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libéral avec caractéristiques chinoises
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William Godwin
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Il faudrait faire X alors même que ne pas vouloir X est spécifiquement la seule chose sur laquelle la majorité se met d'accord, sous prétexte que X est voulu par une minorité un peu plus grosse que les autres ?
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Je les ai justement choisi parce qu'elles étaient des élections à trois gros candidats, où le plus mauvais l'a emporté en ayant une légèrement plus haute minorité, tout en représentant d'autant moins la majorité. Wilson l'a emporté alors que presque les deux tiers des électeurs avaient voté pour un républicain (en comptant Teddy Roosevelt comme tel), et Allende l'a emporté alors que presque les deux tiers des électeurs avaient plutôt voté pour un candidat de droite. C'est justement ce genre de chose que permet d'éviter le deuxième tour.
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Dictature était le mot employé à l'époque (par Lénine aussi bien que par Schmitt), et pas forcément dans un sens négatif, qu'il n'a pris que plus tard. Tout comme "despote" avait encore une connotation positive au XVIIIème. Qu'est-ce que tu lui reproche, au scrutin à deux tours ? Je le trouve pas mal, moi. Le scrutin à un tour, pour un président, c'est ce qui a donné Wilson aux USA, et Allende au Chili.
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Que dire alors de ceux qui ont voté pour qu'il fasse à son pays la même chose qu'à ses business... (je sens que @Lancelot va m'en vouloir d'avoir fait un HS Trump ici, j'arrête, promis !) Bref, je reste perplexe sur le business model de IA. Mais je reconnais n'y comprendre rien. J'ai quand même l'impression de moins entendre parler de l'éclatement de la bulle qu'il y a quelques mois (ce qui n'est pas forcément un bon signe).
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Je l'apprends, mais sans surprise. La dictature était globalement à la mode dans les années 30, et le remarquer n'exige pas un très grand effort spéculatif. Tu veux dire, si on avait eu un tournant dictatorial sans avoir été soumis à l'Allemagne ? Sans doute une trajectoire similaire à l'Espagne, non ?
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J'ai pas épluché ses comptes, ni analysé bien en détail sa carrière. Mais je remarque que son enrichissement continu a été tout à fait à l'épreuve de ses faillites à répétition, y compris de business que même un idiot aurait du mal à faire échouer sans le vouloir expressément (des casinos, 6 fois, je crois ?). Peut-être que c'est une sorte de superhéro randien qui a réussi à surmonter brillamment l'adversité à chaque fois - malgré que l'adversité en question n'aurait été autre que son brio négatif. Ou alors peut-être qu'il y a un lien de cause à effet. Je ne connais pas non plus le droit des affaires, l'américain pas plus que n'importe quel autre. Mais je veux bien croire que le plus gros des manoeuvres ait été légal. Cette légalité reposant justement sur la responsabilité limitée, dont il ne s'agit que d'un usage très habile.
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Non, la troisième est morte de l'invasion allemande, et la quatrième de la libération algérienne (d'ailleurs, le Portugal, notre camarade de malheur constitutionnel, doit aussi son dernier changement de régime à l'échec des efforts pour garder son empire). A peu près toutes les démocraties du monde ont des régimes parlementaires tout à fait similaires à nos troisième et quatrième républiques, avec les mêmes vicissitudes intrinsèques. Et ça tient plutôt pas mal, aussi bien en Angleterre qu'en Italie, en Allemagne, en Inde ou au Japon, je ne vois pas pourquoi ce serait mystérieusement calamiteux et insupportable en France. Et n'oublions pas que, pour encore un an ou deux (si Mélenchon ne fait pas son petit coup d'état d'ici là), la troisième république reste le régime le plus stable qu'on a eu depuis 1789. Cette histoire de parlementaires présumés corrompus et toujours occupés à débattre sans se mettre d'accord, au point qu'il faudrait un papa alpha pour leurs rappeler les priorités, je le vois vraiment comme de la propagande dictatoriale primaire, que les manuels d'histoire nous ont trop facilement fait gobé. Sur ce point là, les discours de de Gaulle rejoignent parfaitement ceux de Pétain, de Mussolini, et de l'autre. Et puis, l'instabilité gouvernementale n'est pas toujours un mal. Quand les électeurs ne sont pas d'accord entre eux, peut-être qu'il vaut mieux laisser nos chers représentants tourner un peu en rond en attendant, plutôt que de les laisser se mettre d'accord sur n'importe quoi d'autre à notre place.
