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Rincevent

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Messages postés par Rincevent

  1. La justification de lutter contre l'esclavage est apparue vers la fin de la guerre.

    Ahem. Le Parti Républicain dont est issu Lincoln a été fondé dans les années 1850 précisément pour s'opposer à l'expansion du système esclavagiste.

    Au début le sujet était que Lincoln, issu du Nord industrielo-mercantilisto-interventionniste, voulait faire des taxes fédérales pour payer un chemin de fer (ah oui, aussi, il était avocat d'affaires de sociétés de chemins de fer, ceci pouvant expliquer cela).

    Puisque de deux maux il faut choisir le moindre, entre l'esclavage et la politique industrielle, je choisis la deuxième, mais pas de gaieté de coeur.

    Comprenant bien que justifier une guerre pour une histoire de taxes et de subventions étaient un peu pas terrible pour les livres d'histoires, Lincoln a trouvé l'argument de l'esclavage. Notons qu'il n'était pas contre l'esclavage avant vu qu'il avait signé le fugitive act quand il était gouverneur d'un état du nord visant à expulser les esclaves du sud en fuite.

    Le Compromis de 1850 (dont l'instigateur est Henry Clay), tout comme le Compromis du Missouri de 1820 (du même Henry Clay), visait à équilibrer le Sénat entre Etats esclavagistes et abolitionnistes. Le compromis de 1820 prévoyait que les Etats situés au Sud de la ligne Mason-Dixon seraient esclavagistes, et que ceux situés au nord ne connaitraient pas l'esclavage. De plus, les nouveaux Etats entreraient par paire au sein de l'Union, pour garder cet équilibre. La question connut une nouvelle actualité avec la création de l'Etat de Californie, situé au sud de cette limite, mais abolitionniste. Au lieu d'imposer l'esclavage à ce nouvel Etat, il fut convenu d'un accord : la Califormie serait abolitionniste, l'Utah et le Nouveau-Mexique pourront choisir d'adopter ou non l'esclavage, l'esclavage sera supprimé dans le district de Columbia, mais en échange, les Etats abolitionnistes devront restituer aux esclavagistes les esclaves qui se seront réfugiés sur leur territoire.

    On peut également se demander s'il fallait vraiment une guerre civile pour mettre fin à l'esclavage qui disparaissait déjà un peu partout.

    En tout cas, il ne disparaissait pas aux Etats-Unis, il y était même florissant et hautement productif. J'ai déjà du faire un post sur le sujet.

  2. Dans la pratique, on peut se poser la question, tout au moins en ce qui concerne les 100 ans qui ont suivi la guerre de sécession. La situation des afro-américains n'avait pas véritablement évolué dans les états du Sud, quant à leur condition dans les états du Nord, elle n'était pas véritablement meilleure. En revanche, ce qui a constitué une réelle avancée vers la liberté pour les afro-américains, ce fut la lutte pour les droits civiques.

    Lutte immédiatement suivie de l'affreuse affirmative action, malheureusement. En somme, elle a consisté à tomber de Charybde en Scylla, Charybde étant les restrictions imposées aux Noirs par les Etats du Sud, et Scylla étant le doute permanent quant à la compétence des Noirs.

  3. Abolir l'esclavage n'était qu'un prétexte. Justifier une guerre par sa fin est de toute très façon délicat et en ce qui concerne la Guerre de Sécession, je doute qu'un million de morts en valait la peine.

    Certes, l'homme n'est pas un animal sacrificiel. Moi aussi, j'aurais préféré que ça se fasse en paix, et que tout le monde reconnaisse que l'esclavage était un système horrible dans son principe et qu'il fallait l'abolir. L'abolition de l'esclavage est-elle une avancée vers la liberté, oui ou non ?

  4. Je vois pas le problème, c'est bien le nord qui a voulu la guerre, non ? :doigt: C'était du second degré ?

    Même pas. En droit positif, le Sud avait certes le droit de faire sécession. Mais le DN donnait tort, absolument tort au Sud esclavagiste. Etonnamment, beaucoup de jusnaturalistes se mettent à défendre le Sud dans cette affaire, et j'avoue que ça me laisse pantois.

    Il est évident que ce sont les paléolibertariens qui défendent le néo-absolutisme bushien et qui veulent mettre le monde à feu et à sang au nom de la démocratie, de la paix et de la liberté… :icon_up:

    Ah, j'avais oublié que tu étais le seul à t'arroger le droit de commettre un strawman quasi-permanent contre tous tes opposants.

