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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Musk, moskhos, muṣká.. Bref : la testicule de l'ère moderne
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Actualités
Je vois vraiment son jeu avec le nazisme comme son jeu avec le dogecoin. Constater son pouvoir de faire monter en valeur ou en crédibilité les choses les plus débiles ou affreuses qu'il trouve doit lui donner une sorte de sentiment de toute puissance. -
Musk, moskhos, muṣká.. Bref : la testicule de l'ère moderne
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Actualités
Faire des saluts nazis en public, lâcher dans la nature un chatbot qui se prend pour "mechahitler" pendant plusieurs jours, en plus de retweeter et commenter toutes sortes de tweet explicitement racistes... je ne dis pas que ça fait de lui un Goebbles machiavélique, je le vois plus comme une sorte d'inconscient, mais je n'ai pas l'impression de beaucoup exagéré en disant que oui, c'est avec le nazisme qu'il joue. Le vieux conte de l'enfant qui criait au loup sert d'abord d'avertissement contre le jeu de l'enfant, mais il devrait aussi être une leçon pour les autres : ce n'est pas parce qu'on nous a gonflé avec les fausses alertes qu'il n'y a plus aucune raison de se méfier. -
Musk, moskhos, muṣká.. Bref : la testicule de l'ère moderne
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Actualités
Possible qu'il était déjà raciste mais qu'il le cachait. Je pense aussi qu'il aime avoir un impact sur le monde, peu importe que ce soit en bien ou en mal. Et comme un enfant qui jette une pierre dans un lac pour le plaisir de perturber visiblement la surface, il s'émerveille de bouger faire bouger le cours d'un shitcoin ou la fenêtre d'overton par rapport au nazisme. -
Le parti de la covidémence, c'est d'abord l'Internationale Boomer, woke ou non (et on sait que les vieux et les chinois ne sont pas les plus woke). Les wokes ont suivi, mais comme presque tout le monde... on n'était pas très nombreux à s'opposer. C'est l'antivaxxisme qui a un peu fédéré sur la fin, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Je connais des antivax conspi (style "virus créé en labo pour réduire la population", ce genre de chose) qui étaient aussi des confinistes durs. S'il faut vraiment situer cette affaire dans une perspective plus globale, je verrais plutôt les agissements de l'ICE comme étant justement dans la continuité de ces flics lourdement armées qui verbalisaient quelques familles dispersées sur une plage. Dans les deux cas, on a un usage absurde de la force, avec un cadre légal très flou mais un commandement claire venant du haut, au nom d'une urgence déclarée, et une exigence d'accorder une confiance totale au pouvoir. Si, pendant la pandémie, un cowboy s'était fait flinguer en tentant de tirer sur un flic qui aurait voulu le faire rentrer chez lui - j'aurais été du coté du cowboy. (en réponse à "Souvent, le libéralisme est pensé comme une manière de lutter contre l'arbitraire de l'État." de Jean Karim) Ca a un rapport avec ton point 1, voir avec l'existence même de l'ICE. Un ancapisme un peu autistique-rigoureux-axiomatique comme on en fait plus pourrait amener à défendre que s'en prendre à un agent de l'ICE, dans le cadre de ses fonctions, est pour ainsi dire toujours légitime, puisqu'ils sont une organisation intrinsèquement agressante. Le problème est que l'ICE, sous prétexte qu'elle s'en prend -en théorie- à des non-citoyens qui ne sont pas protégés par le droit américains, s'affranchit de tous les cadres qu'on a mis (libéraux et alliés occasionnels) autour de la police pour empêcher son usage arbitraire de la force.
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Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme
Mégille a répondu à un sujet de Lexington dans Europe et international
Si ceci n'est pas de la propagande US - est-ce que ce n'est pas un peu dangereux pour les US de révéler certaines de leurs bottes secrètes pour se débarrasser d'un dictateur communiste mineur ? J'imagine que les russes et les chinois ont des cellules d'ingénieurs et de tacticiens en train d'analyser toutes les infos qu'ils ont pu recueillir sur les armes et le modus operandi américain. A moins que faire une démonstration de supériorité militaire n'ait justement été l'un des buts de la manoeuvre ? Mais demeure la question de savoir si c'est un flex trumpien, ou si c'était le choix premier de la majorité de l'état major.- 1 954 réponses
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L'ouverture du marché qui fait mal aux agriculteurs, c'est déjà l'objet du débat autour de corn laws au XIXème siècle.
