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Un libraire extrémiste délogé


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Un libraire extrémiste délogé

Grégoire Comhaire

Mis en ligne le 22/01/2008

Une pétition demande la fermeture de la librairie "Primatice", filiale de l'éditeur français Philippe Randa. La propriétaire a résilié le bail qui la liait aux exploitants.

C'est une librairie d'apparence bien ordinaire qui cristallise toutes les passions en Cité ardente depuis six mois. Installée au coeur du quartier Hors-Château depuis le milieu de cet été, la librairie "Primatice" a, en effet, la particularité d'avoir eu plus de signatures sur la pétition demandant sa fermeture que de nouveaux clients qui auront osé en franchir la porte.

En cause, la personnalité de son propriétaire Philippe Randa, éditeur parisien bien connu pour son appartenance au milieu de l'extrême droite et dont l'observatoire belge de l'extrême droite, publie un portrait édifiant sur son site Internet. Après une jeunesse passée dans les Groupes Union Défense (GUD), l'homme est, en effet, devenu écrivain et diffuseur de livres via sa maison d'édition Dualpha dont le catalogue comprend notamment des ouvrages tels que "Front de l'Est, le rêve éclaté" ou "Vers une société multiraciste". Selon les mêmes sources, Philippe Randa se distingue aussi par ses amitiés avec Ralf Van den Haute, un ancien dirigeant de "Vlaams Jeugd" fondé par des anciens de la SS flamande pour reprendre leurs combats d'antan.

Un CV qui fut loin de plaire aux militants liégeois du Front antifasciste. Le 9 novembre dernier, 200 personnes se rassemblaient devant la librairie pour commémorer l'anniversaire de la "Nuit de Cristal". Plus tard, un pavé dans la vitrine, et quelques visites fort peu amicales dans le magasin parviendront à terroriser Anne, l'unique employée de la librairie. "Il n'y a pas beaucoup de passage dans cette rue. Dès que la lumière baisse, et que je suis toute seule dans le magasin , j'ai peur", nous confie-t-elle au téléphone.

Le 17 décembre dernier, c'est le conseil communal de Liège qui s'inquiétait de la présence de l'enseigne "Primatice" sur son territoire et demandait au Centre pour l'égalité des chances de se prononcer sur la légalité du contenu des publications diffusées dans le magasin. "Malgré de nombreux signalements, aucun ouvrage ne semble tomber sous le coup de la loi", explique cependant Edouard Delruelle, le directeur francophone du Centre.

Toujours est-il que les détracteurs de la fameuse librairie n'ont plus que quelques jours avant de déboucher le champagne, puisque la propriétaire des lieux a décidé de rompre son bail avec Philippe Randa. A défaut d'avoir pu "coincer" ses exploitants sur le plan légal, ils se réjouiront donc de constater que le 1er février prochain, le volet de "Primatice Belgique" sera définitivement baissé.

J'aime particulièrement ce passage

Le 9 novembre dernier, 200 personnes se rassemblaient devant la librairie pour commémorer l'anniversaire de la "Nuit de Cristal". Plus tard, un pavé dans la vitrine, et quelques visites fort peu amicales dans le magasin parviendront à terroriser Anne,

Ce n'est plus une commémoration, mais une reconstitution historique.

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J'aime particulièrement ce passage

Ce n'est plus une commémoration, mais une reconstitution historique.

Vive le fascisme anti-fasciste !

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Et pendant ce temps, 34 rue Jean Volders et 171 boulevard Maurice Lemonnier, on vend des livres à la gloire de Staline et d'autres niant l'existence du goulag.

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Et pendant ce temps, 34 rue Jean Volders et 171 boulevard Maurice Lemonnier, on vend des livres à la gloire de Staline et d'autres niant l'existence du goulag.

Et un membre du PTB est invité comme expert dans un débat de France 3 sur l'avenir de la Belgique.

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Le politiquement correct, ou plutôt la "norme", a encore frappé et c'est désolant.

Mais quelles que soient ses raisons, on ne peut rien reprocher à la propriétaire de la librairie, qui ne fait qu'user de son droit de propriété.

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J'aime particulièrement ce passage

Ce n'est plus une commémoration, mais une reconstitution historique.

Je m'étais fait la même réflexion à l'époque. Je suis certain qu'ils ne font même pas le lien.

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Le politiquement correct ou plutôt la "norme" a encore frappé.

Mais quelles que soient ses raisons, on ne peut rien reprocher à la propriétaire de la librairie, qui ne fait qu'appliquer son droit de propriété.