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La responsabilité limitée a pour effet de renchérir les coûts d'emprunt et de diminuer le rendement du capital investi. Indirectement. L'effet direct, premier, est d'externaliser une partie des coûts. La réaction à ça est que les acteurs qui peuvent s'en prémunir, les banques et les assurances, augmentent leurs coûts. Ce qui finit par pénaliser les petits emprunteurs, qui n'avaient pas tant à ne pas perdre par la responsabilité limitée de toute façon. Mais il y a aussi une partie de l'effet premier qui n'est pas compensée. Il n'y a pas que les prêteurs sur qui reposent la socialisation des coûts de faillite, mais aussi tous les autres acteurs qui voient des contrats rompus unilatéralement, et qui n'étaient pas forcément en mesure d'avoir adapté préalablement leurs prix à cette éventualité. Et même les plus gros acteurs peuvent se faire avoir par un escroc habile. C'était toute la carrière du Trump entrepreneur, d'ailleurs : lancer des projets gigantesques, vendre du rêve, brasser beaucoup d'argent, s'en mettre plein les poches, et faire disparaître la facture d'un coup de baguette magique par une faillite bien placée. Et bis repetitas.
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Quelles que soient les tendances globales, il y a quand même une spécificité française (partagée avec les portugais, les russes, et nos émules respectives) à l'excès formel de pouvoir du chef d'état. La plupart des démocraties du monde sont parlementaires et monistes, et l'exécutif y est entièrement responsable politiquement devant le parlement, ce qui n'est pas le cas chez nous, et aux USA, le président n'a pas le pouvoir de dissoudre l'assemblée, contrairement à chez nous (et le POTUS n'a évidemment pas une possibilité de prendre provisoirement les pleins pouvoirs offerte par la constitution). Elle était très bien la troisième république, et la quatrième pas mal non plus, malgré les rouges. Si elle est tombé, ce n'est pas tant à cause de ses problèmes internes (qui sont toujours là) que parce qu'on avait du mal à accepter la décolonisation. Notre constitution est tout à fait un dualisme, ce qui change par rapport à la monarchie de juillet est que le deuxième pouvoir, à la place d'un roi héréditaire, est un président élu et plébiscité. Ce qui est sans doute mieux dans la mesure où ça met de la démocratie des deux cotés... Mais reste que, tout comme une monarchie parlementaire dualiste est la moitié d'une monarchie absolue, une république parlementaire dualiste est la moitié d'un régime donnant un pouvoir absolu à un dictateur plébiscité par le peuple (dans le cadre d'une loi si on veut, ce qui ne change pas grand chose quand le dit dictateur en fait ce qu'il veut). Si on est optimiste, on dira que le verre de poison est à moitié vide. Je pense que sans de Gaulle, la question de l'Algérie ne se serait même pas posée, puisque l'empire français aurait été démantelé dès 45. Les anglais auraient négocié pour le reprendre, et en aurait peut-être eu quelques bouts (le nord du Cameroun, Djibouti...), mais les américains et les russes auraient milités pour les indépendances. Les pieds-noirs auraient peut-être tenté un régime d'apartheid à la sud-africaine, ce qui n'aurait pas dérangé l'Amérique ségrégationniste, mais ça aurait été leur problème, leur histoire, et leur solution. Et ça aurait quand même été probablement moins sanguinaire que la guerre d'Algérie.
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Non, ça ne devrait pas être qu'un rituel exceptionnel, ça devrait être la norme, et avoir lieu au moins une fois tous les ans (pour chaque classe).
