire que ce monsieur soit assez con pour croire en ce qu'il dit. Mais soit.

A part ses points de vues sur le mariage, l'euthanasie, l'avortement, …. qui me semblent défendables (je ne les partage pas tous, mais ce n'est sûrement pas le débat que je veux lancer ici), sa définition de l'homosexualité et son argumentaire anti-préservatif me désolent et anéantisse toutes ses chances de susciter chez moi le moindre sentiment de respect à son égard. (le mot est peut être fort mais je le maintien).

Je ne COMPREND pas comment on peut encore tenir un discours pareil. (se baser sur des études datant de la naissance de la psychologie il y a plus de 120 ans (Freud) pour affirmer que les homosexuels sont des être sexuellement sous-développés)

Maintenant là où je le rejoint, c'est qu'un jour on le mettra en prison pour homo-phobie et c'est absolument scandaleux.

Lui comme Vanest (vanest à tout de même tenu des propos beaucoup plus durs) sont à mes yeux "dans l'erreur" (pour ne pas dire "des cons") mais il est évident que le premier droit que l'on a en tant qu'individu, c'est pas de manger, ni d'avoir un toit, ni de travailler, c'est tout simplement d'être un con !!!

A ce propos, j'ai adoré la déclaration de Delpéret qui dit en résumé : "au nom de la sépration entre l'église et l'état, le père Léonard doit fermer sa gueule, quand l'état vote un loi, on se tait ! une belle leçon de démocratie

Oula! il est violent ton post :doigt:

Je ne pense pas qu'il soit plus con qu'un autre, je ne crois pas non plus que ca soit une vision extrêmiste des choses.

J'imagine même qu'en tant qu'homme d'église il doit meme avoir du respect (voir de l'"amour") pour les gens concernés par ces problématiques sociales.

Chacun ses opinions et vive la liberté :icon_up:

Posté

C'est clairement une cabale organisée par le monde associativo-politico-journalistique. Ils demandent à l'Eglise de rentrer dans le rang. Toute opposition aux merveilleuses lois concoctées par le législateur est muselée… au nom de la tolérance. De même que les chantres de la différence pour la différence veulent faire taire toute voix dissonante (surtout si elle se réclame de principes moraux dérangeant les confectionneurs de lois "éthiques"). Comme l'avait écrit Kimon il y a quelques mois, on n'a jamais autant parlé de la différence que depuis le moment où l'on veut faire triompher l'indifférencié (et le mariage homo fait évidemment partie de ce programme). L'Eglise étant encore l'une des seules institutions au discours clair et intransigeant, je ne suis pas surpris qu'il soit reproché à l'un de ses représentants d'être fidèle à ses convictions. Il n'y a rien de monstrueux à dire que la meilleure prévention contre les maladies sexuellement transmissibles est la fidélité. C'est du simple bon sens… mais qui a le malheur de ne pas cadrer avec l'esprit de l'heure.

Le bouquet étant le CDH qui intime l'ordre à l'évêque de garder ses opinions pour lui au nom de la "séparation de l'Eglise et de l'Etat" (comme si la Belgique était vouée à être un département français). Comme toujours, cette invocation de la "laïcité" a pour finalité de conférer le monopole de l'espace public à la puissance étatique et à ses relais et de censurer toute contestation ne cadrant pas avec l'idéologie au pouvoir.

Les commentaires, interchangeables (quelle surprise !), insistent sur le fait que Mgr Léonard aurait le front de contester une loi. Je trouve cela assez comique, venant de politiciens subversifs qui, depuis des années, passent leur temps à modifier la législation pour faire passer leurs idées.

Toujouts au registre des cathos-traîtres, il y a aussi cet article de la LB, signé par l'habituel porte-flingue des particrates bien-pensants : http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&…p;art_id=341161

Posté

Who's number ONE ?

You are numbre SIX.

I'm not a number. I'm a FREE MAN !

Voilà à quoi me fait soudainement penser le profil de notre ami n°6 ! Avec lequel je suis à 1000% d'accord sur ce coup là. Comment échanger sans être différent ?

Posté

Ce qui est dingue, de surcroît, c'est que l'interview incriminée ressemble vraiment à un traquenard. Car l'objectif du journaliste est de souligner le décalage présumé entre l'Eglise et les croyants. La raison de cette distance est le désormais classique "L'Eglise n'est pas à l'écoute de son temps". Affirmation qui dénote un provincialisme très francophone et qui oublie que la désaffection envers la religion catholique provient sans doute de l'orientation "Jésus est ton copain" adoptée depuis environ quarante ans.

Pour couronner le tout, un encadré surplombe l'une des pages de l'entretien et transcrit des propos de cette harpie bolchevique d'Anne Morelli, qui applique sa conception très particulière du droit à la différence en déclarant : "Si elle continue comme ça, l'Eglise va devenir une secte". Bizarrement, je n'ai encore lu ou entendu aucune protestation contre cette marque singulière de tolérance…

Et dire que Télémoustique fut aussi un pilier de la presse catho belge…

Ceci dit, je conseille la lecture de l'interview, car Monseigneur Léonard ne s'en laisse pas conter et montre qu'il existe encore en Belgique des gens dotés d'un sens de la dignité humaine élevé.

