-
Posts
6386 -
Joined
-
Last visited
-
Days Won
37
Everything posted by Mégille
-
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille replied to 0100011's topic in Politique, droit et questions de société
L'église catho est "de gauche" sur certain point (peine de mort, immigration), "de droite" sur d'autres (anti- sexe non procréatif, jusqu'à l'opposition au préservatif). Une partie de ça, comme l'opposition à la peine de mort, fait bel et bien parti du dogme, je crois. L'opposition générale à la guerre est aussi assez caractéristique. À propos de l'immigration, outre la cohérence générale avec ses doctrines, c'est aussi stratégique. Il y a beaucoup plus de catho en Amérique latine qu'aux USA, et peut être même plus en Afrique qu'en Europe. Ce serait idiot de la part de l'Institution que de se mettre du côté d'une bande d'hérétiques et d'athées contre son propre troupeau. Ça en fait un "parti" intéressant, avec sa propre cohérence interne. Demander à l'église de ne pas faire de politique est un peu idiot. L'église fait de la morale, et il n'y a pas de sujet moraux que la politique ne s'abstienne aujourd'hui de saisir. -
Concours de philosophie et parisianisme
Mégille replied to Adrian's topic in Philosophie, éthique et histoire
Oh, non, je ne mourrais pas pour défendre cette colline là. La dissertation scolaire française a beaucoup de défaut, et la réduction de l'entrainement philosophique à un ou deux exercices est encore pire. D'où la médiocrité de beaucoup de nos philosophes officiels (Enthoveen, qui est sans doute un excellent disserteur, est bien plus mauvais que M Phi de youtube, qui n'est pourtant pas génial). La dissertation a bien quelques qualités. Elle permet d'évaluer à la fois la culture et le raisonnement, et surtout la culture en tant qu'elle est mobilisée dans un raisonnement. De simples exercices de logique et questions de connaissance ne permettent pas ça. Et la petite gymnastique à laquelle elle pousse est en elle même un plutôt bon exercice. Pour bien réussir une dissert, il faut essentiellement savoir trouver et mettre en évidence la contradiction la plus profonde qui soit pour un sujet donné (c'est à dire une tension entre deux thèses possibles opposées, qui est à la racine de toutes les contradictions internes au sujet, et seulement à celle-ci), pour ensuite trouver une façon de la "dépasser". Et ce dépassement, même s'il est soumis à plusieurs attentes très précises, et même s'il y a quelques "pattern" prévisibles pour le réussir (élargir ou préciser une définition, remettre en cause un présupposé, etc), est un geste créatif. On cherche ici une façon de penser "hors de la boîte", ce qui est un peu paradoxal (d'où le flou sur les critères de notation), mais quand même pas de ce qu'on a trouvé de mieux. Donc en soi, il s'agit de savoir se mettre le nez face à un problème grâce à des définitions rigoureuses, plutôt que de rester dans la cécité confuse habituelle, pour ensuite chercher à en sortir de façon originale. Ce sont deux compétences très utiles, et sans doute bien au delà de la philosophie. Plus qu'à de l'art contemporain, ça pourrait être comparé à de la muscu. Ca fait beau, ça peu être utile comme auxiliaire à d'autres sports, mais en soi, c'est assez vain, et potentiellement nocif si on ne fait rien d'autres. Le risque, qu'on voit chez nos disserteurs professionnels, est de confondre l'exercice avec la philosophie elle-même, qui va souvent demander une mobilisation de connaissances (et de raisonnements préalables provisoirement pris comme acquis) beaucoup plus extensive et précise que ce qu'exige (et permet) une composition de quelques heures, ainsi que la maîtrise de formes de raisonnement qui se prêtent parfois assez peu à ce cadre-ci (et parfois même, qui se prêtent peu au langage naturel). -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille replied to poney's topic in La Taverne
Probable. Reste que le polyamour est au moins compossible avec la stabilité. Je n'ai pas toujours été décadent. C'est en bonne partie une réaction contre l'hygiénisme de la période covid, et puis, un virage de sortie de dépression, qui m'ont amené là. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille replied to poney's topic in La Taverne
Non, il n'y a pas/plus de relation entre les deux, et ça passe par deux autres villes, donc ça va. Mes relations polyamoureuses présentent durent plus et me semblent plus tables que mes relations monogames de prime jeunesse. Oh, et Pâque mubarak en retard tout le monde ! -
On devrait peut-être restaurer la damnatio memoriae.
