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Les gens du voyage


Invité Berti

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Posté
Là pour le coup je soutiens le SCM*. L'État-Nation, une idée gauchiste du siècle dernier, un rempart contre… quoi ? Il faut le dire, le répéter, le hurler sur tous les toits : le nationalisme est d'extrême-gauche. National-socialisme, ce n'est pas droite-gauche, c'est gauche-gauche**.

C'est plus compliqué. Même si une lecture attentive de chacune ces assertions ne révèle pas d'erreur, tout au plus une terminologie contestable, son élan me semble erroné.

La montée du libéralisme s'est traduite par la création de régimes démocratiques libéraux. Or la démocratie se conçoit plus facilement dans le cadre d'états nations : langue commune, connexité territoriale, lois (ou arbitrages, ou jurisprudence…) facilitées par une culture homogène, etc. Auparavant oui les révolutionnaires démocratiques ont exalté l'état nation pour abattre les dynasties européanisées, les empires multinationaux, le latin transnational de l'église nobiliaire, etc. et dans cette lignée s'est créé le mouvement en faveur du "doit des peuples à disposer d'eux mêmes". Les démocratie libérales n'ont pas remis en question ce paradygme, même si on aurait pu envisager des empires démocratiques (dont la Suisse, l'UE, ou l'Inde multilingues et multireligieuses sont conceptuellement des exemples ou des préfigurations). Quant aux formes plus avancées de libéralisme du genre anarcapie, elles se heurtent au problème de la sécurité régalienne et pour le moment l'Histoire ne leur a pas encore donné la possibilité de s'exprimer dignement dans le contexte post industriel de la société de l'information, cela viendra peut être.

Je suis d'accord avec toi pour dire que certaines manifestations du nationalisme sont dans la ligne gauchiste. Le nazisme c'est le national socialisme donc c'est du socialisme. Le nationalisme, qui pousse jusqu'à l'hystérie le sentiment populaire national au profit de l'état nation, est une exaltation typiquement de gauche, dirigiste, constructiviste donc partiellement collectiviste. En outre il me semble vrai de dire que les états nations ont moins que d'autres la culture du respect des minoritaires ce qui supprime l'un des gardes fous aux tentations d'abus liberticide du pouvoir démocratique central. Dans la série de la digestion par la "droite" des anciennes idéologies de "gauche" banalisées le sentiment national s'est trouvé étiqueté à droite, surtout après WW2 alors que la gauche, massivement engouffrée dans le collaborationnisme avec le socialisme national, a cherché à coller l'étiquette de ses propres turpitudes sur le camps d'en face.

Pour autant, le concept de l'Etat Nation n'est pas intrinsèquement collectiviste ni gauchiste, sauf à jeter dans cette catégorie toute forme démocratique ce qui me semble totalement absurde.

Invité jabial
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Je suis désolé mais ton raisonnement est approximatif. Tu fais de l'État-nation un prérequis pour la démocratie alors que, à moins de changer le sens des mots, la première démocratie moderne, les USA, n'en était pas un à sa création - la nation est née après la démocratie, et non l'inverse. Dans ces conditions, l'argument de la conclusion, qui découle de la nécessité de la nation pour la démocratie, tombe de lui-même.

C'est pour cela aussi que les propos de certains royalistes, qui prétendent que les rois ont fait la nation française (affirmation reprise notamment dans la Chanson pour boire au roi de l'AF) prêtent à rire. La couronne de France s'est construit un empire, mais c'est la révolution qui en a fait une nation par la centralisation massive et l'écrasement des régionalismes. Comme en Pologne les russes ont interdit le polonais à l'école, les jacobins ont imposés le dialecte parisien partout. La langue française ? Il n'existait pas de langue française sous la "monarchie" - ou plutôt royauté, car il n'y a jamais eu de dictature d'un seul dans la réalité historique des royaumes pré-révolutionnaires. Il existait des pâtois, que les classes supérieures ne parlaient pas. La langue de la haute société était le latin, dans toute l'Europe.

Au passage, paradigme, malgré son origine grecque, s'écrit avec un i simple.

Posté
Dans ces conditions, l'argument de la conclusion, qui découle de la nécessité de la nation pour la démocratie, tombe de lui-même.

On peut aussi se borner à penser qu'il s'agit là d'une loi de tendance. Dans une démocratie, si il s'agit de prendre des décisions communes, on préfère partager la décision avec des gens dont on pense qu'ils ont des points communs avec nous, des intérêts communs, une culture commune… Ce qui tombe bien, puisqu'une nation est un groupe de gens partageant des références communes, ayant choisi un destin commun, et entendant être gouvernée par l'un des siens. Démocratie et nation vont bien ensemble.