Posté

Ronnie… vraiment… tu devrais arrêter de lire la presse francophone belge : tu te fais du mal, inutilement. Moi, depuis que j'ai arrêté, j'ai vu mon taux de cholestérol baisser, retrouvé la vigueur sexuelle d'un adolescent à l'assaut de la gent féminine et fait de substancielles économies.

Posté
Ronnie… vraiment… tu devrais arrêter de lire la presse francophone belge : tu te fais du mal, inutilement. Moi, depuis que j'ai arrêté, j'ai vu mon taux de cholestérol baisser, retrouvé la vigueur sexuelle d'un adolescent à l'assaut de la gent féminine et fait de substancielles économies.

Rassure-toi, je n'ai acheté ce tochon qu'au vu des circonstances. :icon_up:

Posté
Pour couronner le tout, un encadré surplombe l'une des pages de l'entretien et transcrit des propos de cette harpie bolchevique d'Anne Morelli, qui applique sa conception très particulière du droit à la différence en déclarant : "Si elle continue comme ça, l'Eglise va devenir une secte". Bizarrement, je n'ai encore lu ou entendu aucune protestation contre cette marque singulière de tolérance…

Elle se croit tout permis parce qu'elle a fait partie d'une commission d'enquête parlementaire sur les sectes ? :icon_up:

Posté
Un petit tour dans le dico et on apprend que ce qui est "anormal" consiste en ce qui est "contraire à l’ordre habituel des choses". Rien de bien méchant donc, quand on sait que l'ordre habituel des choses, en matière sexuelle, c'est un couple composé d'un homme et d'une femme.

L'ordre habituel des choses !! En matière sexuel l'odre habituel des choses c'est qu'il y a toujour eu des Homos, des hétéros et des Bis. Un couple composé d'un homme et une femme, n'est pas plus naturel qu'un couple composé de deux hommes, les deux sont tout autant naturels, puisque la nature le permet, l'effectivité en est la preuve (preuve du caractère naturel). Je ne comprend pas cette idée de rapporter la sexualité à la nature, et déduire qu'il y a des choses non naturelles, et de plus cette systématisation du lien entre nature et ordre (ordre habituel !) est exaspérante, il n'y a rien de plus bordélique que la nature, la nature de mon sens est "par nature" ce qui échappe à l'ordre.

Posté
L'ordre habituel des choses !! En matière sexuel l'odre habituel des choses c'est qu'il y a toujour eu des Homos, des hétéros et des Bis. Un couple composé d'un homme et une femme, n'est pas plus naturel qu'un couple composé de deux hommes, les deux sont tout autant naturels, puisque la nature le permet, l'effectivité en est la preuve (preuve du caractère naturel). Je ne comprend pas cette idée de rapporter la sexualité à la nature, et déduire qu'il y a des choses non naturelles, et de plus cette systématisation du lien entre nature et ordre (ordre habituel !) est exaspérante, il n'y a rien de plus bordélique que la nature, la nature de mon sens est "par nature" ce qui échappe à l'ordre.

Tu n'as pas compris ce que j'ai dit. Mais alors là pas du tout.

Posté
L'ordre habituel des choses !! En matière sexuel l'odre habituel des choses c'est qu'il y a toujour eu des Homos, des hétéros et des Bis.

Et des pédophiles, ca n'en fait pas l'ordre habituel des choses :icon_up:

Posté
Et des pédophiles, ca n'en fait pas l'ordre habituel des choses :icon_up:

Non, parce que dans ce cas, il n'y a pas de consentement, et quand bien même il y aurait consentement de la part de l'enfant, ce consentement serait vicié par son jeune age. Donc il n'y a rien de naturel à la pédophilie, puisque ne n'est pas naturellement effectif, il faut qu'il y ait violence et contrainte. Alors que concernant l'homosexualité, l'acte homosexuel, me parait naturel, en ce sens qu'il est permis par la nature (le fait qu'il y aient des homos en est la preuve), naturellement, et donc sans violence.

Posté
L'ordre habituel des choses !! En matière sexuel l'odre habituel des choses c'est qu'il y a toujour eu des Homos, des hétéros et des Bis. Un couple composé d'un homme et une femme, n'est pas plus naturel qu'un couple composé de deux hommes, les deux sont tout autant naturels, puisque la nature le permet, l'effectivité en est la preuve (preuve du caractère naturel). Je ne comprend pas cette idée de rapporter la sexualité à la nature, et déduire qu'il y a des choses non naturelles, et de plus cette systématisation du lien entre nature et ordre (ordre habituel !) est exaspérante, il n'y a rien de plus bordélique que la nature, la nature de mon sens est "par nature" ce qui échappe à l'ordre.

