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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Mégille

    Septennats.fr

    Vous savez que ces jeux sont générés par Claude et que vous pouvez générer les mêmes en version libérale en 10 minutes ?
  2. Je trouve ça fascinant, ces comportements coopératifs imprévus d'agents. Surtout si, comme je crois l'avoir lu à propos d'un autre cas similaire, il arrive que des agents se "sacrifient" en utilisant tous leurs token alloués pour aider les autres agents à résoudre leur tâche. Je ne comprends pas comment fonctionne ce qui leur sert de motivation.
  3. Funfact : le droit musulman sunnite interdit théoriquement de résider de façon permanente en pays non-musulman, mais autorise d'y voyager pour faire affaire. Et la jurisprudence religieuse actuelle repose beaucoup sur l'ambiguïté des limites de ceci pour rendre l'interdit ineffectif.
  4. C'est le monde à l'envers !
  5. Peux tu me rappeler ces sources ? (outre les think tanks conservateurs américains) Il y a bien une tradition ancienne de défense du droit d'immigrer, même si elle appartient surtout à la tradition jusnaturaliste moderne en générale plutôt qu'aux grands libéraux classiques - encore qu'elle s'inscrit dans ce qu'on appelle "libéralisme" en relations internationales. Les plus grands représentants de ceci étant Grotius et surtout Kant. Il faudrait aussi vérifier du coté de Diderot et de Voltaire. Outre ça, deux choses : revendiquer un droit d'émigrer implique d'exiger un droit d'immigrer dans les pays voisins (même si, étonnement, cette déduction est rarement faite), et le droit de commercer à l'étranger, et avec les étrangers, revendiqué par tous les libéraux, implique bien un droit à la migration au moins provisoire, le temps de faire affaire.
  6. Je trouve non-triviale la définition par la séparation du travail et du capital (propriété des moyens de production, en en excluant la nature brute et les travailleurs eux-mêmes). Elle n'inclue ni l'agriculture de servage médiévale, puisque les paysans (individuellement ou collectivement) étaient propriétaires de leurs outils, de leurs moulins, de leurs fours, etc. Ni les latifundas romaines, où les travailleurs étaient esclaves, mais sans circularité. Il y a deux cas limites : l'état propriétaire, monopoliste, où on a bien une séparation travail/capital, mais sans véritable marché. Et l'économie marchande primitive ou libertaire (largement hypothétique à grande échelle, je crois), où les échanges ont lieu uniquement entre travailleurs-entrepreneurs individuels ou entre coopératives, sans qu'il n'y ait accumulation de capital privé. Lequel des deux est capitaliste, lequel ne l'est pas, c'est ce qui dépend de la définition. Je préfère inclure le premier, pour une raison un peu bête : ça embête plus les socialistes.
  7. D'ailleurs, je suis un peu surpris par le double standard entre les technologies IA et les technologies génétiques. J'ai l'impression qu'on a décidé mondialement, pour des raisons éthiques, et par peur des scénarios catastrophes possibles, de sous-investir les applications de crispr-cas9 et de les hyper-réguler pour éviter tous les risques possibles, alors qu'on boulevard a été mis en place pour le développement de l'IA, malgré des enjeux tout à fait similaires. Est-ce juste une raison de timing ? Parce que l'IA a émergé et s'est imposé trop vite pour les régulateurs, et en même temps qu'une administration américaine très favorable à son secteur. Ou alors, est-ce que, soit je sous-estime le risque réel des technologies génétiques -contrairement aux régulateurs- , soit je le surestime, et que je ne me rends pas compte qu'on les utilise beaucoup sans avoir tant à en tirer ?
  8. Que les libéraux classiques aient eu par moment certains des vices actuels du RN n'implique pas que le RN ait la moindre des vertus du libéralisme (classique ou non) !
