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Punu

Définition Du Libéralisme

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Voili voilà, puisqu'il semblerait que tout le monde ne soit pas d'accord sur la définition même du libéralisme, mais aussi de la qualité de libéral, je pose les questions :

1° Qu'est-ce que le libéralisme ? S'agit-il d'une théorie du Droit, d'une philosophie, d'une morale, d'une théorie économique, … ?

2° Qu'est-ce qu'un libéral ? Un partisan du libéralisme ? Un homme agissant selon les principes libéraux ? Un homme dont la morale est libérale ? Etc.

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Selon moi :

1° Le libéralisme est une théorie du Droit. Les préceptes clé sont :

a/ Liberté (de faire ce qui ne nuit pas à autrui) ;

b/ Propriété (de sa personne et de ses biens) ;

c/ Responsabilité (toute action a des conséquences qu'il faut assumer).

L'éthique libérale se résume au principe de non-agression. On ne peut agresser qui que ce soit ni aucun de ses biens, à moins qu'il s'agisse d'une réponse à une agression.

La théorie du Droit qu'est le libéralisme ne se limite pas au Droit, dans le sens que nombre d'autres matières sont déduites de cette théorie.

Par exemple, l'application du libéralisme à la sphère économique consiste en la suppression ou au moins en la limitation drastique de toute forme de coercition (en contradiction avec le principe de non-agression et la propriété), c-à-d principalement de l'état.

Dans la sphère psychologique (comportementale), il existe ce qu'on pourrait nommer une "morale libérale". Celle-ci est intrinsèquement liée aux préceptes libéraux et à son éthique, c-à-d au respect de la propriété d'autrui, à la non-agression, à la responsabilité et à la liberté.

nb : le libéralisme est un humanisme car il prend pour fin la personne humaine et offre le meilleur cadre à son épanouissement.

2° Un libéral est un homme agissant selon les principes libéraux.

a/ Etant impossible de déterminer les états psychologiques d'une personne et vain de la juger à cette aune

b/ Les faits étant les seuls éléments nous permettant de juger une situation ou une personne

c/ Les actes d'une personne étant leus seuls à être tangibles et mesurables

d/ la qualité de libéral est celle d'une personne qui respecte, par son comportement, les préceptes libéraux (non-agression, liberté, propriété, responsabilité).

Les intentions, promesses, déclarations, etc., ne sont pas un indicateur nécessaire et encore moins suffisant pour décider de la qualité de libéral. Seuls les actes comptent.

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Les intentions, promesses, déclarations, etc., ne sont pas un indicateur nécessaire et encore moins suffisant pour décider de la qualité de libéral. Seuls les actes comptent.

C'est un raisonnement économique, ça, non?

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Selon moi :

1° Le libéralisme est une théorie du Droit. Les préceptes clé sont :

a/ Liberté (de faire ce qui ne nuit pas à autrui) ;

b/ Propriété (de sa personne et de ses biens) ;

c/ Responsabilité (toute action a des conséquences qu'il faut assumer).

L'éthique libérale se résume au principe de non-agression. On ne peut agresser qui que ce soit ni aucun de ses biens, à moins qu'il s'agisse d'une réponse à une agression.

La théorie du Droit qu'est le libéralisme ne se limite pas au Droit, dans le sens que nombre d'autres matières sont déduites de cette théorie.

Par exemple, l'application du libéralisme à la sphère économique consiste en la suppression ou au moins en la limitation drastique de toute forme de coercition (en contradiction avec le principe de non-agression et la propriété), c-à-d principalement de l'état.

Dans la sphère psychologique (comportementale), il existe ce qu'on pourrait nommer une "morale libérale". Celle-ci est intrinsèquement liée aux préceptes libéraux et à son éthique, c-à-d au respect de la propriété d'autrui, à la non-agression, à la responsabilité et à la liberté.

nb : le libéralisme est un humanisme car il prend pour fin la personne humaine et offre le meilleur cadre à son épanouissement.

