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Mégille

Tribun de la Plèbe
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  1. Les USA ont effectivement un petit historique d'interventionnisme en Amérique latine, et il n'y a pas à aller bien loin pour aller le chercher... mais en général, ce n'est pas pour faire triompher la gauche. Et l'USAID n'a été supprimé que l'an dernier, ça fait léger pour identifier un pattern.
  2. Mégille

    Shower thoughts

    Je l'ai toujours pensée. Et puis, ça ferait des sourds-muets les interprètes universels, ce qui serait sympa. Et par là, ça donnerait une forte incitation universel pour apprendre à signer. Sans pour autant faire disparaître les langues orales (moins que ne le fait une langue orale véhiculaire, comme l'anglais ou le latin, en concurrence plus directes avec les langues régionales). L'un des problèmes est que les signes de chaque langue sont en partie logographique, je crois (je ne sais pas si c'est le terme approprié, mais il faut souvent transposer en geste les lettres d'un mot écrit).
  3. Mégille

    Nécrologies

    Sur Morin : okay, vous m'avez convaincu, je ne le lirai pas !
  4. Mégille

    Nécrologies

    C'est sans doute le croisement transdisciplinaire complexe de deux. Souhaitons qu'il ait eu une vie aussi bonne que longue. Je vois déjà des rétrospectives sur son oeuvre, c'est bien, on en a bien besoin. Et ça sera l'occasion de m'y mettre moi aussi.
  5. pls généralisée de tous les profs de documentation qui apprennent à leurs élèves/étudiants que les sites en ".gouv" sont neutres et dignes de confiance.
  6. Ah tiens, Junger était dans mon prompt aussi, je crois. Connais pas, j'ajoute à ma liste de lecture, merci ! Edit : ah si, j'ai déjà eu son "dictionnaire khazar" entre les mains, je m'étais déjà dit que je creuserai l'affaire. Oh, et il y avait aussi Kundera dans ma liste.
  7. Mégille

    Bac 2026

    Je ne comprends pas l'intérêt des dissertations de français. On dirait des disserts de philo, avec des sujets un peu bidons (ce qui nous arrive aussi), mais sans les exigences de la philo (c'est à dire, sans se soucier de la vérité des thèses, et de la validité des raisonnements ?), hors de l'érudition. A la limite, ça pourrait être un exercice de rhétorique, mais la rhétorique, contrairement à la philo, est au service de questions qu'on se pose déjà, et auxquelles on répond déjà. Qui va jamais avoir besoin d'haranguer une assemblée pour la persuader que "le temps libre n'est pas toujours du temps perdu ?". Les lycéens n'ont même pas encore l'âge de faire semblant de l'avoir lu...
  8. Je crois que c'est plus compliqué. Des pays plus riches que le notre mais avec des états-providences plus réduit (typiquement Suisse, USA...) sont aussi très attractifs, voir plus. L'état-providence français, couplé au droit du travail contraignant et à la bureaucratie généralisée, a pour effet de pousser vers l'assistanat (ou l'illégalité, avec ou sans victime) tous ceux qui ont une productivité marginale basse (immigré ou non). Je pense que c'est plutôt la richesse tout court qui attire la migration, peu importe la façon de l'obtenir (que ce soit en travaillant, en ramassant des miettes ou en arrachant des bourses). Le principal phénomène migratoire reste l'exode rural, et il ne s'explique pas particulièrement par une plus grande redistribution dans les villes. Maintenant supprimer ou réduire l'état-providence et laisser les non-criminels se balader et échanger comme ils veulent reste l'option la plus libérale, et sans doute la meilleure. Mais si on veut faire de la casuistique, ou prendre en compte des faits qui échapperaient, dit-on, aux principes du libéralisme, alors la deuxième meilleure option est sans doute celle que j'exposais juste au dessus.
  9. Mégille

