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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Moi je les trouve marrantes les histoires de Hamza. C'est pas tout à fait un jeunesse "normale", ou en tout cas, c'est clairement du coté "sale gosse" de la courbe normale, mais de là à être médiatisé nationalement... Au début, j'ai cru que c'était une blague, une sorte de caricature. Ca révèle surtout à quel point les journalistes sont parisiens et pariso-centrés. Ce qu'il aurait mérité c'est d'être foutu à l'eau à son tour par un autre gamin un peu plus vieux, éventuellement après une rouste. Là c'est digne d'un épisode de south park. Ca me rappelle celui où les enfants jouent aux ninjas et créent une panique générale en étant pris pour une cellule de ISIS. Pendant ce temps on a un paquet d'autres gamins d'à peu près le même âge qui apprennent le métier de proxénète en vendant leurs petites camarades de classe sur snapchat. Ceux là me font beaucoup moins rire. Mais eux, peut-être parce qu'ils ne sévissent pas dans les beaux cartiers de Paris, ils ne font pas l'objet d'une attention particulière des journaux ou de la police.
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Attaque du Hamas & répercussions
Mégille a répondu à un sujet de Freezbee dans Europe et international
Je ne suis sans doute pas assez renseigné. Tu as des sources particulières à partager ? -
J'ai eu beaucoup de mal à le finir, celui là. Les sous-intrigues m'intéressaient inégalement, et à 150~200 pages avant la fin, j'avais l'impression de regarder une de ces séries qui perd son propos initial en cours de route (pourtant, ce n'était pas un roman-feuilleton, je crois ?). La fin rattrape le tout, en effet, mais en donnant presque l'impression qu'il se presse de finir. Et je suis un peu perplexe concernant les intentions de l'auteur, qui veut montrer que les superstitions finissent par être démystifiées, et à la fois, tient à nous étaler en long et en large ses théories sur les mystères d'Egypte et ses connaissances ésotériques en tout genre. Je crois que le chef bohémien est le véritable personnage principal. Dommage, il m'amuse moins que von Warden. J'étais très content de ce que le livre promettait initialement d'être : une suite de blagues de belge et de plans à trois incestueux et peut-être nécrophiles.
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TIL le hoazin, mais outre les griffes aux ailes de ses oisillons, je retiens surtout le roast gratuit qu'il se prend sur wikipédia : (passages qui me font marrer surlignés)
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Il faudrait faire X alors même que ne pas vouloir X est spécifiquement la seule chose sur laquelle la majorité se met d'accord, sous prétexte que X est voulu par une minorité un peu plus grosse que les autres ?
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Je les ai justement choisi parce qu'elles étaient des élections à trois gros candidats, où le plus mauvais l'a emporté en ayant une légèrement plus haute minorité, tout en représentant d'autant moins la majorité. Wilson l'a emporté alors que presque les deux tiers des électeurs avaient voté pour un républicain (en comptant Teddy Roosevelt comme tel), et Allende l'a emporté alors que presque les deux tiers des électeurs avaient plutôt voté pour un candidat de droite. C'est justement ce genre de chose que permet d'éviter le deuxième tour.
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Dictature était le mot employé à l'époque (par Lénine aussi bien que par Schmitt), et pas forcément dans un sens négatif, qu'il n'a pris que plus tard. Tout comme "despote" avait encore une connotation positive au XVIIIème. Qu'est-ce que tu lui reproche, au scrutin à deux tours ? Je le trouve pas mal, moi. Le scrutin à un tour, pour un président, c'est ce qui a donné Wilson aux USA, et Allende au Chili.
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Que dire alors de ceux qui ont voté pour qu'il fasse à son pays la même chose qu'à ses business... (je sens que @Lancelot va m'en vouloir d'avoir fait un HS Trump ici, j'arrête, promis !) Bref, je reste perplexe sur le business model de IA. Mais je reconnais n'y comprendre rien. J'ai quand même l'impression de moins entendre parler de l'éclatement de la bulle qu'il y a quelques mois (ce qui n'est pas forcément un bon signe).
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Je l'apprends, mais sans surprise. La dictature était globalement à la mode dans les années 30, et le remarquer n'exige pas un très grand effort spéculatif. Tu veux dire, si on avait eu un tournant dictatorial sans avoir été soumis à l'Allemagne ? Sans doute une trajectoire similaire à l'Espagne, non ?