Invité jabial
Posté
Ce qui tombe bien, puisqu'une nation est un groupe de gens partageant des références communes, ayant choisi un destin commun, et entendant être gouvernée par l'un des siens

Collectivisme.

Invité jabial
Posté
Holisme, plutôt.

L'un conduisant à l'autre et vice-versa, je pense qu'on peut faire l'économie de la distinction.

Posté
L'un conduisant à l'autre et vice-versa, je pense qu'on peut faire l'économie de la distinction.

Ou pas.

Posté

La Nation est une idée progressiste instrumentée par les républicains, mais pas d'extrême gauche. Le gauchisme c'est autre chose, un magma d'idéologies internationalistes post 68 en rupture avec les institutions classiques, qui a décidé de liquider (au sens propre comme au sens figuré) toute référence aux nations pour faire place à une nouvelle société acquise au relativisme et à l'inversion des valeurs.

La Nation fut au départ conçue comme cadre privilégié pour le développement du libéralisme et de l'Etat de droit. Etat veilleur maintenu dans ses prérogatives régaliennes, d'où l'attachement des Pères Fondateurs américains à la Constitution comme cadre national. C'est pourquoi elle coïncida longtemps avec la démocratie libérale, avant que les forces fédéralistes et constructivistes travaillent à son remplacement.

La nation en tant que produit de la société civile a été prise en otage par les républicains qui y ont vu un moyen de mener à bien leur projet universaliste d'émancipation. D'autre part cette conception républicaine est progressivement remplacée par un égalitarisme post national diffusé par les fourches caudines de l'Education Nationale et le soft power culturel. Le gauchisme a fait de la République un laboratoire visant la transformation de la société.

Au fond je dirais qu'il y a deux conceptions de la Nation. La première est libérale, il s'agit d'une association politique de personnes culturellement aptes à adopter des règles communes, cette conception émerge de la société civile et s'appuie sur une Constitution modeste. La seconde républicaine, consiste au contraire à substituer à la société civile une construction basée sur une organisation unitaire et centralisée.

Si l'on y regarde de plus près, c'est à la République et à son idéologie universaliste que revient le crime de la colonisation et sûrement pas à la Nation. Quant à collaboration, elle fut surtout surtout le fait de socialistes et de pacifistes, et non pas de patriotes. Intuitivement, lorsqu'on considère le degré de liberté et de civilisation atteint par la société française dans sa structure nationale au XIXè, et qu'on la compare à la société post nationale actuelle avec ses lois de contrôle de la parole, sa discrimination positive, sa voyoucratie, ses zones de non droit, ses juges laxistes, ses démagogues antiracistes et son assistanat, j'ai plutôt tendance à penser que le monde post-national en préparation est davantage anti-libéral que le monde national d'il y a un siècle. Et pour cause, l'Europe doit sa prospérité historique à son émiettement en petites nations concurrentes.

Posté
Je suis désolé mais ton raisonnement est approximatif. Tu fais de l'État-nation un prérequis pour la démocratie

Ce n'est pas ce que j'ai écrit.

Relis : je dis simplement qu'historiquement les récentes démocraties libérales ont été de pair avec l'état nation, pour des raisons contextuelles (lutte contre les empires multinationaux, les dynasties internationales et l'église nobiliaire) et structurelles (communauté de langue et de valeurs). Je n'ai jamais écrit que c'était impératif, j'ai même donné quelques contre exemples partiels : Inde, Suisse, UE.

la première démocratie moderne, les USA, n'en était pas un à sa création - la nation est née après la démocratie, et non l'inverse.

Ca c'est tout à fait contestable. Il y avait bel et bien un sentiment de communauté, que d'aucuns qualifieraient de sentiment national, en Nouvelle Angleterre, dont la langue était l'anglais et la culture était en outre très homogène, WASP, très proche de(s) la culture britanique(s), notamment en matière de réseaux maçoniques libéraux (distincts des franc maçonneries latines qui ont rapidement dégénéré en jacobinisme). Ce débat mériterait en soi un fil séparé sur ce forum, à supposer que nous puissions rassembler les compétences pour avancer sérieusement sur cette question terminologique et historique un peu pointue.