    Shower thoughts

    L'Odyssée devrait être adaptée en morceaux, par plusieurs réalisateurs. Les chants 1 à 8 devraient être adaptés par Tarsem. Les chants 9 à 12 par Guillermo del Toro. Les chants 13 à 20 par Jeunet. Et les chants 21 à 24 par Tarantino.
  10. A y repenser, la solution pragmatique (c'est à dire le plus libéral des compromis avec les anti-libéraux sur l'immigration) consisterait sans doute à augmenter le coût des visas, tout en les simplifiant par ailleurs. Pas de catégorie autre que la durée du séjour et le statut de réfugié, pas de critère autre que de ne pas avoir été interdit de territoire par la justice, pas de privilège d'accès pour qui que ce soit (famille, travailleur jugé essentiel, ou autre), pas de quota de quoi que ce soit, pas de chiffre d'entrée décidé en amont, et un prix (sauf pour les réfugiés) paramétrique et négociable (tout comme les critères de naturalisation) pour internaliser dans les décisions du migrant ce qui est perçu comme un coût général de l'immigration par la population. C'est ce qui s'apparente le moins à de la planification, et ça revient à favoriser l'entrée soit de ceux qui ont déjà le plus d'argent à amener, soit de ceux qui estiment avoir le plus à y gagner par le travail, plutôt que filtrer les entrés à travers un tamis de critères bureaucratiques dont les indicateurs sont facilement décorrélés de l'intention politique initiale (elle même en décalage avec la réalité). La barrière à l'entrée protégerait des cassos. Comme effet redistributif inévitable parmi les locaux, ceux qui y perdraient immédiatement seraient les employeurs de main d'oeuvre bon marché, et peut-être les propriétaires (à supposer que la demande de logement supplémentaire due à l'immigration ne soit pas absorbé au sein de la partie planifiée bureaucratique du logement, et compensé par le risque de squat pour les proprios), et y gagnerait, les autres. En gros, je crois, alors que parmi les étrangers, ça discriminerait en faveur des plus riches, vis à vis de la population locale, ça discriminerait plutôt en faveur des prolos. Et ce serait peut-être une façon de les détourner du socialisme de droite (ou du nationalisme de gauche) à la française. Ca permettrait aussi de virer des bureaucrates, ce qui est toujours bon à prendre. Le négatif que le gauchiste en moi y voit (en plus du coté tariff/brigand au bord de la route que voit le libertarien) est le risque de perdre des étrangers pauvres mais talentueux avec une productivité potentielle haute, et le risque de pénaliser des réfugiés pauvres mais légitimes si la durée des procédures de reconnaissance de ce statut les forces à payer en attendant. Dans les deux cas, des banques ou des assos avançant les frais de visas seraient sans doute une solution adéquate.
  11. Je ne me souviens plus très bien, mais je sais que j'avais mis Borges en tête de liste, et la "Maison des feuilles" quelque part... Je suis curieux à propos de l'adaptation. Je la chercherai dès que j'en aurai fini avec le livre.
  12. Il paraît que Gandalf y est cité.
  13. Je me demande jusqu'où ira l'exode rural. J'ai des vieux souvenirs de cours d'histoire-géo lors desquels on nous présentait le concept, tout comme celui de "transition démographique", comme un processus à peu près fini, et de façon implicitement téléologique comme un passage nécessaire pour aboutir au monde actuel. Mais sans forcément en analyser les causes, et sans voir que (encore une fois comme pour la transition démographique) elles n'avaient aucune raison immédiate de disparaître. Et en l'occurrence, la cause est profonde. Les populations humaines se sont toujours déplacé, et se déplacent toujours, vers les richesses, les ressources. A faible degré de division des tâches, c'est un facteur de dispersion, puisque la présence d'autres humains au dessus d'un certain seuil réduit la valeur du lieu, et c'est ce qui a poussé nos congénères à s'installer de l'Himalaya jusqu'aux îles du Pacifique. A partir d'un certain nombre d'occupants, une vallée fertile (peu importe qu'on