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Tout ce qui a été posté par Mégille
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IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
C'est aussi l'impression que j'ai, au moins vu de loin... mais je pense que c'est parce qu'on a pas une si bonne visibilité sur la totalité (ce qui ne devrait pas forcément nous pousser à plus de confiance, évidemment), et aussi parce qu'on est sans doute tous les deux au moins un peu influencés par Sabine Hossenfelder. Mais j'ai aussi vu plusieurs vidéos/articles tentant de la réfuter, et j'ai du mal à évaluer la pertinence des arguments des deux cotés. Dans tous les cas, ce n'est pas parce qu'on stagne sur les choses les plus spectaculaires et vulgarisables - gravité quantique et ce qui en dépend (big bang et trou noir) et matière noir et énergie noir - qu'on stagne sur tous le restes. J'ai même l'impression d'avoir vu de très grands progrès avoir eu lieu au cours des dernières années au moins autour de la biologie (ciseaux à ADN, utérus artificiel, pas mal de trucs coté anthropogénèse), et, avec un peu moins d'enjeux pragmatiques, de l'archéologie (scan des ruines mayas, déchiffrement de l'élamite, etc etc). Et tout ça à partir de l'université. -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
Les universités du moyen-âge étaient des conservatoires. Elles pouvaient innover, mais seulement sur un mode cumulatif, ou plutôt, en apportant de plus en plus de précision à ce qui était déjà acquis, et étaient tout à fait close à toute forme de remise en cause de leurs doctrines de référence, sur lesquels reposaient les consensus et à partir desquelles les nouvelles idées étaient jugées. En philosophie et en physique générale, impossible de douter d'Aristote, en astronomie, de Ptolémée, en médecine, de Galien, etc. A la Renaissance, les types comme Galilée et les premiers découpeurs de cadavres, mais aussi, les humanistes, et les alchimistes "hermétiques", Paracelse, jusqu'à Boyle et Newton au moins, etc, se sont confrontées à une vive opposition de l'institution, et on dû poursuivre leur travaux hors de celles-ci, à la cours de certains princes, par des correspondances privées, dans les salons, parfois même via des sociétés secrètes pour ne pas se faire choper. A propos des humanistes : ils étaient tellement hors système et anti-système qu'ils sont allé jusqu'à saper les fondements historiques de l'autorité du Pape sur les états papaux, en "débunkant" la dotation de Constantin. Les universités, qui étaient à peu de choses près des exclaves du Vatican, n'auraient jamais pu faire une chose pareille. Et elles reléguaient les humanités (le "trivium") à une place subalterne, préliminaires à l'étude des autres matières. La valorisation des humanités étaient explicitement un renversement de l'université, et était soutenu par des princes laïcs qui cherchaient à s'autonomiser par rapport à l'église, comme Cosme de Médicis à Florence, et François I en France, qui créé le Collège Royal (aujourd'hui Collège de France) explicitement pour valoriser les humanités et concurrencer l'université. A propos des alchimistes, des "hermétiques" et de Paracelse : aujourd'hui, on s'en moque, puisqu'ils sont à l'origine de l'ésotérisme de la modernité aussi bien que de sa science, mais c'est parce qu'ils exploraient, sans préjugés, toutes les voies refusées par l'institution, et ils cherchaient à le faire empiriquement et pratiquement, même s'il n'y avait pas encore une méthode expérimentale mature. Même Newton avait un pied dans ce genre de chose. Quand à Bayle, il fait partie des premiers qui, comme Descartes, a cherché à distinguer, au sein des nouvelles idées (mais toutes hors de et contre l'université), celles qui deviendront la science de celles qui sont devenus des pseudo-science. Mais lui même oeuvrait dans l'ombre, hors institution, notamment en participant au "Invisible College", société secrète à l'origine à la fois de la Royal Society et de la Franc-Maçonnerie "spéculative" (sans truelle). En Angleterre, la transition entre