  9. Sans doute, mais ce qui m'intéressait ici est que le modèle économique des polders était bien du capitalisme, quoi qu'agricole. Et même déjà d'un capitalisme financier. A propos de ce qui précède, ça dépend de la direction qu'on privilégiera pour définir le capitalisme : par le libre-marché, ou bien par la séparation du travail et du capital. La deuxième piste de définition est marxiste, mais après tout, le concept de capitalisme l'est initialement aussi. Et celle là à l'avantage de pouvoir remballer facilement les soit disant anticapitalistes qui se contentent de vouloir mettre en place, d'après leur propre définition, ce qui ne serait qu'un capitalisme d'état (concept absurde selon la première définition). La définition marxiste (qui est aussi celle de Domi) a aussi l'avantage de mieux cerner la spécificité de l'économie moderne. L'économie romaine aussi était largement marchande (même si elle n'était pas libre -et ses "marchandises" surtout pas), mais la qualifier de "capitaliste" serait bizarre.
  10. Oui, je le connais, et je trouve son argumentaire là dessus un peu idiot. Un état, démocratique ou non, est toujours une menace pour la liberté, et dans une certaine mesure, en anarchie, tout le monde menace la liberté de tout le monde. L'anarchie reste théoriquement le régime supérieur, puisqu'il n'est pas en lui-même une violation des libertés. HHH a raison là dessus. L'anarchie n'est pas réalisable actuellement, et ne le sera vraisemblablement pas de sitôt (à mon avis, c'est une question de conditions morales et culturelles qui ne sont pas remplies par notre société, je ne sais pas ce qu'en pense Hoppe), et il faut donc se rabattre sur le deuxième meilleurs système, étatique. Là aussi, je suis Hoppe. Par contre, à propos du régime le moins mauvais pour la liberté, je me place du coté de la tradition libérale classique beaucoup plus que du coté de Hoppe. Au delà des écarts occasionnels du coté de l'anarchisme ou du monarchisme, la tradition libérale a toujours privilégié le régime représentatif, parlementaire, avec séparation des pouvoirs (ce qui implique au moins une composante démocratique). Et il me semble que les faits témoignent qu'effectivement, c'est ce qu'on fait de mieux. Même Singapour a tout de même une assez haute dose de parlementarisme et de séparation des pouvoirs... ce n'est pas un hasard si ce n'est pas l'absolutiste Brunei à coté qui soit un fantasme pour les libéraux. Et ce n'est pas non plus un hasard si ce sont souvent des petits états comme Singapour, le Liechtenstein ou la Suisse, plutôt que de gigantesques empires. Attention, ce que je défends n'est pas tant la démocratie en tant que telle mais surtout la séparation des pouvoirs. Mais effectivement, je vois beaucoup mieux comment réaliser celle-ci au sein d'une démocratie représentative (ce que les anciens auraient appelé "aristocratie élective"), plutôt qu'au sein d'une monarchie (ou d'une démocratie directe). Nos "démocraties libérales" actuelles ont un autre problème, qui est la bureaucratie, mais celui là n'est pas propre à notre régime, et je trouve les néo-réactionnaires très naïfs de croire qu'un absolutisme monarchique nous en débarrasserait plutôt que d'ajouter un autre mal à celui là. Il suffit de se souvenir des empire chinois ou byzantin pour se convaincre de la parfaite compatibilité des deux. Ca n'a pas la force d'une démonstration scientifique rigoureuse, mais il y a tout de mêmes quelques arguments forts de ce coté là, et ce serait sans doute insulter ta culture libérale que de te les rappeler... En tout cas, je ne retiens pas l'histoire comme élément à charge contre la liberté d'expression. Il me semble même que le "libre marché des idées" est précisément ce qui a rendu l'Europe moderne supérieure, en lui permettant de critiquer ses dogmes, politiques, religieux ou scientifiques. J'irais même jusqu'à dire que le combat pour la liberté d'expression est la première cause du libéralisme. Elle l'est historiquement (en même temps que le combat pour la liberté de culte), mais aussi structurellement, puisque ses arguments sont tout à fait analogues à, et à la fois plus parcimonieux que, ceux pour le libéralisme économique, et elle l'est aussi fondationnellement, puisque rejeter la liberté d'expression c'est rejeter la possibilité même de défendre la liberté tout court contre un pouvoir qui la menace. Tu ne peux pas décemment te dire libéral sans défendre la liberté d'expression. Même un "libéral moderne" partisan d'un interventionnisme économique et d'une redistribution forte usurperait moins cette étiquette. Je ne vois pas comment répondre à ça, puisque ça me semble contradictoire. Tu attaques la société individualiste tout en défendant l'individu individualiste, mais quelle autre société pourrait produire des individus individualistes, et qu'est-ce qu'une société individualiste si ce n'est des individus individualistes ? Tu rejettes le tribalisme, mais tu reviens implicitement à une forme de tribalisme européen (et anglo-saxons... mais pourquoi donc ?)