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Le tweet auquel celui-ci répond immédiatement, selon lequel certains humains sont des LLM organiques, est une dinguerie. J'y adhère. Sinon, je n'ai pas suivi tout le débat sur l'angle des pneus dans des vidéos floues... Mais si le scandale amène à questionner la légitimité et les procédures de l'ICE, ce n'est pas plus mal.
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Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
Dispositif anti-siège danois : -
Musk, moskhos, muṣká.. Bref : la testicule de l'ère moderne
Mégille a répondu à un sujet de RaHaN dans Actualités
Concrètement, comment ça marche cette affaire ? Il y a un bouton "déshabiller" sous les photos des gens ? J'ai du mal à ne pas y voir une forme de perversion et de misogynie de la part de Musk. Peut-être pour faire fuir les femmes de la plateforme pour la droitiser. Peut-être pour des raisons personnelles (aucun temps et aucune attention portée à ses relations avec des femmes, + un traitement hormonal qui lui donne le taux de T d'un ado en rut ou d'un mec trans en début de transition ?). -
Je ne suis l'affaire que de loin, mais, bonne nouvelle, oui. Enfin. Doublement même, pour la France, mais aussi pour l'Argentine, et donc pour l'image du libertarianisme à l'international.
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Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
Il y en a des bonnes. J'aime bien aussi celle-ci (et je ne serais pas si surpris si il exposait vraiment quelque chose comme ça) : -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
C'est "coût d'opportunité" mais en se limitant au point de vu de l'état, et en ne le calculant qu'à très court terme. -
Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme
Mégille a répondu à un sujet de Lexington dans Europe et international
Je ne crois pas que ce soit ça. Le vieux réalisme à la Kissinger consistait à regarder les rapports de forces comme nus, sans habillage idéologique, et à penser à l'intérêt national réel, en soupesant minutieusement les conséquences de chaque action. L'intérêt n'était pas pensée en terme de convergence idéologique, d'amitié ou d'inimitié spirituel, mais de plus ou moins sécurisation d'un rapport de force avantageux, avec une forte aversion au risque. Et la paix n'étaient pas niée ou refusée par principe, mais elle était considérée comme un équilibre provisoire des puissances, qui devait être modifiée lorsqu'il apparaissait qu'il n'était plus avantageux ou que l'on pouvait faire mieux, mais qui devait être préservée sinon. Ca n'a rien à faire ni avec ce que fait Trump, ni avec la façon dont ses soutiens le défendent. Le Venezuela ne représentait aucune menace réelle importante pour les USA. Et il est très incertain que l'intervention américaine offre une plus grande sécurité sur le long terme. C'est, au mieux, une très grosse prise de risque. Et plus qu'un calcul "réaliste", la raison de son action me semble clairement idéologique. S'il s'en est pris à Maduro, plutôt qu'à n'importe quel autre nacro-état ou état pétrolier, c'est parce qu'il l'identifie comme appartenant au parti d'idée ennemi, au sein d'un espace qui devrait être de son camp. Il ne part pas des rapports réels, mais d'idéaux politiques. Il s'agit typiquement d'un idéalisme géopolitique, ce à quoi s'oppose le réalisme. Les réalistes ont l'habitude d'identifier l'idéalisme au "libéralisme", qu'on identifie lui-même au globalisme/multilatéralisme interventionniste. Mais ce libéralisme là n'a pas le monopole du libéralisme géopolitique. Si ce qu'on appelle libéralisme en relation internationale est la doctrine selon laquelle l'humanité a un intérêt supérieure à la coopération, et que l'on doit s'opposer et prévenir les tendances occasionnels des états à se faire la guerre, alors le libertarianisme est lui aussi une école idéaliste-libérale, même en se contentant du NAP comme idéal pour les relations entre états. Ce que fait Trump est encore une autre famille d'idéalisme, qui comme le libéralisme (institutionnel ou libertarien) s'oppose au réalisme en partant de jugement moraux plutôt que d'une évaluation neutre et impartiale des rapports de force. Mais dont les valeurs ne sont pas particulièrement libérales, ni très claires ou stables.- 1 954 réponses
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Pattern recognition skill issue.