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Notre constitution n'est pas notre principal problème, mais elle est bien un problème. En tant que régime parlementaire dualiste (où le gouvernement est responsable à la fois devant le parlement et devant un chef d'état qui n'est pas, ou beaucoup moins, contrôlé par le parlement), comme sous la monarchie de juillet, notre principale caractéristique est le pouvoir disproportionné accordé au chef d'Etat (mais avec un demi-napoléon à la place d'un demi-roi d'ancien régime). On ne partage cette forme aujourd'hui qu'avec le Portugal (lui aussi en négociant une semi-dictature dans l'après Salazar), la Russie, et les états qui imitent l'un ou plusieurs de nous trois. De Gaulle ne le justifiait que par l'attente d'un chef d'état qui surplomberait les oppositions partisanes pour ne penser qu'aux intérêts supérieurs de la France, et s'assurerait d'être consensuel par des plébiscites occasionnels - mais ça n'a pas duré plus longtemps que Pompidou, voire plus longtemps que lui-même, et ce n'est pas très surprenant. Je ne pense pas que faire reposer un système sur un homme providentiel à la vertu et au patriotisme exceptionnel soit un très bon choix architectonique. Ceci dit, toute notre classe politique s'est montrée encore pire que la constitution, puisqu'on a, depuis le deuxième mandat Macron (et encore plus depuis la dernière législature), l'occasion d'avoir un vrai fonctionnement parlementaire, et avec un président qui semblait bien vouloir jouer le jeu. Mais le spectacle qu'on a eu à la place -les députés qui refusent de prendre la moindre responsabilité (c'est à dire, soit se coaliser, soit censurer) par intérêt pécunier ou électoraliste- est peut-être justement dû à la perte du sens du parlement sous ce régime. Pas d'opinion sur Pompidou, mais concernant Giscard, il n'était pas du parti (post-)gaulliste. C'est bien le parti issu du gaullisme lui-même qui était un problème depuis le début, car condamné à se transformer en ce qu'il est devenu aujourd'hui aussi tôt qu'il a été privé de sa tête, et ancré dans des baronnies locales. Je ne connais pas assez bien tout ça, mais il me semble bien qu'il disait "vive l'Algérie française" encore deux jours après son "je vous ai compris". Il me donne plutôt l'impression d'avoir abandonné l'empire avec beaucoup de réticence, et sans doute avec à peu près autant d'enthousiasme, et face à une nécessité aussi forte, que Pétain abandonnant la France à l'Allemagne. (et dans les deux cas, avec pour principale légitimité leurs têtes de vainqueurs, suffisante pour consoler les français) Il était bien forcé de négocier avec les communistes à la libération... Mais il a tout de même délibérément décidé de ne pas s'opposer le moins du monde à eux sur ce qui les intéressait le plus, au profit de son obsession nationaliste. Un conservateur ou un libéral qui aurait accordé proportionnellement au moins un peu plus d'importance à la politique économique aurait sans doute fait plus de bien. Sur ce point, je reconnais qu'en ce moment en particulier, j'en vois l'intérêt. Mais même avec ça, je remarque qu'on a pas particulièrement cultivé notre indépendance stratégique (mais je sais que c'est un mauvais argument, et qu'on pourra y répondre que c'est parce qu'on n'est pas assez gaullistes). Post-45, que je sache, il n'y a pas eu de tel revanchisme en Allemagne, ni en Italie... pourquoi aurait-ce été différent ici ?
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Il faudrait surtout généraliser la séparation entre l'enseignant et l'évaluateur (l'inverse de ce que fait la notation continue, donc). Les élèves devraient être évalués anonymement par des profs inconnus tous les ans, voir plusieurs fois par an, de sorte que ce ne soit pas exceptionnel, et éviter le facteur "coup de chance". Quitte à ce qu'une certaine proportion des profs soit, chaque année, assigné à temps plein à l'évaluation. Il faudrait aussi parfois corriger plusieurs fois une même copie (surtout celles des nouveaux profs) pour aider les évaluateurs à se mettre au diapason les uns des autres. On pourrait envisager une pénalité pour ceux qui sont pincés plusieurs fois à noter significativement plus haut que leurs pairs, et n'établir le symétrique qu'après avoir rendu le niveau d'exigence suffisamment haut. Ca éviterait un paquet de biais (lien affectif, positif ou négatif, du prof à son élève, incitations variés des profs et des établissements à surnoter leurs élèves, etc). Ca permettrait d'évaluer plus objectivement le niveau réel de chaque élève, ainsi que l'efficacité des profs et la qualité des établissements. Ca créerait peut-être aussi une relation plus saine entre les élèves et les profs. Le prof, plutôt que d'être une autorité paternaliste qui puni et récompense à la fois -ce qui prépare les bons élèves au socialisme- deviendrait plutôt une sorte de collaborateur et d'allié pour apprendre face à la masse invisible, administrative et inquiétante des autres correcteurs.