... Il doit me manquer une pièce de puzzle ou deux pour que je puisse voir comment tout ça pourrait être cohérent. Au fait, penses à bien répondre à @Lameador sur ton ancien pseudo (publiquement ou non), pour éviter de contrevenir à la charte en faisant du double-compte
  11. Je ne suis pas d'accord avec ta clause anti-agricole. Elle amènerait à faire commencer le "vrai" capitalisme vers la deuxième moitié du XIXème siècle, alors qu'une bonne partie de ses mécanismes fondamentaux étaient déjà en place. Le capitalisme est d'abord agricole, avant d'être industriel. Les marxistes (entre autre) regarde souvent du coté des enclosures anglaises et des compagnies coloniales du début de la modernité. Mais ils oublient que les enclosures commencent beaucoup plus tôt, dès le XVème siècle, et étaient le fait de paysans libres/yeomen plus efficaces que les autres et qui rachetaient les "bandes" de terre de leurs voisins dans le champs communs pour s'en faire un champs privés. Ceci, non pas avec le soutient du roi et de la haute aristocratie comme à partir du XVIIème, mais contre eux et malgré leurs interdits. Mêmes si ses premières parcelles nouvellement closes étaient beaucoup plus petites étaient assez modestes (on parle de "piecemeal enclosure" pour cette période), il suffit qu'ils aient eu besoin de se payer quelques ouvriers agricoles pour les aider pour que ça ait été du capitalisme. L'autre élément de capitalisme agricole primitif, contemporain du début des enclosure et donc antérieur aux capitalismes colonial et industriel, est le polder hollandais. En construire un (digues successives, systèmes de pompes activés par des réseaux de moulins, etc) demandait de mobiliser beaucoup de capitaux pour l'époque, et pour y parvenir, ils prenaient déjà souvent la forme de sociétés par action ! On a déjà du capitalisme financier ici, dès le moyen-âge tardif. Il faudrait aussi que je me renseigne sur la construction navale vénitienne. Je sais que le procédé était déjà quasi-industriel (voire industriel tout court), mais je ne connais pas le mode d'organisation du travail qui y était lié.
  12. Le Mexique et le Canada devraient accepter de jouer aux cons avec lui, et renommer "Epstein", ou "underrage victim of Donald", une forêt, un désert, une montagne, ou n'importe quoi à la frontière américaine.
  13. Bienvenue de la part d'un gauchiste ! J'ai du mal à comprendre ce que ta nouvelle idéologie garde de véritablement libéral. Oui, le libre-marché ne se défend pas tout seul, tout comme il ne produit pas la richesse automatiquement, mais seulement en permettant aux individus de produire librement. Il se trouve que c'est ce qui fonctionne le mieux pour que de la richesse soit produite au final. Ceci n'empêche pas qu'une bande de fainéants puisse ne rien produire du tout dans une économie libre, simplement, le résultat aurait été encore moins bons dans une économie administrée/planifiée. De la même façon, le libéralisme, pour triompher ou seulement se maintenir à flot, a besoin d'être défendu comme valeur, mais ce que nous apprend le libéralisme, c'est que c'est seulement par la libre expression des idées contradictoires que l'on peut s'assurer que les meilleures finissent par triompher. Si la non-neutralité de l'état que tu prônes est une simple exigence de déclaration de principe de la part de l'état et de ses représentants, alors pourquoi pas. Je suis même ouvert à ce que des discours légèrement nationalistes soient tenus au nom de l'état. Mais si jamais tu veux quoi que ce soit de plus, c'est à dire, empêcher la libre expression et la libre association des antilibéraux, alors, ce serait suicidaire. Comment défendre la supériorité de la liberté, si on estime que même en idée, elle ne peut pas vaincre ses rivales sans tricher et utiliser la contrainte ? Et à propos de l'idée d'empire - prônes tu littéralement une unification politique de tout l'occident ? As tu l'impression que les empires soient généralement plus libéraux que les plus petites entités politiques ?
