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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Je suis assez souvent tombé sur le diptyque nature-travail (ou le triptyque nature-travail-capital). Je croyais que c'était une notion assez commune, mais j'ai dû la lire dans des vieux manuels peut-être marxisant sur les bords. Mon argument était de dire que ces deux trucs là sont insuffisants, et qu'il faut ajouter exactement deux autres facteurs, immatériels, pour que ça marche. Mais oui, on peut aussi découper le tout autrement. Tant que c'est exhaustif et non redondant, pas de souci. Pourquoi pas effectivement diviser les ressources en consommables et non-consommables, plutôt que naturelle ou transformée (et donc, comme mélange de nature et de travail), même si, comme tu le remarques, l'usure fait que la différence est relative. A propos de la place de la nature comme facteur, je ne trouve pas ça dérangeant. Evidemment qu'elle n'existe jamais de façon pure pour le producteur, ne serait-ce que parce qu'il faut du travail pour trouver la ressource et pour aller la chercher, sans même parler de la rendre utilisable, ou de la confection des outils pour faire tout ça. Reste qu'il y a quelque chose, dans le résultat du travail, qui ne dépend pas de l'humain. Si tu es dans une zone semi-aride et ton cousin dans une vallée fluviale fertile, en bêchant autant que lui, tu auras moins de blé à la fin de l'année. A propos du savoir faire et de la technologie, je reviens à la défense de "l'idée" comme facteur (poke @Daumantas). Il me semble que la connaissance scientifique et technique ne sont que des cas particuliers de quelque chose de plus large, que je cherche à englober. L'idée, comme possibilité, inclus aussi les débouchés et les usages possibles d'une même chose. Connaître les lois de la thermodynamique, savoir qu'on peut s'en servir pour faire un machine à vapeur, et savoir qu'on peut se servir de cette machine à vapeur pour faire avancer une locomotive et pas seulement comme d'un jouet (comme Héron d'Alexandrie), ce sont peut-être là trois choses très différentes en épistémologie, mais du coté de l'économie, il s'agit également d'idée, c'est à dire, de possibilités ouvertes demandant décision, travail et nature pour être réalisés. Je rangerais même la créativité artistique dans ce facteur. Une oeuvre d'art a une valeur marchande, elle doit donc être le produit des mêmes facteurs de production que le reste, et ce n'est évidemment pas que le travail (comme temps ou effort) et sa matière qui expliquent seules qu'elle ait la valeur qu'elle ait. Sitôt qu'elle en a un peu, ça va surtout être l'idée de l'artiste (et sa décision de réaliser cette idée ci) qui va compter. A propos de la décision comme facteur. Aucun héroïsme là derrière. Evidemment que les facteurs immatériels ne produisent rien tout seul, les facteurs doivent être combinés pour que quelque chose en résultent. Et évidemment que dans la plupart des cas, celui qui fourni la décision fournit aussi d'autres choses (idée, travail...). Mais ça reste en soi une cause importante de la richesse créée, si importante que c'est celle qui explique le plus l'écart de richesse entre les économies libres et les économies planifiées, même quand il y a des gens qui bossent et ont de bonnes idées dans ces dernières. Et je ne parle pas que de Howard Roark ou de Warren Buffet prenant des décisions géniales (ou de planificateurs prenant des décisions idiotes), j'inclue dans ceci le peintre qui choisit son modèle, le boulanger qui choisit son coin de rue, et l'épargnant qui choisit son fonds de pension.
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On parie que d'ici 5 à 10 ans, quel que soit le parti au pouvoir, ça sera normalisé pour trouver des citoyens recherchés ? Et dire que ce sont les conspi qui l'ont fait élire. Assange doit se retourner dans son placard.
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Nombre de députés
Mégille a répondu à un sujet de Tramp dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que c'est habituellement plutôt l'inverse : un plus grand nombre de parlementaire revient à noyer dans la masse le député individuel, au profit des partis ou d'autres organes de pouvoir. Et ceci, de Octave Auguste qui triple le nombre de sénateurs, à l'actuelle RPC et ses près de 3000 députés. Un moins grand nombre de député permet de plus facilement faire attention à chacun d'entre eux -et de les rendre plus responsable- et permet à la fois d'avoir plus d'attente envers chacun individuellement. L'avantage d'un plus grand nombre de député, c'est surtout de mieux représenter la diversité (idéologique, géographique...) de la population. Partant de là, l'idéal serait d'avoir autant de députés que de citoyens. Si on veut tout de même garder les avantages du parlementarisme, il faut trouver un équilibre entre les deux enjeux. Je n'ai pas d'opinion au sujet d'où se situe cette équilibre idéal pour la France aujourd'hui. -
Allez Javier Milei, à la tronçonneuse ! Argentine socialiste, bientôt libertarienne ?
