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En ce qui me concerne, je n'ai aucun problème avec le concept de ressource naturelle. Au contraire, je trouve qu'ils est absolument fondamental de bien séparer ce qui relève de la nature de ce qui relève de l'œuvre de l'homme. Et tout autant qu'au géo-"libertarisme," je suis vigoureusement opposé au concept de homesteading, qui implique une appropriation par simple utilisation.

On ne peut être propriétaire que de ce qui a été créé par l'humain. Quant à la nature, encore une fois, elle ne donne de bouffe gratuite à personne.

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je suis vigoureusement opposé au concept de homesteading, qui implique une appropriation par simple utilisation.

Intéressant. Tu développerais ? Et tu proposes quoi, en lieu et place ?

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Intéressant. Tu développerais ? Et tu proposes quoi, en lieu et place ?

L'appropriation par la transformation. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être propriétaire d'une forêt naturelle, mais ça veut dire que ça nécessite de l'entretenir. Il ne suffit pas de mettre une clôture autour sur 400km2 et de dire "allez hop cétamoi". Et je déteste par dessus tout la théorie selon laquelle la défense de la possession fonde la propriété, car elle revient ni plus ni moins à une usucapion par la loi du plus fort.

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L'appropriation par la transformation. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être propriétaire d'une forêt naturelle, mais ça veut dire que ça nécessite de l'entretenir. Il ne suffit pas de mettre une clôture autour sur 400km2 et de dire "allez hop cétamoi". Et je déteste par dessus tout la théorie selon laquelle la défense de la possession fonde la propriété, car elle revient ni plus ni moins à une usucapion par la loi du plus fort.

Je plussoie.

Et je précise que ce genre de cas de figure seront de l'ordre du fait divers. D'après ce site http://www.directclotures.com/index.php?UID=86202b806c728c091ca381245912b2b6 une telle clôture couterait au bas mot plusieurs centaines de milliers d'euros, sans parler du temps de pose des 80 km de matis. Seul un timbré ferait cela en laissait ensuite la forêt à l'abandon. Ou alors, configuration ultra spéciale, cas anecdotique qui ne pourra faire Ecole.

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Le feu a un effet purificateur sur la végétation.

C'est pour cela que se pratique encore l'écobuage dans les Pyrénées.

Bon c'est clair que les arbres centenaires en prennent un coup, mais pour le reste, c'est pas un mal (sauf si cultures bien évidemment).

Sauf qu'aujourd'hui Jabba le forestier s’appellerai Jabba le sylviculteur.

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Par exemple quand une entreprise fabrique des boites en carton ondulé, elle peut recevoir du carton plat comme matière première. J'imagine que c'est le terme employé.

L'entreprise qui fabrique des biens matériels (pour des biens immatériels et des services, c'est un peu différent) utilise en intrants (inputs) des matières et des semi-ouvrés. De mon point de vue, le carton plat pourrait presque être considéré comme un semi-ouvré, mais, personnellement, je le considérerais comme une matière, les matières pouvant être plus ou moins élaborées. Dans l'exemple des boîtes en carton, il faudrait remonter au bois ayant alimenté la papeterie pour avoir une "matière première".

  • 3 months later...
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That's the first time I've heard of that term (and the reason why I came over in this forum). Guess I'll just follow the link if I am to have some information.

Posté

Tient je decouvre ce thread !

J'ai toujours trouve le geo-libertarianisme interessant, meme si complement inutile dans le contexte actuel.

Le premier, celui de la valeur-ressource, est totalement malhonnête quand on y réfléchit une seconde : la seule choses que permettent les ressources strictement naturelles c'est la lutte pour la survie au milieu d'une jungle sans aucune amélioration humaine, sans médecine, sans moteur ni lumière artificielle ni même un feu, etc, car toutes ces choses ne sont pas des ressources naturelles mais bien des inventions humaines. Autrement dit, le "droit collectif aux ressources" géolibertarien devrait tout juste couvrir la possibilité de boire et de respirer, et la possibilité de chasser avec ses mains des proies s'il y en a. En aucun cas le géo-"libertarisme", considéré honnêtement, ne peut permettre de financer ne serait-ce qu'un RMI. Dans la nature on ne mange pas gratuitement, et je ne parle pas de se loger.

Pourquoi ça pourrait financer un RMI ? ça serait peut être que 10 euros/mois, selon ce que les gens sont prêt a payer pour l’accès a une ressource donnée.

Si les locataires de la ressource pensent que le loyer est trop cher, ils peuvent la laisser au mieux offrant.

La valeur de la ressource est déterminé par le marche, comme n'importe quel loyer, pas besoin de nouveau concept comme "valeur-ressource".

Le but c'est de résoudre un conflit, pas de payer un RMI a qui que ce soit.

Vous n'entendrez jamais ce langage dans la bouche d'un géo-"libertarien", car ce qu'ils veulent s'approprier et/ou collectiviser, ce ne sont pas les ressources naturelles mais bien le travail des autres et le capital accumulé par les individus des générations précédentes. Non, la nature ne permet pas plus que de vivre comme un nomade soumis au risque permanent de la famine, des intempéries et de la maladie ; le revenu minimum géo-libertarien, s'il permet plus, est automatiquement une spoliation du travail ou du capital puisque les ressources naturelles ne permettent certainement pas plus que ça.

Quand on est un prince propriétaire de vaste quantité de pétrole, les ressources naturelles permettent largement plus que de vivre comme un pauvre nomade, et ça sans aucun travail.

Mais ce n'est pas vraiment la question: si le locataire d'une ressource pense que cette ressource lui apporte moins que ce qu'il paye, il peut toujours la laisser a quelqu'un d'autre qui l'utilisera mieux.

L’idée c'est de résoudre le conflit entre 2 personnes qui veulent accéder a une même ressource. La méthode "premier arrivé premier servi" marche bien aussi, mais la méthode du mieux offrant me semple a priori plus juste et plus efficace (mais impossible a mettre en place actuellement).

Le second sophisme dont je parle plus haut, c'est le collectivisme, c'est-à-dire l'idée qu'il puisse exister des droits non pas individuels mais collectifs sur une ressource (naturelle ou artificielle). Des individus bien précis doivent toujours décider comment une ressource soi-disant collective doit être utilisée.

Oui, et le locataire de la ressource est cet individu bien précis. étant celui qui offre le plus, c'est sans doute celui qui va utiliser la ressource au mieux.

Des droit de propriétés collectifs sur des ressources ça existe déjà, on peut être collectivement propriétaire de terrains ou de fermes par exemple. On reçoit alors un loyer au pro rata de notre part.

  • 4 years later...

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