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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. Ceci vaut aussi pour le Theravada. Le Vajrayana repose d'abord sur le Mahayana. Ce qui y changera à ce sujet est que les terres pures de différents bouddhas seront utilisées comme objet de méditation au centre de techniques de visualisation complexes, représentés par des mandalas.
  2. Ce sont plusieurs choses différentes. Dès les anciens sutra, notre monde a plusieurs enfers, et plusieurs cieux, qui sont peuplés de dieux. On peut y renaître, mais ce n'est pas un but, puisque les dieux ne souffrent pas assez pour s'apercevoir qu'ils souffrent tout court, et finissent par mourrir et renaître plus bas. Dans l'abidharma (commun à toutes les traditions bouddhistes, mais laissé de côté par les modernistes) il y a une infinité de mondes similaires au notre, avec leurs enfers et leurs cieux. Et dans les sutra mahayana, certains de ces mondes sont entièrement transformés en terres pures par leurs bouddhas. On y souffre aussi peu que possible, et on y a les conditions parfaites pour se libérer définitivement. Je crois que l'idée de Terre pure est commune à tout le Mahayana, mais prend un sens et une importance variable selon la tradition. La terre pure d'Amitabha est fonctionnellement le paradis, pour beaucoup de bouddhistes.
  3. Il y a toutes sortes de "paradis" et de choses similaires dans le bouddhisme traditionnel. Les nombreux cieux où on peut se renaître comme "dieu", les "Terres pures" comme celle de Bouddha Amitabha (je crois qu'il est prié au Vietnam aussi) qui sont des mondes entièrement (des enfers aux cieux) purifiés par leur bouddha central, peut être certains bardo (lieu intermédiaire entre les naissances) aussi... On a une image très épurée du bouddhisme en Occident, mais c'est propre à une sorte de "bouddhisme protestant", assez limité aux convertis occidentaux et aux élites éduquées urbaines en Asie. Mais en Asie rurale ou populaire, le bouddhisme est beaucoup plus orienté sur le surnaturel, notamment post-mortem (ou inter-mortem, en l'occurrence).
  4. Ce n'est qu'une question de temps... https://en.wikipedia.org/wiki/Muscular_Hinduism
  5. C'est assez fun, mais ça le sera très vite moins quand elle pourra faire le lien avec nos identités perso (et elle le pourra sans doute même pour les plus prudents d'entre nous), et qu'un check-up deviendra la norme pour les dates, les employeurs, etc...
  6. J'avais demandé à perplexity comment situer politiquement l'utilisateur "Mégille" de liborg, et elle m'a appris que je suis d'extrême droite...
  7. Pas tout à fait, on a des méthodes pour lire les palimpsestes.
  8. Mégille

    Introduction

    Bienvenue @Idelle ! Si tu comptes rester ici, pense à te trouver une image de profil, et n'hésite pas à nous en dire un peu plus sur toi, et sur ton rapport au libéralisme !
  9. Dans le contexte des utilitaristes, ramener le bien au plaisir/bonheur, c'était le ramener à un critère qui se trouvait dans l'individu, et c'était un geste contre le sacrifice de l'individu au nom d'un bien plus grand que lui. D'ailleurs, la première expérience de pensée "tramway-like" se trouve dès la préhistoire de l'utilitarisme, chez William Godwin, mais à l'envers, puisqu'il s'agissait d'envisager qu'il faille parfois sacrifier un groupe pour sauver un individu, si l'individu en question est par exemple un grand écrivain (en l'occurrence Fénelon) dont l'oeuvre contribue significativement à l'épanouissement d'autres individus.
