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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Il y a aussi potentiellement MLP qui habite avec sa "meilleure amie" depuis quelques temps. -
Ca, c'est une marxisation de Khaldoun. A part le thème superficiel du cycle des empires et de la menace extérieure des bédouins, ce qu'on a là est surtout une analyse en terme de classe, producteurs contre exploitants, et ce qui s'en suit. De mémoire, pas de ça chez Khaldoun, ou alors, de façon marginale, le moteur des changements chez les est la perte de la vigueur et de la solidarité chez les sédentaires. De Gaulle n'a fait qu'acter un fait, et avec réticence : celui de la défaite française et l'échec à maintenir l'empire. Mais c'était loin d'être sa préférence. Initialement, à la libération, son projet était même de l'intégrer plus étroitement aux institutions de la République, en réservant un tier de la chambre haute aux représentants des colonies. Alors que sans de Gaulle... - On aurait sans doute eu une autre marionnette étrangère, peut-être Giroud. - On aurait sans doute pas eu ce mythe de la France véritable qui aurait été invaincu. De Gaulle, et Moulin, en sont pour beaucoup personnellement responsables. - Entre le fait que la France aurait sans doute été, et à juste titre, considérée plutôt comme du coté des perdants, et l'influence américaine plutôt qu'anglaise sur Giroud, l'empire aurait sans doute été dissolu beaucoup plus tôt. Les anciennes colonies auraient eu une décennie ou deux de plus pour trouver leurs voies, et l'aurait peut-être fait d'abord sous l'influence des USA plutôt que sous celles de mouvements socialistes révolutionnaires. - Autre conséquence à une France considérée comme perdante : la France n'aurait pas pu se constituer comme une super puissance militaire, navale et nucléaire. L'Etat français en aurait été, immédiatement, moins fort, mais la société aurait elle été perdante pour autant ? Les efforts productifs auraient été dirigés autrement, comme en Allemagne, et le pouvoir n'aurait pas été rongé par des factions vivant de la corruption dans les colonies puis ex-colonies, les décorrélant ainsi des intérêts des producteurs. - le socialisme aurait été partiellement renforcé en France par le non-accaparement des gaulliens sur la résistance, mais à la fois, c'est un prestige dont ils jouissaient déjà à la libération, et la marginalisation dans les récits de la France secrète invaincu aurait aussi minoré leur rôle. Et par ailleurs, de Gaulle, c'est surtout le type qui, malgré son ultra-conservatisme, a largement laissé les mains libres aux socialistes et aux communistes sur la politique intérieure et surtout économique, qui l'intéressait peu, pour se concentrer sur ses réformes constitutionnelles et sur l'établissement de la France comme puissance internationale, ce qui lui semblait plus important. On peut émettre l'hypothèse que sans lui, les forces conservatrices se seraient un peu plus mobilisées pour lutter contre les communistes sur le terrain de l'économie, plutôt que de s'en désintéresser. - la constitution qu'il s'est fait faire sur mesure est quand même bien pourrie. Bref, je pense qu'il a été une vraie plaie pour la population française et pour le monde. Il est aussi partiellement responsable du délitement de la droite de gouvernement française, puisqu'en gravitant entièrement autour de lui comme figure fédératrice, et autour des enjeux circonstanciels de son temps, elle était presque promise à ne devenir plus qu'une carcasse vide rongée d'affairistes corrompus après lui.