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Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme
Mégille a répondu à un sujet de Lexington dans Europe et international
L'étape logique suivante, j'imagine, est de créer un régime fantoche dirigé par ce qu'il reste de l'élite de ce qu'il reste de l'opposition à Maduro, avec une présence militaire américaine. Ce qui ne marcherait déjà pas très bien, mais ils sont sans doute capables de faire encore pire. Même si une partie de la population est sans doute anti-Maduro et anti-socialiste, les milices nourries par lui ont leurs réseaux, et le sentiment nationaliste de lutte contre l'occupant étranger de leur bord. Au mieux, ça donnera une paix façon dictature moyen-orientale, et plus probablement, une guerre civile.- 1 954 réponses
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Venezuela : l'autre grande réussite du socialisme
Mégille a répondu à un sujet de Lexington dans Europe et international
Fausse bonne idée.- 1 954 réponses
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Convergence des luuuuuttes !
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IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
C'est aussi l'impression que j'ai, au moins vu de loin... mais je pense que c'est parce qu'on a pas une si bonne visibilité sur la totalité (ce qui ne devrait pas forcément nous pousser à plus de confiance, évidemment), et aussi parce qu'on est sans doute tous les deux au moins un peu influencés par Sabine Hossenfelder. Mais j'ai aussi vu plusieurs vidéos/articles tentant de la réfuter, et j'ai du mal à évaluer la pertinence des arguments des deux cotés. Dans tous les cas, ce n'est pas parce qu'on stagne sur les choses les plus spectaculaires et vulgarisables - gravité quantique et ce qui en dépend (big bang et trou noir) et matière noir et énergie noir - qu'on stagne sur tous le restes. J'ai même l'impression d'avoir vu de très grands progrès avoir eu lieu au cours des dernières années au moins autour de la biologie (ciseaux à ADN, utérus artificiel, pas mal de trucs coté anthropogénèse), et, avec un peu moins d'enjeux pragmatiques, de l'archéologie (scan des ruines mayas, déchiffrement de l'élamite, etc etc). Et tout ça à partir de l'université. -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
Les universités du moyen-âge étaient des conservatoires. Elles pouvaient innover, mais seulement sur un mode cumulatif, ou plutôt, en apportant de plus en plus de précision à ce qui était déjà acquis, et étaient tout à fait close à toute forme de remise en cause de leurs doctrines de référence, sur lesquels reposaient les consensus et à partir desquelles les nouvelles idées étaient jugées. En philosophie et en physique générale, impossible de douter d'Aristote, en astronomie, de Ptolémée, en médecine, de Galien, etc. A la Renaissance, les types comme Galilée et les premiers découpeurs de cadavres, mais aussi, les humanistes, et les alchimistes "hermétiques", Paracelse, jusqu'à Boyle et Newton au moins, etc, se sont confrontées à une vive opposition de l'institution, et on dû poursuivre leur travaux hors de celles-ci, à la cours de certains princes, par des correspondances privées, dans les salons, parfois même via des sociétés secrètes pour ne pas se faire choper. A propos des humanistes : ils étaient tellement hors système et anti-système qu'ils sont allé jusqu'à saper les fondements historiques de l'autorité du Pape sur les états papaux, en "débunkant" la dotation de Constantin. Les universités, qui étaient à peu de choses près des exclaves du Vatican, n'auraient jamais pu faire une chose pareille. Et elles reléguaient les humanités (le "trivium") à une place subalterne, préliminaires à l'étude des autres matières. La valorisation des humanités étaient explicitement un renversement de l'université, et était soutenu par des princes laïcs qui cherchaient à s'autonomiser par rapport à l'église, comme Cosme de Médicis à