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  1. Je n'étais pas à Dijon ces derniers jours mais apparemment il y a eu un arrêté préfectoral interdisant de manifester, cela a quand même eu lieu avec 1000 personnes présentes : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/dijon-les-anti-pass-sanitaire-manifestent-malgre-l-interdiction-2199766.html
  2. Je ne viens pas souvent sur le forum, mais vous lire est une bouffée d'air frais. Depuis deux jours je commence vraiment à me sentir mal moralement quand j'observe les réactions autour de moi : entre ceux qui approuvent sans broncher, ceux qui ne trouvent rien de mieux à faire que des "mèmes" et des "blagues" sur les non-vaccinés alors que la situation est gravissime, et la condescendance / vertu ostentatoire des covidistes - qui dure depuis un an qui s'est accentuée encore plus par la médisance envers les réfractaires du pass sanitaire - je commence vraiment à saturer... Macron, au lieu d'apaiser les tensions notoires entre covidistes arrogants et conspis délirants, de vouloir collaborer avec le peuple en bonne intelligence et en toute liberté, n'a fait que renforcer cette fracture qui devient toxique au quotidien. La grande leçon de cette époque covid c'est qu'elle m'aura confortée à 100% dans mon libéralisme.
  3. Je suis en train de lire Une brève histoire de l'homme de Hans-Hermann Hoppe. Je savais par mes discussions sur les RS avec des hoppéens, il y a quelques années, combien ils étaient persuadés de détenir la vérité, on voit bien dès l'introduction du livre qu'ils ont été à bonne école pour ça. « Il est manifestement faux que l'éthique n'est pas une science, et qu'il n'existe aucun principe universel de justice ni aucun critère véritable (non arbitraire) permettant de distinguer le progrès moral du déclin. [...] Toute explication des événements historiques doit tenir compte de la praxéologie (et surtout de Ludwig von Mises) et ce sont les "empiristes" qui ne sont pas suffisamment empiriques dans leur travail. En contestant ou en délaissant les invariants et les constantes praxéologiques sous-jacents dans leurs observations du monde social, ils ne distinguent pas l'arbre de la forêt. [...] Toute évaluation normative des événements et des développements historiques aspirant au rang de science, c'est-à-dire prétendant être plus qu'une expression arbitraire du goût, doit tenir compte du libertarianisme, et de Murray Rothbard en particulier. [...] Ils [mes travaux] sont menés en pleine conscience du caractère non hypothétique ou a priori des lois de la praxéologie et de l'éthique et du fait que ces lois imposent des limites logiques strictes sur quelle explication* ou interprétation, parmi toutes les explications et interprétations concevables d'un ensemble de données historiques donné, peut être considérée comme possible et éventuellement (hypothétiquement) vraie (et donc scientifiquement admissible), et lesquelles peuvent et doivent au contraire être exclues comme impossibles et forcément fausses. L'histoire est alors rationnellement reconstruite, c'est-à-dire en sachant que toute explication et interprétation empirique et potentiellement vraie doit être conforme, non seulement aux "données", mais surtout aux lois praxéologiques et éthiques ; et que toute explication ou interprétation déviant de ces lois, même si elle est apparemment "conforme aux données", en outre d'être empiriquement fausse, n'est pas du tout une explication ou une interprétation scientifiquement admissible. » J'ai cru comprendre que Hoppe avait eu une formation marxiste dans sa jeunesse. Vraisemblablement ça a du rester en lui, c'est tellement péremptoire qu'on dirait un texte écrit par un intellectuel de l'époque du socialisme scientifique. Plus sérieusement, ce n'est pas tellement Hoppe qui m'intéresse mais plutôt ce qu'il dit. J'aimerais savoir si l'un de vous a un avis à ce propos, notamment sur la place de la praxéologie libertarienne en épistémologie, peut-on et doit-on vraiment se fonder là-dessus ? Je ne suis pas du tout à l'aise avec cette idée que la science ou les autres champs de la connaissance nous mènent unilatéralement vers cette voie. En plus, cela m'a l'air d'être cantonné à une niche idéologique et que le monde scientifique n'en a que faire globalement (je n'ai vu mentionné cela nulle part ailleurs que dans des écrits libertariens). Que pensez-vous du propos ? *Je n'ai rien compris non plus, la traduction n'est pas optimale, François Guillaumat en faisait de meilleures.