C'est toi qui rapporte la sexualité à la nature, Wali a parlé d'ordre habituel et non de nature.

Il y a toujours eu aussi des zoophiles, des gauchers, des gens de plus de 2m et des trèfles à quatre feuilles : l'existence n'est pas une preuve de normalité.

Posté
C'est toi qui rapporte la sexualité à la nature, Wali a parlé d'ordre habituel et non de nature.

J'avoue être allé un peu vite en besogne. Je m'en excuse.

Il y a toujours eu aussi des zoophiles, des gauchers, des gens de plus de 2m et des trèfles à quatre feuilles : l'existence n'est pas une preuve de normalité.

Certes, tout comme le fait dêtre minoritaire, n'est pas une preuve d'anormalité.

Et en ce sens, on peut très biens conclure, qu'il est dans l'ordre habituel des choses, qu'il y aient des homos.

Ce qui m'a interpellé, dans les propos de Wali, c'est cette confrontation entre homosexualité et ordre habituel des choses, je ne suis pas particulièrement "homophile", mais je pense que cette idée n'est pas bonne, au contraire il est de l'ordre habituel ou naturel des choses qu'il y aient des homos, l'Histoire suffit à le montrer.

Posté

Mon voisin, le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, s'est un jour tiré de pareille polémique par une pirouette que vous apprécierez sûrement : "moi je suis pour la parité jusque dans le couple : un homme, une femme !".

Posté
C'est toi qui rapporte la sexualité à la nature, Wali a parlé d'ordre habituel et non de nature.

Voilà. Au moins on ne peut pas dire que je me suis exprimé de façon peu compréhensible.

Dommage que Wallace -- et je dis cela sans méchanceté aucune -- ne soit toujours pas allé lire la définition d'"habituel" depuis.

Posté

Je partage évidemment l'avis de wallace, les homos ne sont pas des "handicapés du sexe" et quand bien même ils le seraient, je ne vois pas en quoi cela menaceraient leur ticket d'entrée au royaume des cieux. (En admettant que les homos soient victimes d'un trouble du développement sexuel, ça me fait vraiment penser à "Pas de bras, pas de chocolat ! ")

Par ailleurs il est vrai que les messages du Pape demandant à tous les catholiques d'adopter tel ou tel comportement au moment de voter me dérangent un peu.

Mais jusqu'à preuve du contraire, le vote reste secret et l'électeur reste libre jusqu'au bout.

Il n'en reste pas moins que autant le Pape que l'évêque de Namur, (Msgr Léonard) ne considère pas les homosexuels dignes de l'amour de Dieu et ça, je le regretterais toujours.

J'imagine même qu'en tant qu'homme d'église il doit même avoir du respect (voir de l'"amour") pour les gens concernés par ces problématiques sociales.

Permet moi d'en douter !

Quand j'entends le clergé s'écrier "Dieu est Amour" ou "ayez confiance" je ris doucement.

Et puis, de quelle problématique sociale parle tu ? Il ne s'agit pas de cas sociaux, ce n'est pas la même chose que les pauvres, les personnes obèses ou handicapé moteur.

Tous ces gens ont un problème que nous les respections ou pas !

Si demain on aménage tous les lieux publiques et privés pour les personnes en chaise roulante, ces personnes se sentiront certes mieux, mais ça ne leur enlèvera pas leur problème de base : le handicap !

Les homos n'ont pas de problème à la base. Il est évident que l'acceptation de son homosexualité est une épreuve difficile mais l'homosexualité elle-même n'est pas problèmatique en soit.

Le seul problème c'est l'égalité des libertés (ou des droits si vous préférez).

Tout les monde devrait être libre de faire ce qu'il veut de son cul, de son contrat de mariage, de l'éducation de ses enfants, … du moment qu'il assume ses responsabilités, qu'il ne vole, ni ne tue ni n'asservi qui que ce soit. Nous savons que ce n'est pas le cas. Mais je ne vois à nouveau pas au nom de quoi on pourait encore plus restreindre la liberté des gays qu'on ne le fait pour les hétéros.

Enfin, il est évident que personne n'a une quelconque légitimité pour dicter à l'église ce qu'elle doit faire ou décider ou accepter, mais vous ne m'élèverez pas que le clergé actuel, et ce depuis un bon moment, n'aime pas les homosexuels, ne souhaite pas les accueillir ni les bénir. C'est leurs droits, certes, mais qu'ils ne viennent pas me sortir après que Dieu est Amour et blablabla blabla blablabla

J'espère ne choquer personne et j'espère encore plus être compris.

Je ne vous demande pas d'approuver mes idées, j'aimerai juste que vous compreniez que je puisse avoir cette opinion à propos de l'Église.