Florence, et François I en France, qui créé le Collège Royal (aujourd'hui Collège de France) explicitement pour valoriser les humanités et concurrencer l'université. A propos des alchimistes, des "hermétiques" et de Paracelse : aujourd'hui, on s'en moque, puisqu'ils sont à l'origine de l'ésotérisme de la modernité aussi bien que de sa science, mais c'est parce qu'ils exploraient, sans préjugés, toutes les voies refusées par l'institution, et ils cherchaient à le faire empiriquement et pratiquement, même s'il n'y avait pas encore une méthode expérimentale mature. Même Newton avait un pied dans ce genre de chose. Quand à Bayle, il fait partie des premiers qui, comme Descartes, a cherché à distinguer, au sein des nouvelles idées (mais toutes hors de et contre l'université), celles qui deviendront la science de celles qui sont devenus des pseudo-science. Mais lui même oeuvrait dans l'ombre, hors institution, notamment en participant au "Invisible College", société secrète à l'origine à la fois de la Royal Society et de la Franc-Maçonnerie "spéculative" (sans truelle). En Angleterre, la transition entre l'ancienne et la nouvelle université s'est fait assez délicatement. La Compétition des Sociétés savantes créées et protégées par la Couronne a créé une saine émulation, qui a permis une évolution continue. (Peut-être était-ce aussi dû à ce que les universités anglaises étaient initialement des syndicats d'étudiants et de maîtres à la fois, alors que les universités continentales étaient issues soit de syndicats d'étudiants seulement, comme en Italie, soit de syndicats de maîtres seulement, comme en France, ce qui aurait entraîné des rapports de pouvoir plus fort, et moins de flexibilité ?) En Allemagne, il y a eu une prise de conscience du retard sur l'Angleterre au XVIIIème siècle, et ça a motivé des réformes volontaristes importantes, sous l'influence de Humboldt, Fichte et Schleiermacher. En France, il y avait eu une tentative de noyauter la vieille université par Descartes et sa clique au XVIIème, mais avec un succès limitée. La révolution l'a entièrement détruite, comme le reliquat de pouvoir théocratique médiévale qu'elle était, et l'a remplacé par des écoles à visée plus pragmatiques (ENS pour former des profs, polytech pour les ingénieurs, et le CNAM pour les chercheurs en ingénieries). Et ce n'est que plus tard qu'on a recréé à partir de presque rien des universités modernes, avec une rupture encore plus forte qu'ailleurs. J'ai quand même l'impression qu'une partie importante du nouveau savoir produit, hors de ce qui a une application immédiate, vient de l'université. Et la mort de la vieille bête, si elle a lieu, ne sera pas forcément une bonne chose (ou alors, il faudra voir ce qui vient après). La transparence de la recherche, et que ses résultats soient publiques et vérifiables, a une valeur plus que subjective, je crois, mais aussi une vraie utilité pour son progrès. On peut sans doute faire mieux sur ce plan là que ce qu'elle fait, mais on peut aussi faire pire. Et la trop grande focalisation sur le résultat immédiatement pragmatique (qui semble être globalement la direction de la recherche privée actuelle) n'avait historiquement pas fait beaucoup de bien à la science en France (même si c'était sous une direction étatique). -
Tentative de divination à partir des lois internes du développement de la civilisation chinoise (le recours à l'astrologie serait nécessaire pour prédire les dates exactes) : dans moins de 30 ans, la RPC va perdre le contrôle du nord, qui sera sous l'influence d'un pouvoir nordique étranger, mais le régime communiste continuera à exister au sud pendant environ un ou deux siècles. Démonstration : durant l'antiquité classique et le haut moyen-âge respectivement (périodisation occidentale), la Chine a connu deux cycles d'une très grande similarité dans la structure et la durée de ses grandes étapes. Ou plutôt que "cycles", deux "spires", avec intégration de la