Mégille a répondu à un sujet de José dans Europe et international
Il faudrait tout de même que les lisnaroïdes décident de devenir un peu plus "rock" en se mettant au triolisme tantrique et au clonage de chiens. Pour l'instant, le swag de Milei reste inégalé. -
Allez Javier Milei, à la tronçonneuse ! Argentine socialiste, bientôt libertarienne ?
Mégille a répondu à un sujet de José dans Europe et international
Pour le coup, la victoire de Trump en 2016 était vraiment surprise. Dans la marge d'erreur d'erreur cumulée de tous les facteurs d'incertitudes propres aux élections US, et une victoire spécifiquement grâce à ceux ci (swingstate), malgré une défaite au vote populaire. Quand à cette victoire de Milei... j'ai vu peu de sondage passer, et les législatives sont notoirement difficiles à prévoir. Encore plus avec un gros facteur abstention ici. Mais évidemment, les prophéties des médias, qui se voulaient sans doute autoréalisatrices, étaient sans doute de mauvaises fois, même s'il n'y a pas eu de manipulation pour autant. -
C'est parce que 1- j'avais surtout très envie de pouvoir plaquer tout ça sur Aristote, et 2- les manuels que j'avais lu étaient déjà vieux et ne parlaient pas de la technologie ou du savoir comme de facteurs de production en eux mêmes. Il faudrait que j'en lise plus. Je vais peut-être dire une bêtise, mais à vu de nez, je dirais que la notion de technologie est moins pure que celle d'idée, puisqu'elle inclue un mélange d'autres facteurs de production. En l'occurrence, à la fois des machines, infrastructures, et autres dispositifs techniques qu'on a sous la main (et donc du capital, qui est une sommes de tous les facteurs) et à la fois plus spécifiquement de l'idée de comment ça marche et de ce qu'on peut en faire. De fait, les facteurs de production sont toujours concrètement mélangé les uns aux autres. On aura du mal à trouver une pure production du travail sans matière première naturelle, et idem, un élément naturel et intouché, non seulement est très rare, mais se retrouve mêlé de travail sitôt qu'on va le chercher. Mais tout l'intérêt de chercher à identifier les facteurs de production en eux mêmes est, il me semble, de les abstraire les uns les autres pour les comprendre de la façon la plus générale possible. Et si j'abstrais de la technologie ce qui relève de la nature et du travail -parce que j'ai envie d'en voir dans la technologie- il me semble que ce qui reste ressemble plutôt à ce qu'on appellera une idée, dans un sens technique ou non.
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Reherche un contributeur pour dénoncer l'économiste mis en avant par "Blast" : G Zucman
Mégille a répondu à un sujet de Loup Viallet dans Action !
Je réfléchis à l'affirmation selon laquelle la taxe Zucman rendrait toute optimisation impossible. C'est en fait faux, non ? Il faut tout d'abord éviter de mettre certains trucs en bourse, et ensuite, il doit bien y avoir moyen de jouer avec les paramètres qui servent à évaluer leur valeur, quitte à créer des boîtes bidons à très faible valeur pour biaiser à la baisse l'évaluation des biens comparables. Ca serait évidemment un coût énorme (pour le fisc autant que pour ses victimes), les sources de financement choisies alternativement à la bourse étant forcément beaucoup moins bons si elles sont choisies de façon contrainte, mais ça risque tout d'être parfois plus intéressant que la taxe, non ? -
Petits joueurs. Tentez "Vespasien" ou "Constance Chlore" si vous êtes game.
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Ah, Sylla, le général romain qui a saqué Athènes et détruit l'Académie. Je préfère encore Scylla à celui là.
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Je suis surpris qu'ils n'y ait toujours pas ajouté le N et le T de Nvidia et de Tesla à GAFAM. Faudrait se mettre à jour.