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Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Je ne comprends pas ta remarque. Je soulignais ce qui me semblait être une maladresse de Zémmour dans le contexte d'une allocution aux USA. Je n'ai pas pris parti moi-même sur le "gouvernement des juges", et je n'ai rien à en dire. Je ne le trouve ni meilleur ni pire que ce que font les exécutifs quand ils le peuvent. Et je suis évidemment contre la justice populaire. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Oui, il y a un complotisme de gauche plus que compatible avec Méluche. Mais dénoncer un complot mondial des "banquiers khazars", c'est de gauche façon Soral. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Nouvelle dinguerie : Méluche aurait posté ça hier soir, sur son compte fb personnel, avant de supprimer une demi-heure plus tard. J'attends de voir une confirmation (ou un démenti) officiel, mais ça me semble authentique. Frédéric Orain (qui a partagé la capture d'écran sur x) est un élu socialiste. Mon hypothèse sur les précédentes sorties borderline de Mélenchon était qu'il s'agissait de dérapages contrôlés, pour draguer les électeurs antisémites à l'affut sans perdre ses électeurs gauchistes naïfs. J'envisage maintenant qu'il soit véritablement antisémite (option conspi dieudonnesque), sans doute plus qu'il ne le laisse paraître, et qu'il le cache de plus en plus mal. -
de la décadence de la musique moderne
Mégille a répondu à un sujet de Alchimi dans Sports et loisirs
De ce que j'ai compris en lisant/écoutant différents types qui s'y connaissent beaucoup plus que moi, il y a différents trucs qui les rendent écoutables, contrairement au portrait qu'on dresse parfois d'eux comme de parfaits extra-terrestres. Parmi ceux-ci, il y a : le fait que si la mélodie est microtonale, les harmonies, elles, ne le sont généralement pas (les notes jouées en même temps sont généralement dans des rapports classiques les unes avec les autres) ; le fait que les mélodies enchaînent surtout des notes très proches, ce qui permet de facilement les distinguer et les identifier (alors que ce sauter d'une note à une autre très éloignée, hors des gammes classiques, qui nous donnerait vraiment cette impression de fausse note) ; et puis aussi des emprunts (que je ne peux pas décrire, mais qui s'entendent bien dans "sarnienz" par exemple) à la musique orientale, qui utilise des gammes différentes. Tout ça fait qu'à l'oreille, on y trouve facilement des repères, malgré la bizarrerie théorique. -
Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Je me fais tout juste la réflexion qu'il a parfois un petit coté Louis de Funès en gendarme dans ses mimiques. C'est assez maladroit de sa part ici de critiquer le "gouvernement des juges", non ? D'une part, parce que c'est une sorte d'épouvantail créé par de Gaulle spécifiquement pour attaquer les USA et leur constitution, je crois ; et d'autre part parce qu'il me semble que les juges américains sont particulièrement dociles et collaboratifs avec l'exécutif conservateur. -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Merci pour la recommandation. Peut-être que tu peux m'éclairer en me donnant la définition précise de "woke" qui y est proposée ? (je ne doute pas qu'il s'y trouve de très bonnes analyses ne pouvant pas être résumées en quelques lignes, mais ce ne serait pas ce que j'appelle une définition) -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Je n'ai vu que des listes de caractéristiques généralement partagées, et dont il était toujours possibles que quelques unes soient absentes. C'est ce que j'appelle "un simple air de famille". Ou alors, c'était des définitions beaucoup trop larges. -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Prends la structure de population de base, ajoute les préférences de genre, notamment la préférence (moyenne) des femmes (relativement aux hommes) pour la médecine et le droit, et ensuite ajoute par dessus le truchement de la DEI, et ensuite tu as la structure finale. Ce que je dis est qu'une grosse partie de ce qui est attribuée au facteur DEI est plutôt due au facteur précédent (l'augmentation non-homogène de la place des femmes sur le marché du travail). Typiquement le problème avec ces chiffres sur les white male dans l'article est que plusieurs phénomènes peuvent se cacher derrière. Est-ce plutôt dû au coté "white" ou au coté "male" ? Il n'y a pas de raison que les blancs soient moins nombreux ou moins qualifiés que les autres. Par contre, je trouve complètement plausible que les femmes postulent plus que les hommes. A en croire ceci, 65% des masters en journalisme aux USA sont des femmes. Peut-être que les femmes américaines sont tout simplement plus intéressées par le journalisme que ne le sont les hommes, tout