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J'ai pas épluché ses comptes, ni analysé bien en détail sa carrière. Mais je remarque que son enrichissement continu a été tout à fait à l'épreuve de ses faillites à répétition, y compris de business que même un idiot aurait du mal à faire échouer sans le vouloir expressément (des casinos, 6 fois, je crois ?). Peut-être que c'est une sorte de superhéro randien qui a réussi à surmonter brillamment l'adversité à chaque fois - malgré que l'adversité en question n'aurait été autre que son brio négatif. Ou alors peut-être qu'il y a un lien de cause à effet. Je ne connais pas non plus le droit des affaires, l'américain pas plus que n'importe quel autre. Mais je veux bien croire que le plus gros des manoeuvres ait été légal. Cette légalité reposant justement sur la responsabilité limitée, dont il ne s'agit que d'un usage très habile.
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Non, la troisième est morte de l'invasion allemande, et la quatrième de la libération algérienne (d'ailleurs, le Portugal, notre camarade de malheur constitutionnel, doit aussi son dernier changement de régime à l'échec des efforts pour garder son empire). A peu près toutes les démocraties du monde ont des régimes parlementaires tout à fait similaires à nos troisième et quatrième républiques, avec les mêmes vicissitudes intrinsèques. Et ça tient plutôt pas mal, aussi bien en Angleterre qu'en Italie, en Allemagne, en Inde ou au Japon, je ne vois pas pourquoi ce serait mystérieusement calamiteux et insupportable en France. Et n'oublions pas que, pour encore un an ou deux (si Mélenchon ne fait pas son petit coup d'état d'ici là), la troisième république reste le régime le plus stable qu'on a eu depuis 1789. Cette histoire de parlementaires présumés corrompus et toujours occupés à débattre sans se mettre d'accord, au point qu'il faudrait un papa alpha pour leurs rappeler les priorités, je le vois vraiment comme de la propagande dictatoriale primaire, que les manuels d'histoire nous ont trop facilement fait gobé. Sur ce point là, les discours de de Gaulle rejoignent parfaitement ceux de Pétain, de Mussolini, et de l'autre. Et puis, l'instabilité gouvernementale n'est pas toujours un mal. Quand les électeurs ne sont pas d'accord entre eux, peut-être qu'il vaut mieux laisser nos chers représentants tourner un peu en rond en attendant, plutôt que de les laisser se mettre d'accord sur n'importe quoi d'autre à notre place.
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La responsabilité limitée a pour effet de renchérir les coûts d'emprunt et de diminuer le rendement du capital investi. Indirectement. L'effet direct, premier, est d'externaliser une partie des coûts. La réaction à ça est que les acteurs qui peuvent s'en prémunir, les banques et les assurances, augmentent leurs coûts. Ce qui finit par pénaliser les petits emprunteurs, qui n'avaient pas tant à ne pas perdre par la responsabilité limitée de toute façon. Mais il y a aussi une partie de l'effet premier qui n'est pas compensée. Il n'y a pas que les prêteurs sur qui reposent la socialisation des coûts de faillite, mais aussi tous les autres acteurs qui voient des contrats rompus unilatéralement, et qui n'étaient pas forcément en mesure d'avoir adapté préalablement leurs prix à cette éventualité. Et même les plus gros acteurs peuvent se faire avoir par un escroc habile. C'était toute la carrière du Trump entrepreneur, d'ailleurs : lancer des projets gigantesques, vendre du rêve, brasser beaucoup d'argent, s'en mettre plein les poches, et faire disparaître la facture d'un coup de baguette magique par une faillite bien placée. Et bis repetitas.
