WALDGANGER Posté 18 avril 2008 Signaler Posté 18 avril 2008 On est d'accord. Et comme le dit Rincevent, le degré de substituabilité est choisi en fonction de la volonté ou non des politiques de taper sur une entreprise. Franchement je ne pense pas, même si c'est peut être vrai pour quelques cas médiatiques (grandes surfaces, Microsoft…). Je pense que ce sont des gens qui pensent vraiment protéger les consommateurs, et qui fixent donc des critères sévères (pas de réflexions en rapport avec mon avatar s'il vous plait ).
Rincevent Posté 18 avril 2008 Signaler Posté 18 avril 2008 Franchement je ne pense pas, même si c'est peut être vrai pour quelques cas médiatiques (grandes surfaces, Microsoft…). Je pense que ce sont des gens qui pensent vraiment protéger les consommateurs, et qui fixent donc des critères sévères (pas de réflexions en rapport avec mon avatar s'il vous plait ). Les gouvernants aussi pensent sincèrement aider les gens en les étouffant sous les allocations sociales. Sinon, permet-moi de citer Milton Friedman sur l'antitrust. My own views about the antitrust laws have developed greatly over time. When I started in this business, as a believer in competition, I was a great supporter of antitrust laws, I thought it was one of the few desirable things that the government could do in order to promote more competition. But as you watch what actually happened, you saw that instead of antitrust laws promoting competition, it tended to do exactly the opposite. Because they tended, like so many government activities, to be taken over by the people they were supposed to regulate and control. And so over time, I have gradually come to the conclusion that antitrust does far more harm than good and that we would be better off if we didn’t have it at all, if we could get rid of it.
teabag Posté 18 avril 2008 Signaler Posté 18 avril 2008 Les services de téléphonie sans fil sont, en y réfléchissant bien, une niche du marché des télécommunications. Les substituts sont nombreux pour chaque couche du modèle OSI, et, par combinatoire, le nombre de possibilités est immense. Rien que pour le besoin de conversations audio avec un dispositif portable, il existe déjà des solutions satellitaires, ou encore de la VoIP par Wi-Fi. Le nombre de concurrents par niche est limité, mais le nombre de niches est très, très grand. En prenant un peu de recul, c'est vrai que le spectre de fréquence est large, que chaque technologie fonctionne sur une bande de fréquence bien délimitée, et que les technologies concurrentes qui utilisent des fréquences différentes sont de plus en plus nombreuses. A mon avis, le seul soucis réside dans la durée nécessaire à développer et à mettre en oeuvre de tels systèmes, et qui garantirait aux auteurs d'ententes sur les prix de bonnes années bien tranquilles.
Invité Posté 21 avril 2008 Signaler Posté 21 avril 2008 "The Great Depression, like most other periods of severe unemployment, was produced by government mismanagement rather than by any inherent instability of the private economy." Milton Friedman marché libre….puis l´Homme a créer le marché libre avec intervention Intervention = deséquilibre. Déséquilibre = crise. Crise = pretexte à intervention. On peut reprendre au debut de la phrase à l´infini.
Poil à gratter Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 "The Great Depression, like most other periods of severe unemployment, was produced by government mismanagement rather than by any inherent instability of the private economy."Milton Friedman Ca me semble très simpliste comme explication. Il ne faut pas négliger aussi le fait qu'on était dans les "années folles" et que tout les boursicoteurs pensaient que "les arbres montent jusqu'au ciel". Beaucoup d'américains se sont endettés jusqu'au cou pour acheter des actions. C'est une chose non négligeable dans l'explication de la crise. Ainsi que la surproduction, et la thésaurisation de la monnaie. Bref, rejetter la grande dépression sur les épaules de l'état est un peu facile.
Taishar Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 En même temps, on ne va pas incomber la faute à quelqu'un d'autre sous prétexte que ce soit facile de faire endosser la responsabilité à l'état. En plus, "on" est sympas, on ne leur demande même pas de réparer ; autant éviter le pire
Abominable NH Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 En même temps, on ne va pas incomber la faute à quelqu'un d'autre Ouch.
Ronnie Hayek Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Ouch. Oui, j'ai aussi sursauté. Enfin, je suppose que nous devons nous estimer heureux qu'il n'ait pas écrit "décomber" (Jean-Pierre).