spire passée au sein d'une nouvelle progression plus large. D'abord, un état nordique très autoritaire conquiert le nord, puis le sud, et uniformise la totalité. Trop autoritaire, la dynastie fondatrice est renversée par une coalition de ses vassaux au bout d'environ 50 ans, mais l'un des vassaux la remplace, et parvient à maintenir son pouvoir en ménageant les autres puissants. Son pouvoir dure entre 3 et 4 siècle, interrompu vers le milieu par une usurpation, et une restauration par une autre branche, divisant la grande période en une haute et une basse époque. Mais la dynastie s'affaiblit de plus en plus, au profit à la fois de puissances étrangères, de groupes religieux, et de militaires. L'empire s'effondre, et connait une période de division d'environ 50 ans. Et puis, un nouveau pouvoir, restaurateur, parvient à nouveau à unifier la totalité de la Chine, et à produire une synthèse des nouvelles tendances culturelles et religieuses et de la tradition plus ancienne. Mais au bout d'environ 50 à nouveau, la dynastie restauratrice perd le contrôle du nord. Elle persiste au sud, mais sans se renouveler, pendant qu'au nord commence à germer la civilisation qui sera à l'origine de la spire suivante. Les fondateurs sont les Qin lors de la première spire et les Sui lors de la deuxième. La grande période est celle des Han la première fois, et les Tang la suivante. La première période de division est la période des "trois royaumes", la deuxième, celle des "cinq royaumes et dix dynasties". La dynastie restauratrice qui se réfugie au sud est d'abord celle des Jin, puis celle des Song. Ce n'est pas un biais rétrospectif qui fait apparaître la similarité des deux premières spires, au contraire, l'historiographie traditionnelle tend à la cacher : d'une part, parce que la période des trois royaumes apparaît grandie (on oublie qu'elle dure moins d'un demi-siècle) du fait de la popularité des récits à son sujet, tandis que la dynastie Jin est presque entièrement oubliée, alors que pour la deuxième spire, on néglige la période de division, et on insiste beaucoup sur l'importance des Song, en oubliant qu'ils ont vite perdu le nord... sans doute parce que le nord, pris par le royaume jurchen des jin (à ne pas confondre avec son homonyme ancien) est perçu comme étranger par les historiens chinois. La coïncidence semble ensuite prendre fin. Mais c'est seulement si on oublie qu'il est tout à fait naturel, évident, et indubitable, que les durées relatives des spires doivent obéir à la suite de Fibonacci. Ainsi, les deux premières spires étaient de même durée, mais la troisième fait le double, la troisième fera le triple, la quatrième le quintuple, etc. Pour la troisième spire donc (qui s'approche de sa fin), les fondateurs étaient les mongols de la dynastie Yuan. Les haute et basse époques de la grande période sont respectivement les dynasties Ming et Qing. La période de division qui suit est tout à la fois la première révolution, les seigneurs de guerre, la guerre civile et la seconde révolution, qui se sont enchaînés très rapidement. Et les innovateurs-restaurateurs sont évidemment les communistes, qui en sont à environ la moitié de leur règne sur la totalité de la Chine. La durée de chaque étape est doublée par rapport aux spires précédentes, mais la structure est la même : comme les Qin et les Sui, les Yuan sont venus du nord et on exercé un pouvoir extrêmement autoritaire et tyrannique, qui les a mené à leur chute. Comme les Han et les Tang, les Ming puis les Qing ont exercé un pouvoir sur un très long terme, on connu un long rayonnement puis ont décliné pour des raisons similaires. Comme les Jin avec leur néo-légisme (fajia) et néo-dialecticisme (mingjia), et les Song avec les réformes modernistes de Wang Anshi, la RPC et son "socialisme à caractéristiques chinoises" innove, mais tout en cherchant à se faire l'héritière de la culture plus ancienne. Mais elle ne survivra qu'au sud. Comment en douter ?
