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Armageddon économique ?


vincponcet

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Je ne sais pas si vous avez vu à l'instant Frédéric Oudéa (PDG de la Société Générale, Président de la Fédération bancaire français) dans Capital sur M6 mais en tout cas c'était très drôle : il se voulait rassurant, il estimait que même en cas de défaut de paiement de la Grêce et de l'Italie les banques françaises s'en sortiraient nikel. Selon lui, les "matelas de sécurité" des banques seraient amplement suffisants.

:lol:

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Guest rogermila

Je ne sais pas si vous avez vu à l'instant Frédéric Oudéa (PDG de la Société Générale, Président de la Fédération bancaire français) dans Capital sur M6 mais en tout cas c'était très drôle

Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle là dedans ?

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Le fait que ce n'est pas crédible ? Que si la Grêce et l'Italie faisaient défaut, ça entrainerait des faillites en série, un assèchement des prêts interbancaires, toussa toussa ? Et que donc cette interview bisounours où le gentil monsieur qui représente les intérêts des banques tentait de faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes semblait irréelle et fantaisiste ?

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Ben c'est de la méthode Coué.

D'ailleurs ça marche. La plupart des gens que je connais voient dans la crise actuelle quelque chose de similaire à ce que l'on a pu connaitre à la fin des années 80 ou après l'éclatement de la bulle internet.

Nous sommes très peu de gens à penser qu'il est peut-être minuit moins une.

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Nous sommes repartis pour une semaine de montagnes russes. Les rumeurs toxiques se multiplient, l'Allemagne est au bord de lâcher la Grèce, ce qui devrait sacrément secouer la zone euro et ses banques, et le marché du dollar est totalement fermé aux Européens qui vont devoir mettre fin brutalement à leurs activités dans cette devise. Bref, le mur se rapproche à grand pas avec la démission de Stark de la BCE (qui suit celle, plus ancienne, de Weber).

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Nous sommes repartis pour une semaine de montagnes russes. Les rumeurs toxiques se multiplient, l'Allemagne est au bord de lâcher la Grèce, ce qui devrait sacrément secouer la zone euro et ses banques, et le marché du dollar est totalement fermé aux Européens qui vont devoir mettre fin brutalement à leurs activités dans cette devise. Bref, le mur se rapproche à grand pas avec la démission de Stark de la BCE (qui suit celle, plus ancienne, de Weber).

Oui. Je crois savoir que les tensions internes de la BCE ne sont qu'en parties apaisées par le départ de Stark.

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Oui. Je crois savoir que les tensions internes de la BCE ne sont qu'en parties apaisées par le départ de Stark.

Trichet est très critique des gouvernements irresponsables de la zone euro. Mais il cède progressivement, de peur d'être mis en cause comme responsable de la crise qui approche. Et ce faisant, il suscite des critiques de membres de la BCE encore plus critiques que lui des gouvernements de la zone euro. Cette surenchère est assez justifiée, car au final, ce sont les marchés qui l'emportent. Eux ne font pas les finauds, ils n'ont pas de porte parole, de board ou de communiqué à fair circuler. Ils agissent comme un immense troupeau de gnous, ils écrasent tout dans une course panique, et ensuite on peut replanter.

Les jeunes qui n'ont rien à perdre pourraient se régaler. En revanche, ceux qui ont de l'assurance vie, des actions ou même de l'immobilier peuvent tembler. Car personne ne sait ce qui ressortira de cette panique, tant économiquement (confiscation, nationalisations, faillites) que politiquement. Faut-il immigrer en Allemagne avant que les frontières se referment ?

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Bon…je pense que la messe est dite.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=8cdb2f6992ef8c024938050a5c692f36

"Au rythme actuel, les opinions publiques des pays les plus forts de la zone euro vont devenir hostiles à la monnaie unique", craint-il. "En France, le sauvetage de la Grèce représente 40 milliards d'engagements supplémentaires pour notre pays", relève-t-il. Pour M. Kessler, les dirigeants mondiaux ont fait une erreur d'analyse en cherchant à sortir de la crise par une relance keynésienne classique.

"On s'est trompé sur la posologie", en recourant à l'augmentation massive de la dette et de la création monétaire, selon lui. "Résultat: alors que la crise pourrait à nouveau s'aggraver, nous n'avons plus de munitions et avons perdu un temps précieux".

Ca fait plaisir à lire!