2° Un libéral est un homme agissant selon les principes libéraux.

a/ Etant impossible de déterminer les états psychologiques d'une personne et vain de la juger à cette aune

b/ Les faits étant les seuls éléments nous permettant de juger une situation ou une personne

c/ Les actes d'une personne étant leus seuls à être tangibles et mesurables

d/ la qualité de libéral est celle d'une personne qui respecte, par son comportement, les préceptes libéraux (non-agression, liberté, propriété, responsabilité).

Les intentions, promesses, déclarations, etc., ne sont pas un indicateur nécessaire et encore moins suffisant pour décider de la qualité de libéral. Seuls les actes comptent.

"Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voila la devise des Lumieres" ecrit kant dans "Was ist Aufklarung": Le liberalisme est une philosophie qui "libere" l'homme des contraintes traditionnelles (religion; coporations…). Mais l'homme est un etre mixte ou coexistent, selon Malthus, des actions guidées par la raison (actions rationnelles donc) et des actions orientées par la passion (forces perturbatrices qui engendrent des actions non rationnelles) d'ou la question d'une puissance independante et son role dans une société libérale!

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d'ou la question d'une puissance independante et son role dans une société libérale!

Par quelle magie fais-tu apparaître une puissance indépendante des passions des hommes ?

C'est dingue cette manie de croire qu'on peut rendre les gens parfaitement raisonnables et omniscients en leur mettant un flingue et un cachot à disposition (par bureau de vote interposé …).

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Par quelle magie fais-tu apparaître une puissance indépendante des passions des hommes ?

C'est dingue cette manie de croire qu'on peut rendre les gens parfaitement raisonnables et omniscients en leur mettant un flingue et un cachot à disposition (par bureau de vote interposé …).

C'est plus subtile que cela: Dans une société libérale on les rend "raisonnables" par l'éducation!

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Ah c'est pas un flingue et un cachot, c'est un tableau noir et des heures de colles, qu'est-ce que ça change, être prof rend magiquement raisonnable ?

Et de toutes façon si tu veux rendre tout le monde "raisonnable" par l'éducation, il faut qu'elle soit uniforme, donc tu ne coupe pas au flingue et au cachot pour régler le sort des hérétiques récalcitrants à ton formatage …

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Mais l'homme est un etre mixte ou coexistent, selon Malthus, des actions guidées par la raison (actions rationnelles donc) et des actions orientées par la passion (forces perturbatrices qui engendrent des actions non rationnelles) d'ou la question d'une puissance independante et son role dans une société libérale!

Hein ? Pourquoi n'aurais-je plus le droit d'exercer librement des actes orientées par la passion (tant que je ne nuie pas à autrui)…

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2° Un libéral est un homme agissant selon les principes libéraux.

a/ Etant impossible de déterminer les états psychologiques d'une personne et vain de la juger à cette aune

b/ Les faits étant les seuls éléments nous permettant de juger une situation ou une personne

c/ Les actes d'une personne étant leus seuls à être tangibles et mesurables

d/ la qualité de libéral est celle d'une personne qui respecte, par son comportement, les préceptes libéraux (non-agression, liberté, propriété, responsabilité).

Les intentions, promesses, déclarations, etc., ne sont pas un indicateur nécessaire et encore moins suffisant pour décider de la qualité de libéral. Seuls les actes comptent.

Cette définition du "libéral" a le grand mérite d'être opératoire.

- Peut-être faudrait-il y ajouter l'idée de "continuité" dans les actes (on n'est pas libéral un jour sur 2, ou pour un domaine mais pas pour un autre…)

- Les déclarations, les opinions sont des comportements verbaux, c'est-à-dire des actes qui peuvent avoir des répercussions sur autrui.

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Ah c'est pas un flingue et un cachot, c'est un tableau noir et des heures de colles, qu'est-ce que ça change, être prof rend magiquement raisonnable ?

Et de toutes façon si tu veux rendre tout le monde "raisonnable" par l'éducation, il faut qu'elle soit uniforme, donc tu ne coupe pas au flingue et au cachot pour régler le sort des hérétiques récalcitrants à ton formatage …

C'est juste :icon_up:

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A mon sens, les deux problèmes principaux de ceux qui attribuent au libéralisme un certain contenu éthique qui n'est pas déterminé par ses principes de base est que :

1° nous avons toujours tendance à accommoder le monde et, partant, les conceptions politiques, à l'aune de notre propre tempérament - en art, la compréhension de ce trait humain a par exemple débouché sur l'expressionnisme. Tout ça pour dire qu'on s'appropriera toujours nos convictions non inventées (e.a. le libéralisme, par ex.) et qu'on les modèlera à notre image (soit activement en les "adaptant", soit passivement en n'en choisissant que certains morceaux).