comme elles le sont généralement plus pour la médecine et les sciences humaines. Envisager un facteur DEI au niveau des études ne fait pas disparaître le phénomène, puisqu'elles ne sont pas surreprésentées à la sortie d'autres parcours. (elles ne peuvent évidemment pas être majoritaire partout à la fois... mais les préférences relatives des hommes et des femmes est, il me semble, l'explication la plus évidente pour la distribution des secteurs où les uns ou les autres prédominent). Ca n'explique pas la totalité du phénomène, mais c'est quand même un facteur assez gros pour ne pas pouvoir être ignoré. Il fait lui aussi des perdants relatifs, tout comme le libre-échange... mais tout comme le libre-échange, on doit s'en accommoder, et se souvenir que le mal de l'un (celui qui se retrouve face à une plus grosse concurrence) est le bien de deux autres (le client et le nouveau compétiteur, ou ici, compétitrice). Les données que donne l'article montrent parfois un impact évident des DEI (mais c'est rarement les chiffres les plus gros), d'autres fois, concernent plus évidemment la libre féminisation des secteurs concernés, et la plupart du temps, prend les deux ensemble, rendant difficile d'appréhender l'importance relative des deux facteurs. De ce que j'en vois, le gauchiste américain devient beaucoup plus dangereux que woke, et tend à revenir à ses racines socialistes, avec des sympathies autoritaristes. Quant au wokisme de droite, "woke" n'a jamais été bien défini de toute façon, et a toujours renvoyé à un air de famille plus qu'autre chose. Et une certaine droite partage bien elle aussi cet air de famille. De façon peut-être un peu plus distante, en laissant tomber des morceaux qui peuvent agacer (laideur, jargon...) mais en en gardant les morceaux les plus dangereux (contrôle de la liberté d'expression et de la liberté universitaire, collectivisme identitaire...). -
Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Mégille a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Une bonne partie du phénomène décrit par l'article est la féminisation du monde du travail... et elle est largement due à des choix individuels plus qu'aux politiques DEI. (ce qu'on peut déduire du fait que cette féminisation touche principalement les secteurs en moyenne préférés par les femmes, et que la part de femme dépasse très largement les quotas) -
Les USA ont effectivement un petit historique d'interventionnisme en Amérique latine, et il n'y a pas à aller bien loin pour aller le chercher... mais en général, ce n'est pas pour faire triompher la gauche. Et l'USAID n'a été supprimé que l'an dernier, ça fait léger pour identifier un pattern.
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Je l'ai toujours pensée. Et puis, ça ferait des sourds-muets les interprètes universels, ce qui serait sympa. Et par là, ça donnerait une forte incitation universel pour apprendre à signer. Sans pour autant faire disparaître les langues orales (moins que ne le fait une langue orale véhiculaire, comme l'anglais ou le latin, en concurrence plus directes avec les langues régionales). L'un des problèmes est que les signes de chaque langue sont en partie logographique, je crois (je ne sais pas si c'est le terme approprié, mais il faut souvent transposer en geste les lettres d'un mot écrit).
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Sur Morin : okay, vous m'avez convaincu, je ne le lirai pas !
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C'est sans doute le croisement transdisciplinaire complexe de deux. Souhaitons qu'il ait eu une vie aussi bonne que longue. Je vois déjà des rétrospectives sur son oeuvre, c'est bien, on en a bien besoin. Et ça sera l'occasion de m'y mettre moi aussi.
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Ah tiens, Junger était dans mon prompt aussi, je crois. Connais pas, j'ajoute à ma liste de lecture, merci ! Edit : ah si, j'ai déjà eu son "dictionnaire khazar" entre les mains, je m'étais déjà dit que je creuserai l'affaire. Oh, et il y avait aussi Kundera dans ma liste.
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Je ne comprends pas l'intérêt des dissertations de français. On dirait des disserts de philo, avec des sujets un peu bidons (ce qui nous arrive aussi), mais sans les exigences de la philo (c'est à dire, sans se soucier de la vérité des thèses, et de la validité des raisonnements ?), hors de l'érudition. A la limite, ça pourrait être un exercice de rhétorique, mais la rhétorique, contrairement à la philo, est au service de questions qu'on se pose déjà, et auxquelles on répond déjà. Qui va jamais avoir besoin d'haranguer une assemblée pour la persuader que "le temps libre n'est pas toujours du temps perdu ?". Les lycéens n'ont même pas encore l'âge de faire semblant de l'avoir lu...