-
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille replied to poney's topic in La Taverne
Je découvre tout juste que l'une de mes amoureuses est amoureuse de la soeur de l'amoureux d'une de mes amantes. Je ne suis pas à l'aise avec le surgissement de relation familiale à l'intérieur d'un polycule... encore une chance que c'est assez éloigné. C'est peut-être pas plus mal que nous autres dégénérés ne sommes pas si nombreux que ça. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille replied to poney's topic in La Taverne
Je garde les miens cachés en cas d'Armageddon économique. Les déclarer ne m'était jamais passé par la tête. -
Il me semble que c'est l'objet d'un bout d'analyse intéressant de Todd : les bobos seraient globalement en train de revenir au couple monogame et à la vie en ménage (quoi que sans avoir plus de deux enfants), et les discours sur les formes plus libres de vie, émanant surtout de cette classe, porteraient préjudice aux classes plus populaires, qui elles souffriraient justement de différents maux liés à des vies et de familles moins structurés.
-
J'ai l'impression que le français moyen - c'est à dire, qui est significativement moins "informé" que le français présent en ligne et médiatiquement moyen - a une meilleure compréhension de ce qu'est le libéralisme qu'une bonne partie des commentateurs politiques. Ce qui n'est pas très dur, il lui suffit de deviner que ça a à voir avec la liberté, et d'avoir entendu dire que ça va bien avec le capitalisme, pour faire mieux.
-
C'est à la limite compréhensible au sujet de Friedman (et encore, au prix d'un contresens), mais pour Hayek, il ne l'a clairement pas lu.
-
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille replied to 0100011's topic in Politique, droit et questions de société
A partir du moment où il y a transition hormonale et/ou chirurgicale, la personne trans se retrouve, comme l'intersexe, avec des caractéristiques sexuelles ambigus, l'élargissement de la question est donc assez logique. -
Technologies militaires et innovations.
Mégille replied to Lameador's topic in Science et technologie
Détruit des infrastructures militaires, capture des dirigeants... -
C'est un prédécesseur et un inspirateur lointain du mouvement, rien n'a lieu de son vivant, à ma connaissance. Mais effectivement, avant Herzl, les tous premiers étaient sionistes étaient plutôt socialistes, voire libertaires.
-
Kamil Muranski peut gagner la guerre en quelques secondes tout en faisant du headbang sur du black metal norvégien. Et au point où ils en sont, Trump et Hegseth pourraient littéralement l'en croire capable et le recruter. (c'est maintenant que je m'aperçois que la vie est un peu triste sans Chuck Norris)
-
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille replied to 0100011's topic in Politique, droit et questions de société
C'est pas nouveau que les intersexes sont surreprésentés dans le sport féminin, et ce n'est pas surprenant qu'elles le soient (je dis "elles" puisqu'a priori, il s'agit bien de femmes qui s'identifient comme telles et ont bien une identité féminine socialement et médico-administrativement). Il y a même probable que réciproquement, un grand nombre de championnes soient intersexes, peut-être même une majorité, selon les critères que l'on retient pour définir l'intersexuation (par exemple, si on prend en compte les taux d'hormones). C'est la raison pour laquelle l'attitude binariste "de bon sens" qui rejette comme woke les subtilités sur la définition du sexe est inapplicable à la question des catégories sportives. Toute définition du sexe féminin suffisamment restreinte pour exclure toutes les femmes trans exclura mécaniquement un grand nombre de femmes cis, puisque "trans" et "cis" sont des catégoriales sociales, définis en terme de parcours de vie, et ne sont qu'indirectement liées aux faits biologiques. Et inversement, on doit s'attendre à ce que certaines définitions basées sur des critères biologiques puissent bien admettre *certaines* championnes trans. Si Imane Khelif s'identifiait comme homme et changeait de sexe à l'état civil, ça ferait d'elle un homme trans, et symétriquement, une petite fille aux genitalia ambigus qui seraient identifiées à la naissance comme un garçon par un médecin peu regardant, et élevé comme garçon par ses parents, pour ensuite s'identifier comme femme, serait une femme trans. Et ce, quelque soit ses traits biologiques féminins (par exemple, des cellules avec XX). C'est moins probable et beaucoup plus rare que le cas inverse, mais je peux imaginer des mécanismes possibles (par exemple, avec un caryotype en mosaïque et des ovotestis partiellement extérieures). Le cas serait rare, et exceptionnel, évidemment. Mais les champions et championnes sportives sont déjà des cas exceptionnels, et précisément sur des points qui relèvent de la biologie comme le développement musculaire. On ne peut pas leur demander de n'être anormaux que sur ce qui nous arrange. -
Technologies militaires et innovations.