Posté

La bêtise des divers partis face au commentaire du Saint-Père est truculente. Entre :

- l'UMP qui "redécouvre" la séparation de l'Eglise et de l'Etat,

- Boutin qui dit que cette affaire pourrait être la goutte qui met le feu aux poudres entre son parti et l'UMP,

- Bayrou qui "ne fait pas mystère de sa foi catholique mais qui affirme que, la France étant laïque, aucun magistère religieux n'a une quelconque autorité sur la République",

- la gauche qui découvre une soudaine autorité morale à l'Eglise après l'avoir conspuée tant et plus,

- dont Mélanchon qui estime que les religieux sont "dans leur rôle lorsqu'ils produisent un discours moral sur la vie dans la société", en ajoutant que le Pape "s'est exprimé sur un plan purement spirituel"…

…je trouve qu'on rigole bien :icon_up:.

http://www.google.com/hostednews/afp/artic…_kIBiR80sKm-fgA

La France est tsundere envers l'Eglise Catholique.

Posté
@ tremendo

Pourquoi fustiges tu l'occupation illégale de terrains par les "gitans" (pour la plupart des roms de nationalité française motorisés) et absous tu celle par les roms de nationalité roumaine (pas motorisés) ?

Ah bon, j'ai défendu les roms non-français pour qu'ils soient absous de leurs délits? Tu confonds c'est plutot toi, en appuyant leurs expulsions, tu appuies une décision qui ne sanctionne absolument rien.

Ce qu'il faut: expulser les roms, d'où qu'ils viennent,… des terrains qu'ils occupent illégalement, point barre, mais pas du territoire national qui n'appartient à personne. Aucun auteur libéral n'a jamais défendu les expulsions d'un supposé territoire national appartenant indifféremment à tous, sauf Hoppe, et il était anarcap…et ses tendances anti-immigration reconnues par lui-même.

En outre, je ne vois rien dans le libéralisme classique qui autorise l'état à mettre des étrangers dehors. S'ils occupaient des terrains privés ou s'il était prouvé qu'ils sont effectivement délinquants, je veux bien mais là, on vole les contribuables pour les expulser alors que ça n'aura strictement, mais alors strictement aucun effet sur la délinquance dont il a été question récemment.

+1. Cela va à l'encontre de la liberté de circuler, ce qui ne veut pas dire s'installer n'importe où, mais simplement acquérir des propriétés et échanger sur n'importe quel territoire national. C'est un droit naturel. En outre cela interdit aux français qui le désireraient d'échanger fructueusement avec certains de ces roms. Bref, en voulant sanctionner l'ensemble des roms (alors qu'on ne devrait sanctionner que les roms fautifs par des peines normales), on sanctionne les français au passage.

Ce que je dis c'est qu'il est normal que des Roms en situation irrégulière soient reconduit à la frontière.

Non

En outre il est clair que la sociale démocratie, en dépensant sans limite l'argent du contribuable pour les résidents les plus pauvres, a engendré un légitime droit de regard des contribuables sur les conditions économiques de l'immigration, et les illustres libéraux cités n'ont vraisemblablement pas eu l'opportunité de réfléchir quant à la moins mauvaise coordination induite pour équilibrer ces droits sur autrui avec des devoirs vis à vis d'autrui.

Ce n'est pas une raison pour expulser.

La social-démocratie est le mal et l'immigration subventionnée le symptôme, on ne guérit qu'en s'attaquant au mal.

Posté

@ Tremendo

Au fur et à mesure de notre discussion tu sembles admettre les ingrédients mais continues de t'indigner de l'amère mais l'utile et légitime potion résultante. Tout se passe comme si tu conservais ta position dans la foulée d'une impulsion initiale lancée par l'illusionniste dialectique de la gauche politicienne, associative et médiatique relayée par l'ultra-bancal-libéral SCM, tout en admettant étape après étape que les ingrédients ne sont pas réellement présents dans leur illusion.

Tu admets que les roms n'ont pas le droit de squatter. Tu ne nies pas que ce sont de simples squatters. Tu admets qu'on les expulses de leurs camps puisque ceux ci sont des squatts. Et ensuite ? On en fait quoi ? On les laisse squatter la voie publique avec leurs tentes et bloquer la circulation des autres ? On les laisse piquer un autre squatt sur un autre terrain qui appartient à quelqu'un d'autre ? On les houspille chaque nuit au milieu du squatt qu'ils se sont dégottés le soir venu, si bien que, hagards de sommeil à force de se faire expulser sans délais de leur squatt nuit après nuit, ils deviennent de véritables zombis ambulants et finissent fortuitement par franchir nos frontières ? Ou bien réclames tu que le contribuables français les bisounourse en leur fournissant revenu et logement subventionnés à 100% ?