veuille payer le coût de la partager ou prendre le risque de la disputer) devient moins intéressante que le Groenland ou le Kalahari. Mais l'augmentation du degré de division des tâches augmente le gain à la proximité des autres, et a déjà fini par rendre comparativement pour ainsi dire insignifiante la proximité des ressources naturelles. Si on étend la courbe, on finit tous accumulé dans quelques grandes métropoles (voire dans une seule métropole mondiale), et les exploitations agricoles, carrières minières, etc, deviennent des usines-machines à ciel ouvert, où grouillent robots et drones, et où des ingénieurs humains ne mettent les pieds que très occasionnellement. Evidemment, la réalité est toujours plus complexe qu'une prédiction à partir d'un seul facteur. Mais ce facteur là est quand même suffisamment réel pour qu'un phénomène comme les migrations internationales n'en soient qu'un cas particulier, puisque des pays entiers sont comme une ruralité pour le globe. (bien sûr, ce sont les urbains des petits pays qui immigrent, mais c'est parce que l'attraction d'une métropole A depuis un lieu B doit être à peu près égale à la différence de richesse entre A et B divisée par le coût pour s'y rendre, tant et si bien que même si (richesse de A) moins (richesse de est moins important depuis une autre ville, la plus grande facilité d'accès suffit à ce que le quotient final soit plus haut) A quoi d'autres s'attendre ? Que les désagréments des villes, grandissant avec leur densification, finissent par dissuader l'immigration ? Une rétroaction négative finirait alors par maintenir l'humanité dans un équilibre urbain-rural, sans doute à travers des variations cycliques. Ca ressemble à ce qu'on présentait, dans mon souvenir, comme soit actuel, soit très proche, dans les manuels de géo. Sauf qu'on ne voit pas encore l'ombre de cette rétroaction au niveau global, et la Chine a des villes aux populations de plusieurs ordres de grandeur au dessus des nôtres. Quoi d'autre ? On s'attend aussi parfois à ce que la baisse du coût des transports et des communications permette de jouir des avantages de la division du travail sans payer le coût de la proximité des autres humains. On irait alors vers un retour global au nomadisme. Mais ce facteur là aussi me semble trop faible ou trop lointain, la richesse réelle inclue l'accès à un paquet de services humains qui ne passent pas par la fibre ou le satellite, et ne gagnent pas forcément à être envoyé par drone ou ryanair depuis l'autre bout d'un continent. En plus, les avancés qui peuvent baisser les coûts de s'écarter de la ville peuvent aussi baisser d'autant plus le coût de la ville (par exemple, en facilitant l'accès à son centre depuis sa périphérie, ou en facilitant son organisation). A part l'effondrement civilisationnel (et c'est effectivement le processus auquel appartiennent généralement les désurbanisations), je ne vois pas très bien ce qui pourrait plausiblement inverser la tendance. Et c'est peut-être ce vers quoi on va avec l'abrutissement général et la dénatalité. D'ailleurs, la dénatalité est sans doute une rétroaction positive de la concentration urbaine. Donc... que faire entre temps ? Tenter de ralentir le processus en se disant que même si, hypothétiquement, l'ultra-urbanisation était bonne, l'étape suivante sera la pire ? Ou bien tâcher de penser et préparer un inévitable monde ultra-urbain pour le rendre le meilleur possible, quoi que soit ce qui viendra ensuite ?
  14. Bonjour libertis, bienvenu par ici ! Si jamais tu comptes rester par ici, je t'invite à commencer par créer un topic pour te présenter ! C'est ce à quoi est réservé le "forum des nouveaux", et si tu n'as pu créer de topic qu'ici, c'est parce qu'on préfère justement se connaître un tout petit peu avant d'échanger. Merci pour le partage, toutefois !
  15. Mégille

    Shower thoughts

    C'est aux romains que les arabes doivent l'institution du harem et des eunuques, et aux perses qu'ils doivent la chevalerie.
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