kolb Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 Comme dit plus haut c'est faux pour Gates.Ron Paul est *juste* diplômé de médecine de Duke. Craig Venter a un PhD de biologie. Il était certes moyen au lycée mais c'est la guerre du Vietnam qui lui a donné un coup de fouet. Pas grand chose à voir avec le système éducatif. Quant à Elvis, je ne vois pas ce que ça a d'extraordinaire pour un musicien de ne pas avoir fait d'études. D'un côté une liste composée de médecins, d'entrepreneurs, de scientifiques d'un autre une liste de diplômés de grandes écoles…si l'uniformité dans les modes de pensée, façon de raisonner sont les signes d'une société vivante alors oui! Je remarque en passant que même un artiste si peu extraordinaire qu'Elvis aurait du mal à s'affirmer sur un marché protegé comme le leur. Gates n'avait pas "misé" sur le caractère innovatif de son application plutôt que devenir haut fonctionnaire dans une quelconque entreprise?
pankkake Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 Gates n'avait pas "misé" sur le caractère innovatif de son application lol
Randian shithead Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 D'un côté une liste composée de médecins, d'entrepreneurs, de scientifiques d'un autre une liste de diplômés de grandes écoles…si l'uniformité dans les modes de pensée, façon de raisonner sont les signes d'une société vivante alors oui! Je remarque en passant que même un artiste si peu extraordinaire qu'Elvis aurait du mal à s'affirmer sur un marché protegé comme le leur.Gates n'avait pas "misé" sur le caractère innovatif de son application plutôt que devenir haut fonctionnaire dans une quelconque entreprise? Honnètement, je ne comprends pas ce que tu essayes de dire, ça part dans tous les sens. C'est quoi cette formulation "haut fonctionnaire dans une entreprise quelconque" ? Tu veux dire qu'être cadre sup c'est un job pépère ?
kolb Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 Dans le message du 30.08 le mot le plus important était le biais "grande école" et "mais l'on a…"
Brock Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 vous ne pouvez pas voir l'intention derriere un exemple sans necessairement partir dans l'analyse de l'exemple? ou vous aimez discuter des details intrinsequement chiants? ou alors c'est juste pour le plaisir d'enculer les mouches?
Randian shithead Posté 1 septembre 2010 Signaler Posté 1 septembre 2010 vous ne pouvez pas voir l'intention derriere un exemple sans necessairement partir dans l'analyse de l'exemple? ou vous aimez discuter des details intrinsequement chiants? ou alors c'est juste pour le plaisir d'enculer les mouches? Non, c'est que vu l'exemple je vois 5 ou 6 façons de comprendre ça, dont certaines fausses. Par exemple celle qui prétend que tous les politiciens français ont fait l'ENA et qui voudrait que les politiciens qui n'ont pas fait d'études politiques valent mieux que les autres. Et là je coince, parce que je vois mal en quoi Sarkozy, Azouz Begag ou Douste-Blazy se démarquent du lot.
Arkh Posté 2 septembre 2010 Auteur Signaler Posté 2 septembre 2010 On peut très bien réussir sans études, quel que soit le pays… L'important est juste que cette solution existe. (Je vois qu'il est toujours à la mode de cracher sur la recherche en France… Forcément, quand on ne rackette par les étudiants sur les frais d'inscriptions, ça fait moins de budget) Bienvenue en France, pays ou l'on te fait croire que les enfants qui proviennent d'une famille modeste a autant de chances que les "enfants de riches", alors que cela est clairement démenti par les statistiques. Bien entendu, puisque les enfants de riches sont dans de meilleures conditions pour étudier. Simplement, les enfants de pauvres motivés pour étudier n'auront pas à s'endetter sur 10 ans (comme en… Australie ? pour changer). D'ailleurs, même pas sûr qu'on accepte de leur prêter de l'argent, dans certains pays. AAaaaaaaahhhhhh ! J'ai fait les frais de l'enseignement "à plusieurs vitesses". L'école publique met des jeunes aux résultats un peu limite dans des filières poubelles d'où on ne peut pas sortir Je pensais plutôt à "plusieurs vitesses pour obtenir les mêmes diplômes". Par exemple, dans la scolarité obligatoire, le nombre d'heures de cours pourrait être proportionnellement inverse au résultats : cela créerait une motivation immédiate à bien travailler, et réduirait les écarts.
Randian shithead Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 (Je vois qu'il est toujours à la mode de cracher sur la recherche en France… Forcément, quand on ne rackette par les étudiants sur les frais d'inscriptions, ça fait moins de budget) Oublie le message de Kolb. Il est vrai que critiquer l'université française en citant un businessman qui a fait fortune en investissant dans des chercheurs français, c'est… cocasse. Simplement, les enfants de pauvres motivés pour étudier n'auront pas à s'endetter sur 10 ans (comme en… Australie ? pour changer). D'ailleurs, même pas sûr qu'on accepte de leur prêter de l'argent, dans certains pays. D'abord l'endettement n'est pas la seule solution (cf. plus haut). Ensuite s'endetter pour payer ses études n'est pas un problème si ton diplôme a de la valeur. C'est un investissement. Après tout c'est ton choix de faire ces études. Il est *possible* que ton diplôme de littérature comparative ne serve à rien dans le monde du travail, mais dans ce cas tu devrais être celui qui prend les risques. Enfin le résultat est là : la mobilité sociale est bien plus importante aux États-Unis qu'en France.