l'ancienne et la nouvelle université s'est fait assez délicatement. La Compétition des Sociétés savantes créées et protégées par la Couronne a créé une saine émulation, qui a permis une évolution continue. (Peut-être était-ce aussi dû à ce que les universités anglaises étaient initialement des syndicats d'étudiants et de maîtres à la fois, alors que les universités continentales étaient issues soit de syndicats d'étudiants seulement, comme en Italie, soit de syndicats de maîtres seulement, comme en France, ce qui aurait entraîné des rapports de pouvoir plus fort, et moins de flexibilité ?) En Allemagne, il y a eu une prise de conscience du retard sur l'Angleterre au XVIIIème siècle, et ça a motivé des réformes volontaristes importantes, sous l'influence de Humboldt, Fichte et Schleiermacher. En France, il y avait eu une tentative de noyauter la vieille université par Descartes et sa clique au XVIIème, mais avec un succès limitée. La révolution l'a entièrement détruite, comme le reliquat de pouvoir théocratique médiévale qu'elle était, et l'a remplacé par des écoles à visée plus pragmatiques (ENS pour former des profs, polytech pour les ingénieurs, et le CNAM pour les chercheurs en ingénieries). Et ce n'est que plus tard qu'on a recréé à partir de presque rien des universités modernes, avec une rupture encore plus forte qu'ailleurs. J'ai quand même l'impression qu'une partie importante du nouveau savoir produit, hors de ce qui a une application immédiate, vient de l'université. Et la mort de la vieille bête, si elle a lieu, ne sera pas forcément une bonne chose (ou alors, il faudra voir ce qui vient après). La transparence de la recherche, et que ses résultats soient publiques et vérifiables, a une valeur plus que subjective, je crois, mais aussi une vraie utilité pour son progrès. On peut sans doute faire mieux sur ce plan là que ce qu'elle fait, mais on peut aussi faire pire. Et la trop grande focalisation sur le résultat immédiatement pragmatique (qui semble être globalement la direction de la recherche privée actuelle) n'avait historiquement pas fait beaucoup de bien à la science en France (même si c'était sous une direction étatique). -
Tentative de divination à partir des lois internes du développement de la civilisation chinoise (le recours à l'astrologie serait nécessaire pour prédire les dates exactes) : dans moins de 30 ans, la RPC va perdre le contrôle du nord, qui sera sous l'influence d'un pouvoir nordique étranger, mais le régime communiste continuera à exister au sud pendant environ un ou deux siècles. Démonstration : durant l'antiquité classique et le haut moyen-âge respectivement (périodisation occidentale), la Chine a connu deux cycles d'une très grande similarité dans la structure et la durée de ses grandes étapes. Ou plutôt que "cycles", deux "spires", avec intégration de la spire passée au sein d'une nouvelle progression plus large. D'abord, un état nordique très autoritaire conquiert le nord, puis le sud, et uniformise la totalité. Trop autoritaire, la dynastie fondatrice est renversée par une coalition de ses vassaux au bout d'environ 50 ans, mais l'un des vassaux la remplace, et parvient à maintenir son pouvoir en ménageant les autres puissants. Son pouvoir dure entre 3 et 4 siècle, interrompu vers le milieu par une usurpation, et une restauration par une autre branche, divisant la grande période en une haute et une basse époque. Mais la dynastie s'affaiblit de plus en plus, au profit à la fois de puissances étrangères, de groupes religieux, et de militaires. L'empire s'effondre, et connait une période de division d'environ 50 ans. Et puis, un nouveau pouvoir, restaurateur, parvient à nouveau à unifier la totalité de la Chine, et à produire une synthèse des nouvelles tendances culturelles et religieuses et de la tradition plus ancienne. Mais au bout d'environ 50 à nouveau, la dynastie restauratrice perd le contrôle du nord. Elle persiste au sud, mais sans se renouveler, pendant qu'au nord commence à germer la civilisation qui sera à l'origine de la spire suivante. Les fondateurs