2° le libéralisme "parle" plus à certains caractères qu'à d'autres. Les esprits épris de liberté, de justice, qui détestent les privilèges, etc. sont surreprésentés parmi les libéraux. Mais l'erreur est de généraliser ces traits de caractère génériques et surtout de les attribuer irrévocablement au libéralisme. C'est le trahir que d'imposer aux autres ses propres convictions dans la recherche d'une méta-théorie interprétative de la vie en société.

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Ma définition du libéralisme: Idée selon laquelle chaque individu devrait pouvoir faire l'exercice de ses propres capacités pour mener sa vie et ses activités économiques sans que la société ne vienne entraver cette aptitude plus ou moins grande de chacun à mener soi même sa propre vie. Le libéralisme doit aussi prévoir que tous les individus n'ont pas cette aptitude à se prendre entièrement en charge, et donc que certains acceptent des concessions à leurs libertés dans le domaine du travail, par exemple, sous la forme du salariat. Le libéralisme doit donc permettre à tous de vivre ensemble selon leurs aptitudes et leurs désirs de liberté ou de concessions sur leurs libertés, sans que les aspirations des uns ne viennent interférer sur la possibilité des autres de mener aussi leur choix de vie.

Bon …

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Guest jabial
"Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voila la devise des Lumieres" ecrit kant dans "Was ist Aufklarung": Le liberalisme est une philosophie qui "libere" l'homme des contraintes traditionnelles (religion; coporations…). Mais l'homme est un etre mixte ou coexistent, selon Malthus, des actions guidées par la raison (actions rationnelles donc) et des actions orientées par la passion (forces perturbatrices qui engendrent des actions non rationnelles) d'ou la question d'une puissance independante et son role dans une société libérale!

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Puisque ce sujet s'intitule "Définition du libéralisme… et d'autres concepts", je m'attaque à celle du concept phare du libéralisme: la "liberté".

Nombreuses sont les définitions proposées pour ce mot magnifique, rares sont celles qui en restituent, à mes yeux, toute la profondeur.

La définition qui m'apparaît être la meilleure est celle que donnaient en 1883 les auteurs anonymes d'une "Encyclopédie des jeunes étudiants et des gens du monde".

"La liberté est le droit que la nature a donné à chaque individu de disposer de sa personne et de ses biens de la manière qu'il juge la plus convenable à son bonheur sans nuire aux autres hommes".

Tout est dit et rien n'est superflu:

La liberté est un droit.

C'est un droit naturel.

Elle ne peut qu'être individuelle.

Elle fonde le droit de propriété…

qui concerne sa propre personne…

et ses biens.

Elle est indispensable au bonheur…

dont l'individu est seul juge.

Et elle implique la responsabilité.

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Le libéralisme est une philosophie de vie avant de devenir une théorie du droit.

Il prend naissance à la renaissance et se développe pleinement aux Lumières. Il nait de l'horreur des guerres de religions. Il s'agit de la première idéologie politique moderne qui entend rompre avec les théories du droit divin (qui ont mené aux guerres de religions). Par la suite apparaissent le conservatisme (en opposition au libéralisme) et enfin le socialisme (comme synthèse entre libéralisme et conservatisme).