  4. J'avoue que c'est passionnant. Le livre dit aussi que la théorie de De Broglie-Bohm est un contre exemple aux affirmations - apparemment communes au milieu - disant que la physique quantique implique la fin du déterminisme, qu'elle attribue un rôle particulier à "l'observateur" et que la physique quantique est quelque chose que personne ne comprend réellement. C'est sûr, mais ça m'a changé des discours simplets sur le consensus, rabâchés à longueur de temps sur tous les réseaux l'année dernière, pour les raisons que l'on connaît.
  5. Effectivement, il avoue lui-même que c'est une position minoritaire et désavouée par les physiciens, mais il trouve intéressant de l'exposer car selon lui elle "résout les mystères de la physique". Je ne suis pas qualifié pour avoir un avis dessus, mais je comprends bien ce que la théorie implique et connaissant Bricmont, je comprends son inclinaison à se pencher vers des théories désapprouvées par la "doxa" et à y trouver des mérites par-ci par-là. Ca doit être en partie dû à sa déformation non pas professionnelle, mais intellectuelle, typique du gars qui est très politisé. Maintenant, je suis toujours friand de ces auteurs qui font des réhabilitations plus ou moins audacieuses dans des domaines qui me sont inconnus, j'ai au moins le sentiment agréable qu'il existe encore un pluralisme en science. J'ai trouvé cette même satisfaction en lisant Raoult à propos de sa vision "postmoderne" de la science.
  6. Je confirme. Je suis en train de le lire, alors que je n'ai pas la moindre notion sur le sujet, il arrive à en parler de façon claire et sérieuse, en plus d'aborder le sujet intelligemment. Il n'expose pas simplement la physique quantique et ses fondements au profane, il tente aussi une approche qui sort de l'orthodoxie (ce n'est pas très étonnant de la part de Bricmont quand on connaît le personnage), mais rien à voir avec le mysticisme et les pseudosciences liés à la physique quantique qu'il réfute dès le début de l'ouvrage. Il y a d'ailleurs, vers la fin de l'ouvrage, tout un chapitre dédié à l'impact culturel de la physique quantique : pseudosciences, religions, théologie, le marxisme, le positivisme logique, le postmodernisme, etc. Il aborde surtout des questions que les experts jugent trop philosophiques ou métaphysiques, et cherche à comprendre pourquoi est-ce que la physique quantique fonctionne parfaitement. A cet égard, je trouve que ça apporte une plus-value au livre et le distingue des autres manuels que j'ai pu consulter sur le sujet. Sinon je recommande aussi "La physique quantique (enfin) expliquée simplement" de Vincent Rollet, où on a encore affaire à un livre qui fait confiance à l'intelligence du lecteur et ne le prends pas pour un idiot sous prétexte de vulgarisation. En parallèle je suis en train de lire un livre assez étonnant qui pourrait plaire aux mordus d'histoire des idées sur ce forum, c'est "L'autre tiers-mondisme : des origines à l'islamisme radical" de Philippe Baillet, un essayiste et un traducteur d'auteurs traditionalistes comme Evola, ou bien l'historien Ernst Nolte. L'auteur est un genre de païen identitaire qui a eu un parcours assez atypique et personnel, qui fait cavalier seul depuis plusieurs années par rapport à cette sphère nationalistes européens et racialistes. Dans son livre il parle d'un phénomène qui m'a toujours surpris quand j'observais sur ce qui se faisait chez la fachosphère internet début 2010 : l'accointance entre l'extrême droite, certains mouvements non-alignés et l'intérêt prononcé pour les causes du tiers-monde avec toujours cette rhétorique parfaitement identifiable : discours critique à l’égard de l’Occident et du capitalisme financier, apologie de figures telles que le terroriste Carlos, Fidel Castro, Hugo Chavez, antisionisme obsessionnel, intérêt pour le panafricanisme, promotion de la cause palestinienne, islamophilie, spiritualisme oriental (René Guénon notamment), etc. L'auteur montre que ces racines sont plus profondes que les délires internet de la "dissidence" - rien que cette appellation en dit long je trouve - on trouve ça au moins dans le préfascisme de D'Annunzio, en passant par des figures historiques divers et variées comme Hitler, Bardèche, et bien d'autres. Très intéressant ! On peut trouver un certain écho avec le lien posté par Mégille sur le socialisme et l'antisémitisme sous certains aspects. Il y a un chapitre intéressant à ce propos dans "Le capital : l'invention du capitalisme" de l'éminent et regretté Michel Leter.