Taishar Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Effectivement. Dans ma tête (il y a des tas d'oiseaux), c'était plutôt imputer - et si ce n'est toujours pas ça, tant pis
Ronnie Hayek Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Dans ma tête (il y a des tas d'oiseaux)
A.B. Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Ca me semble très simpliste comme explication. Il ne faut pas négliger aussi le fait qu'on était dans les "années folles" et que tout les boursicoteurs pensaient que "les arbres montent jusqu'au ciel". Beaucoup d'américains se sont endettés jusqu'au cou pour acheter des actions. Et bien sur s'endetter pour acheter des actions ca n'a rien a voir avec l'inflation ? C'est une chose non négligeable dans l'explication de la crise. Ainsi que la surproduction Mythe marxiste, voir la loi de Say, un principe économique de base. et la thésaurisation de la monnaie. Les gens convertissaient leurs dollar en or car ils avaient perdu confiance dans les banques, rien d'étonnant vu que la fed imprimait à tout va.
Abominable NH Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Oui, j'ai aussi sursauté. Enfin, je suppose que nous devons nous estimer heureux qu'il n'ait pas écrit "décomber" (Jean-Pierre). Je dirais même plus : a fortiori avant tout ! Je me demandais quand tu allais le sortir celui-là !
Poil à gratter Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Et bien sur s'endetter pour acheter des actions ca n'a rien a voir avec l'inflation ? Heu non, ça me semble plutôt être une confiance exagérée en la croissance. Mythe marxiste, voir la loi de Say, un principe économique de base. Encore une fois c'est insuffisant pour tout expliquer. La surproduction n'est pas nécessairement absorbable, quel que soit son bien fondé initial. C'est tellement évident que de nos jours la production est contrôlée par les entreprises afin d'éviter le stockage et la dépréciation (sans même parler de la péremption des stocks). Les gens convertissaient leurs dollar en or car ils avaient perdu confiance dans les banques, rien d'étonnant vu que la fed imprimait à tout va. C'est surtout que l'argent ne circulait plus et que ça paralysait l'économie. Un peu comme la crise actuelle d'ailleurs.
A.B. Posté 25 avril 2008 Signaler Posté 25 avril 2008 Heu non, ça me semble plutôt être une confiance exagérée en la croissance. Quand il y a de l'inflation le prix des emprunts baisse et la valeur des actions monte. Encore une fois c'est insuffisant pour tout expliquer. La surproduction n'est pas nécessairement absorbable, quel que soit son bien fondé initial. C'est tellement évident que de nos jours la production est contrôlée par les entreprises afin d'éviter le stockage et la dépréciation (sans même parler de la péremption des stocks). Et les entreprises de l'époque ne regardaient pas du tout le prix de ce qu'elles vendaient bien sur. C'est surtout que l'argent ne circulait plus et que ça paralysait l'économie. Un peu comme la crise actuelle d'ailleurs. Oui mais non.
Poil à gratter Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Quand il y a de l'inflation le prix des emprunts baisse et la valeur des actions monte. Je ne vois pas en quoi l'inflation peut expliquer l'engouement pour les actions durant les années 20. Et les entreprises de l'époque ne regardaient pas du tout le prix de ce qu'elles vendaient bien sur. Bien sûr que si, mais est ce que vendre à perte est une option raisonnable ? Oui mais non. C'est assez léger comme analyse. L'économie n'est-elle pas avant tout une question de confiance ? Et quand plus personne ne fait confiance à quiconque, quelles sont les répersussions sur l'économie ?
A.B. Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Je ne vois pas en quoi l'inflation peut expliquer l'engouement pour les actions durant les années 20. Ouvre un manuel d'économie. Bien sûr que si, mais est ce que vendre à perte est une option raisonnable ? Et pourquoi les entreprises produiraient a perte ? C'est assez léger comme analyse. L'économie n'est-elle pas avant tout une question de confiance ? Non. Et quand plus personne ne fait confiance à quiconque, quelles sont les répersussions sur l'économie ? Contraction du crédit, hausse des taux, appréciation de la monnaie, augmentation de l'épargne, baisse des taux, et c'est reparti.