Le libertarianisme est seulement une théorie du droit, il constitue le passage à la limite des théories libérales classiques (minarchisme aujourd'hui). Il accomplit donc formellement la passion libérale pour la tolérance, si bien que des non-libéraux peuvent se retrouver dedans, sachant que leur mode de vie sera respecté. Il ne suffit donc pas d'être libertarien pour être libéral (ex. objectivistes) et on peut être libéral sans être anarcap. (mais plus que minarchiste = incohérence dans la position juridique)

Le libéralisme est forcément humaniste, parce que ces deux mots sont équivalents. Ils désignent la même chose. Les conservateurs ne sont pas humanistes car ils accordent une place prépondérante aux conditions de socialisation de l'individu (pas d'individu hors d'une communauté, la communauté confère le statut, les droits et la morale). Les socialistes ne sont pas humanistes, parce qu'ils considère la notion d'"homme" comme une catégorie idéologique camouflant la réalité des rapports de classes (seul concept scientifique). L'appel à l'humanisme des cathos et des socialo prouve juste leur incohérence et leur nécéssaire concession envers la philosophie libérale.

Quant à la définition d'un libéral, celle de Gadrel est inopérante, car un membre du PCF dans le coma y répond (il n'agresse personne d'aucune manière) Il y a toujours un peu de flottement dans l'attribution d'identité sociale, donc on ne trouvera jamais une définition absolument valable et applicable à tout moment. Il s'agit plutot d'une reconnaissance réciproque entre certains à l'exclusion d'autres.

Je reconnais comme libéraux, les personnes qui ont les caractéristiques suivantes.

1)un rapport au réel basé sur la rationalité scientifique. La compréhension de l'existance d'une nature objective extérieure à leur propre volonté. La croyance en la possibilité pour l'homme de comprendre le monde par sa raison sans devoir se plier à l'opinion d'une autorité quelconque.

2)un conception du droit basée sur l'EGALITE absolue. y compris entre citoyens et dirigeants (ce qui en toute logique revient à condamner l'Etat).

3)un amour de soi qui ne coupe pas de l'amour du prochain. Une tolérance bienveillante envers les comportements étrangers. un respect des traditions sans exagérations. un épicurisme de bon aloi.

PS: je suis capable de vivre avec des non-libéraux et même de m'entendre avec eux.

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Ca m'aurait étonné de ne pas lire une petite tirade anti-cathos sous la plume de Patrick. Par quel coup de baguette magique en arrive-t-il à catho=conservateur ?

Enfin, j'en déduis que je ne suis pas libéral, c'est bien ça Patrick ? :icon_up:

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Plutôt qu'une définition, j'aurais tendance à énumérer (dans le désordre) une série de valeurs centrales du libéralisme.

- progrès

- rationalité

- tolérance

- égalité juridique

- liberté individuelle

- propriété privée

- méfiance envers l'état et limitation maximale (selon les lumières de chacun) de ses pouvoirs

- rule of law

- bienveillance envers le prochain

Qu'en pensez-vous ?

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Ca m'aurait étonné de ne pas lire une petite tirade anti-cathos sous la plume de Patrick. Par quel coup de baguette magique en arrive-t-il à catho=conservateur ?

Merde, ca devient grave, j'avais pas vu.

Je ne parle pas de tous les cathos, mais les partis qui se réclament du catholicisme (avant 40 en tout cas, après on peut discuter) sont clairement conservateurs et anti-libéraux.

Enfin, j'en déduis que je ne suis pas libéral, c'est bien ça Patrick ?  :icon_up:

Non ! tu es susceptible. :doigt:

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Plutôt qu'une définition, j'aurais tendance à énumérer (dans le désordre) une série de valeurs centrales du libéralisme.

- progrès

- rationalité

- tolérance

- égalité juridique

- liberté individuelle

- propriété privée

- méfiance envers l'état et limitation maximale (selon les lumières de chacun) de ses pouvoirs

- rule of law

- bienveillance envers le prochain

Qu'en pensez-vous ?

Même si je suis d'accord sur l'essentiel, je ne peux accepter la définition car elle ne repose sur rien de tangible. Tu mélanges des caractéristiques exactes comme la propriété avec une "bienveillance pour le prochain" qui est diversement interprétable et tient plus du trait psychologique individuel que de la norme. La bienveillance pour le prochain, c'est un peu le droit positif de la psychologie, donc pour moi ça n'entre pas dans la définition de libéral ou libéralisme.

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Mais ce n'est pas une définition, précisément.

J'aime bien ta définition, mais je crois qu'elle s'applique à "l'idéologie" libertarienne. Ca ne dit pas grand chose au sujet des libéraux, qui sont des personnes.