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Guest rogermila

. Les rumeurs toxiques se multiplient,

Le problème ce n'est pas la crise, ni l'endettement, ce sont les rumeurs.

La rigueur ne paie plus face aux peurs paniques des marchés financiers pour les deux principales banques allemandes, Deutsche Bank et Commerzbank.

Celles-ci souffrent tout autant que le reste du secteur bancaire européen, bien qu'elles aient scrupuleusement assaini leurs finances depuis deux ans.

Leurs capitalisations boursières ont fondu de plus de 40 % depuis les derniers jours de juillet, et la fin de la chute ne semble pas en vue.

"Le marché ne fait plus de différence depuis des mois [entre les banques en bonne santé financière ou non], c'est la panique la plus complète", déclare un analyste financier de la banque privée allemande Silvia Quandt.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/12/bnp-paribas-le-credit-agricole-et-la-societe-generale-menaces-par-la-dette-grecque_1570781_3234.html#ens_id=1268560

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Des rumeurs qui diraient que (oh!) les états seraient trop endettés, que (oh!) ils allaient tout noyer dans de l'inflation à moyen terme, que les banques (oh!) seraient un peu ric-rac question fonds pour tenir la tempête, que (oh!) l'immobilier c'est un peu un gros soufflé bidon, etc…

Les vaches de rumeurs !

Au fait, roger, tu sais que les ventes à découvert et les shorts sont interdits à la bourse, hein.

Alors, pourquoi ça continue à dégringoler ?

Des méchanspéculatorus rex ?

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Le problème ce n'est pas la crise, ni l'endettement, ce sont les rumeurs.

Ca doit être ça, les pourcentage d'endettement public pas loin des 100% de PIB, (bien plus selon des critères non-maastrichtiens), les banques exposés à hauteur de plusieurs milliards sur les dettes souveraines, on a dû l'imaginer toussa.

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Guest rogermila

L'endettement est une chose gérable et il ne date pas de 2011.

En Grèce (et dans presque tous les pays du sud de l'Europe) on a un problème endémique avec les gens qui fraudent massivement .

Au Portugal c'est pareil.

Ceux qui sont allés au Portugal avant qu'il ne soit européen peuvent le dire.Ce pays s'est modernisé trop vite alors qu'il était semblable à un pays du tiers-monde il y a 25 ans..

L'UE a commis l'erreur de vouloir "fermer les yeux" en espérant que ce problème grave de sous-financement finirait par s'estomper une fois le pays intégré dans l'Europe.

Mais le problème demeure.

L'Europe n'est pas compétente pour le régler et s'ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes, ils doivent reprendre le drachme.

La rumeur par contre c'est l'extrapolation irrationnelle, le plaisir de s'imaginer l'émergences de conséquences dantesques.

De la même manière que les rumeurs ont altérées toute analyse rationnelle dands l'observation du changement climatique.

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Roger n'a sans doute pas entendu parler de la crise des assignats : http://www.wikiberal.../wiki/Assignats

Cela dit l'ignorance historique crasse de Roger ne fait que refléter l'inculture répandue dans l'opinion, en particulier parmi les élites décadentes les plus favorables au constructivisme européen: "la dette n'est pas un problème, la crise vient de la cupidité des marchés, il faut dépenser plus pour relancer l'économie, etc".

Comme le notait Bruno Bertez dans son édito du 5 sept:

il y a un hiatus culturel entre la participation du système financier européen au grand jeu spéculatif mondial et les différents pays d’Europe qui abritent ce système. L’Europe n’est pas intellectuellement équipée, surtout au niveau de ses hommes politiques et de ses fonctionnaires, pour faire face au chaos des marchés. Il y a eu une sorte de développement inégal qui fait que l’on ne sait pas traiter les problèmes, on ne sait pas communiquer etc. L’Europe continue de prétendre que les marchés ont tort mais, en même temps, elle n’a plus les moyens de s’y opposer. L’Europe n’admet pas que les marchés sont lieux où la vérité se dit, obnubilée qu’elle est par l’une des caractéristiques superficielle des marchés, leur tendance à l’exagération. Les responsables européens multiplient les déclarations qui se veulent rassurantes, Barroso se met particulièrement en avant.

Le ralentissement de la baisse du mardi 6 septembre est dû :

1 Effet de rappel après les excès précédents.

2 Effet modérateur du comportement de Wall Street

3 Généralisation de la conviction que la FED est obligée de faire quelque chose après les chiffres calamiteux de l’emploi , les grands comme Goldman Sachs diffusent note sur note sur la futur QE3 qui devrait s’apparenter a une opération TWIST

4 Attente confiante de la décision de la Cour Constitutionnelle allemande dont on n’a jamais cru qu’elle pouvait rendre un jugement négatif.