  10. Je suis d'accord avec toi, @Domi, sur la compatibilité du jusnaturalisme moderne avec le principe général du jusnaturalisme ancien, mais je ne pense pas que la conception ancienne implique la conception moderne. La conception moderne est une possibilité de la conception antique, qui est plus large, mais clairement non réalisée, voire même non envisagée, dans l'antiquité. Un droit conçu comme norme ou comme ordre social n'a pas à être attaché à une personne (même s'il règle les statuts des personnes), et s'il peut être "opposable", à l'état ou à son concitoyen, il ne l'est pas au nom d'une liberté élargie mais au nom du maintient d'un ordre contraignant pour tous (quoi que de différentes façons). Et de fait, pas grand monde ne voyait de contradiction entre esclavage et droit naturel. Je vois Augustin comme un quasi-anarchiste philosophique. Seul un état juste est légitime (et donc différent d'une bande de pirates), nous dit-il, mais à la fois, nous dit-il toujours, il n'y a pas vraiment de justice dans le royaume des hommes... Je soupçonne le glissement théocratique d'avoir eu lieu avec Grégoire I. Tout ça commence bien avant la féodalité médiévale. Avant tout, dans le contexte de la christianisation de l'empire, il y a une relative méfiance des penseurs occidentaux, latins, envers le politique (qui déjà parle depuis Constantinople et en grec) auquel Eusèbe voulait subordonner l'Eglise. Ca commence avec Lactance, qui s'oppose à l'empereur Constantin et à Eusèbe, en ajoutant quelques conditions, dont l'Eglise est la garante, à la légitimité de l'empire. Ca continue avec Ambroise, qui fait triompher Lactance grâce à la soumission symbolique de Théodose. Augustin, qui vit l'abandon de l'occident après Théodose, ne fait que continuer tout ça. L'étape très importante suivante, c'est le retour, puis le reflux, de l'autorité impériale en occident sous Justinien, et la capture puis la rétention d'une partie de cette autorité par Grégoire, le premier véritable pape, qui est à la fois héritier d'Ambroise et d'Augustin en ecclésiologie et en théologie, notamment politique. Le sacre de Charlemagne, et donc la revendication du pape de pouvoir nommer l'empereur lui-même, est l'aboutissement du processus (les défaites de l'empire face aux musulmans, les errements iconoclastes de l'orient, toujours sur fond de querelle théologique post-chalcédonienne, ont sans doute facilité ceci, et l'accession au pouvoir impérial par une femme, Irène, a dû être la goûte d'eau qui a fait déborder le calice). La naissance du jusnaturalisme moderne a sans doute été facilité par la tension persistante, en occident, entre le pouvoir et l'Eglise, comme institution parallèle contrôlant sa légitimité (à moins qu'il ne faille plutôt voir ça comme un échec répété de l'Eglise a se constituer comme véritable pouvoir théocratique, puisque toujours contrainte de le louer et de le négocier avec des chefs de guerre, eux-mêmes incapables de faire valoir une légitimité autonome). Que ce droit (sur-)naturel soit chrétien, et donc égalise les âmes individuelles devant Dieu, est aussi, probablement, une étape importante vers le jusnaturalisme libéral. Mais encore une fois, ce n'était qu'une possibilité ouverte et non réalisée tout au long du moyen-âge, et même encore au début de la modernité. Je reste sur la rencontre de la pluralité (enfin, d'une pluralité hors de celle déjà absorbé par les cadres de pensée habituels) comme élément déclencheur de ce qui donnera le libéralisme.
  11. Sur l'opposition classique à l'absolutisme et à la tyrannie, y compris chez Aristote et dans la scolastique : il ne s'agit généralement pas de défendre une liberté individuelle menacée par le pouvoir central, mais plutôt de défendre un ordre naturel, rigide et coercitif, contre les prétentions du monarque de pouvoir s'y soustraire, ou pire de le modifier. Ca a quelque chose de libéral... mais ça ne l'est pas encore. Cet ordre naturel admet souvent l'esclavage, et détermine des chemins de vie précis à suivre et des interdits "sans victime" à respecter scrupuleusement. Montesquieu peut faire figure d'intermédiaire entre le conservatisme anti-absolutiste et le libéralisme, mais il tire ses idées libérales d'autres sources, et en face, Bodin oeuvrait à allier conservatisme et absolutisme. Sur Augustin, à la suite de Lactance (et à leur suite, chez Grégoire I), il s'agit surtout de défendre l'autonomie de l'Eglise face à l'empire (contre le modèle oriental fixé par Eusèbe, qui fait de l'empereur le représentant de Dieu sur Terre et le chef de l'Eglise), voire même de subordonner l'Etat à l'Eglise. Que la source de la légitimité du pouvoir soit transcendante revient à revendiquer un droit de regard et de contrôle du politique par l'organisation représentant ce pouvoir transcendant. Il s'agit à nouveau de défendre un ordre pré-determiné contre un arbitraire du pouvoir Cet ordre n'est plus immanent à la nature comme chez Aristote (encore qu'il le redevient partiellement chez Thomas), et il a quelque chose d'égalitaire puisque chrétien, ce qui peut préfigurer l'égale liberté des individus voulu par les libéraux, mais il s'agit toujours globalement de défendre un ordre coercitif. Elle est liée à la racine "libertine" du libéralisme, qui toute seule, comme le relativisme, produit une recherche de liberté pour soi sans prétention à en faire un modèle social. Le libertin Gabriel Naudé était un grand sceptique, et pas tout à fait un libéral.
  12. Je ne dirais pas que l'utilitarisme est une racine, @Domi, plutôt un stade de développement, de systématisation et de justification postérieur à l'apparition du libéralisme (tant de l'idée que de la pratique). Dans une certaine mesure, c'est aussi le cas de la pensée de Locke. Même s'il s'agit de la première fondation systématique du libéralisme, on a déjà l'exposition d'un libéralisme complet, sous la forme de l'explication de ce que font déjà les Provinces-Unis, dans "L'intérêt de la Hollande", chez Pierre Delacourt, quelques décennies plus tôt. Il me semble que le libéralisme naît de la rencontre du pluralisme, extérieur par les grandes explorations, et intérieur, par la réforme. Mais aucune de ces deux rencontres n'a produit le libéralisme toute seule. La rencontre du pluralisme extérieur a produit le jusnaturalisme moderne, de l'école de Salamanque à Grotius, qui semble avoir toutes les caractéristiques du libéralisme, mais qui était malgré tout au service de l'absolutisme et du mercantilisme. La rencontre du pluralisme intérieur a plutôt donné la pensée des libertins, qui anticipe le goût pour la liberté des libéraux, mais qui se contente souvent, par relativisme ou par cynisme, d'une licence privée et secrète, tout en voulant l'autorité pour les autres. Le libéralisme est largement né, je crois, de la rencontre des deux aux Pays Bas, alors qu'ils faisaient l'expérience de la limitation du pouvoir, sans l'avoir théorisée a priori. Et c'est leur révolution qui est l'ancêtre des suivantes, des anglais, des américains et des français. Et ce que Locke théorise, c'est un processus en cours de réalisation, à la suite de la mise au pouvoir en Angleterre du staathouder hollandais.