  7. Philippe Fabry sur les peurs malthusiennes : https://www.atlantico.fr/decryptage/3577062/pourquoi-il-faut-savoir-depasser-le-jour-du-depassement-et-pourquoi-les-predictions-malthusiennes-de-2019-sont-probablement-aussi-fausses-que-celles-d-hier-?
  8. Je lis actuellement Etat de choc : un pays sans fonctionnaire de Xavier de Lesquen (2008), qui se concentre sur les Rogernomics en Nouvelle-Zélande et ses grandes mesures libérales, où l'auteur souhaite appliquer cet exemple à la France. C'est plutôt stimulant en plus d'être assez érudit. Il y a même un passage qui décrit que l'actuelle Christchurch était à deux doigts de devenir française.
  9. C'est l'équivalent de ça, pour ceux qui citent Nietzsche à tort à et travers. https://i.kym-cdn.com/photos/images/newsfeed/000/579/452/524.jpg
  10. Je commence dès ce soir la lecture d'un ouvrage reçu aujourd'hui, enfin traduit en France, L'Erreur et l'orgueil de Roger Scruton, aux éditions L'Artilleur. Un livre qui passe au crible les intellectuels de gauche en Europe. Le plan du livre est intéressant, on commence par un chapitre définissant la gauche, le suivant parle de Hobsbawm et E.P Thompson, puis des américains Galbraith et Dworkin, les français Sartre, Foucault puis Althusser, Lacan et Deleuze, l'allemand Habermas, la nouvelle gauche de Gramsci et la guerre culturelle en Europe, un chapitre dédié à Badiou et Zizek puis une conclusion sur les droites en Europe. Ma foi, bien que j'aie déjà connaissance de ces sujets, le livre semble très intéressant dans son contenu, il me fait penser aux vieux livres du Club de l'Horloge.
  11. Nouvellement paru aux PUF, Le début de la fin, penser la décadence avec Oswald Spengler de Gilbert Merlio. Un livre très instructif, notamment pour ceux qui n'ont pas le courage de s'attaquer à l'immense pavé qu'est Le déclin de l'Occident, une lecture très agréable et que je trouve assez audacieuse - compte tenu de la position de l'auteur dans le milieu universitaire - tant l'honnêteté qui en ressort relève de l'hommage. Par ailleurs, les développements sur le "socialisme" de Spengler donnent également un autre point de vue sur ce mot et ce qu'il a pu/peut recouvrir. Pour un lecteur français pour qui le socialisme se résume en général au marxisme larmoyant et populacier, cela peut s'avérer très intéressant.
  12. Intéressant, et une chaîne intéressante (dont le bonhomme admet être de sensibilité libérale).
  13. Je ne sais pas trop si c'est le topic approprié, mais à titre d'information, je voulais savoir si quelqu'un connaissait le webmestre du site Liberpedia, il n'est plus accessible depuis plusieurs semaines. http://fr.liberpedia.org/Main_Page Si jamais il passe par là.
  14. Il y a l'Institut pour la Justice, prétendument apolitique et refusant les subventions publiques, mais toutefois de sensibilité libérale et conservatrice, un peu dans la même veine que SOS Education (tous deux qualifiés d'extrême droite). Ils publient notamment la Revue française de criminologie et de droit pénal, dans laquelle rédigent des personnalités comme Xavier Raufer ou Alain Bauer. L'ancienne président était Catherine Nemo, la femme de Philippe Nemo.
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