En vérité le droit de circulation des roms roumains expulsés a été pleinement respecté. Juridiquement ce sont des citoyens européens, et l'UE garantit leur droit de circuler, et même, à condition qu'ils trouvent un emploi dans les 3 mois (en pratique un temps bien plus grand leur a été laissé), de s'installer et de travailler. Résultat : des mois après ils n'ont aucun revenu (et notamment aucun travail) et squattent des terrains qui ne leur appartiennent pas. Dès lors la seule solution légitime et responsable est de les renvoyer dans leur pays d'origine. Du point de vue libéral, leur état d'origine dont ils sont sociétaires ne saurait les expulser de son espace public s'ils n'ont nulle autre résidence. Du point de vue démocrate social (doctrine officielle de l'UE), leur état d'origine est responsable de les bisounounourser (oups ! de les assister socialement…).

@ Luis

+1 :doigt:

:icon_up:

Posté

On pourrait aussi les héberger sur un terrain public et le leur facturer plein pot (et l'état a les moyens de se faire payer…)

Fondamentalement, si la police et la justice était crédible et que l'immense majorité des vols de gens du voyage étaient punis, ils n'auraient pas de difficulté a trouver des terrains.

Pour ce faire, oui, il faut avant tout être plus ferme sur les délits mais il faudrait également que la communauté Soit moins solidaire de ses criminels. Il n'y a pas de culpabilité collective, mais il y a des attitudes collectives qui n'aident certainement pas a régler le problème.

Posté
@ Tremendo

Au fur et à mesure de notre discussion tu sembles admettre les ingrédients mais continues de t'indigner de l'amère mais l'utile et légitime potion résultante. Tout se passe comme si tu conservais ta position dans la foulée d'une impulsion initiale lancée par l'illusionniste dialectique de la gauche politicienne, associative et médiatique relayée par l'ultra-bancal-libéral SCM, tout en admettant étape après étape que les ingrédients ne sont pas réellement présents dans leur illusion.

Etre contre les expulsions d'un territoire national - expulsions qui contreviennent à la liberté de circulation qui est un droit fondamental - est bien une position libérale, ton raisonnement est correct mais au moment de la conclusion, tu te réfugies dans des solutions purement étatistes et inefficaces sur le long terme et c'est bien dommage.

Tu admets que les roms n'ont pas le droit de squatter. Tu ne nies pas que ce sont de simples squatters. Tu admets qu'on les expulses de leurs camps puisque ceux ci sont des squatts. Et ensuite ? On en fait quoi ? On les laisse squatter la voie publique avec leurs tentes et bloquer la circulation des autres ? On les laisse piquer un autre squatt sur un autre terrain qui appartient à quelqu'un d'autre ? On les houspille chaque nuit au milieu du squatt qu'ils se sont dégottés le soir venu, si bien que, hagards de sommeil à force de se faire expulser sans délais de leur squatt nuit après nuit, ils deviennent de véritables zombis ambulants et finissent fortuitement par franchir nos frontières ? Ou bien réclames tu que le contribuables français les bisounourse en leur fournissant revenu et logement subventionnés à 100% ?

Soudainement la propriété privée n'existe plus dans ton raisonnement. Les roms viennent pour la plupart de Roumanie et de Bulgarie, comme c'est étrange qu'ils aient traversé toute l'Europe pour venir s'échouer dans notre bonne vieille France bien généreuse avec l'argent du contribuable sans s'arrêter en cours de route, ou si peu. N'y aurait-il pas une couille dans le potage, une incitation à les faire venir: RSA, allocations familiales, terrains gratis tout préparés…au hasard?

Quitte ces incitations et tu n'as même plus besoin de les expulser car ils ne viennent plus.

Lorsqu'ils occupent un terrain illégalement ils le laissent en repartant dans un état lamentable, une sorte de déchetterie de site tchernobylesque, un citoyen ordinaire bien élevé et trop con serait sanctionné à raison par la justice, par exemple après une rave sauvage, pas eux. Les conditions d'hygiène exigées aux quidams ne le sont pas -exigées - pour les gens du voyage. On nage donc dans l'injustice la plus flagrante. Applique la loi simplement et tu les dresseras.