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Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
L'étatisme (même et surtout dans les pays communistes) mène toujours à des pratiques autoritaires qu'on pourrait avoir envie d'appeler "de droite". Pas de planification économique possible sans protectionnisme, pas d'ingénierie sociale possible sans contrôle migratoire, et de manière plus générale, évidemment, pas de généralisation du pouvoir de l'état sans augmentation de sa puissance coercitive. La droitisation culturelle est la conséquence logique du gauchisme économique. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Cette partie là est vraie, non ? Même si attribuable à la création monétaire. -
Taxe de la semaine
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Encore une preuve que ce sont les maçons qui tirent toutes les ficelles. -
École & éducation : Le temps des secrets
Mégille a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Politique, droit et questions de société
Justement. Quelle idée de vouloir s'en servir pour enseigner à l'EN. Ils ont sans doute été mal (voire même, pas du tout) orienté à la fac, et ne se rendent simplement pas (encore) compte de la chance qu'ils ont d'être amené à devoir aller ailleurs. Ce à quoi on ajouter que dans un métier normal, on laisse aussi partir ceux qui veulent démissionner, au lieu de les contraindre à se mettre en arrêt ou en absentéisme permanent pour les empêcher de se trouver (légalement) un autre boulot. Cette bureaucratie là est encore plus immonde et absurde que ce que vous imaginez. -
On devrait, je crois, en compter 4, plutôt que 2 ou 3. Ou 5, en comptant le capital, mais on a raison de souvent l'en exclure, puisqu'il reste une combinaison des précédents. Les autrichiens ont aussi raison d'en exclure l'entreprenariat, mais pas pour les bonnes raisons. Les quatre facteurs sont : la nature, le travail, et il faut y ajouter l'idée et la décision. (la correspondance aux quatre causes d'Aristote n'est pas accidentelle) Considérer l'idée comme un facteur en son propre droit permet de comprendre la différence de productivité gigantesque entre le travail d'un paysan dans une société non-industrialisée (et ce, même s'il travaille énormément et dans une nature très féconde) et celle d'un ouvrier-technicien moderne. On a tendance, je crois, à considérer l'idée comme une simple qualité du travail, à la façon de Marx qui considère le travail d'un ouvrier non-qualifié comme une fraction du travail d'un ingénieur -malgré que même un très grand nombre d'ouvriers ne fassent pas un travail d'ingénieur (autrement, on aurait sans doute des chemins de fer au lieu des menhirs et des dolmens). Et en effet, qu'un effort laborieux puisse être plus ou moins utile est tout à fait analogue à ce qu'un bout de matériau naturel puisse lui aussi l'être. Mais pour la nature aussi bien que pour le travail, c'est l'idée qui accorde cette valeur supplémentaire. Sans l'idée de ce qu'on pourrait en faire, le pétrole n'a pas beaucoup plus de valeur que le sable du désert au dessus de lui. Mais surtout, l'idée est essentiellement différente travail, quel que soit la définition qu'on ait de lui. On le pense tantôt comme la transformation volontaire de la nature, tantôt comme l'occupation du temps humain, tantôt comme l'effort fourni, mais non seulement il est tout à fait possible de faire tout ça sans avoir la moindre nouvelle idée (et c'est la condition générale de l'humanité jusqu'à la révolution industrielle), mais il est aussi possible, quoi que rare, d'avoir une nouvelle idée sans particulièrement avoir à y consacrer temps et effort. Partant de là, on peut concevoir l'idée comme le résultat possible du travail sur la nature, et le travail, comme l'effort pour donner à la nature la forme d'une idée. A ceci, il faut encore ajouter la décision de réaliser une certaine idée plutôt que d'autres. Bien qu'en elle-même immatérielle comme l'idée, elle en est qualitativement différente, puisqu'il s'agit d'un acte de la volonté là ou la saisie de l'idée est un acte de l'entendement, et qu'elle réside dans l'acceptation de l'incertitude concernant les résultats de la tentative de la réalisation de l'idée, c'est à dire, dans l'imperfection de la saisie de l'idée. C'est en partie ce qu'on désigne par entreprenariat quand on le considère comme un facteur, mais il y a deux raisons de plutôt parler de la décision elle-même. D'abord, parce que l'activité générale de l'entrepreneur ne consiste généralement pas en la seule décision, mais en une combinaison de décision, d'idée et de travail. Ensuite, parce que l'entrepreneur n'est le fournisseur de décision que dans une économie de marché. Or, les économies planifiées produisant aussi de la richesse -peu importe qu'elles en produisent moins, ou