Poil à gratter Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Ouvre un manuel d'économie. Selon moi c'est plutôt un manuel de psychiatrie qu'il faudrait ouvrir. Et pourquoi les entreprises produiraient a perte ? Elles ne produisent pas à perte mais pensent pouvoir vendre à profit. Sauf lorsque la situation économique se dégrade suffisament pour faire en sorte qu'elles sont obligées de vendre à perte ou de mourrir. Contraction du crédit, hausse des taux, appréciation de la monnaie, augmentation de l'épargne, baisse des taux, et c'est reparti. Comment affirmer que l'économie n'est pas une question de confiance et ensuite dire que les répercussions d'une perte de confiance sont tout ceci ?
A.B. Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Selon moi c'est plutôt un manuel de psychiatrie qu'il faudrait ouvrir. Tu as de l'argent. Tout d'un coup tu te rends compte que ton argent va etre dilué par une masse de billets frais, et parallélement a ca on te propose des prets a des taux de plus en plus bas. a) Tu gardes de la monnaie Tu empruntes pour acheter des actions et rembourser plus tard dans une monnaie dévaluée Elles ne produisent pas à perte mais pensent pouvoir vendre à profit. Sauf lorsque la situation économique se dégrade suffisament pour faire en sorte qu'elles sont obligées de vendre à perte ou de mourrir. Une entreprise qui vend a déja produit, les couts sont deja intégrés, donc - de toute facon - elle va vendre. La question est de savoir pourquoi elle aurait mal anticipé le prix de vente. Comment affirmer que l'économie n'est pas une question de confiance et ensuite dire que les répercussions d'une perte de confiance sont tout ceci ? Parce que l'économie repose sur l'épargne, l'investissement, la production, la monnaie, et que dans tout cela, la confiance à un rôle, oui mais ce ne signifie pas que l'économie soit "avant tout" une question de confiance. La confiance se paye dans l'économie, quand le prix de la confiance monte, on produit moins, quand il baisse on produit plus, et quand on tente de controler le prix de la confiance, on s'expose a des catastrophes.
Poil à gratter Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Tu as de l'argent. Tout d'un coup tu te rends compte que ton argent va etre dilué par une masse de billets frais, et parallélement a ca on te propose des prets a des taux de plus en plus bas. a) Tu gardes de la monnaie Tu empruntes pour acheter des actions et rembourser plus tard dans une monnaie dévaluée heu non, tu investit dans des actifs. Une entreprise qui vend a déja produit, les couts sont deja intégrés, donc - de toute facon - elle va vendre. La question est de savoir pourquoi elle aurait mal anticipé le prix de vente. Non elle ne vendra pas "de toutes façons" il se pose la question de la solvabilité et de la demande. Parce que l'économie repose sur l'épargne, l'investissement, la production, la monnaie, et que dans tout cela, la confiance à un rôle, oui mais ce ne signifie pas que l'économie soit "avant tout" une question de confiance. La confiance se paye dans l'économie, quand le prix de la confiance monte, on produit moins, quand il baisse on produit plus, et quand on tente de controler le prix de la confiance, on s'expose a des catastrophes. La confiance est primordiale dans ce qui est cité avant. Epargne, investissement, production, monnaie fiduciaire tout cela repose sur la confiance.
Abominable NH Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 heu non, tu investit dans des actifs.Non elle ne vendra pas "de toutes façons" il se pose la question de la solvabilité et de la demande. La confiance est primordiale dans ce qui est cité avant. Epargne, investissement, production, monnaie fiduciaire tout cela repose sur la confiance. ——-> Non. En effet, oui. ———> >< Mais, non. En effet ———<
Taishar Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Epargne, investissement, production, monnaie fiduciaire tout cela repose sur la confiance. Et la confiance repose sur quoi? Les individus? Et les individus reposent sur quoi…? A ce train-là, on peut aller très loin. Sinon, pour la monnaie peut-être que tout est question de confiance, mais pour le reste j'aimerais bien que tu m'expliques.
POE Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Pour prendre une image mécanique, la confiance c'est comme l'huile dans les rouages du moteur. Sans elle, le moteur ne tourne pas ou très mal, mais ce n'est pas l'huile qui fait tourner le moteur.