Tu veux les sédentariser, ils peuvent rester nomades, mais les terrains qu'ils occupent doivent être leurs propriétés privées, il n'y a rien d'autre à négocier. Si une vie de ce style revient trop cher, ils se sédentariseront, mais en leur aménageant des terrains dans les communes de plus de 1000 habitants tu ne les incites pas à faire ce choix. Un pays comme l'Espagne a bien réussi à le faire, bien d'autres en Roumanie aussi, pourquoi la France avec un peu de patience ne pourrait-elle pas le faire?

J'ajoute enfin que si la France n'était pas peuplée de bisounours suffisemment affidés à la puissance de l'Etat, les français auraient déjà commencé à résoudre le problème au quotidien en se protégeant par eux-mêmes. J'en donne pour preuve le cas des napolitains, un jour un rom a volé un bébé dans un hôpital de la ville, la population napolitaine est venue exiger par elle-même que soit rendu le bébé, n'accédant pas à la requête les roms du camp se sont tous montés contre la population napolitaine par solidarité, la réponse des habitants ne s'est pas faite attendre, ils ont répliqué en détruisant le camp, point final on n'en parle plus, ce fut peut-être excessif mais suffisemment clair et désincitatif.

Je t'ai donné des solutions.

Posté

Vous avez oublié un point fondamental dans le débat : les roms vivent en rempaillant des chaises et en aiguisant les couteaux dans les campagnes. De même que le Parti Communiste remplissait ses caisses par la vente du muguet le 1er mai.

Passer à côté d'un fait aussi important ne peut que fausser la compréhension de la situation.

Posté
La bêtise des divers partis face au commentaire du Saint-Père est truculente. Entre :

- l'UMP qui "redécouvre" la séparation de l'Eglise et de l'Etat,

- Boutin qui dit que cette affaire pourrait être la goutte qui met le feu aux poudres entre son parti et l'UMP,

- Bayrou qui "ne fait pas mystère de sa foi catholique mais qui affirme que, la France étant laïque, aucun magistère religieux n'a une quelconque autorité sur la République",

- la gauche qui découvre une soudaine autorité morale à l'Eglise après l'avoir conspuée tant et plus,

- dont Mélanchon qui estime que les religieux sont "dans leur rôle lorsqu'ils produisent un discours moral sur la vie dans la société", en ajoutant que le Pape "s'est exprimé sur un plan purement spirituel"…

…je trouve qu'on rigole bien :icon_up:.

http://www.google.com/hostednews/afp/artic…_kIBiR80sKm-fgA

La France est tsundere envers l'Eglise Catholique.

(badurl) http://www.wikio.fr/vote?url=http://h16free.com/2010/08/24/4104-cest-officiel-la-presse-de-goche-aime-tendrement-le-pape (badurl)

De même que le Parti Communiste remplissait ses caisses par la vente du muguet le 1er mai.

Oh. C'est connu pourtant.

Et c'est du solide. C'est le farfadet Hue qui l'a affirmé.

Posté
Vous avez oublié un point fondamental dans le débat : les roms vivent en rempaillant des chaises et en aiguisant les couteaux dans les campagnes. De même que le Parti Communiste remplissait ses caisses par la vente du muguet le 1er mai.

Passer à côté d'un fait aussi important ne peut que fausser la compréhension de la situation.

Comme si je l'ignorais, j'ai eu à faire personnellement avec des manouches, si tu veux que je sois leur avocat c'est raté reprends tout le fil depuis le début tu verras. En tout cas je ne vois pas le rapport avec les expulsions de France?

Les accusations voilées de bisounourserie ça commence à bien faire, je crois que tout le monde sur ce forum est lucide quant à la question.

Posté

Cette focalisation sur les tsiganes, qui devraient subir l'action du droit et réparer les préjudices qu'ils provoquent, nous rappelle aussi qu'au moment des adhésions de pays de l'est aucun grand pays n'a eu le courage d'avancer sur l'intégration de l'Union, eh oui! ces population migrantes deviennent visibles car n'hésitant pas d'entrer en France mais que font les autres citoyens européens qui ne peuvent pas s'installer librement ou bon leur semble suivant leur profession, aspirations etc.

Si, il y a eu l'exemple du Royaume Uni envers les polonais qui non seulement a crée des alliés durables mais qui a conforté les biens pensants continentaux-germano-français devant les difficultés des britanniques a accueillir seuls le nombre important des migrants.

Posté
Comme si je l'ignorais, j'ai eu à faire personnellement avec des manouches, si tu veux que je sois leur avocat c'est raté reprends tout le fil depuis le début tu verras. En tout cas je ne vois pas le rapport avec les expulsions de France?