Posté
…les messages du pape demandant à tous les catholiques d'adopter tel ou tel comportement au moment de voter me dérangent un peu…

Et pourrait-on savoir ce qu'il y a de dérangeant ? C'est pourtant ce que tout le monde fait (politichiens, intellocreux, alter-pensants, journaleux et autres). Moi, ça me change quand le Pape s'exprime, je sais que je vais avoir l'opinion d'une personne vraiment intelligente.

…tant le Pape que l'évêque de Namur, (Msgr Léonard) ne considère pas les homosexuels dignes de l'amour de Dieu…

Références, plize.

Mais je vois a nouveau pas au nom de quoi ont encore plus restreindre la liberté des gay qu'on ne le fait pour les hétéros.

Monseigneur Léonard préconiserait-il de restreindre la liberté des homosexuels ? Non. Alors pourquoi tout ce blabla ?

Posté
Mon voisin, le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, s'est un jour tiré de pareille polémique par une pirouette que vous apprécierez sûrement : "moi je suis pour la parité jusque dans le couple : un homme, une femme !".

Dommage qu'il soit si mauvais orateur, il a le sens de la formule.

Posté
Moi, ça me change quand le Pape s'exprime, je sais que je vais avoir l'opinion d'une personne vraiment intelligente.

Pour preuve : Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexeuelles.

INTRODUCTION

1. A maintes reprises, le Pape Jean-Paul II et les Dicastères compétents du Saint-Siège (1) ont abordé récemment des problèmes qui concernent l'homosexualité. Il s'agit d'un phénomène moral et social inquiétant, même dans les pays où il n'assume pas un relief du point de vue du système juridique. Il l'est encore plus dans les pays qui ont déjà accordé une reconnaissance légale aux unions homosexuelles ou qui entendent le faire, en y incluant même dans certains cas, la capacité d'adopter des enfants. Les présentes considérations ne contiennent rien de nouveau du point de vue doctrinal. Elles entendent rappeler les éléments essentiels sur ce problème et fournir des argumentations de caractère rationnel, qui seront utiles aux Évêques pour la rédaction d'interventions plus spécifiques, selon les situations particulières des différentes régions du monde. Ces interventions seront destinées à protéger et à promouvoir la dignité du mariage, fondement de la famille, ainsi que la solidité de la société dont cette institution est une partie constitutive. Leur but est aussi d'éclairer l'action des hommes politiques catholiques pour lesquels elles indiqueront les lignes de conduite conformes à la conscience chrétienne quand ils seront confrontés à des projets de loi concernant ce problème.(2) Comme il s'agit d'une matière qui concerne la loi morale naturelle, ces argumentations ne sont pas proposées seulement aux croyants, mais aussi à tous ceux qui sont engagés dans la promotion et dans la défense du bien commun de la société.

I. NATURE

ET CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES

DU MARIAGE

2. L'enseignement de l'Église sur le mariage et sur la complémentarité des sexes propose à nouveau une vérité évidente pour la droite raison et reconnue comme telle par toutes les grandes cultures du monde. Le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles.(3) Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent qui, par le moyen de la donation personnelle réciproque, propre et exclusive, tendent à la communion de leurs personnes. Ainsi, elles se perfectionnent mutuellement pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies.

3. La vérité naturelle sur le mariage a été confirmée par la Révélation dans les récits bibliques de la création, expression même de la sagesse humaine originaire où se fait entendre la voix de la nature elle-même. Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage.

En premier lieu, l'homme, image de Dieu, a été créé « homme et femme » (Gn 1, 27). L'homme et la femme sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que « masculin et féminin ». D'une part, la sexualité fait partie de la sphère biologique; de l'autre, elle se trouve élevée, dans la créature humaine, à un autre niveau, le niveau personnel, où s'unissent corps et esprit.

Ensuite, le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. « Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24).

Enfin, Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: « Soyez féconds et multipliez vous » (Gn 1, 28).

Dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.

En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).

4. Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas ».(4)

Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles « sont condamnées comme des dépravations graves… (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».(5) Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d'écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (6) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique.

Néanmoins, selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ».(7) Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté.(8) Mais l'inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » (9) et les pratiques homosexuelles sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».(10)

II. ATTITUDES VIS-À-VIS

DU PROBLÈME DES UNIONS HOMOSEXUELLES

5. Vis-à-vis du phénomène des unions homosexuelles qui existent de fait, les autorités civiles prennent des attitudes diverses: parfois elles se limitent à tolérer ce phénomène; parfois elles promeuvent la reconnaissance juridique de telles unions, sous prétexte d'éviter, par rapport à certains droits, la discrimination de celui qui vit avec une personne du même sexe; parfois elles vont jusqu'à favoriser l'équivalence juridique des unions homosexuelles avec le mariage, sans exclure la reconnaissance de la capacité juridique à adopter des enfants.