Le plus important dans la décision de la Cour tombée ce jour mercredi est le fait qu’elle demande à l’avenir que les futures demandes requièrent l’approbation du Parlement. Et c’est la ou le bât blesse car les Parlement rechignent a suivre Merkel. Dans un vote simulant les propositions de Merkel ont d’ailleurs été refusées.On sait que 89 % de la population allemande est contre l’extension de l’EFSF et surtout qu’elle doute dans sa très large majorité de l’effet positif des solutions proposées.

Les élites opposées aux bail out sont de plus en plus critiques et explicites, elles rencontrent un soutien qui va s’élargissant. Certains font clairement valoir comme Peter Gauweiller du Bundstag que » nous ne soutenons pas la Grèce, nous supportons 25 ou 30 Banques d’Investissement mondiales et leurs folles opérations:

Le vrai obstacle a la poursuite dans la voie des bail out engagée ce n’est pas la Cour Constitutionnelle ni même le Bundestag (VOTE LE 29 SEPTEMBRE) c’est l’opposition populaire. .

C’est sur ce point que nous souhaitons attirer l’attention : la connivence des élites réussit certes à forcer les législations nationales mais elle est sans influence sur les opinions des citoyens lesquels se coupent de plus de ceux qui prétendent les représenter.

Il y a certainement beaucoup d’autres raisons de baisse, mais celles la sont déjà amplement suffisantes pour des marchés d’assets artificiellement soutenus, spontanément déflationnistes qui s’interrogent sur leur prochaine dose de drogue, leur prochain fix! Est-ce que, oui ou non, Bernanke va procéder à une nouvelle injection de d’optimisme artificiel à l’occasion du prochain FOMC de ce mois?

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"la connivence des élites réussit certes à forcer les législations nationales mais elle est sans influence sur les opinions des citoyens lesquels se coupent de plus de ceux qui prétendent les représenter."

The New York Times has it that some Palin's ideas cross the political divide, but the real issue is that the nature of the political divide has changed. We no long have the left-right divisions, or the distinction between state and free market.

What has happened, as I argue in the third of my pieces, is that the line has moved from vertical to horizontal, the upper part occupied by the political classes and the corporates – with no distinction between private and public sectors.

That is in fact, where the battle lines are now drawn, something which Palin understands. If the sensitive little souls from UKIP got over their wounded feelings and used their brains, they too might realise that. The EU is only a tiny part of the overall problem. It is one corporate amongst many.

On top of the political classes, therefore, our enemies are the corporates. The battle is to be fought with them as a whole. And that is going to need a lot more than a referendum, or any of the other ideas we've seen coming from a eurosceptic camp that seems unable to comprehend that the battle has moved on.

http://eureferendum.blogspot.com/2011/09/corporate-enemy.html

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Guest rogermila

Pour rire un bon coup (ou pleurer) allez voir le 1 an Grec….

Les Etats-unis qui sont bien plus endettés n'ont pas subi de hausse des taux pour pouvoir emprunter davantage

Pourquoi ?

Parce que c'est un problème de perte de confiance vis à vis de la Grèce et qu'il n'y a pas lieu de vouloir incriminer l'ensemble des états et des banques de l'Europe,, en pratiquant des amalgames douteux.

Comme tu le notes, c'est un problème grec et le fait que le gouvernement de ce pays tergiverse et qu'on ne sache pas si la Grèce va quitter la zone euro ou y rester, alimente toutes les speculations..

La Grèce s'est engagée mercredi à régler d'ici 2013 quelque 165.000 litiges fiscaux qui encombrent ses tribunaux, après les protestations de l'UE et du FMI la semaine dernière sur les retards pris par le pays pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale.

"Actuellement il y a 165.000 litiges fiscaux, qui seront finis d'ici 2013", a affirmé M. Papaïoannou au cours d'une conférence de presse mercredi à Athènes.

Problème endémique dans le pays, l'évasion fiscale est considérée comme l'un des principaux obstacles à l'augmentation des recettes publiques, et à un allègement conséquent des déficits et dettes qui pèsent comme un boulet sur le pays en crise.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-grece-s-engage-a-regler-ses-litiges-fiscaux_262007.html

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