JackieV Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Enfin le résultat est là : la mobilité sociale est bien plus importante aux États-Unis qu'en France. Je suis prêt à croire ça mais as-tu des chiffres? Parce que cette affirmation est souvent affirmée mais rarement affirmée et démontrée.
Lancelot Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Par exemple, dans la scolarité obligatoire, le nombre d'heures de cours pourrait être proportionnellement inverse au résultats : cela créerait une motivation immédiate à bien travailler, et réduirait les écarts. Inversement proportionnelle, hein ? Plus sérieusement, d'une part, d'un point de vue administratif ce serait l'enfer à organiser ; et d'autre part le but du jeu ce n'est pas de "réduire les écarts" mais que chacun arrive à son niveau optimal (dans une formation adéquate pour chaque élève), ce qui ne risque pas d'arriver si on fait sauter des heures de cours à tout va.
Invité jabial Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Pour que chacun arrive à son niveau optimal il faut des classes de niveau et la possibilité de passer l'examen de passage n'importe quand. Et pour que les examens soient justes il faut séparer la fonction d'enseignement de celle de contrôle. Surtout au niveau universitaire, mais pas seulement. Évidemment, si on fait ça, le bac vaudra la même chose partout mais on ne l'aura pas partout.
Fuego Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Je suis prêt à croire ça mais as-tu des chiffres? Parce que cette affirmation est souvent affirmée mais rarement affirmée et démontrée. Lucilio avait parlé de ce rapport : http://www.dallasfed.org/fed/annual/1999p/ar95.cfm Selon le rapport de 1995 de la Federal Reserve Bank of Dallas, de ceux qui se trouvaient dans le premier quintile (les 20% les plus "pauvres" de la population) en 1975, 5,1% s'y trouvaient encore en 1991, alors que 14,6% étaient passé dans le deuxième quintile, 21,0% dans le troisième, 30,3% dans le quatrième et 29,0% dans le premier. Autre donnée significative : seuls 62,5% de ceux qui en 1975 se trouvaient dans le dernier quintile (les 20% des plus "riches" de la population) s'y trouvaient encore en 1991. Malheureusement, ça date d'il y a 20 ans..
john_ross Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 On peut très bien réussir sans études, quel que soit le pays…L'important est juste que cette solution existe. Naif, en France les fils de profs sont profs, les fils de medecins sont medecins, les fils de notaire, notaire … (Je vois qu'il est toujours à la mode de cracher sur la recherche en France… Forcément, quand on ne rackette par les étudiants sur les frais d'inscriptions, ça fait moins de budget) Vous conaissez la recherche publique : http://www.canal-u.tv/producteurs/universi…e_universitaire Bien entendu, puisque les enfants de riches sont dans de meilleures conditions pour étudier.Simplement, les enfants de pauvres motivés pour étudier n'auront pas à s'endetter sur 10 ans (comme en… Australie ? pour changer). D'ailleurs, même pas sûr qu'on accepte de leur prêter de l'argent, dans certains pays. Vous savez combien ça gagne un titulaire d'un Bachelor au USA à la sortie de l'université : 30k$, un titulaire de Master c'est 50k$, un titulaire de PhD c'est 100k$, Maintenant expliquer moi comment un bon lycéen n'ayant pas de bourse peut ne pas trouver une banque pour le financer. Et même si il se plante une année dans une université ça n'est que le prix d'une voiture.
Arkh Posté 2 septembre 2010 Auteur Signaler Posté 2 septembre 2010 Pour que chacun arrive à son niveau optimal il faut des classes de niveau et la possibilité de passer l'examen de passage n'importe quand.Et pour que les examens soient justes il faut séparer la fonction d'enseignement de celle de contrôle. Surtout au niveau universitaire, mais pas seulement. Évidemment, si on fait ça, le bac vaudra la même chose partout mais on ne l'aura pas partout. Oui, des examens nationaux seraient largement souhaitable à l'université. Du moins jusqu'à la licence (au-delà, les formations sont peut-être trop spécifiques pour cela). "Officialiser" les classes de niveau serait à mon sens plus juste (comme cela se fait en prépa). Actuellement, elles existent de façon tacite, avec le choix du lycée (--> sélection par l'argent et non par le mérite). -- Pour ce qui est de rembourser ses études avec son salaire : je me demande quand même quelles serait la place des sciences fondamentales, dans une société libérale. L'"utilité" des maths ou de la physique fondamentale se révèle parfois au bout d'un siècle (et elle n'est cependant pas des moindres). Quel mécène pourrait avoir une vision sur aussi long terme ?