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[Sérieux] Immigration : questions et débats libéraux
Mégille a répondu à un sujet de Salatomatonion dans Politique, droit et questions de société
Je crois que c'est plus compliqué. Des pays plus riches que le notre mais avec des états-providences plus réduit (typiquement Suisse, USA...) sont aussi très attractifs, voir plus. L'état-providence français, couplé au droit du travail contraignant et à la bureaucratie généralisée, a pour effet de pousser vers l'assistanat (ou l'illégalité, avec ou sans victime) tous ceux qui ont une productivité marginale basse (immigré ou non). Je pense que c'est plutôt la richesse tout court qui attire la migration, peu importe la façon de l'obtenir (que ce soit en travaillant, en ramassant des miettes ou en arrachant des bourses). Le principal phénomène migratoire reste l'exode rural, et il ne s'explique pas particulièrement par une plus grande redistribution dans les villes. Maintenant supprimer ou réduire l'état-providence et laisser les non-criminels se balader et échanger comme ils veulent reste l'option la plus libérale, et sans doute la meilleure. Mais si on veut faire de la casuistique, ou prendre en compte des faits qui échapperaient, dit-on, aux principes du libéralisme, alors la deuxième meilleure option est sans doute celle que j'exposais juste au dessus. -
L'Odyssée devrait être adaptée en morceaux, par plusieurs réalisateurs. Les chants 1 à 8 devraient être adaptés par Tarsem. Les chants 9 à 12 par Guillermo del Toro. Les chants 13 à 20 par Jeunet. Et les chants 21 à 24 par Tarantino.
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[Sérieux] Immigration : questions et débats libéraux
Mégille a répondu à un sujet de Salatomatonion dans Politique, droit et questions de société
A y repenser, la solution pragmatique (c'est à dire le plus libéral des compromis avec les anti-libéraux sur l'immigration) consisterait sans doute à augmenter le coût des visas, tout en les simplifiant par ailleurs. Pas de catégorie autre que la durée du séjour et le statut de réfugié, pas de critère autre que de ne pas avoir été interdit de territoire par la justice, pas de privilège d'accès pour qui que ce soit (famille, travailleur jugé essentiel, ou autre), pas de quota de quoi que ce soit, pas de chiffre d'entrée décidé en amont, et un prix (sauf pour les réfugiés) paramétrique et négociable (tout comme les critères de naturalisation) pour internaliser dans les décisions du migrant ce qui est perçu comme un coût général de l'immigration par la population. C'est ce qui s'apparente le moins à de la planification, et ça revient à favoriser l'entrée soit de ceux qui ont déjà le plus d'argent à amener, soit de ceux qui estiment avoir le plus à y gagner par le travail, plutôt que filtrer les entrés à travers un tamis de critères bureaucratiques dont les indicateurs sont facilement décorrélés de l'intention politique initiale (elle même en décalage avec la réalité). La barrière à l'entrée protégerait des cassos. Comme effet redistributif inévitable parmi les locaux, ceux qui y perdraient immédiatement seraient les employeurs de main d'oeuvre bon marché, et peut-être les propriétaires (à supposer que la demande de logement supplémentaire due à l'immigration ne soit pas absorbé au sein de la partie planifiée bureaucratique du logement, et compensé par le risque de squat pour les proprios), et y gagnerait, les autres. En gros, je crois, alors que parmi les étrangers, ça discriminerait en faveur des plus riches, vis à vis de la population locale, ça discriminerait plutôt en faveur des prolos. Et ce serait peut-être une façon de les détourner du socialisme de droite (ou du nationalisme de gauche) à la française. Ca permettrait aussi de virer des bureaucrates, ce qui est toujours bon à prendre. Le négatif que le gauchiste en moi y voit (en plus du coté tariff/brigand au bord de la route que voit le libertarien) est le risque de perdre des étrangers pauvres mais talentueux avec une productivité potentielle haute, et le risque de pénaliser des réfugiés pauvres mais légitimes si la durée des procédures de reconnaissance de ce statut les forces à payer en attendant. Dans les deux cas, des banques ou des assos avançant les frais de visas seraient sans doute une solution adéquate. -
Je ne me souviens plus très bien, mais je sais que j'avais mis Borges en tête de liste, et la "Maison des feuilles" quelque part... Je suis curieux à propos de l'adaptation. Je la chercherai dès que j'en aurai fini avec le livre.
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Il paraît que Gandalf y est cité.