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Quelles que soient les tendances globales, il y a quand même une spécificité française (partagée avec les portugais, les russes, et nos émules respectives) à l'excès formel de pouvoir du chef d'état. La plupart des démocraties du monde sont parlementaires et monistes, et l'exécutif y est entièrement responsable politiquement devant le parlement, ce qui n'est pas le cas chez nous, et aux USA, le président n'a pas le pouvoir de dissoudre l'assemblée, contrairement à chez nous (et le POTUS n'a évidemment pas une possibilité de prendre provisoirement les pleins pouvoirs offerte par la constitution). Elle était très bien la troisième république, et la quatrième pas mal non plus, malgré les rouges. Si elle est tombé, ce n'est pas tant à cause de ses problèmes internes (qui sont toujours là) que parce qu'on avait du mal à accepter la décolonisation. Notre constitution est tout à fait un dualisme, ce qui change par rapport à la monarchie de juillet est que le deuxième pouvoir, à la place d'un roi héréditaire, est un président élu et plébiscité. Ce qui est sans doute mieux dans la mesure où ça met de la démocratie des deux cotés... Mais reste que, tout comme une monarchie parlementaire dualiste est la moitié d'une monarchie absolue, une république parlementaire dualiste est la moitié d'un régime donnant un pouvoir absolu à un dictateur plébiscité par le peuple (dans le cadre d'une loi si on veut, ce qui ne change pas grand chose quand le dit dictateur en fait ce qu'il veut). Si on est optimiste, on dira que le verre de poison est à moitié vide. Je pense que sans de Gaulle, la question de l'Algérie ne se serait même pas posée, puisque l'empire français aurait été démantelé dès 45. Les anglais auraient négocié pour le reprendre, et en aurait peut-être eu quelques bouts (le nord du Cameroun, Djibouti...), mais les américains et les russes auraient milités pour les indépendances. Les pieds-noirs auraient peut-être tenté un régime d'apartheid à la sud-africaine, ce qui n'aurait pas dérangé l'Amérique ségrégationniste, mais ça aurait été leur problème, leur histoire, et leur solution. Et ça aurait quand même été probablement moins sanguinaire que la guerre d'Algérie.
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Non, ça ne devrait pas être qu'un rituel exceptionnel, ça devrait être la norme, et avoir lieu au moins une fois tous les ans (pour chaque classe).
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Notre constitution n'est pas notre principal problème, mais elle est bien un problème. En tant que régime parlementaire dualiste (où le gouvernement est responsable à la fois devant le parlement et devant un chef d'état qui n'est pas, ou beaucoup moins, contrôlé par le parlement), comme sous la monarchie de juillet, notre principale caractéristique est le pouvoir disproportionné accordé au chef d'Etat (mais avec un demi-napoléon à la place d'un demi-roi d'ancien régime). On ne partage cette forme aujourd'hui qu'avec le Portugal (lui aussi en négociant une semi-dictature dans l'après Salazar), la Russie, et les états qui imitent l'un ou plusieurs de nous trois. De Gaulle ne le justifiait que par l'attente d'un chef d'état qui surplomberait les oppositions partisanes pour ne penser qu'aux intérêts supérieurs de la France, et s'assurerait d'être consensuel par des plébiscites occasionnels - mais ça n'a pas duré plus longtemps que Pompidou, voire plus longtemps que lui-même, et ce n'est pas très surprenant. Je ne pense pas que faire reposer un système sur un homme providentiel à la vertu et au patriotisme exceptionnel soit un très bon choix architectonique. Ceci dit, toute notre classe politique s'est montrée encore pire que la constitution, puisqu'on a, depuis le deuxième mandat Macron (et encore plus depuis la dernière législature), l'occasion d'avoir un vrai fonctionnement parlementaire, et avec un président qui semblait bien vouloir jouer le jeu. Mais le spectacle qu'on a eu à la place -les députés qui refusent de prendre la moindre responsabilité (c'est à dire, soit se coaliser, soit censurer) par intérêt pécunier ou électoraliste- est peut-être justement dû à la perte du sens du parlement sous ce régime. Pas d'opinion sur Pompidou, mais concernant Giscard, il n'était pas du parti (post-)gaulliste. C'est bien le parti issu du gaullisme lui-même qui était un problème depuis le début, car condamné à se transformer en ce qu'il est devenu aujourd'hui aussi tôt qu'il a été privé de sa tête, et ancré dans des baronnies locales. Je ne connais pas assez bien tout ça, mais il me semble bien qu'il disait "vive l'Algérie française" encore deux jours après son "je vous ai compris". Il me donne plutôt l'impression d'avoir abandonné l'empire avec beaucoup de réticence, et sans doute avec à peu près autant d'enthousiasme, et face à une nécessité aussi forte, que Pétain abandonnant la France à l'Allemagne. (et dans les deux cas, avec pour principale légitimité leurs têtes de vainqueurs, suffisante pour consoler les français) Il était bien forcé de négocier avec les communistes à la libération... Mais il a tout de même délibérément décidé de ne pas s'opposer le moins du monde à eux sur ce qui les intéressait le plus, au profit de son obsession nationaliste. Un conservateur ou un libéral qui aurait accordé proportionnellement au moins un peu plus d'importance à la politique économique aurait sans doute fait plus de bien. Sur ce point, je reconnais qu'en ce moment en particulier, j'en vois l'intérêt. Mais même avec ça, je remarque qu'on a pas particulièrement cultivé notre indépendance stratégique (mais je sais que c'est un mauvais argument, et qu'on pourra y répondre que c'est parce qu'on n'est pas assez gaullistes). Post-45, que je sache, il n'y a pas eu de tel revanchisme en Allemagne, ni en Italie... pourquoi aurait-ce été différent ici ?