Les accusations voilées de bisounourserie ça commence à bien faire, je crois que tout le monde sur ce forum est lucide quant à la question.

C'était juste une boutade en passant, sans penser à tes arguments particulièrement :doigt:

Cela dit après avoir lu tes dernières interventions, je pense que tu abuses un peu de la notion de liberté de circulation. Liberté de circuler ne signifie pas liberté de squatter. S'ils ne viennent pas pour travailler ou qu'ils n'ont pas les ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins, on est plus dans le cadre de la liberté de circuler des citoyens membres de l'Union européenne.

Après tu dis qu'il faut que l'Etat arrête d'être accomodant avec eux … ok pourquoi pas mais la France est tenue par tous ses engagement européens et ne fait pas ce qu'elle veut, cela implique donc de dénoncer ces accords qui obligent la France à accueillir les roms. Il y a bien un parti politique en France qui propose de sortir de l'Union, mais il n'est pas très libéral :icon_up:

Je passe sur les réactions médiatiques indignées sur les expulsions des roms, de la part de gens qui sont pour la présence des roms en France, mais pas à côté de chez eux : Mongolène et la clique des socialos etc.

Posté

A-t-on jamais vu des roms installant leur tentes sur des propriétés privées? Pas à ma conaissance et il me semble que toute leur "activité" se déroule dans les lieux communs! Ils se sont spécialisés en quelque sorte, savoir comment tirer profit du bien "commun"!

Invité jabial
Posté
La notion de faute collective est désormais libérale kasher alors?

Non.

Posté

Le problème ne serait-il pas que l'Etat n'a pas les moyens de les punir lorsqu'ils squattent ?

Ils n'ont pas de biens saisissables (leurs logements bidonville ou vieilles caravanes n'ont aucune valeur marchande). Et ce n'est pas facile de leur prendre leurs biens de base (vêtements, etc.).

À un époque, on mettait les gens en prison pour dettes…

Ils ont peut-être des comptes en banque immatriculés en Roumanie ?

Posté
Non.

Tu me rassures. Parce qu'il y aurait de quoi avoir un doute.

Sarkozy se couvre honte, il faut au moins que ça soit dit ici, quand même.

Posté

euh la honte est une notion tres evanescente en politique francaise

mais je suis d'accord que la politique francaise et specialement celle du gouvernement en ce moment c'est pas joli joli

de plus j'ai l'impression qu'a part la presse qui broute tranquillement ses scandales de l'été le peuple est ultra-blasé, vous ne trouvez pas ? ou alors je prends mon cas pour une généralité

Invité jabial
Posté

Si quelqu'un ici fait confiance à un politicien quel qu'il soit pour s'attaquer aux vrais problèmes et non pas taper au plus facile, il a besoin de se demander ce qu'il fout ici. Non, sérieux. Je nie que Sarkozy soit pire qu'un autre, et je répète que la haine déchaînée contre lui ne vise pas la réalité de son action mais bien les valeurs positives qu'il représente symboliquement dans l'esprit pervers des gauchistes de service - et bien entendu depuis longtemps, chez personne ici. Et je n'ai pas fait campagne pour lui en ces lieux, moi, contrairement à d'autres. Je pourrais en sortir des belles citations de l'historique du forum. Je n'ai pas voté Sarkozy, mais je refuse qu'on le traîne dans la boue, parce que je sais exactement ce qu'on veut faire par ce biais. On veut diaboliser tout ce qui est à droite de Villepin, et utiliser Sarkozy comme un repoussoir ultime contre tout candidat de droite jusqu'à la fin des temps. Vous verrez dans quelques années si j'ai tort ou raison. Alors même si j'approuve approximativement 1% de sa politique, je refuse de participer à la mascarade et de hurler avec les loups. Et quand je vois les genre de commentaires qu'on se permet, qui touchent au plus pur caniveau, je pense que je leur fais trop d'honneur en parlant de loups.

Je ne voterai pas plus pour lui à cette élection qu'à la précédente, parce que voter est un acte de violence, mais vu ce qu'il y a en face, je pense que s'il n'est pas réélu on aura l'occasion de la regretter. Vous allez voir ce qui va nous tomber sur la figure. HADOPI encore c'était rien. Après Bush, Obama.

Posté

Je connais une famille de gens du voyage (ethniquement des gaulois, mais ils participent aux rassemblements roms) qui possèdent un bout de terrain sur lequel ils mettent régulièrement leurs caravanes.

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