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Anton_K

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About Anton_K

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    Paris
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    En matière de libéralisme, je m'intéresse au communautarisme, aux traditions libérales et au minarchisme.

    Par ailleurs, à la décision, à la logique, à l'anthropologie/ethnographie, à la musique.

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  1. Exact, il y a ça et il y a aussi le pied de nez à la critique concernant la violence dans ses films (cf. la tirade des hippies dans la voiture à la fin). Ensuite je sais pas si c'est intentionnel, peut-être que je surinterprète, mais le fait de retrouver Lena Dunham (la wannabe-woke gaffeuse que les SJW adorent détester et qui a, comme Tarantino, essuyé des critiques pour usage léger du N-word) dans le groupe de hippies était assez cocasse. A mon avis il y a ambivalence de ce point de vue, Tarantino n'embrasse pas vraiment le point de vue de DiCaprio qui est montré comme plus superficiel et caricatural. Par contre j'ai l'impression qu'il fait totalement corps avec celui de Brad Pitt. Brad Pitt est montré comme une sorte de beatnik : chemise hawaïenne qui ne trompe pas, esprit de cow-boy rebelle, attiré par les hippies mais finalement c'est pas son truc. C'est un personnage d'outsider "trop cool pour la nouvelle génération" dans lequel il se voit probablement lui même. Ensuite, la révérence de Tarantino pour le western est sincère. A mon avis il en fait clairement l'éloge, notamment comme genre assez "technique", avec costumes, décors, animaux et cascades. Depuis Boulevard de la Mort les hommages au cinéma technique et aux techniciens sont récurrents. C'est un reproche qu'il adresse à la génération hippie que de disqualifier le genre péremptoirement comme "facho" par ignorance. Tarantino a d'ailleurs précisé qu'il n'idéalise pas du tout la période summer of love mais qu'il aurait plutôt voulu vivre sa carrière au début années 60, donc je suis pas sûr qu'il s'agisse de nostalgie.
  2. Si c'était le cas ce serait seulement rétrospectivement. De mon point de vue le problème des scènes avec Sharon Tate est ailleurs. J'ai aimé le film, même s'il ne me semble pas atteindre le niveau de mes Tarantino favoris. Je suis d'accord sur les points positifs relevés par @fryer. J'ajoute une certaine espièglerie relativement aux hippies à travers lesquels Tarantino règle quelques comptes à mon avis. Beaucoup l'ont déjà dit mais à mon avis c'est un peu un manifeste dans lequel il se positionne (de manière un peu réac d'ailleurs) par rapport aux générations de réalisateurs et de critiques qui le précèdent et le suivent.
  3. so true. Ces temps là sont finis et je ne lui suis plus sur Twitter (d'ailleurs j'ai arrêté Twitter). J'étais toujours tenté de lui répondre parce que l'ayant croisé plusieurs fois en personne et ayant eu des conversations assez intéressantes avec lui, j'avais du mal à me faire à l'idée que sur Twitter c'était pas le même deal : le clash, les like, la "mauvaise foi militante parfaitement assumée" (sic).
  4. Bon, apparemment je suis « pas mal woke » avec un score de 115. Ça veut dire quoi « sexer » ?
  5. ... and that, kids, is how I met your nouvelle Présidente. Non?
  6. C’est une bonne définition dans le cadre de l’histoire de l’émergence du capitalisme, pour en décrire les origines culturelles. Tout dépend, opérationnelle pour l’étude de quoi ? Si je comprend bien la thèse des PC c’est que dans la répartition actuelle du capital (sûrement se trompent-ils d’ailleurs) il y a une sorte d’alliance entre une partie de la bourgeoisie et une partie de l’ex-aristocratie. En particulier les gens avec qui ils ont dîné. Est ce que ce sont vraiment ces gens qui concentrent le capital et/ou le pouvoir, on peut en douter avec F.mas. Dans ce cas, identifier ce groupe a-t-il une quelconque opérationnalité en terme d’explication économique... là on te rejoint. En gros les PC auront été distraits par ce qu’ils associent superficiellement au pouvoir économique.
  7. Plusieurs, et même morts avant la seconde guerre (famille de rouges brestois, instituteurs, cheminots, anarchistes - la totale). Tiens d'ailleurs cultiver la mémoire de ces ancêtres là c'est bourgeois ou pas ?
  8. Au temps pour moi, j'y suis allé un peu fort dans une captatio benevolentiae qui en plus de ne pas me ressembler était plutôt contre-productive ici. Je sais que la sociologie et l'anthropologie ne se donnent pas de critères de rigueur popperiens, et malgré mes lectures variées et fréquentes en la matière (j'ai pu mettre la main numérique sur le premier bouquin conseillé par @poney, auquel je vais jeter un oeil), au delà de la production de distinctions ontologiques, de rappels sur les différences d'avec les sciences naturelles, des rappels historiques sur le structuralisme - seul vrai grand rival à mes yeux à la méthode empiriste-logique, les professions de foi de rigueur, ne se dessine pas très clairement dans ma tête une image de comment ça devrait marcher. Donc ce que je disais n'était qu'une manière paresseuse de passer aux PC leur dénuement méthodologique flagrant, et je t'en demande pardon. Dans l'interview il y a quelques points que je trouvais intéressant : le fait que le revenu ne soit pas un critère suffisant pour définir cette