Là où l'État assume une politique de tolérance de fait, n'impliquant pas l'existence d'une loi qui accorde explicitement une reconnaissance légale à ces formes de vie, différents aspects du problème méritent d'être soigneusement discernés. La conscience morale exige d'être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l'approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles. Seront donc utiles des interventions discrètes et prudentes, dont le contenu pourrait, par exemple, être le suivant: clarifier l'usage instrumental ou idéologique que l'on peut faire de cette tolérance; affirmer clairement le caractère immoral de ce type d'union; rappeler à l'État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même. À ceux qui, sur la base de cette tolérance, veulent procéder à la légitimation de droits spécifiques pour les personnes homosexuelles qui cohabitent, il faut rappeler que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation ou sa légalisation.

Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience.

III. ARGUMENTATIONS RATIONNELLES

CONTRE LA RECONNAISSANCE JURIDIQUE

DES UNIONS HOMOSEXUELLES

6. La compréhension des motifs qui fondent la nécessité de s'opposer ainsi aux instances visant la légalisation des unions homosexuelles requiert des considérations éthiques spécifiques de divers ordres.

Selon l'ordre relatif à la droite raison

La finalité de la loi civile est certainement limitée par rapport à celle de la loi morale; (11) toutefois, la loi civile ne peut entrer en contradiction avec la droite raison sans perdre la force d'obliger la conscience.(12) Toute loi humaine a donc force de loi en tant que conforme à la loi morale naturelle, reconnue par la droite raison, et en tant qu'elle respecte, en particulier, les droits inaliénables de chaque personne.(13) Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun.

On peut demander comment peut être contraire au bien commun une loi qui n'impose aucun comportement particulier, mais qui s'en tient à rendre légale une réalité de fait qui apparemment ne semble comporter aucune injustice envers personne. À ce propos, il convient de réfléchir d'abord à la différence qui existe entre le comportement homosexuel comme fait privé, et le même comportement comme relation sociale prévue et approuvée par la loi, au point de devenir une des institutions du système juridique. Non seulement le second phénomène est plus grave, mais il revêt une portée beaucoup plus vaste et plus profonde, et il finirait par entraîner un changement de l'organisation sociale tout entière, qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l'homme au sein de la société, pour le bien ou pour le mal. Elles « jouent un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes ».(14) Les formes de vie et les modèles qui y sont représentés, non seulement façonnent extérieurement la vie sociale, mais tendent à modifier la compréhension et l'évaluation des comportements dans les nouvelles générations. La légalisation des unions homosexuelles aurait donc comme résultat l'obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales et la dévaluation de l'institution matrimoniale.

Selon l'ordre biologique et anthropologique

7. Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique. Ces unions ne sont pas en mesure d'assurer, de manière adéquate, la procréation et la survivance de l'espèce humaine. L'éventuel recours aux moyens mis à leur disposition par les découvertes récentes dans le champ de la fécondation artificielle impliquerait de graves manquements au respect de la dignité humaine (15) et ne changerait rien à cette inadéquation.

Dans les unions homosexuelles, est absente aussi la dimension conjugale, par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée. En effet, ces relations sont humaines lorsque et en tant qu'elles expriment et promeuvent l'aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie.

Comme le montre l'expérience, l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité. Insérer des enfants dans les unions homosexuelles au moyen de l'adoption signifie en fait leur faire violence, en ce sens qu'on profite de leur état de faiblesse pour les placer dans des milieux qui ne favorisent pas leur plein développement humain. Certes, une telle pratique serait gravement immorale et serait en contradiction ouverte avec le principe, reconnu également par la Convention internationale de l'ONU sur les droits de l'enfant, selon lequel l'intérêt supérieur, à défendre dans tous les cas, est celui de l'enfant, la partie la plus faible et sans défense.

Selon l'ordre social

8. La société doit sa survivance à la famille fondée sur le mariage. La conséquence inévitable de la reconnaissance juridique des unions homosexuelles est la redéfinition du mariage tel qu'il est reconnu légalement dans son essence. Celui-ci devient une institution qui perd sa référence légale essentielle par rapport aux facteurs liés à l'hétérosexualité, comme par exemple le devoir de procréation et d'éducation. Si, du point de vue juridique, le mariage entre deux personnes de sexe différent était considéré seulement comme une des formes de mariage possible, l'idée de mariage subirait un changement radical, et ce, au détriment grave du bien commun. En mettant sur un plan analogue l'union homosexuelle, le mariage ou la famille, l'État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs.

On ne peut invoquer non plus en faveur de la légalisation des unions homosexuelles le principe du respect de la non-discrimination de toute personne. En effet, la distinction entre personnes, la négation d'une reconnaissance ou d'une prestation sociale sont inacceptables seulement si elles sont contraires à la justice. Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s'oppose pas à la justice.(16) C'est elle -la justice- au contraire, qui l'exige.

Le principe de la juste autonomie personnelle ne peut non plus être invoqué raisonnablement. Une chose est que chaque citoyen puisse réaliser librement les activités pour lesquelles il éprouve de l'intérêt, quand en général de telles activités font partie des droits et des libertés civils communs; autre chose, et bien différente, est que des activités, sans apport significatif ni positif pour le développement de la personne et de la société, puissent recevoir de l'État une reconnaissance juridique spécifique et qualifiée. Même en un sens analogique lointain, les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.