sont les Qin lors de la première spire et les Sui lors de la deuxième. La grande période est celle des Han la première fois, et les Tang la suivante. La première période de division est la période des "trois royaumes", la deuxième, celle des "cinq royaumes et dix dynasties". La dynastie restauratrice qui se réfugie au sud est d'abord celle des Jin, puis celle des Song. Ce n'est pas un biais rétrospectif qui fait apparaître la similarité des deux premières spires, au contraire, l'historiographie traditionnelle tend à la cacher : d'une part, parce que la période des trois royaumes apparaît grandie (on oublie qu'elle dure moins d'un demi-siècle) du fait de la popularité des récits à son sujet, tandis que la dynastie Jin est presque entièrement oubliée, alors que pour la deuxième spire, on néglige la période de division, et on insiste beaucoup sur l'importance des Song, en oubliant qu'ils ont vite perdu le nord... sans doute parce que le nord, pris par le royaume jurchen des jin (à ne pas confondre avec son homonyme ancien) est perçu comme étranger par les historiens chinois. La coïncidence semble ensuite prendre fin. Mais c'est seulement si on oublie qu'il est tout à fait naturel, évident, et indubitable, que les durées relatives des spires doivent obéir à la suite de Fibonacci. Ainsi, les deux premières spires étaient de même durée, mais la troisième fait le double, la troisième fera le triple, la quatrième le quintuple, etc. Pour la troisième spire donc (qui s'approche de sa fin), les fondateurs étaient les mongols de la dynastie Yuan. Les haute et basse époques de la grande période sont respectivement les dynasties Ming et Qing. La période de division qui suit est tout à la fois la première révolution, les seigneurs de guerre, la guerre civile et la seconde révolution, qui se sont enchaînés très rapidement. Et les innovateurs-restaurateurs sont évidemment les communistes, qui en sont à environ la moitié de leur règne sur la totalité de la Chine. La durée de chaque étape est doublée par rapport aux spires précédentes, mais la structure est la même : comme les Qin et les Sui, les Yuan sont venus du nord et on exercé un pouvoir extrêmement autoritaire et tyrannique, qui les a mené à leur chute. Comme les Han et les Tang, les Ming puis les Qing ont exercé un pouvoir sur un très long terme, on connu un long rayonnement puis ont décliné pour des raisons similaires. Comme les Jin avec leur néo-légisme (fajia) et néo-dialecticisme (mingjia), et les Song avec les réformes modernistes de Wang Anshi, la RPC et son "socialisme à caractéristiques chinoises" innove, mais tout en cherchant à se faire l'héritière de la culture plus ancienne. Mais elle ne survivra qu'au sud. Comment en douter ?
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Santé et privatisations ! -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
Et bien, les ia conversationnelles gratuites nuisent, de fait, aux universités. Elles facilitent peut-être l'apprentissage autonome, si elles sont utilisées intelligemment et à bon escient, mais ça en ferait presque des rivales plus que des alliées des universités. Les universités gardent leur quasi-monopole sur le marché du signalement de l'apprentissage, mais les ia viennent précisément fausser ces signaux-ci en facilitant énormément la fraude, ce qui va bien finir par leur faire perdre leur valeur. D'ailleurs, c'est de notoriété publique que ces ia sont principalement utilisées par des étudiants, leur utilisation chute rapidement pendant les périodes de vacances universitaires. Ca c'est pour le coté formation, mais le coté recherche (dont dépend principalement le classement international des universités, qui sert à attirer les étudiants et à valider les signaux à la fois) est lui aussi impacté. L'évaluation quantitative de l'importance des recherches était déjà biaisée par les nombreux articles à très faible valeur ajoutée (autoplagiat, recherche salamisée, etc), mais ces biais restaient tolérables tant qu'ils étaient au moins limités par le coût, en temps et en énergie humaine, de la