La Fnac au service de l'extrême droite ?

La littérature favorable aux thèses nationalistes, xénophobes ou poujadistes existe. La plupart des dirigeants de l'extrême droite historique et contemporaine sont aussi les auteurs d'ouvrages idéologiques ou autobiographiques. Au fil des ans, la liste de leurs brûlots s'est considérablement allongée. Habituellement, ces livres sont diffusés de façon confidentielle, par de petites maisons d'éditions, et vendus dans des librairies favorables à leur cause. Depuis quelques temps cependant, des livres d'extrême droite sont également vendus par la Fnac, la méga librairie française. Leur diffusion risque donc de se massifier. Une enquête de RésistanceS sur ce phénomène.

http://www.resistances.be/fnaced01.html

et encore

L'extrême droite française s'installe à Liège

Début juillet, RésistanceS apprend l'ouverture à Liège de Primatice Belgique, une nouvelle librairie. Sa particularité : son patron, Philippe Randa, est un leader français d'extrême droite de longue date. Nous avons demandé à Guy Laurent, l'un de nos correspondants parisiens et par ailleurs animateur du Centre de recherches, d’information et de documentation antiraciste (CRIDA), de nous brosser le portrait de ce Philippe Randa, de nous informer un peu plus sur sa nébuleuse éditoriale, sur ses liens étroits avec l'extrême droite de Belgique - notamment avec Philip Dewinter du Vlaams Belang - et sur cette singulière librairie ouverte désormais dans la cité Ardente.

http://www.resistances.be/primatice.html

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Un propriétaire belge peut rompre un bail commercial pour le simple motif qu'elle n'aime pas l'orientation politique de son locataire ?

Je ne signerai jamais un tel contrat !

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Même si c'est un extrêmiste de la pire espèce, l'expulser alors qu'il est dans la légalité ce n'est pas compréhensible. Mis dehors pour ses convictions politiques, quel foutra ça aurait été si on avait résilié le bail d'un type parce qu'il est syndicaliste. Faut croire que tous ces moutons n'ont qu'une morale à sens unique.

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Bon, qui lance la pétition contre les deux librairies cocos signalées par Gadrel ?

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Cette obsession pour l'extrême-droite groupusculaire est tout à fait curieuse. Et en plus ça a l'air de perdurer dans le temps.

Que veux-tu, ils sont visibles.

Normal quand on se veut le groupuscule des dieux. :icon_up:

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Le politiquement correct, ou plutôt la "norme", a encore frappé et c'est désolant.

Mais quelles que soient ses raisons, on ne peut rien reprocher à la propriétaire de la librairie, qui ne fait qu'user de son droit de propriété.

Une rupture unilatérale de contrat de bail, si, on peut la lui reprocher.

On peut aussi lui reprocher de se comporter en mouton suiveur en préférant risquer un procès avec de bonnes chances de le perdre plutôt que de tenir tête à quelques excités voulant lui imposer leur façon de voir.

En plus d'être répréhensible, son acte est lâche.

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Une rupture unilatérale de contrat de bail, si, on peut la lui reprocher.

On peut aussi lui reprocher de se comporter en mouton suiveur en préférant risquer un procès avec de bonnes chances de le perdre plutôt que de tenir tête à quelques excités voulant lui imposer leur façon de voir.

En plus d'être répréhensible, son acte est lâche.

Tu ignores le contenu du bail signé entre les deux parties.

Peut-être une clause n'a-t-elle pas été respectée.

Si le type s'est pris une pierre dans la vitrine à cause de ses activités, cela pourrait représenter une raison pour la propriétaire de rompre le bail.

Dans tous les cas, il serait intéressant de connaître sa motivation.

Posté
Tu ignores le contenu du bail signé entre les deux parties.

Peut-être une clause n'a-t-elle pas été respectée.

Si le type s'est pris une pierre dans la vitrine à cause de ses activités, cela pourrait représenter une raison pour la propriétaire de rompre le bail.

Dans tous les cas, il serait intéressant de connaître sa motivation.

Le locataire est responsable de la vitrine, et, normalement, c'est son assurance à lui qui doit couvrir les frais, à moins que le voyou à l'origine de l'acte ne soit attrappé.

Par ailleurs, je ne conçois pas de bail stipulant les opinions politiques du locataire.

Mais c'est vrai, je ne connais pas le contenu du bail.

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Un propriétaire belge peut rompre un bail commercial pour le simple motif qu'elle n'aime pas l'orientation politique de son locataire ?