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Il faudrait surtout généraliser la séparation entre l'enseignant et l'évaluateur (l'inverse de ce que fait la notation continue, donc). Les élèves devraient être évalués anonymement par des profs inconnus tous les ans, voir plusieurs fois par an, de sorte que ce ne soit pas exceptionnel, et éviter le facteur "coup de chance". Quitte à ce qu'une certaine proportion des profs soit, chaque année, assigné à temps plein à l'évaluation. Il faudrait aussi parfois corriger plusieurs fois une même copie (surtout celles des nouveaux profs) pour aider les évaluateurs à se mettre au diapason les uns des autres. On pourrait envisager une pénalité pour ceux qui sont pincés plusieurs fois à noter significativement plus haut que leurs pairs, et n'établir le symétrique qu'après avoir rendu le niveau d'exigence suffisamment haut. Ca éviterait un paquet de biais (lien affectif, positif ou négatif, du prof à son élève, incitations variés des profs et des établissements à surnoter leurs élèves, etc). Ca permettrait d'évaluer plus objectivement le niveau réel de chaque élève, ainsi que l'efficacité des profs et la qualité des établissements. Ca créerait peut-être aussi une relation plus saine entre les élèves et les profs. Le prof, plutôt que d'être une autorité paternaliste qui puni et récompense à la fois -ce qui prépare les bons élèves au socialisme- deviendrait plutôt une sorte de collaborateur et d'allié pour apprendre face à la masse invisible, administrative et inquiétante des autres correcteurs.
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Et par la responsabilité limitée, baissant artificiellement l'aversion au risque.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Il y a aussi potentiellement MLP qui habite avec sa "meilleure amie" depuis quelques temps. -
Ca, c'est une marxisation de Khaldoun. A part le thème superficiel du cycle des empires et de la menace extérieure des bédouins, ce qu'on a là est surtout une analyse en terme de classe, producteurs contre exploitants, et ce qui s'en suit. De mémoire, pas de ça chez Khaldoun, ou alors, de façon marginale, le moteur des changements chez les est la perte de la vigueur et de la solidarité chez les sédentaires. De Gaulle n'a fait qu'acter un fait, et avec réticence : celui de la défaite française et l'échec à maintenir l'empire. Mais c'était loin d'être sa préférence. Initialement, à la libération, son projet était même de l'intégrer plus étroitement aux institutions de la République, en réservant un tier de la chambre haute aux représentants des colonies. Alors que sans de Gaulle... - On aurait sans doute eu une autre marionnette étrangère, peut-être Giroud. - On aurait sans doute pas eu ce mythe de la France véritable qui aurait été invaincu. De Gaulle, et Moulin, en sont pour beaucoup personnellement responsables. - Entre le fait que la France aurait sans doute été, et à juste titre, considérée plutôt comme du coté des perdants, et l'influence américaine plutôt qu'anglaise sur Giroud, l'empire aurait sans doute été dissolu beaucoup plus tôt. Les anciennes colonies auraient eu une décennie ou deux de plus pour trouver leurs voies, et l'aurait peut-être fait d'abord sous l'influence des USA plutôt que sous celles de mouvements socialistes révolutionnaires. - Autre conséquence à une France considérée comme perdante : la France n'aurait pas pu se constituer comme une super puissance militaire, navale et nucléaire. L'Etat français en aurait été, immédiatement, moins fort, mais la société aurait elle été perdante pour autant ? Les efforts productifs auraient été dirigés autrement, comme en Allemagne, et le pouvoir n'aurait pas été rongé par des factions vivant de la corruption dans les colonies puis ex-colonies, les décorrélant ainsi des intérêts des producteurs. - le socialisme aurait été partiellement renforcé en France par le non-accaparement des gaulliens sur la résistance, mais à la fois, c'est un prestige dont ils jouissaient déjà à la libération, et la marginalisation dans les récits de la France secrète invaincu aurait aussi minoré leur rôle. Et par ailleurs, de Gaulle, c'est surtout le type qui, malgré son ultra-conservatisme, a largement laissé les mains libres aux socialistes et aux communistes sur la politique intérieure et surtout économique, qui l'intéressait peu, pour se concentrer sur ses réformes constitutionnelles et sur l'établissement de la France comme puissance internationale, ce qui lui semblait plus important. On peut émettre l'hypothèse que sans lui, les forces conservatrices se seraient un peu plus mobilisées pour lutter contre les communistes sur le terrain de l'économie, plutôt que de s'en désintéresser. - la constitution qu'il s'est fait faire sur mesure est quand même bien pourrie. Bref, je pense qu'il a été une vraie plaie pour la population française et pour le monde. Il est aussi partiellement responsable du délitement de la droite de gouvernement française, puisqu'en gravitant entièrement autour de lui comme figure fédératrice, et autour des enjeux circonstanciels de son temps, elle était presque promise à ne devenir plus qu'une carcasse vide rongée d'affairistes corrompus après lui.