publication de ces bullshits papers. Ce coût étant maintenant presque éliminé, les signaux de contribution à la recherche vont eux aussi rapidement perdre en valeur. Bref, c'est un coup dur porté contre l'université. Peut-être autant, voire plus, que l'imprimerie, qui a rendu obsolète l'université du moyen-âge en la mettant en concurrence avec des sources de développement du savoir indépendantes beaucoup plus performantes. Comme l'université scolastique au début de l'époque moderne, l'université contemporaine est sans doute trop inerte pour adopter rapidement le changement, et elle a toutes les chances de se transformer elle aussi, dans un première temps, en une coquille vide, distribuant des diplômes officiels donnant accès à des privilèges, mais dont tout le monde se moquera. Reste à voir si, ensuite, elle se renouvellera en absorbant la concurrence, comme elle l'avait fait au milieu de l'époque moderne, ou si elle tombera pour de bon. Ce qui ne signifie heureusement pas la fin de la science, après tout, la science ancienne existait depuis bien avant l'université, qui n'avait été créé que tardivement et pour la transmettre, et la science moderne est née hors de et même contre l'institution universitaire du début de la modernité. Selon quelles modalités et sous quelle forme, je ne sais pas, mais je ne doute pas que la science puisse continuer son chemin sans l'université, sous sa forme actuelle en tout cas (même si ce ne sera pas sans poser plusieurs problèmes). Dans tous les cas, le monde de la tech a des raisons de ne pas trop s'en inquiéter. Leurs grosses entreprises font déjà de la recherche indépendante, et font de plus de plus de formation. Et il est facile d'imaginer que plusieurs membres de son armée, que ce soit les généraux ou les fantassins, puissent avoir un petit quelque chose contre l'université. Soit qu'ils ont pu constater que de très bons étudiants pouvaient faire de mauvais ingénieurs (peut-être parmi leurs subordonnés), soit qu'ils ont l'idée que des ex-étudiants peu accomplis académiquement peuvent faire de très bons ingénieurs (peut-être parce que c'est l'idée qu'ils ont d'eux mêmes). J'ignore à quelle point ça correspond à la réalité, mais j'ai l'impression qu'on a encore ce mythe de l'informaticien prodige, hors système, qui prépare seul la prochaine révolution technologique depuis le garage de ses parents, pendant que l'informaticien théorique universitaire le snob en tournant en rond. S'il y a ne serait-ce qu'une petite part de vérité dans cette représentation, ça peut être dû à la trop grande valorisation de la conscienciosité et du conformisme par le système académique, ce qui serait une raison de plus pour le rejeter. Enfin, il peut aussi y avoir un motif idéologique. L'université est identifiée comme étant de gauche. Voire même, comme étant la gauche, aux USA. Ce qui en fait non seulement une rivale mais même une ennemi pour les adeptes de le tech-right. -
IA générative dans l'enseignement
Mégille a répondu à un sujet de fm06 dans Intelligence artificielle
A ce sujet, je me demande s'il n'y a pas, de la part de plusieurs acteurs derrière les ia, un effort volontaire pour saboter et idéalement détruire l'université. -
Tentative de prendre une île et de réduire sa population non masculine en esclavage
Mégille a répondu à un sujet de Marlenus dans Actualités
Ma question est : comment la police US l'a-t-elle su ? Avaient ils des informateurs parmi les sdf ? Ou bien les deux wanabe conquistadores avaient-ils été bavards sur internet ? -
Joyeux Noël liborg !
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Images fun et leurs interminables commentaires
Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
Oh, elle n'est pas vraiment en tenue de cuir 😢 Je suis déçu, je trouvais le concept super. Il faut que je convainque une amie ou deux de s'y mettre. -
Elle est forte quand même. Clairement meilleure que Zemmour. Et c'est un pari osé de sa part de miser sur le libertarianisme, quand ce n'est pas vraiment une part de marché électoral très évidente en française, même à droite.