Je ne signerai jamais un tel contrat !

Non. Mais bon, les journaleux ont sans doute rendu ça à leur sauce.

Posté

Le type qui est à l'origine de tout ce ramdam est un conseiller communal… PS de Liège. Un certain Hassan Bousetta (ça ne s'invente pas).

Sur son blog, il ne cesse de déplorer le vide juridique qui empêcherait un libraire aux idées non-conformiste de s'installer dans cette belle Cité Ardente.

http://bousetta.blogspot.com/2007/11/bravo-rsitances-et-au-front-anti.html

Si vous voulez lui rendre une petite visite et poster une bafouille :icon_up: , le type semble être en manque de visiteurs.

Posté
Le type qui est à l'origine de tout ce ramdam est un conseiller communal… PS de Liège. Un certain Hassan Bousetta (ça ne s'invente pas).

Sur son blog, il ne cesse de déplorer le vide juridique qui empêcherait un libraire aux idées non-conformiste de s'installer dans cette belle Cité Ardente.

http://bousetta.blogspot.com/2007/11/bravo-rsitances-et-au-front-anti.html

Si vous voulez lui rendre une petite visite et poster une bafouille :icon_up: , le type semble être en manque de visiteurs.

Ce garçon ferait une bonne recrue pour la police politique dans un régime gestapiste.

En tant que nouvel élu communal, je n'ai pas attendu pour faire remonter l'information en direction du collège communal afin d'envisager les actions qu'il était possible d'entreprendre.
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J'ai cru qu'il parlait du libraire :icon_up:

Mais en fait c'est le "Front Anti-Fasciste".

Ce nom m'a aussi fait lever un sourcil, quand je l'ai lu. :doigt:

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La propriétaire de la surface commerciale livre son explication dans les colonnes du journal Le Soir :

Nous sommes parvenus à un accord à l'amiable avec la société "Primatice 2". […] A priori, louer la surface commerciale à une librairie me paraissait plutôt de bonne (sic) augure d'autant plus que la gérante, une Liégeoise, est sympathique. Mais lorsque j'ai appris que les responsables de Primatice mettaient en vente des ouvrages tendancieux et que j'ai vu les troubles que cela engendrait (manifestation, carreau cassé, menaces…) j'ai déchanté. Et demandé une résiliation du bail commercial pour troubles de l'ordre public.

Sans émettre de jugement sur le fond, on peut donc conclure que les actes de violence des gauchos-fachos ont réussi à réduire à néant le travail d'un entrepreneur.

  • 2 weeks later...
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Sans émettre de jugement sur le fond, on peut donc conclure que les actes de violence des gauchos-fachos ont réussi à réduire à néant le travail d'un entrepreneur.
communiqué du FAF…

Une librairie fasciste à Liège !!!

Depuis la mi-juillet, la librairie Primatice, diffuseuse d'ouvrages d'éditeurs fascistes français s'est installée dans le quartier historique de Hors-château! Pour obtenir la fermeture de cette librairie, le Front antifasciste, soutenu par diverses associations et collectifs, a organisé une série d'actions afin d'en obtenir la fermeture. Et nos vœux dont donc exhaussé:

bye bye les nazes !

En effet, suite à une action intentée par le propriétaire de l'immeuble, la librairie a fermée ses portes ce 31 janvier! Fruit des actions et pressions de ces dernières semaines, nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais la vigilance s'impose! Il ne s'agit pas de voir une nouvelle librairie s'ouvrir, ni à Liège, ni ailleurs.

Le Front Antifasciste tient à remercier les citoyens qui se sont mobilisés contre la librairie. Mais aussi à Hassan Bousetta, seul élu communal à avoir ouvert le feu (nous regrettons les "procédures" (sic) qui ont "empêché" le conseil communal de se prononcer!), le site resistances.be, le Journal du Mardi, les militants de l'Antifascist Collective Action, du MAS, de RI, du COMAC, du réseau Euromayday Liège, de indymedia Liège, du comité des élèves francophones et leur pétition (près de 4000 signatures), la propriétaire de l'immeuble qui a pris ses responsabilités, ainsi que toutes celles et ceux que nous oublions sans doute mais qui se reconnaîtrons…

Pas de librairie fasciste dans nos quartiers, pas de quartier pour les librairies fascistes !

NO PASARAN!

http://liege.indymedia.org/news/2008/02/19604.php

Invité jabial
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Voilà. Rendez-vous lundi à 12 heures pour l'ouverture du premier camp de concentration antifasciste.

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