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ENTJ, comme Staline.

Je suis étonné que tu ne profites pas de l'occasion pour nous faire passer un test de QI !

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Parce que seul un psychologue peut faire passer un vrai test de QI ! :icon_up:

J'ai créé un sondage, si tu veux tu peux aller cocher ta case.

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1)un rapport au réel basé sur la rationalité scientifique. La compréhension de l'existance d'une nature objective extérieure à leur propre volonté. La croyance en la possibilité pour l'homme de comprendre le monde par sa raison sans devoir se plier à l'opinion d'une autorité quelconque.

2)un conception du droit basée sur l'EGALITE absolue. y compris entre citoyens et dirigeants (ce qui en toute logique revient à condamner l'Etat).

3)un amour de soi qui ne coupe pas de l'amour du prochain. Une tolérance bienveillante envers les comportements étrangers. un respect des traditions sans exagérations. un épicurisme de bon aloi.

PS: je suis capable de vivre avec des non-libéraux et même de m'entendre avec eux.

Hormis la pique décochée aux cathos dans le reste de ton post, je me trouve en plein accord avec toi.

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Plutôt qu'une définition, j'aurais tendance à énumérer (dans le désordre) une série de valeurs centrales du libéralisme.

- progrès

- rationalité

- tolérance

- égalité juridique

- liberté individuelle

- propriété privée

- méfiance envers l'état et limitation maximale (selon les lumières de chacun) de ses pouvoirs

- rule of law

- bienveillance envers le prochain

Qu'en pensez-vous ?

Rien à ajouter. :icon_up:

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Plutôt qu'une définition, j'aurais tendance à énumérer (dans le désordre) une série de valeurs centrales du libéralisme.

- progrès

- rationalité

- tolérance

- égalité juridique

- liberté individuelle

- propriété privée

- méfiance envers l'état et limitation maximale (selon les lumières de chacun) de ses pouvoirs

- rule of law

- bienveillance envers le prochain

Qu'en pensez-vous ?

D'accord sur l'essentiel (cf. ma def., on est sur le même genre d'idée).

Je dirais plutot méfiance envers les hiérarchies et le centralisme. Cumulé au Rule of LAw, ca s'applique à l'Etat, mais ca vaut aussi pour bcp d'autres choses.

PS (pour Ronnie) : oui, il y a moyen d'être catho et libéral. Mon commentaire s'adressait plus aux partis qui se réclament de la religion (pas seulement catho, en l'occurence)

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Le libéralisme est une philosophie de vie avant de devenir une théorie du droit.

Il prend naissance à la renaissance et se développe pleinement aux Lumières. Il nait de l'horreur des guerres de religions. Il s'agit de la première idéologie politique moderne qui entend rompre avec les théories du droit divin (qui ont mené aux guerres de religions). Par la suite apparaissent le conservatisme (en opposition au libéralisme) et enfin le socialisme (comme synthèse entre libéralisme et conservatisme).

Le libertarianisme est seulement une théorie du droit, il constitue le passage à la limite des théories libérales classiques (minarchisme aujourd'hui). Il accomplit donc formellement la passion libérale pour la tolérance, si bien que des non-libéraux peuvent se retrouver dedans, sachant que leur mode de vie sera respecté. Il ne suffit donc pas d'être libertarien pour être libéral (ex. objectivistes) et on peut être libéral sans être anarcap. (mais plus que minarchiste = incohérence dans la position juridique)

Le libéralisme est forcément humaniste, parce que ces deux mots sont équivalents. Ils désignent la même chose. Les conservateurs ne sont pas humanistes car ils accordent une place prépondérante aux conditions de socialisation de l'individu (pas d'individu hors d'une communauté, la communauté confère le statut, les droits et la morale). Les socialistes ne sont pas humanistes, parce qu'ils considère la notion d'"homme" comme une catégorie idéologique camouflant la réalité des rapports de classes (seul concept scientifique). L'appel à l'humanisme des cathos et des socialo prouve juste leur incohérence et leur nécéssaire concession envers la philosophie libérale.