  14. Vraiment dommage qu'ils n'aient pas invité Lisnard. C'est peut-être un "petit" candidat (encore que... pas sûr que Glucksman fasse beaucoup plus que lui), mais le medef aurait clairement gagné à ce qu'il soit là pour donner la réplique aux autres.
  15. Il a développé cette stratégie de com pour l'élection de 2017, à peu près en même temps que Trump donc (pour 2012, il me semble qu'il était encore sur un style gauchiste plus classique). L'inspiration, c'est peut-être plutôt Bepe Grillo. Mais même s'il est bon, il a quand même un sacré avantage au fait d'être à peu près tout seul sur la ligne de départ avec Lepen pour l'instant. Il n'y en a pas un seul autre dont on a pas la certitude qu'il ne se retire pas ou ne perde pas une primaire avant le vrai jeu. L'une de ses astuces est de dire un truc un degré (mais juste un) plus complexe et nuancé que la compréhension qu'en aura facilement le premier journaliste venu, ce qui lui permet ensuite de donner à sa proposition une apparente sophistication face aux caricatures malhonnêtes... mêmes si c'est toujours bête à la fin. Typiquement, cette histoire d'annulation de dette, puisqu'il ne s'agit "que" d'annuler celle à la banque de France - c'est à dire faire tourner la planche à billet. C'est un "motte and bailey" au rabais, puisque même le bailey est ridicule, mais apparemment c'est suffisant pour impressionner le chaland. Inéluctablement... https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/je-le-serai-xavier-bertrand-confirme-son-souhait-d-etre-candidat-a-l-election-presidentielle-de-2027-20260827
  16. Mélenchon profite beaucoup du vide autour de lui. Le flou des autres candidats, et l'anti-charisme de Glusksman (qui pourrait très bien ne pas se présenter au final, si il perd la primaire) fait que les électeurs ne se projette pas vraiment pour voter d'autres que lui. Mais on peut espérer que les effets d'annonce des candidatures finales viennent rééquilibrer les votes. Enfin j'espère. (et tu es sûr que Bagayoko n'est pas musulman ?)
  17. Les différences doivent être dues à d'autres facteurs (ancienneté moyenne, distribution des statuts certifiés/agrégés, heure et tâche supplémentaires, etc), pas directement aux matières enseignées.
  18. Mégille

    Nécrologies

    Et aussi un très beau diable dans Legend 😢
  19. Il me semble tout de même que les contractuels, un gros 8 à 10% des profs, n'y sont pas comptabilisés.
  20. Dans les Histoires romaines de Dion Cassius, à la fin du paragraphe 6, livre 71. (j'ai corrigé les fautes de saisie) Les fameuses faiblesses d'estomac et de poitrine pourraient être un syndrome de sevrage.
  21. Mégille

    Aujourd'hui, en France

    Sans être un très grand fan ni de parc d'attraction, ni de manga, je suis assez enthousiaste là dessus. C'est pertinent pour le monde, puisque c'est devenu un élément important de culture globale, et pour la France, qui en est une très grande consommatrice, et ça contrebalance la niaiserie de Disney. J'aimerais beaucoup voir un parc Miyasaki, mais je ne sais pas si ça entre dans "manga". J'imagine qu'il y a aussi du potentiel pour un aqua-parc One Piece. Et c'est peut-être l'occasion d'essayer les improbables équipements aériens d'Attack on titans. Manque plus qu'un club bdsm extrême à thème Berserk. J'attends toujours de la part de l'Italie un Dante park pour concurrencer les naraka parks asiatiques.