Mégille replied to Lameador's topic in Science et technologie
Dans un futur possible, et pas le pire, le jus in bello passera de "pas de mort civil" lors d'une guerre à "pas de mort" tout court. Il s'agirait alors d'affrontement de robots obéissant grossièrement à la première loi d'Asimov (au moins de façon minimale, "ne pas tuer"), qui n'éclateront que lorsque les militaro-actuaires des deux partis ne tombent pas d'accord sur le risque matériel de l'intervention. Ca inciterait peut-être à une course au mimétisme humain, afin de protéger ses robots contre les robots ennemis. -
Que la culture soit "coincé" ne signifie pas qu'elle soit médiocre. Les Dune de Villeneuve sont très bons, et on est en plein dans la "stuck culture". Idem pour les Batman de Nolan et pour le Joker de 2019. Les reboots et spin-off peuvent même être meilleurs que les originaux. Je pense vraiment que c'est une question de demande plutôt que d'offre, et que la demande de retrouver les mêmes histoires est un fait anthropologique profond. Il y a encore des tentatives de lancer de nouveaux mythos, y compris de bonne qualité et à très haut budget, typiquement les Avatar, mais ça accroche moins dans la culture. On pourrait très bien être parti sur plus d'un siècle d'imitation de LotR, de starwars, de Harry Potter et de Marvel, avec beaucoup de déchets -de manière générale, la plupart des oeuvres, même originales, sont mauvaises- et de temps en temps, pas plus rarement que d'habitude, des perles, qui feront oublier les originaux hors des milieux universitaires (ou de ce qui les aura remplacé).
-
Ils ont un gros bout de territoire, mais c'est du désert, et ils sont pas bien nombreux, les baloutches. Armé de l'extérieur, ils seraient sans doute capable de prendre leur indépendance, mais pas de faire tomber les régimes voisins. Et en plus de ça, il me semble qu'il y avait un info il y a quelques semaines selon laquelle les baloutches étaient solidaires du régime et s'armaient contre les américains. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais sachant que c'est traditionnellement des nomades bédouins-like (enfin, scythes plutôt, vu qu'ils parlent une langue iranique), je les imagines pas spontanément aligné sur les valeurs et la vision du monde occidentale. D'ailleurs, ça a pas l'air d'avancer coté kurde, non plus, cette histoire d'armement des minorités.
-
Sans doute que la clique qui fait tout pour taxer d'antisémites les critiques d'Israël fait aussi ce qu'elle peut pour étouffer et mettre à l'arrière plan les voix juives n'allant pas dans leur sens.
-
C'est beau comme une courbe de Philips. Je ne comprends pas pourquoi on devrait vouloir diminuer l'épargne, c'est très bien l'épargne. Et je ne comprends pas pourquoi on fait tout un plat de la balance commerciale. (c'est bien la balance commerciale, X-M ?) Comme l'épargne, l'excédent commercial est juste de la dépense différée (et réciproquement pour la dette et le déficit commercial). Aucun problème avec le fait d'épargner, aucune problème avec le fait d'emprunter... Tant que le petit jeu de la création monétaire ne s'en mêle pas, la chaîne internationale de création monétaire (la création des monnaies plus faibles étant à peu près des multiplicateurs de la création des plus grosses monnaies, le tout suspendu au pétrodollar) fonctionnant comme l'inflation, c'est à dire, comme un transfert de valeur de la fin de la chaîne vers le haut de la chaîne. L'importateur et l'endetté pillent l'exportateur et l'épargnant en en profitant au rabais par un artifice politico-monétaire. C'est donc le déficit public, c'est à dire (à une ou deux étapes près) la création monétaire, qui incitent à l'endettement (y compris pour des investissements idiots lorsqu'il aurait mieux valu épargner) et à la fois, pour les pays en situation de puissance monétaire, à l'importation. Donc c'est (T-G) qui fait à la fois monter (S-I) et baisser (X-M). Pour vérifier ceci, il faudrait vérifier si S-I augmente effectivement lorsque T-G diminue. Allons-y, testons, baissons la dépense d'état juste pour vérifier.
-
Je vois ça comme un retour à la norme humaine, c'est-à-dire à la forme de l'oralité, à peu de choses près. Les gens aiment se raconter et se re-raconter les mêmes histoires. Avec à chaque fois des variations, mais toujours en prenant pour critère une certaine idée de l'esprit de l'histoire, supposé déjà là, et pas l'innovation elle-même, toujours suspect. C'est comme ça qu'on se transmet les mythes, les légendes et les contes. Même Faust et Don Juan étaient encore de la paléo-stuck culture. Ca doit être quelque chose comme la baisse du coût de reproductibilité qui a provisoirement permis de produire et reproduire de nouvelle chose, jusqu'à ce qu'elle devienne collectivement suffisamment basse pour revenir à la structure des préférences de base.