john_ross Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Oui, des examens nationaux seraient largement souhaitable à l'université. Du moins jusqu'à la licence (au-delà, les formations sont peut-être trop spécifiques pour cela). Vous ne savez pas ce qu'est censé être une université. Pour ce qui est de rembourser ses études avec son salaire : je me demande quand même quelles serait la place des sciences fondamentales, dans une société libérale.L'"utilité" des maths ou de la physique fondamentale se révèle parfois au bout d'un siècle (et elle n'est cependant pas des moindres). Quel mécène pourrait avoir une vision sur aussi long terme ? Rockfeller par exemple, qui a fondé l'université Rockfeller à Chicago ou fut créé la première pile atomique. Aussi regarder l'Université Stanford et qui en est sorti et les entreprises qu'ils ont fondés: McEnroe John, les frères Bryan, Tyger Woods. Hewellet et Packard (HP fondateurs) Sergei Brin et Lary Page (Google fondateurs) Balmer(Microsoft co-fondateur) Filo et Yang (Yahoo) Bosac Lerner (cisco) Phill Night (Nike fondateur) Sun microsystems Nvidia … Et si vous ne voyez pas l'intérêt qu'il y a à financer des universités privés pour des entreprises ou même des particuliers je ne peux rien pour vous. PS : le coup de l'état et/ou le politichien à une vision à long terme que n'on pas les entreprises ou les individus ici personne n'y croit, la seul horizon d'un politichien c'est la prochaine élection.
Randian shithead Posté 2 septembre 2010 Signaler Posté 2 septembre 2010 Lucilio avait parlé de ce rapport :http://www.dallasfed.org/fed/annual/1999p/ar95.cfm Malheureusement, ça date d'il y a 20 ans.. Oui je pensais à cette étude, mais en fait il y a un problème : il s'agit de la mobilité intragénérationnelle. Un bonne partie des "pauvres" qui se sont retrouvés dans le top des revenus sont en fait tout simplement des étudiants ayant fini leurs études. En fait quand on regarde la mobilité inter-générationnelle dans la période récente, on constate que les États-Unis sont pires que la France ! Le seul pays avec une rigidité supérieure aux États-Unis est le Royaume-Uni. Et le Danemark a une mobilité relative plus de 3 fois supérieure aux États-Unis. Et Arkh a raison sur un point : les études sont le vecteur le plus important de reproduction sociale aux États-Unis. Sauce : Understanding mobility in America Is the American Dream alive and well ? Et bien voilà qui devrait fermer le clapet d'un certain nombre de disques rayés, et moi le premier.
fbr1010 Posté 6 septembre 2010 Signaler Posté 6 septembre 2010 Je pensais plutôt à "plusieurs vitesses pour obtenir les mêmes diplômes".Par exemple, dans la scolarité obligatoire, le nombre d'heures de cours pourrait être proportionnellement inverse au résultats : cela créerait une motivation immédiate à bien travailler, et réduirait les écarts. -> Je ne sais pas si cela créerait une motivation à bien travailler car les plus nuls seraient tentés de sécher les cours, et réduire le nombre d'heures de cours des plus forts risque de créer un nivellement vers le bas (ils pourraient très bien devenir les meilleurs des plus nuls). Pour ce qui est de rembourser ses études avec son salaire : je me demande quand même quelles serait la place des sciences fondamentales, dans une société libérale.L'"utilité" des maths ou de la physique fondamentale se révèle parfois au bout d'un siècle (et elle n'est cependant pas des moindres). Quel mécène pourrait avoir une vision sur aussi long terme ? -> Des diplômes adaptés aux besoins du marché seraient également mieux reconnus et permettraient d'approfondir les matières importantes. Autrement je ne pense pas que par exemple les mathématiques dans les filières littéraires vont permettre de grandes avancées scientifiques dans le futur… L'utilité de ce genre de matières hors parcours spécifiques reste donc toujours à démontrer.
Invité Posté 6 septembre 2010 Signaler Posté 6 septembre 2010 Pour ce qui est de rembourser ses études avec son salaire : je me demande quand même quelles serait la place des sciences fondamentales, dans une société libérale.L'"utilité" des maths ou de la physique fondamentale se révèle parfois au bout d'un siècle (et elle n'est cependant pas des moindres). Quel mécène pourrait avoir une vision sur aussi long terme ? Je crois que Nintendo investit plus en R&D par an que les plus gros bugdets publics en la matiere. Et ils ont bien sur une armee de physiciens a ce prix la.
Randian shithead Posté 6 septembre 2010 Signaler Posté 6 septembre 2010 Je crois que Nintendo invenstit plus en R&D par an que les plus gros bugdets publics en la matiere. Et ils ont bien sur une armee de physiciens a ce prix la. Il y a une réponse plus convaincante : pourquoi les grandes universités indépendantes mettent du budget en science fondamentale alors qu'elles pourraient se concentrer sur la production et la vente de brevet ? Réponse : c'est leur fond de commerce, bien entendu.
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