  22. Je fais un dive autistique sur l'histoire des psychoactifs en ce moment. Pseudo-TIL des trucs surprenants sur lesquels je suis tombé (ou en tout cas, qui m'ont surpris) : Marc-Aurèle est le premier opiomane documenté. Ceci me fait légèrement reconsidérer la pertinence de ses Pensées. Les égyptiens se défonçaient au lotus (en fait, une sorte de nénufar), et je soupçonne Homère d'avoir confondu les effets de celui-ci avec ceux qu'il prête au jujubier de ses lotophages. Les effets du cannabis étaient connus au moyen-âge (ils l'étaient au moins par Hildegarde von Bingen et ses lecteurs), mais étaient vus comme un effet secondaire indésirable de l'usage de la plante (en onguent ou tisane) comme antidouleur. Le datura, originaire du Mexique (forte évidence génétique), se retrouve en Inde (assez fortes preuves écrites et iconographiques) et en Afrique du sud-est dès l'antiquité, et personne ne sait vraiment comment. (à la limite, si les textes indiens sont antidatés et qu'on attend le moyen-âge, on peut avoir un transfert trans-pacifique via les austronésiens, mais étrange tout de même qu'on en ait pas de trace ou de témoignage en Océanie ou en Asie du sud-est) Les mexicas ("aztèques") étaient une civilisation psychédélique. Il est assez normal qu'une civilisation connaisse quatre ou cinq psychoactifs, dont l'alcool, et parfois un hallucinogène à usage rituel. Les mexicas connaissaient et utilisaient rituellement près d'une dizaine d'hallucinogènes, et plus de l'alcool et du tabac. C'est, à ma connaissance, un cas unique, à peine comparable à celui des autres peuples précolombiens d'Amérique méridionale. Ils devaient être nombreux à avoir vu leur serpent à plume. Et vu leur passion pour l'aération des viscères humaines, je déduis que l'augmentation de l'ouverture d'esprit et la réduction du névrotisme par les psychédéliques n'est peut-être pas tout à fait suffisante pour réduire la violence. Plus au sud, les incas avaient fait une révolution théo-psycho-chimique majeure un siècle avant l'arrivée des espagnols. Ils ont marginalisés l'usage des différents hallucinogènes, importants dans les rituels de leurs prédécesseurs, au profit d'une production et d'une distribution centralisées d'alcool et de cocaïne. Ceci sans doute pour rationnaliser leur empire, en même temps qu'ils marginalisaient les différents dieux au profit du seul Dieu-Soleil, et les prêtres au profit des guerriers-administrateurs. J'en suis à m'interroger sur la réalité des onguents de sorcière en Europe (dont les ingrédients, très dangereux, contiennent effectivement des hallucinogènes), et la possible vérité de l'hypothèse de la sorcellerie comme pratique rituelle secrète... mais c'est léger. Et malheureusement, le dernier type à avoir publiquement essayé les recettes d'onguent en question... en est mort.
  23. Ce n'est pas qu'une défaite idéologique, et ce n'est pas qu'un échec stratégique qui a permis ça. La massification d'internet et sa centralisation en quelques plateformes ont suffis à créer un jeu d'incitation qui tirait dans ce sens, la massification en augmentant le gain à le faire, la centralisation en facilitant la chose.
  24. Ou la recherche scientifique et technologique. Non pas qu'on soit si bon pour ça en France non plus... Il y a quand même une distinction importante à faire ici, entre la création de richesse qui s'exporte (qu'elle soit matérielle ou non), et les services de proximité qu'on se rend les uns les autres. On a besoin de tous les types de richesses qui sont exportables, et pour qu'il y ait de la richesse qui rentre, il faut qu'il y en ait qui sorte. Ce n'est pas en se coupant les cheveux les uns les autres qu'on va pouvoir acheter quoi que ce soit aux américains et aux chinois.
  25. Il y a plusieurs facteurs pouvant biaiser vers le pessimisme, et je suis assez dubitatif concernant celui là. Les critiques négatives sont rarement très originales, et les éloges le sont au moins occasionnellement. En plus de quoi, la tendance générale au conformisme est sans doute plus forte que le désir de se différencier (qui la plupart du temps est réduit à des variations minimes au sein d'un cadre acceptable). Un autre facteur est que le négatif est momentané et immédiatement perceptible, alors que le positif se manifeste sur du temps plus long. C'est la justification de son optimisme par Pinker, c'est aussi l'idée générale derrière ourworldindata. Un autre encore est qu'il y a un intérêt pragmatique, et sans doute un avantage évolutif, à être au moins modérément pessimiste, et qu'il est possible qu'on soit généralement hardwired pour ça.
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