Selon l'ordre juridique

9. Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu'ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d'un intérêt public majeur. Par contre, les unions homosexuelles n'exigent pas une attention spéciale de la part du système juridique car elles ne jouent pas ce rôle en faveur du bien commun.

L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social.(17)

IV. COMPORTEMENTS

DES HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES

VIS-À-VIS DE LÉGISLATIONS FAVORABLES

AUX UNIONS HOMOSEXUELLES

10. Si tous les fidèles sont tenus à s'opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, cette responsabilité incombe en particulier aux hommes politiques catholiques en raison de leur charge propre. Face à des projets de loi favorables aux unions homosexuelles, les indications éthiques suivantes sont à prendre en considération:

Dans le cas où serait proposé, pour la première fois à l'Assemblée législative, un projet de loi favorable à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le parlementaire catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre ce projet de loi. Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral.

Dans le cas où le parlementaire catholique se trouverait en présence d'une loi favorable aux unions homosexuelles déjà en vigueur, il doit s'opposer par les moyens qui lui sont possibles et faire connaître son désaccord: il s'agit pour lui de rendre un vrai témoignage à la vérité. S'il n'était pas possible d'abroger complètement une loi de ce genre, on pourrait, en faisant appel aux indications exprimées dans l'encyclique Evangelium vitae, « licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d'une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique », à condition que soit manifeste et connue de tous « son opposition personnelle absolue » aux lois de ce genre et que le danger de scandale soit évité.(18) Ceci ne signifie pas qu'en la matière, une loi plus restrictive puisse être considérée comme juste, ou du moins acceptable; c'est plutôt une tentative légitime et nécessaire visant à abroger au moins de manière partielle une loi injuste quand son abrogation totale n'est pas encore possible.

CONCLUSION

11. L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité. L'Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société.

Durant l'audience accordée le 28 mars 2003 au Cardinal Préfet soussigné, le Souverain Pontife Jean-Paul II a approuvé les présentes considérations, décidées lors de la Session ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et en a ordonné la publication.

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 3 juin 2003, mémoire de Saint Charles Lwanga et de ses compagnons.

Joseph Card. Ratzinger

Préfet

Angelo Amato, S.D.B.

Archevêque titulaire de Sila

Secrétaire

——————————————————————————--

(1) Cf. Jean-Paul II, Allocutions à l'occasion de l'Angélus, 20 février 1994 et 19 juin 1994; Discours aux participants à l'Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Famille, 24 mars 1999; Catéchisme de l'Eglise catholique, nn. 2357-2359, 2396; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Persona humana, 29 décembre 1975, n. 8; Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986; Quelques considérations sur la réponse à des propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992; Conseil pontifical pour la famille, Lettre aux Présidents des Conférences épiscopales d'Europe sur la résolution du Parlement européen sur les couples homosexuels, 25 mars 1994; Famille, mariage et « unions de fait », 26 juillet 2000, n. 23.

(2) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Note doctrinale sur certaines questions à propos de l'engagement et du comportement des catholiques dans la vie politique, 24 novembre 2002, n. 4.

(3) Cf. Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes, n. 48.

(4) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2357.

(5) Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration Persona humana, 29 décembre 1975, n. 8.

(6) Cf. par exemple S. Polycarpe, Epître aux Philippiens, V, 3; S. Justin, Première Apologie, 27, 1-4; Athénagoras, Supplique pour les chrétiens, 34.

(7) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2358; cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986, n. 10.

(8) Cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 2359; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986, n. 12.

(9) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2358.

(10) Ibid., n. 2396.

(11) Cf. Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 71.

(12) Cf. ibid., n. 72.

(13) Cf. S. Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, I-II, q. 95, a. 2.

(14) Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 90.

(15) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum vitae, 22 février 1987, II. A. 1-3.

(16) Cf. S. Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 63, a. 1, c.

(17) Il ne faut pas non plus oublier que le danger existe toujours « qu'une législation qui fait de l'homosexualité une base pour avoir des droits puisse de fait encourager une personne qui a des tendances homosexuelles à déclarer son homosexualité ou même à chercher un partenaire dans le but de profiter des dispositions de la loi » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Quelques considérations concernant la réponse aux propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992, n. 14).

(18) Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 73.

Posté
Par ailleurs il est vrai que les messages du Pape demandant à tous les catholiques d'adopter tel ou tel comportement au moment de voter me dérangent un peu.

Ca n'est pas le fait de demander un comportement de vote qui soit gênant, c'est la nature de la consigne qui pose problème.

Il n'en reste pas moins que autant le Pape que l'évêque de Namur, (Msgr Léonard) ne considère pas les homosexuels dignes de l'amour de Dieu et ça, je le regretterais toujours.

2358 - Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

2359 - Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.