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Villes Vs Campagne
Mégille a répondu à un sujet de Rübezahl dans Politique, droit et questions de société
Je me demande jusqu'où ira l'exode rural. J'ai des vieux souvenirs de cours d'histoire-géo lors desquels on nous présentait le concept, tout comme celui de "transition démographique", comme un processus à peu près fini, et de façon implicitement téléologique comme un passage nécessaire pour aboutir au monde actuel. Mais sans forcément en analyser les causes, et sans voir que (encore une fois comme pour la transition démographique) elles n'avaient aucune raison immédiate de disparaître. Et en l'occurrence, la cause est profonde. Les populations humaines se sont toujours déplacé, et se déplacent toujours, vers les richesses, les ressources. A faible degré de division des tâches, c'est un facteur de dispersion, puisque la présence d'autres humains au dessus d'un certain seuil réduit la valeur du lieu, et c'est ce qui a poussé nos congénères à s'installer de l'Himalaya jusqu'aux îles du Pacifique. A partir d'un certain nombre d'occupants, une vallée fertile (peu importe qu'on veuille payer le coût de la partager ou prendre le risque de la disputer) devient moins intéressante que le Groenland ou le Kalahari. Mais l'augmentation du degré de division des tâches augmente le gain à la proximité des autres, et a déjà fini par rendre comparativement pour ainsi dire insignifiante la proximité des ressources naturelles. Si on étend la courbe, on finit tous accumulé dans quelques grandes métropoles (voire dans une seule métropole mondiale), et les exploitations agricoles, carrières minières, etc, deviennent des usines-machines à ciel ouvert, où grouillent robots et drones, et où des ingénieurs humains ne mettent les pieds que très occasionnellement. Evidemment, la réalité est toujours plus complexe qu'une prédiction à partir d'un seul facteur. Mais ce facteur là est quand même suffisamment réel pour qu'un phénomène comme les migrations internationales n'en soient qu'un cas particulier, puisque des pays entiers sont comme une ruralité pour le globe. (bien sûr, ce sont les urbains des petits pays qui immigrent, mais c'est parce que l'attraction d'une métropole A depuis un lieu B doit être à peu près égale à la différence de richesse entre A et B divisée par le coût pour s'y rendre, tant et si bien que même si (richesse de A) moins (richesse de est moins important depuis une autre ville, la plus grande facilité d'accès suffit à ce que le quotient final soit plus haut) A quoi d'autres s'attendre ? Que les désagréments des villes, grandissant avec leur densification, finissent par dissuader l'immigration ? Une rétroaction négative finirait alors par maintenir l'humanité dans un équilibre urbain-rural, sans doute à travers des variations cycliques. Ca ressemble à ce qu'on présentait, dans mon souvenir, comme soit actuel, soit très proche, dans les manuels de géo. Sauf qu'on ne voit pas encore l'ombre de cette rétroaction au niveau global, et la Chine a des villes aux populations de plusieurs ordres de grandeur au dessus des nôtres. Quoi d'autre ? On s'attend aussi parfois à ce que la baisse du coût des transports et des communications permette de jouir des avantages de la division du travail sans payer le coût de la proximité des autres humains. On irait alors vers un retour global au nomadisme. Mais ce facteur là aussi me semble trop faible ou trop lointain, la richesse réelle inclue l'accès à un paquet de services humains qui ne passent pas par la fibre ou le satellite, et ne gagnent pas forcément à être envoyé par drone ou ryanair depuis l'autre bout d'un continent. En plus, les avancés qui peuvent baisser les coûts de s'écarter de la ville peuvent aussi baisser d'autant plus le coût de la ville (par exemple, en facilitant l'accès à son centre depuis sa périphérie, ou en facilitant son organisation). A part l'effondrement civilisationnel (et c'est effectivement le processus auquel appartiennent généralement les désurbanisations), je ne vois pas très bien ce qui pourrait plausiblement inverser la tendance. Et c'est peut-être ce vers quoi on va avec l'abrutissement général et la dénatalité. D'ailleurs, la dénatalité est sans doute une rétroaction positive de la concentration urbaine. Donc... que faire entre temps ? Tenter de ralentir le processus en se disant que même si, hypothétiquement, l'ultra-urbanisation était bonne, l'étape suivante sera la pire ? Ou bien tâcher de penser et préparer un inévitable monde ultra-urbain pour le rendre le meilleur possible, quoi que soit ce qui viendra ensuite ? -
Nouveau média libéral: Libertis.net
Mégille a répondu à un sujet de libertis.net dans Forum des nouveaux
Bonjour libertis, bienvenu par ici ! Si jamais tu comptes rester par ici, je t'invite à commencer par créer un topic pour te présenter ! C'est ce à quoi est réservé le "forum des nouveaux", et si tu n'as pu créer de topic qu'ici, c'est parce qu'on préfère justement se connaître un tout petit peu avant d'échanger. Merci pour le partage, toutefois !