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Et par la responsabilité limitée, baissant artificiellement l'aversion au risque.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Il y a aussi potentiellement MLP qui habite avec sa "meilleure amie" depuis quelques temps. -
Ca, c'est une marxisation de Khaldoun. A part le thème superficiel du cycle des empires et de la menace extérieure des bédouins, ce qu'on a là est surtout une analyse en terme de classe, producteurs contre exploitants, et ce qui s'en suit. De mémoire, pas de ça chez Khaldoun, ou alors, de façon marginale, le moteur des changements chez les est la perte de la vigueur et de la solidarité chez les sédentaires. De Gaulle n'a fait qu'acter un fait, et avec réticence : celui de la défaite française et l'échec à maintenir l'empire. Mais c'était loin d'être sa préférence. Initialement, à la libération, son projet était même de l'intégrer plus étroitement aux institutions de la République, en réservant un tier de la chambre haute aux représentants des colonies. Alors que sans de Gaulle... - On aurait sans doute eu une autre marionnette étrangère, peut-être Giroud. - On aurait sans doute pas eu ce mythe de la France véritable qui aurait été invaincu. De Gaulle, et Moulin, en sont pour beaucoup personnellement responsables. - Entre le fait que la France aurait sans doute été, et à juste titre, considérée plutôt comme du coté des perdants, et l'influence américaine plutôt qu'anglaise sur Giroud, l'empire aurait sans doute été dissolu beaucoup plus tôt. Les anciennes colonies auraient eu une décennie ou deux de plus pour trouver leurs voies, et l'aurait peut-être fait d'abord sous l'influence des USA plutôt que sous celles de mouvements socialistes révolutionnaires. - Autre conséquence à une France considérée comme perdante : la France n'aurait pas pu se constituer comme une super puissance militaire, navale et nucléaire. L'Etat français en aurait été, immédiatement, moins fort, mais la société aurait elle été perdante pour autant ? Les efforts productifs auraient été dirigés autrement, comme en Allemagne, et le pouvoir n'aurait pas été rongé par des factions vivant de la corruption dans les colonies puis ex-colonies, les décorrélant ainsi des intérêts des producteurs. - le socialisme aurait été partiellement renforcé en France par le non-accaparement des gaulliens sur la résistance, mais à la fois, c'est un prestige dont ils jouissaient déjà à la libération, et la marginalisation dans les récits de la France secrète invaincu aurait aussi minoré leur rôle. Et par ailleurs, de Gaulle, c'est surtout le type qui, malgré son ultra-conservatisme, a largement laissé les mains libres aux socialistes et aux communistes sur la politique intérieure et surtout économique, qui l'intéressait peu, pour se concentrer sur ses réformes constitutionnelles et sur l'établissement de la France comme puissance internationale, ce qui lui semblait plus important. On peut émettre l'hypothèse que sans lui, les forces conservatrices se seraient un peu plus mobilisées pour lutter contre les communistes sur le terrain de l'économie, plutôt que de s'en désintéresser. - la constitution qu'il s'est fait faire sur mesure est quand même bien pourrie. Bref, je pense qu'il a été une vraie plaie pour la population française et pour le monde. Il est aussi partiellement responsable du délitement de la droite de gouvernement française, puisqu'en gravitant entièrement autour de lui comme figure fédératrice, et autour des enjeux circonstanciels de son temps, elle était presque promise à ne devenir plus qu'une carcasse vide rongée d'affairistes corrompus après lui.