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Santé et privatisations ! -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
Et bien, les ia conversationnelles gratuites nuisent, de fait, aux universités. Elles facilitent peut-être l'apprentissage autonome, si elles sont utilisées intelligemment et à bon escient, mais ça en ferait presque des rivales plus que des alliées des universités. Les universités gardent leur quasi-monopole sur le marché du signalement de l'apprentissage, mais les ia viennent précisément fausser ces signaux-ci en facilitant énormément la fraude, ce qui va bien finir par leur faire perdre leur valeur. D'ailleurs, c'est de notoriété publique que ces ia sont principalement utilisées par des étudiants, leur utilisation chute rapidement pendant les périodes de vacances universitaires. Ca c'est pour le coté formation, mais le coté recherche (dont dépend principalement le classement international des universités, qui sert à attirer les étudiants et à valider les signaux à la fois) est lui aussi impacté. L'évaluation quantitative de l'importance des recherches était déjà biaisée par les nombreux articles à très faible valeur ajoutée (autoplagiat, recherche salamisée, etc), mais ces biais restaient tolérables tant qu'ils étaient au moins limités par le coût, en temps et en énergie humaine, de la publication de ces bullshits papers. Ce coût étant maintenant presque éliminé, les signaux de contribution à la recherche vont eux aussi rapidement perdre en valeur. Bref, c'est un coup dur porté contre l'université. Peut-être autant, voire plus, que l'imprimerie, qui a rendu obsolète l'université du moyen-âge en la mettant en concurrence avec des sources de développement du savoir indépendantes beaucoup plus performantes. Comme l'université scolastique au début de l'époque moderne, l'université contemporaine est sans doute trop inerte pour adopter rapidement le changement, et elle a toutes les chances de se transformer elle aussi, dans un première temps, en une coquille vide, distribuant des diplômes officiels donnant accès à des privilèges, mais dont tout le monde se moquera. Reste à voir si, ensuite, elle se renouvellera en absorbant la concurrence, comme elle l'avait fait au milieu de l'époque moderne, ou si elle tombera pour de bon. Ce qui ne signifie heureusement pas la fin de la science, après tout, la science ancienne existait depuis bien avant l'université, qui n'avait été créé que tardivement et pour la transmettre, et la science moderne est née hors de et même contre l'institution universitaire du début de la modernité. Selon quelles modalités et sous quelle forme, je ne sais pas, mais je ne doute pas que la science puisse continuer son chemin sans l'université, sous sa forme actuelle en tout cas (même si ce ne sera pas sans poser plusieurs problèmes). Dans tous les cas, le monde de la tech a des raisons de ne pas trop s'en inquiéter. Leurs grosses entreprises font déjà de la recherche indépendante, et font de plus de plus de formation. Et il est facile d'imaginer que plusieurs membres de son armée, que ce soit les généraux ou les fantassins, puissent avoir un petit quelque chose contre l'université. Soit qu'ils ont pu constater que de très bons étudiants pouvaient faire de mauvais ingénieurs (peut-être parmi leurs subordonnés), soit qu'ils ont l'idée que des ex-étudiants peu accomplis académiquement peuvent faire de très bons ingénieurs (peut-être parce que c'est l'idée qu'ils ont d'eux mêmes). J'ignore à quelle point ça correspond à la réalité, mais j'ai l'impression qu'on a encore ce mythe de l'informaticien prodige, hors système, qui prépare seul la prochaine révolution technologique depuis le garage de ses parents, pendant que l'informaticien théorique universitaire le snob en tournant en rond. S'il y a ne serait-ce qu'une petite part de vérité dans cette représentation, ça peut être dû à la trop grande valorisation de la conscienciosité et du conformisme par le système académique, ce qui serait une raison de plus pour le rejeter. Enfin, il peut aussi y avoir un motif idéologique. L'université est identifiée comme étant de gauche. Voire même, comme étant la gauche, aux USA. Ce qui en fait non seulement une rivale mais même une ennemi pour les adeptes de le tech-right. -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
A ce sujet, je me demande s'il n'y a pas, de la part de plusieurs acteurs derrière les ia, un effort volontaire pour saboter et idéalement détruire l'université. -
Tentative de prendre une île et de réduire sa population non masculine en esclavage
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Actualités
Ma question est : comment la police US l'a-t-elle su ? Avaient ils des informateurs parmi les sdf ? Ou bien les deux wanabe conquistadores avaient-ils été bavards sur internet ?