en détruisent plus au passage- tous les facteurs nécessaires doivent aussi y être. La décision en l'occurrence est simplement accaparée au planificateur, et c'est précisément parce que ce facteur est moins bien mobilisé que le produit est inférieur, même lorsque chacun des trois autres facteurs est là. L'omission des facteurs immatériels, l'idée et la décision, par les économistes du XIXème, est sans doute due à leur zeitgeist matérialiste. Mais les intégrer à la théorie est nécessaire, puisque c'est eux, bien plus que les deux premiers, qui expliquent les fortunes actuelles, au niveau micro aussi bien que macro. C'est par eux qu'on peut répondre aux sophismes voulant qu'un ouvrier, travaillant plus que son patron (le cas n'est pas systématique, mais il existe), devraient gagner plus que lui, ou que l'Afrique, au sous-sol plus riche que l'Europe, devrait être plus prospère. Et c'est généralement de cette façon qu'on répond, mais on ne les identifie comme facteur de la production qu'implicitement, et on a tort de s'y limiter.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Globalement d'accord avec toi @Marlenus. Sur le lien avec le wokisme, la piste est intéressante, puisqu'on peut, en plissant les yeux, percevoir des dynamiques communes avec d'autres mouvements majoritairement féminins, je pense par exemple aux "ligues de tempérance" américaines au précédant tournant de siècle. Le problème étant que la mauvaise définition du terme "woke" empêche de définir précisément ce qui y serait "féminin" au delà d'une simple vibe, sur laquelle on est susceptible de plaquer toutes sortes de choses. Sur la féminisation de secteurs clés de la société, j'ajouterais à ce que dit Marlenus que la part d'ingénierie sociale non seulement n'est pas la cause de la féminisation de professions entières, mais en fait, tempère le phénomène. Puisque les politiques de quotas s'appliquent globalement partout, elles créent des débouchés attractifs pour les femmes y compris dans des secteurs qui n'auraient autrement pas été leur premier choix. Ca ne fait évidemment pas de la discrimination positive une bonne chose, mais taper dessus est ici un peu trop facile. Si on tient à cibler une conséquence de l'étatisation, il faut plutôt regarder du coté de la croissance de la bureaucratie privée. Elle est largement produite, ou amplifiée, par l'état (capture et charge réglementaire, inflation, et soutien "stratégique" conjoncturel, favorisant les grosses structures au détriment des petites), et crée un environnement de travail plus attractif pour beaucoup de femmes que le marché (prise risque et conflit ouvert fortement dissuadés, conformisme et tolérance à l'ennui récompensés, "soft skills" utiles dans les conflits implicites, etc). Mais ici, c'est la bureaucratisation en elle-même qui est le problème, sa féminisation n'en est qu'un épiphénomène. Entièrement d'accord avec ça. Et les passions "masculines" pour la violence et le danger (le goût pour le compétition et le risque n'en est qu'une forme atténuée) ont souvent prouvées qu'elles devaient être à craindre au moins autant que les passions féminines, quelles qu'elles soient. D'ailleurs, on peut voir le capitalisme concurrentiel comme un apprivoisement et un encadrement de ces passions viriles pour les rendre utiles et productives (au lieu de simplement les neutraliser par la hiérarchie, ou d'externaliser leur destructivité par la guerre). En plus, individuellement, d'un travail de prise de recul de chacun et chacune sur ses passions (sans lequel ledit apprivoisement est impossible), on rencontre peut-être maintenant, en tant que société, un besoin de chercher à tâtons la même chose pour les passions qui avaient largement été tues par la coercition des femmes. Je m'attends à ce que la solution se trouve du coté centre-bas du diagramme de Nolan, et permette de boucher les trous de l'anarcapisme. Je m'attends aussi à ce que ce tâtonnement ait lieu de toute façon, même s'il passera par des phases douloureuses. La prohibition de l'alcool avait en grande partie été produite par l'émancipation politique des femmes. Et sa fin, par un assagissement par l'expérience de ce nouvel électorat - non pas qu'il soit devenu moins féminin et passionné, ou plus rationnel. Rationnel, il l'était déjà en calculant le coût social de l'alcool, et passionnel, il l'était encore, en empathisant avec les victimes de la prohibition et plus seulement avec celles de l'alcoolisme. Le wokisme, quel que soit son contour, est sans doute à l'émancipation individuelle des femmes ce que le prohibitionnisme était à leur émancipation politique. -
Municipales 2026
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