  13. Il y a au moins un moment où il enfonce une flèche à la main dans la jugulaire d'un prétendant.
  14. Sur ce point là précis, si. Mais là aussi, grosse trahison, grosse déception : Ulysse est censé se foutre à poil au début du combat pour montrer sa supériorité et mieux humilier ses rivaux. Ici aussi, Nolan a été trop pudique. Il me semble qu'un peu plus tôt, il y a aussi un mendiant qui aperçois avec effrois la "cuisse" large, vigoureuse et puissante d'Ulysse sous son manteau, et qui s'en effraie, menaçant la supercherie.
  15. L'argument est grossier. Ce sont des jeunes hommes qui migrent parce que c'est une opération risquée et possiblement violente, ce sont un peu plus souvent des femmes qui les défendent parce que les discours allant dans ce sens font principalement appel à l'empathie, et partiellement au conformisme. Rien de nouveau sous le soleil. Supposer un intérêt sexuel là dedans est dérangé, ou trollesque.
  16. Il me semble que le shadowban privé de la part des plateformes est une connaissance commune depuis un moment. Que l'état s'en mêle est une autre affaire. Mais j'ai du mal à voir comment l'état français pourrait le faire efficacement.
  17. Méluche répond que Ceuta n'est déjà pas dans l'espace Schengen, et de ce que j'en comprends, c'est plus ou moins vrai. Juan Branco pense que c'est un complot du roi du Maroc, allié avec Trump et Netanyahou, pour venir en aide à l'extrême droite occidentale. J'ai vu passer une vidéo (relayée par Branco) avec des types qui débarquent d'un camion sous la surveillance de militaires, présentée comme preuve du fait que le tout est orchestré par le Maroc. Et je m'aperçois que ça y est, je ne fais plus assez confiance en ma capacité à déceler l'ia pour pouvoir décider si je dois accorder du crédit ou non à une vidéo en apparence réaliste.
  18. Marrant qu'ils n'aient pas su que les IA (actuelles) sont terriblement nulles pour faire des cartes.
  19. Problème : Koenigsberg n'est pas dans l'UE.
  20. En propositions trolls, j'ajoute Vlad Tsepes et Léopold II de Belgique. En plus sérieux, faut reconnaître que Marie Curie et Léonard sont de plutôt bons choix. Mozart aurait été meilleur que Beethoven puisque plus pan-européen que lui, mais à la fois, puisqu'on a l'hymne à la joie comme symbole européen... Maria Carey et Cervantes sont de mauvais choix, la première parce que trop américaine, le deuxième parce que seulement espagnol. Et la pacifiste allemande a l'air sympa, mais est un peu trop obscure. Hugo aurait été un choix plus évident que Cervantès, puisque plus européen, mais à la fois, il y a peut-être déjà trop de français. Peut-être Kafka, ou Joyce ? J'y aurais très bien vu Erasme et Germaine de Stael. Peut-être aussi Copernic (mais on a déjà un scientifique semi-polonais avec Curie). Et peut-être un philosophe. On a un paquet de multi-européens, Descartes (France, Pays-Bas, Suède), Spinoza (Portugal, Pays-Bas, bonus pour le latin), Nietzsche (Allemagne, France, Italie)... Mais surtout, Catherine de Médicis aurait été un merveilleux choix (figure européenne, et liée à l'argent... mais il y a déjà un italien-français de la Renaissance), et Leibniz aussi (figure européenne, optimisme, Europe comme harmonie de monades...). Choix personnel : Médicis, Erasme, Leibniz, Mozart, le Gréco, Andersen.
  21. La BCE propose une consultation sur le prochain graphisme des billets : https://surveys.ecb.europa.eu/10b/neweuro/ Les propositions oiseaux/bâtiments de l'UE sont plutôt laids, ou surtout inadéquats à l'Europe, je trouve. Je suis surpris par le choix de quelques personnalités pour les autres.
  22. Les jeunes se parlent moins et font moins de trucs dans et hors de la cours de récré. Il y a une nerdisation générale, mais sans l'intellect qui va avec.
  23. Qu'est-ce que cette personne a fait de mal pour être arrêtée, exactement ?
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