Quant à la définition d'un libéral, celle de Gadrel est inopérante, car un membre du PCF dans le coma y répond (il n'agresse personne d'aucune manière) Il y a toujours un peu de flottement dans l'attribution d'identité sociale, donc on ne trouvera jamais une définition absolument valable et applicable à tout moment. Il s'agit plutot d'une reconnaissance réciproque entre certains à l'exclusion d'autres.

Je reconnais comme libéraux, les personnes qui ont les caractéristiques suivantes.

1)un rapport au réel basé sur la rationalité scientifique. La compréhension de l'existance d'une nature objective extérieure à leur propre volonté. La croyance en la possibilité pour l'homme de comprendre le monde par sa raison sans devoir se plier à l'opinion d'une autorité quelconque.

2)un conception du droit basée sur l'EGALITE absolue. y compris entre citoyens et dirigeants (ce qui en toute logique revient à condamner l'Etat).

3)un amour de soi qui ne coupe pas de l'amour du prochain. Une tolérance bienveillante envers les comportements étrangers. un respect des traditions sans exagérations. un épicurisme de bon aloi.

PS: je suis capable de vivre avec des non-libéraux et même de m'entendre avec eux.

Bon, si je résume ta pensée, Patrick :

Le libéralisme est né il y a bien longtemps… bla-bla-bla, bla-bla-bla… au 17ème siècle… bla-bla-bla… guerres de religion… Marx… bla-bla… le socialisme est… le conservatisme… etc.

Le plus important étant ta première phrase : le libéralisme est une "philosophie de vie" avant de devenir une théorie du droit.

Donc le libéralisme est une théorie du Droit, merci.

Quant à ta démonstration de l'humanisme du libéralisme, je suis étonné par sa perspicacité : le libéralisme est un humanisme parce que c'est le même mot (qui s'écrit différemment, mais bon). On pourrait résumer par :

Libéralisme = humanisme parce que humanisme = libéralisme. Je propose de supprimer un des deux ou de les fusionner en liberhumanisme.

Ensuite vient la définition des libéraux, qu'on peut résumer par : les libéraux se reconnaissent entre eux (comment ? Bonne question). C'est donc le subjectivisme le plus total, on en est parce qu'on a des copains qui nous disent qu'on en est, et puis merde aux autres ! A la réflexion c'est un peu le même système que pour l'entrée dans la franc-maçonnerie : l'important c'est d'avoir des parrains.

nb : ce message est à vocation humoristique.

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Le plus important étant ta première phrase : le libéralisme est une "philosophie de vie" avant de devenir une théorie du droit.

Donc le libéralisme est une théorie du Droit, merci.

Tu joues sur les mots ! le libéralisme comme théorie du droit est un sous-ensemble du libéralisme comme philosophie de vie.

Quant à ta démonstration de l'humanisme du libéralisme, je suis étonné par sa perspicacité : le libéralisme est un humanisme parce que c'est le même mot (qui s'écrit différemment, mais bon). On pourrait résumer par :

Libéralisme = humanisme parce que humanisme = libéralisme. Je propose de supprimer un des deux ou de les fusionner en liberhumanisme.

D'ailleurs Karl MAnnheim, un des grands théoriciens de la notion d'idéologie, parle sans cesse de "l'idée humanitaire-libérale". C'était en 1929, quand les mots avaient encore un sens et que les ennemis du libéralisme ne lui avait pas piqué tous ses oripeaux.

Ensuite vient la définition des libéraux, qu'on peut résumer par : les libéraux se reconnaissent entre eux (comment ? Bonne question). C'est donc le subjectivisme le plus total,

Dieu merci, oui, c'est subjectif. Il n'existe aucune catégorie purement objective entre l'individu isolé et l'humanité. C'est le revers de la médaille d'une pensée universaliste.

on en est parce qu'on a des copains qui nous disent qu'on en est, et puis merde aux autres ! A la réflexion c'est un peu le même système que pour l'entrée dans la franc-maçonnerie : l'important c'est d'avoir des parrains.

Voilà, c'est un peu ça ! Et qui a dit que tu étais un bon copywriter ? et moi un bon sociologue ? des "parrains" de la profession (chefs, clients, confrère, etc)…

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