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Mon nom de famille est présent (fréquent, même) en Ecosse aussi bien qu'en Irlande. Ce sont des généalogistes qui sont remontés à un irlandais. J'ai un cousin canadien (par ailleurs nazi) qui a fait des tests et assure être du blanc le plus pur... Mais sans partager les résultats détaillés. Et on est plusieurs de la famille à naître avec la "tache bleue mongole". Habituellement, en Amérique, ça indique des origines indigènes. Et les mormons sont des specialistes de la généalogie (ils ont l'arbre de la plupart des gens nés en Amérique, dans de grandes archives souterraines...), puisqu'ils tiennent à convertir post mortem les ancêtres de leurs nouveaux membres. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Bouleversement et trahison. J'ai grandi en croyant être issu d'une famille écossaise, mais apparemment, ma lignée paternelle vient directement d'Irlande. Va falloir que je rende le tartan écossais. Il se met aussi à y avoir un débat concernant notre part d'ascendance amérindienne -dossier qu'avait lâché ma grand-mère peu de temps avant sa mort- mais puisque la dispute vient de la partie suprémaciste blanche de la famille, je ne sais pas si je dois leur faire confiance. Je songe à me convertir au mormonisme pour laisser leurs précogs avoir accès à ma généalogie. -
Ce qui est encore plus impressionnant est que la deuxième ou troisième blague la plus ancienne commence par "c'est l'histoire de X qui rentre dans un bar..." Il y a vraiment des constantes civilisationelles.
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La plus ancienne blague documentée est une histoire de pet. (Une histoire de jeunes sumériennes qui pètent sur les genoux de leurs fiancés, je crois)
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Les chinois, camaraderie et capitalisme
Mégille a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Europe et international
C'est la version masculiniste de "le porno/la pub/..." créer des standards trop élevés pour les femmes. Ce qui est entendable, jusqu'à ce que la coercion étatique s'en mêle comme ici. On parie que ça n'aura aucun effet ? -
La distribution de la richesse dans la société a sans doute la forme non pas d'une loi de Pareto, mais d'une loi log-normale. Quelque chose qui ressemble à une loi de Pareto au milieu (loin des extrémités de la distribution), avec beaucoup de pauvres et peu de riches, mais beaucoup moins de très pauvres et de très riches que prévu par Pareto. Pour que la distribution de richesse suive une véritable loi de puissance (par exemple, de Pareto), il faudrait qu'il y ait un nombre potentiellement infini de facteurs concourant à la richesse d'un individu, mais ce n'est pas possible pour un individu d'une famille, d'une espèce, sur une planète, ayant existé depuis un temps fini, et avec une énergie finie à sa disposition. Pour que ça suive une distribution normale, comme le voudrait sans doute "l'intuition" de justice de Piketty et compagnie, il faudrait que toutes les causes contribuant à la richesse de quelqu'un s'additionnent sans s'influencer les unes les autres, ce qui est évidemment irréaliste, même dans une économie soviétique (être en bonne santé aide à être intelligent, ce qui aide à avoir des bonnes connexions, ce qui aide à avoir de l'influence dans le parti, ce qui aide à avoir une bonne position dans l'administration, ce qui aide à avoir accès à des soins pour être en bonne santé, etc). Donc dans tous les cas, on a un nombre fini de facteurs s'influençant les uns les autres, et donc, une distribution au moins à peu près log-normale. La situation n'est donc pas si "mauvaise"/inégalitaire qu'elle semble l'être (que ce soit aux yeux de l'égalitariste qui s'en offusque, ou du paretiste qui l'accepte), mais sans être aussi "bonne"/égalitaire que le voudrait sans doute notre conception intuitive du mérite (si on conçoit le mérite comme une addition d'efforts). Que la distribution des richesses mesurées ressemble à une loi de Pareto est sans doute dû : 1) à un manque de donné, puisque la différence est surtout évidente dans les cas extrêmes, qui ont beaucoup moins d'occurrences, 2) à une difficulté intrinsèque à mesurer les richesses extrêmes. Comment comparer, de façon quantifiée, la richesse de deux pauvres sans compte en banque ? Ou de deux riches aux actifs multiples et variés ? S'attendre, à partir des données, à ce que la distribution soit une loi de Pareto est en fait le même genre d'erreur que celle des semi-habiles qui criaient à l'apocalypse au début de chaque vague de covid, en constatant une croissance "exponentielle" (mais qui ne l'était bien sûre que localement et approximativement). Espérer que la richesse suive une répartition normale est plutôt due à notre mauvaise capacité à penser spontanément les probabilités. Il y a sans doute des biais cognitifs spécifiques à l'évaluation de celles-ci, qui nous rendent impressionnables par toutes sortes de "paradoxes" et de sophismes, et il s'agit de quelque chose comme ça ici.