On oublie dans l'histoire que la voiture est un transport en semi-commun. A part, à la limite, les véhicules tout terrain... Ca n'empêche pas que la part "commune" puisse être privée, mais ça ne la distingue pas des autres transports communs. Il ne s'agit évidemment pas de trancher dans l'absolu, hors contexte, entre plusieurs modes de transport. Evidemment qu'en petites villes et en campagne, la voiture est presque toujours supérieure. Mais reste qu'à l'intérieure d'une grosse ville, ce n'est plus le cas. -
Municipales 2026
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
Je suis bien d'accord, mais le tout-voiture (notamment les restes de l'époque Giscard qu'on a à Perrache) vient aussi d'un gros constructivisme. -
Municipales 2026
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
De manière générale, je veux bien, mais à l'intérieur d'une grande ville, et sur des axes où les flux de passager sont très denses, j'ai des doutes. Un autre enjeu est de limiter l'effet ilot de chaleur urbain, qui tape fort en été. Ce qui est un peu idiot est que la façon dont c'est fait (en particulier quand il y avait le zfe), notamment lorsqu'il s'agit de pénaliser tout ce qui n'est pas une citadine, alors que c'est justement ce qui est le plus facilement remplaçable par les communs. Les routes en villes devraient être parcourues par des bus, des utilitaires, et des voitures familiales. -
Municipales 2026
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
Pour une fois, je suis ça de près. C'est la petite panique dans la partie de mon entourage qui gravite autour de la mairie. Je suis assez partagé. Doucet commet évidemment des énormités. Je suis particulièrement effaré de l'approbation massive de l'encadrement des loyers, alors qu'on en voit très bien les résultats... A quoi sert qu'il y ait des cours d'ses au lycée si c'est pour en arriver là. Par contre, à propos des travaux dans tous les sens -ce qu'on lui reproche le plus- et du paris sur les transports en commun au détriment des voitures, même s'il s'y prend comme un tyran, avec beaucoup d'arrogance et peu de prudence, ça reste grosso modo la bonne chose à faire sur le long terme... Et j'ai très peu confiance en Aulas, que j'ai du mal à cerner. Je ne suis pas sûr du tout que son coté populo-démago lui fasse arrêter toutes les bêtises de Doucet, et seulement celles-ci. -
Bien d'accord. Qu'on veuille qu'un état bienveillant s'assure que les vieillards ne tombent pas dans la misère, soit. Je peux comprendre que l'esprit gauchiste (ou non, d'ailleurs), qui met confusément différentes valeurs sur le même plan que le NAP, l'exige. Mais qu'on attende de l'état qu'il assure lui-même de mieux récompenser ceux qui ont mieux cotisés est absurde - non seulement parce que ceux-ci sont justement ceux qui ont le moins besoin que l'état ne s'en charge, et parce qu'ils le feraient sans doute mieux que lui, mais aussi parce que c'est de toute façon en contradiction évidente avec l'esprit égalitariste qui veut au départ que la retraite soit publique et les cotisations obligatoires. Que l'état se charge de la dose d'égalité voulu par la société, et qu'on laisse à la liberté les différences.
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C'est peut-être une sorte de geste oecuménique, insister sur ce point là revient à se rapprocher de la plupart des musulmans (au moins sunnites) et de la plupart des protestants (enfin, des plus anciens courants, en tout cas). Quoi que j'ai un doute concernant les sunnites mathuridi et les protestants arminianistes, si ça existe encore.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
On a une église à l'intérieur taggé, à Lyon. L'église du bon pasteur. Des messes noires s'y font la nuit, parfois, je crois. Avec suffisamment de tags, il y a un effet d'accumulation qui peut être intéressant. J'ai aussi visité une expo sur Banksy dans une ancienne église à Prague, c'était pas mal. Mais il s'agit d'églises désacralisées ou non-sacralisées, ce qui pose moins de problème religieusement, et ce n'était pas fait à la demande du clergé, ce qui pose moins de problème street-cred-istiquement. (parce qu'avec cette histoire, c'est non seulement le credo des anglicans qui prend un coup, mais aussi le street credo des graffeurs impliqués) -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Mégille a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Que le président ait un pouvoir démesuré et puisse en prendre encore plus par plébiscite (quoi qu'il est censé le faire par référendum, pas par leur erzats techno que sont les fameuses conventions) ; et que le conseil constitutionnel soit un organe politique et pas une cour de justice supra-politique, comme l'est la SCOTUS, ne sont pas des détournements de la constitution, mais sont précisément ce pour quoi elle est conçue. Ce sont bien des problèmes. Mais ce n'est pas eux qui sont à l'origine de la crise actuelle.