Tremendo Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 T'as en partie en raison, mais en partie seulement, la confiance, c'est l'excuse bidon et toute trouvée pour les étatistes afin d'expliquer pourquoi la consommation baisse et donc la croissance. Comme si la croissance était une donnée qui existait en elle-même, alors que ce n'est qu'un chiffre calculé en fonction de critères totalement arbitraires, qui varient d'une étude à l'autre. La croissance au sens général , que ce soit pour une entreprise ou autre chose, s'pappuie d'abord sur l'épargne, l'épargne est encore plus importante que la consommation, car c'est un investissement qui générera des revenus et donc des consommations futures. Sans épargne, pas de consommation,et si tu consommes trop ,plus dépargne, pas d'investissement, c'est la stagnation. L'épargne repose donc sur un refus de consommation à moyen terme, pour pouvoir investir (dans une maison, une télévision, une voiture, une entreprise….). Vive l'épargne en gros!!! Donc la confiance, c'est une grosse excuse bidon pour justifier une fausse affirmation, selon laquelle la consommation est la mère de a croissance, et pour pas dissimuler la vraie raison, que l'état en prélevant des impôts, coupe du pouvoir d'achat ou d'investissement aux gens, en générant des lois liberticides à tous les étages détruit de la valeur et enraye les iniciatives créatrices de valeur.
A.B. Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 heu non, tu investit dans des actifs. genre… des actions ?? Non elle ne vendra pas "de toutes façons" il se pose la question de la solvabilité et de la demande. le prix baisse jusqu'a ce que le stock s'ecoule La confiance est primordiale dans ce qui est cité avant. Epargne, investissement, production, monnaie fiduciaire tout cela repose sur la confiance. La confiance a un prix. Une chute de confiance represente une preference reelle des acteurs du marché et est necessaire apres une crise pour augmenter l'epargne disponible.
Poil à gratter Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Dans une économie complexe telle que nous la vivons la question de la confiance est capitale. J'aime bien l'image de l'huile dans le moteur, c'est tout à fait ça. Si je suis entrepreneur et que je vends des biens de consommation, il faut que j'aie confiance dans la solvabilité de mes clients. Par défaut je fais confiance à mes clients pour règler la facture à mon service comptable. Mais on voit régulièrement des entreprises devoir fermer la porte parcequ'un client leur fait défaut. Tant que c'est maginal ma confiance n'est pas entamée, mais si le phénomène prend de l'ampleur, je risque de devenir méfiant et de refuser de livrer sans avoir un paiement cash. Cela va beaucoup ralentir mes activités. Et si 100.000 entrepreneurs deviennent aussi méfiants que moi, ça va carrément ralentir l'économie du pays. Il n'y a rien d'étatique là-dedans, c'est juste le facteur humain de l'économie qui joue. le prix baisse jusqu'a ce que le stock s'ecoule Sauf si personne n'a de réelle utilité immédiate pour le stock et diffère son achat. Et encore moins si le stock est périmable. J'ai trop de salades et plus personne ne veut acheter de salades à cause d'une rumeur sur une bactérie présente dans les salades. J'ai beau baisser mon prix, le stock ne s'écoule pas. Et au bout de 3 semaines mon stock est périmé. Je suis ruiné.
MMorateur Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Tant que c'est maginal ma confiance n'est pas entamée, mais si le phénomène prend de l'ampleur, je risque de devenir méfiant et de refuser de livrer sans avoir un paiement cash. Cela va beaucoup ralentir mes activités. Et si 100.000 entrepreneurs deviennent aussi méfiants que moi, ça va carrément ralentir l'économie du pays. Faudrait quand même pas penser que les créances chez les fournisseurs est normal et que le paiement cash est pathologique. C'est purement latin les encours montrueux. Pour des raisons fiscales essentiellement d'ailleurs. Les Anglos-saxons payent vite. Il me semble pourtant que leurs économies ne sont pas moins bonne que la nôtre…
Poil à gratter Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Comme très souvent : "in medio stat virtus". Un trop grand recours à la créance semble effectivement une mauvaise chose (l'experience le montre aussi), mais ne plus en faire du tout ça finit par être mauvais pour les affaires. Je trouve aussi beaucoup plus sain de s'acquitter rapidement de ses dettes.
Taishar Posté 26 avril 2008 Signaler Posté 26 avril 2008 Je suis ruiné. Pas si le producteur de salades produit d'autres marchandises (fruits, légumes). J'ai trop de salades et plus personne ne veut acheter de salades à cause d'une rumeur sur une bactérie présente dans les salades. J'ai beau baisser mon prix, le stock ne s'écoule pas. Pas nécessairement : malgré la grippe aviaire, les gens ont continué de manger du poulet ; certes, moins, mais la vente s'est poursuivie. Comment ça, l'exemple est mauvais?
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