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Je pense que les étudiants regarderont des deepfakes de leur prof avant la réciproque. Si ça se généralise des deux cotés, le moment où les uns et les autres s'apercevront que l'autre coté le fait aussi sera gênant.
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Moment difficile dans la vie d'un homme : quand tu reprends la photo de charme après une dizaine d'années de pause, et que tu dois te résoudre à l'idée que tu es désormais trop vieux pour être minet/twink. -
C'est une overtonoclastie qui va dans le bon sens, c'est bon à prendre, même si ça vient d'un idiot habituellement inutile.
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J'avais un collègue (un jeune aesh) qui n'avait aucun hobby, aucun centre d'intérêt personnel. Il avait un jeu vidéo (de foot, je crois) qu'il aimait bien, il l'achetait une fois par an, le finissait en quelques mois, et s'ennuyait le reste du temps. Il voulait bien voyager, mais ne savait pas où. Il avait une copine (la pauvre...) mais ne partageait pas ses centres d'intérêt à elle (elle aimait le Japon, et ces choses là, je crois). En politique, il était fan de Hollande et de Valls. Il me faisait beaucoup de peine. Dans un élan de pitié, j'avais tenté de l'amener au sport (il aimait porter des survets, ça devait bien vouloir dire qu'il aime bouger), mais j'avais été choqué par sa faiblesse et sa mollesse, et il ne semblait pas avoir particulièrement envie d'y remédier. J'ai beaucoup de mal à comprendre ces gens. Ils me font penser à ces larbins heureux dans certains romans du XIXème (j'ai en tête un personnage de 20 000 lieues sous les mers, je crois), qui n'ont rien de mieux à faire de leur vie que de servir. Je doute qu'avoir eu l'opportunité de s'épanouir dans le sens de son choix soit la cause de leur état. J'ai complètement abandonné la plupart des activités de mon enfance, y compris celles où j'étais très bon (j'étais champion de karaté ! et je raflais pas mal de concours de dessin), pour en découvrir d'autres, sans aucun rapport avec les précédents. Le simple fait d'avoir -ou non- comme modèle des parents et des proches qui eux-mêmes ont des centres d'intérêts (quels qu'ils soient) doit aider, ceci dit. Par contre, visiblement, si c'est l'école qui est censé éveiller la curiosité, c'est raté.
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Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Mégille a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Il ne faut pas non plus exagérer la part de musulman chez les jeunes, au nez, on doit être à quelque chose comme 10%. Et le cassos juvénile (NEET) existe dans tous les coloris. Je soupçonne aussi que la tentation de la religiosité extrême chez les jeunes venant de famille musulmane soit dû au manque de source de valeur et d'autorité. La situation à l'armée serait différente. -
Ils le connaissent déjà... ils écrivent en pinyin sur leurs téléphones, et c'est la machine qui met le sinogramme pour eux. Ils sont encore capable de les lire, mais ils sont de moins en moins nombreux à savoir écrire.
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Les chinois sont en train d'oublier leur écriture pour la même raison. Mao voulait initialement supprimer les sinogrammes, je crois, avant de se résigner à simplement les simplifier. Aujourd'hui, ils sont maintenus un peu artificiellement, et il en faudrait sans doute peu pour s'en débarrasser. Pas besoin d'une langue indo-européenne, suffit d'une écriture alphabétique. Le coréen ferait tout aussi bien l'affaire (et le hittite, tout aussi peu que le chinois, mais la question se pose moins).
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Utiliser spotify gratuitement via le navigateur brave, c'est tout comme y aller en le payant. (d'ailleurs, entre ça et youtube, je n'arrête jamais de m'étonner que 1- pas plus de gens ne le fasse, et 2- que ce soit un pari gagnant pour eux de tout simplement s'attendre à ce que les gens ne prennent pas la peine de contourner gratuitement les pubs. Est ce que les gens... aiment la pub ?)