Extrait du Catéchisme de l'Eglise Catholique

Posté
Je ne COMPREND pas comment on peut encore tenir un discours pareil. (se baser sur des études datant de la naissance de la psychologie il y a plus de 120 ans (Freud) pour affirmer que les homosexuels sont des être sexuellement sous-développés)

Ce n'est pas de la psychologie mais de la psychanalyse. De plus, l'argument de dire que c'est vieux est un peu insuffisant. Mais bon, je n'en suis pas moins d'accord. Après tout, la psychanalyse n'est pas une science.

Posté
Il est évident que l'acceptation de son homosexualité est une épreuve difficile.

C'est une épreuve difficile parce que justement on a émis l'idée que l'homosexualité n'était pas dans "l'ordre habituel des choses", et la religion catholique, et bien d'autre encore sont en grande partie responsable de cela. Sous l'antiquité affirmer son homosexualité n'avait rien de problématique.

Voilà. Au moins on ne peut pas dire que je me suis exprimé de façon peu compréhensible.

Dommage que Wallace -- et je dis cela sans méchanceté aucune -- ne soit toujours pas allé lire la définition d'"habituel" depuis.

Sur la question de la notion d'habituel, mon dictionnaire (petit robert, l'un des plus récent) me dit "1- qui tient de l'habitude par sa régularité, sa constance 2- Qui est constant ou très fréquent"; ces définitions me maintiennent honnêtement dans mon opinion première. Il y a toujours eu des Homo, et cela depuis la nuit des temps, j'en conclu, qu'il y a dans l'homosexualité quelque de chose de régulier et de constant, et c'est donc habituel; l'homosexualité n'est point une fantaisie qui à pris quelques hommes à un moment donné de l'histoire.

Par contre ce qui n'est pas habituel c'est de dire que les homos, ne sont pas de pars leurs actes dans "l'ordre habituel des choses", puisque sous bien des époques, et chez quelque peuple, l'homosexualité ne revêtait pas un caractère mauvais qu'il fallait à tout prix cacher.

Donc si l'on examine l'homosexualité au regard de cette notion d'habitude, j'ai bien l'impression, qu'il n'y a rien de plus habituel que l'homosexualité.

Maintenant, peut être qu'il fallait prendre cette question de l'habituel, non pas par apport à la constance et à la régularité de la chose, mais par apport à son caractère minoritaire, en ce sens qu'il y a plus d'hétéro que d'homos. Mais alors dans ce cas, l'homosexualité n'est pas quelque chose d'inhabituelle, mais uniquement singulière. Une singularité habituelle. Non ?

Posté
Comme le montre l'expérience, l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité. Insérer des enfants dans les unions homosexuelles au moyen de l'adoption signifie en fait leur faire violence, en ce sens qu'on profite de leur état de faiblesse pour les placer dans des milieux qui ne favorisent pas leur plein développement humain. Certes, une telle pratique serait gravement immorale et serait en contradiction ouverte avec le principe, reconnu également par la Convention internationale de l'ONU sur les droits de l'enfant, selon lequel l'intérêt supérieur, à défendre dans tous les cas, est celui de l'enfant, la partie la plus faible et sans défense.

Pétition de principe.

Posté
Le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles.(3) Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent qui, par le moyen de la donation personnelle réciproque, propre et exclusive, tendent à la communion de leurs personnes. Ainsi, elles se perfectionnent mutuellement pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies.

- Ceci est une définition très très personnelle, tout au moins religieuse du mariage. Quid des athés qui veulent se marier et qui pensent que le mariage à été institué par l'homme et non par Dieu ???

- dois-je rappeler que l'homosexualité n'est pas une idéologie et aucune idéologie (si ce n'est l'Amour) ne motive les prétendants au mariage, quelque soit leur orientation sexuelle.

- si cette certitude s'est effacée de mon esprit et qu'aucune idéologie ne peut être à l'origine de cette effacement, qui ou quoi a bien pu l'effacer ??? La bêtise, la folie, le diable ???

La vérité naturelle sur le mariage a été confirmée par la Révélation dans les récits bibliques de la création …

Si tu appelle ça de l'intelligence, notre pays est dirigé par des lumières !!!

… expression même de la sagesse humaine originaire où se fait entendre la voix de la nature elle-même. Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage.

- a mes yeux il y a ici, très clairement une confusion entre la nature (qui n'a pas de voix) et Dieu. Je sais que pour le Pape et ses disciple, Dieu est le créateur omnipotent et omniscient (qui a donc tout créer wur la terre et donc également les animaux et les humains homosexuel), mais ce n'est pas ce que je pense. Par ailleurs tout être humain doué d'un minimum de clairvoyance et ce même s'il est croyant, sait très bien que la genèse à été écrite pas des personne entièrement humain, qui avait une opinion, une culture, des nuances de langage, … qui leurs sont propres et qui vivait à une époque et dans une culture précise. Prendre ces textes comme des vérité absolue est pour moi une hérésie et est malhonnête. C'est de surcroît du pure anachronisme.