classe, le fait qu'elle possède une conscience de classe qui ne dépend pas de la connaissance sociologique de sa constitution... Mais tout cela n'était que la deuxième partie de la captatio introduisant la suite de mon propos : je pense qu'en tant que discours critique et politique en plus ils sont totalement à côté de la plaque et que ce qu'ils disent peut tout à fait être interprété comme une reconnaissance du bien fondé et du succès des stratégies de reproduction sociale, qui ne mène finalement pas à la décadence mais à la prospérité. Si bien qu'il faut invoquer le changement climatique pour pouvoir dire que tout cela est nuisible. Maintenant, si en effet la grande bourgeoisie dont ils parlent n'est pas réellement la classe dominante, comme le fait bien remarquer @F. mas, et quand plus ce qu'ils en disent est faux ou anecdotique, ça aussi ça tombe à l'eau. D'ailleurs @F. mas a raison de faire remarquer que leur compréhension des rapports de forces et du partage du "vrai" pouvoir est pauvre, et à chaque fois que MPC parle de sujets qui touchent de près ou de loin à la politique économique ou aux évènements financiers on voit qu'elle n'y comprend strictement rien. Quant aux anecdotes de @poney , quand ça confirme ce qui se laisse voir en cinq minutes d'interview, on se prend à penser que finalement, la psychologie naïve et ses biais stéréotypiques permettent peut-être bien une forme de connaissance. Sur ce, je me mets à l'auto-ethnologie.
  9. J'ai écouté distraitement l'interview de Monique Pinçon-Charlot faite par Thinkerview récemment. Evidemment ces chercheurs n'ont pas une démarche scientifique en un sens fort puisque leurs travaux ne contiennent que des témoignages et pas des mesures, et des témoignages obtenus dans des situations absolument pas contrôlées, et limitées manières qui leur est d'ailleurs apparente. Maintenant, ça rentre quand même dans les canons de l'anthropologie et la sociologie de terrain et de toute façon, une classe sociale comme la grande bourgeoisie ne peut probablement pas être étudiée d'une autre manière. Donc ce qu'il racontent est toujours de l'information et n'est souvent pas inintéressant. Ce qui m'amuse quand même c'est la nature de leur discours critique, qui finalement ne consiste pas du tout à présenter, comme c'est souvent le cas à gauche et à l'extrême droite, la classe dominante comme décadente, corrompue ou autrement usurpatrice de la légitimité de ses pouvoirs. Il consiste à camper une position métaphysique triviale : affirmer l'arbitraire de l'héritage par les membres de cette classe des qualités de leurs parents. Souvent en confirmant qu'ils les possèdent bien (ils sont cultivés, beaux, intéressants, propres, ils arrivent à produire les talents nécessaires à la poursuite des affaires...). Tout en échouant à montrer, et j'ai l'impression que c'est la conséquence d'un choix, que ces qualités sont bien des privilèges au sens ancien régime et légal du terme, ils appellent ces qualités des privilèges. Et ne manquent pas de développer une forme de misérabilisme ("on se sentait moche à côté d'eux" - c'est d'ailleurs à ce titre qu'elle parle de violence du pouvoir, je pense qu'à l'extrême gauche ça doit grincer). Finalement tout cela fleure bon l'existentialisme : "les bourgeois ne méritent pas d'être beaux et riches parce qu'ils auraient pu naître ni beaux ni riches..." Finalement la portée critique de leur discours n'est pas politique, c'est une révolte contre la vie même et sa direction la plus spontanée : l'accumulation et la transmission . A la limite la traduction politique de leur critique serait la prise en charge des richesses familiales et de l'éducation des enfants par une puissance égalisatrice.
  10. Je suis allé voir The Dead Don't Die de Jim Jarmusch. Plutôt cool jusqu'à la moitié je dirais, avec un rythme lent un peu trollesque et un jeu entre la parodie et la "parodie de parodie" qui rappelle d'ailleurs pas mal Twin Peaks. Sauf qu'à un moment c'en est trop. C'est même sûrement voulu d'ailleurs, mais à un moment donné il faut quand même essayer de faire, autour de pirouettes qui finalement ne coûtent rien, un film devant lequel on a envie de rester. Enfin ça n'est que mon avis.
  11. Je ne sais pas exactement ce que l’intensité de couleur mesure, mais ça donne l’impression que les soutiens de Macron étaient dans les quartiers « bobos », et les soutiens de LREM aux européennes étaient dans les quartiers les plus riches.
  12. Bon anniversaire, Anton K !

  13. Certainement, par contre le fait de n’avoir jamais fait de recherche et de ne pas avoir idée de comment ça marche génère aussi certainement le problème dont il parle.
  14. J’ouvre une petite parenthèse : je connais aussi et apprécie plutôt cette chaîne, et récemment au détour d’une vidéo d’une journaliste du Monde j’ai entendu dire qu’elle était financée par le Falun Gong, une organisation sportive et spiritualiste très anticommuniste (biais quand même assez évident dans China Uncensored au delà l'interêt factuel du contenu de la chaîne). La vidéo du Monde a l´air elle plutôt impartiale, avec peut-être un léger biais contre cette organisation. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, mais c’est plutôt intéressant cette guerre de l’information. Pour l’anecdote j’habite en face des anciens bureaux parisiens de Epoch Times.
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