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Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Je ne comprends pas ta remarque. Je soulignais ce qui me semblait être une maladresse de Zémmour dans le contexte d'une allocution aux USA. Je n'ai pas pris parti moi-même sur le "gouvernement des juges", et je n'ai rien à en dire. Je ne le trouve ni meilleur ni pire que ce que font les exécutifs quand ils le peuvent. Et je suis évidemment contre la justice populaire. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Oui, il y a un complotisme de gauche plus que compatible avec Méluche. Mais dénoncer un complot mondial des "banquiers khazars", c'est de gauche façon Soral. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Nouvelle dinguerie : Méluche aurait posté ça hier soir, sur son compte fb personnel, avant de supprimer une demi-heure plus tard. J'attends de voir une confirmation (ou un démenti) officiel, mais ça me semble authentique. Frédéric Orain (qui a partagé la capture d'écran sur x) est un élu socialiste. Mon hypothèse sur les précédentes sorties borderline de Mélenchon était qu'il s'agissait de dérapages contrôlés, pour draguer les électeurs antisémites à l'affut sans perdre ses électeurs gauchistes naïfs. J'envisage maintenant qu'il soit véritablement antisémite (option conspi dieudonnesque), sans doute plus qu'il ne le laisse paraître, et qu'il le cache de plus en plus mal. -
de la décadence de la musique moderne
Mégille a répondu à un sujet de Alchimi dans Sports et loisirs
De ce que j'ai compris en lisant/écoutant différents types qui s'y connaissent beaucoup plus que moi, il y a différents trucs qui les rendent écoutables, contrairement au portrait qu'on dresse parfois d'eux comme de parfaits extra-terrestres. Parmi ceux-ci, il y a : le fait que si la mélodie est microtonale, les harmonies, elles, ne le sont généralement pas (les notes jouées en même temps sont généralement dans des rapports classiques les unes avec les autres) ; le fait que les mélodies enchaînent surtout des notes très proches, ce qui permet de facilement les distinguer et les identifier (alors que ce sauter d'une note à une autre très éloignée, hors des gammes classiques, qui nous donnerait vraiment cette impression de fausse note) ; et puis aussi des emprunts (que je ne peux pas décrire, mais qui s'entendent bien dans "sarnienz" par exemple) à la musique orientale, qui utilise des gammes différentes. Tout ça fait qu'à l'oreille, on y trouve facilement des repères, malgré la bizarrerie théorique. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Je me fais tout juste la réflexion qu'il a parfois un petit coté Louis de Funès en gendarme dans ses mimiques. C'est assez maladroit de sa part ici de critiquer le "gouvernement des juges", non ? D'une part, parce que c'est une sorte d'épouvantail créé par de Gaulle spécifiquement pour attaquer les USA et leur constitution, je crois ; et d'autre part parce qu'il me semble que les juges américains sont particulièrement dociles et collaboratifs avec l'exécutif conservateur. -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Merci pour la recommandation. Peut-être que tu peux m'éclairer en me donnant la définition précise de "woke" qui y est proposée ? (je ne doute pas qu'il s'y trouve de très bonnes analyses ne pouvant pas être résumées en quelques lignes, mais ce ne serait pas ce que j'appelle une définition)