- En premier lieu, l'homme, image de Dieu, a été créé « homme et femme » (Gn 1, 27). L'homme et la femme sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que « masculin et féminin ». D'une part, la sexualité fait partie de la sphère biologique; de l'autre, elle se trouve élevée, dans la créature humaine, à un autre niveau, le niveau personnel, où s'unissent corps et esprit.

- Ensuite, le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. « Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24).

- Enfin, Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: « Soyez féconds et multipliez vous » (Gn 1, 28).

Dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.

Dans ces conditions, le Pape devrait autoriser, approuver et même bénir les divorces des hommes qui quittent leur femme parce qu'elle ne peut pas enfanter ou des femmes qui quittent leur mari stérile.

Je doute que Benoit XVI approuve ce comportement, c'est pourtant ce que ces citation impliquent.

En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).

Je ne comprend pas bien l'intérêt de cette phrase, mais soit, le mariage hétéro est un sacrement, le mariage homo est un blasphème (je suppose) pourquoi, on ne sait pas mais c'est comme ça.

4. Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas ».(4)

Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles « sont condamnées comme des dépravations graves… (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».(5) Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d'écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (6) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique.

Néanmoins, selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ».(7) Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté.(8) Mais l'inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » (9) et les pratiques homosexuelles sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».(10)

D'abord la compassion, on s'en passera, nous ne sommes pas a plaindre, j'adore ce que je suis et je n'en changerais pour rien au monde.

J'aime le discours "les homos ne sont pas coupables mais sont dans le pécher" je dois me repentir ? ben oui je suis un pécheur, ben non je suis pas coupable, mais je suis tout de même gravement dépravé !!! C'est un non-pécher à confesser ou c'est un pécher à ne pas confesser par ce qu'il ne mérite pas pénitence ??? Je ne comprend rien a rien à son truc là, sérieux !

C'est une très belle démonstration d'hypocrisie, on retrouve le fameux "pas de bras, pas de chocolat" mais avec en plus le "tu peux rester à table avec nous, on a de la compassion pour toi, mais tu n'aura de toute façon pas de chocolat parce que tu n'a pas de bras. Remarque a quel point nous somme justes et bon !"

Là où l'État assume une politique de tolérance de fait, n'impliquant pas l'existence d'une loi qui accorde explicitement une reconnaissance légale à ces formes de vie, différents aspects du problème méritent d'être soigneusement discernés. La conscience morale exige d'être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l'approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles. Seront donc utiles des interventions discrètes et prudentes, dont le contenu pourrait, par exemple, être le suivant: clarifier l'usage instrumental ou idéologique que l'on peut faire de cette tolérance; affirmer clairement le caractère immoral de ce type d'union; rappeler à l'État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même. À ceux qui, sur la base de cette tolérance, veulent procéder à la légitimation de droits spécifiques pour les personnes homosexuelles qui cohabitent, il faut rappeler que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation ou sa légalisation.

Je ne retiens que deux chose de ce texte : l'homosexualité est mal et il faut protéger nos enfants et ados d'un phénomène de mode

pensez vous sérieusement que je sois homosexuel pour suivre une mode ou qu'un ado pourrait coucher avec homme par ce que c'est à la mode ? La première chose a savoir avant de se faire une opinion la dessus, c'est que le problème d'acceptation de son homosexualité rencontré par tous les gays du monde viens précisément du fait qu'on refuse son homosexualité, on a pas envie d'être homosexuel et on ne fini par l'accepter que quand on comprend que l'on ne choisi pas sa sexualité. Le phénomène de mode ou l'encouragement des parents à être homo, hétéro, bi, géranto, … ne peuvent en aucun cas avoir une influence sur la sexualité d'un individu quelque qu'il soit. (orth: c'est comme çà qu'on écrit "quelque qu'il soit" ??)

Bon je m'arrete là par ce que ton texte est vraiment long, mais bon je crois que t'a compris, je ne partage absolument pas l'opinion défendue dans ce texte et je suis même surpris que tu considère que ce texte démontre l'intelligence du Pape, bien que je sois convaincu de son intelligence, selon moi, ce texte la remet justement en question.

Posté
Dans les unions homosexuelles, est absente aussi la dimension conjugale, par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée. En effet, ces relations sont humaines lorsque et en tant qu'elles expriment et promeuvent l'aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie.

Cette phrase est une perle, que tous les catho du forum sans enfant me disent qu'ils sont puceaux et je me marre !!!!

ON NE FAIS PAS L AMOUR POUR FAIRE DES BEBES ON FAIT L AMOUR SOIT PARCE QUE ON S'AIME OU SOIT PARCE QUE CA FAIT DU BIEN !!!!

Dans le cas contraire, les trois quart des gens que je connais ne ferait l'amour que quelques mois pendant leur vie au moment d'avoir des enfants, pour le reste, ils seraient tous dans le pécher !!!!

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...