  5. Comme sur ce forum donc !

    Au moins, on se sent moins seuls. A défaut de rendre plus optimiste… :icon_up:

    Je suis de plus en plus convaincu de la pertinence de la remarque que me faisait Fabrice il y a peu "le système de parti pose pb car un parti par essence, divise" … le passage ci-dessus propose une autre façon d'agir (qui a d'ailleurs déjà été ébauchée par Rothbard). Reste qu'on peut faire de la politique sans être soumis à un parti ; est-ce que cela peut être créateur de valeur ? A voir…

    La remarque de Bartlett est valable pour le système électoral américain, qui exclut presque l'existence de tout tiers parti. Toutefois, cette idée de lobby est essentielle. Si j'en crois un récent Café Liberté, le renouveau des idées libérales aux Etats-Unis (mais aussi des idées conservatrices, puisque le système électoral a condamné les libéraux à forger une coalition… Encore que des alliances avec d'autres mouvements auraient pu être passées, les conservateurs n'étaient pas le passage obligé) est passé par un processus réglé comme du papier à musique. Avant tout, produire et populariser des idées, puis installer des groupes de pression et des instituts de formation politique, le tout en faisant travailler libertariens, paléocons et néocons ensemble (si, si, là bas ils arrivent à ne pas tous s'excommunier les uns les autres en permanence), se partager l'influence dans les universités… Ce fut un travail de longue haleine, mais ils y sont arrivés.

    En France, l'existence d'un parti libéral est bien moins périlleuse, mais un parti sans base c'est comme du pain sans mie : pas très attirant. Le jour où nous aurons non plus un, mais dix, vingt Jacques Marseille, une présence dans au moins la moitié des émissions politiques, sur des sujets économiques ou non, alors nous auront créé une base grâce aux medias (et je rejoint l'idée de Schnappi). L'idéal serait évidemment un parti acquis à nos idées, et des députés sympathisants (ou sensibles au lobbying de nos associations) dans les autres partis, alors là nous pourrons enfin créer des coalitions en faveur de nos projets.

    Il n'y a pas de raison de sélectionner une voie au détriment de toutes les autres. Bien au contraire, la stratégie d'un groupe subversif comme le nôtre ne peut qu'être opportuniste. Nous devons agir sur tous les plans à la fois, pour parer aux échecs et accumuler les petites victoires.

  6. Tombé par hasard sur cet article, qui expose une thèse iconoclaste : le principal obstacle aux idées libertariennes aux USA serait rien moins que le Libertarian Party. Ces considérations ne sont certes pas purement transposables en France, mais au moins là bas, des gens osent penser à l'efficacité.

    Par ici pour la lecture !

    Je ne peux pas m'empêcher de vous citer une phrase bien croustillante…

    [T]he LP is essentially a high-school-level debating club where only one question is ever debated -- who is the purest libertarian and what is the purest libertarian position?

    Ca ne vous rappelle rien ? :icon_up:

  7. Ah ! Rocou et moi avons le même problème. C'est peut-être une piste…

    J'ai le même problème.

    Ah, et un autre problème très très chiant : on ne peut plus ouvrir ou fermer les groupes de forums. Par exemple, je garde l'onglet "Réseau libéral" généralement fermé, je ne peux plus l'ouvrir. Du tout. Et c'est assez gênant. Pour ne pas dire flippant.

  8. […] L'effet le plus pervers, mais peut-être est-ce une particularité française, étant le fantasme de nombreuses personnes sur leur possibilité d'accéder à ce paradis honteux.

    Je reste persuadé que de plein de gens chez nous n'ont qu'une seule arrière pensée lorsqu'ils dénoncent les avantages démesurés des fonctionnaires par rapport à leur propre situation, c'est "p….. j'aimerais bien être à leur place".

    :icon_up:

  9. L'essentiel pour les libéraux étant de bien faire la distinction publique entre les idées libérales et le parti politique AL, l'un et l'autre n'ayant aucun rapport.

    Je comprend que tu n'aime ni AL ni EF, c'est ton droit, mais tu présentes ton opinion comme indépassable. Ne pas forcer autrui à penser comme toi, ça c'est libéral.

    De plus croire qu'AL n'a rien de libéral, c'est une thèse tout à fait extrême que je ne suis pas près de défendre. Les excommunications, très peu pour moi. Et ce n'est pas parce que lib.org est rempli de geeks qu'il faut impérativement raisonner de manière binaire. :icon_up:

    Edit : le post suivant de petitlouveteau montre bien toute la différence entre une critique forte mais raisonnée et une attaque presque personnelle.

  10. Vraiment ? Je suis allé à une réunion de Mariton voici deux semaines et j'ai été refroidit.

    Je l'ai vu Lundi dernier : je savais déjà qu'il n'était pas vraiment libéral hors économie, et j'ai compris qu'en économie non plus il ne l'était pas vraiment.

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