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Libéralix

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Tout ce qui a été posté par Libéralix

  1. https://www.bfmtv.com/economie/international/un-revers-pour-javier-milei-en-argentine-un-juge-a-partiellement-suspendu-la-tres-contestee-reforme-du-travail-portee-par-le-president-argentin_AD-202603300835.html La réforme du travail de Milei suspendu par un juge, en attendant le jugement au fond ou un accord Gouvernement - CGT.
  2. Les causes du déficit extérieur sont diverses (spécialisation productive; dépendance énergétique; structure de la demande interne à laquelle participe pour partie, les dépenses publiques) et est surtout due à une perte de compétitivité par rapport à ses voisins (déficit extérieur de A = excédent de B), notamment l'Allemagne. Le déficit joue dedans sur la structuration de la demande (avec le secteur privé) qui tourne principalement autour de la consommation. Le déficit public a aussi servi à supporter le déficit extérieur de la France qui s'est fortement creusé début 2000 en maintenant, pour le secteur privé, une épargne conséquente. En France, théoriquement oui avec le premier projet de finances de Barnier qui conduisait à une diminution de 1 point de PIB. On ne pouvait pas faire plus illustratif de l'équation comptable de mon poste. Toute diminution rapide du déficit public conduit à une diminution de l'excédent du secteur privé si solde extérieur inchangé, donc baisse de croissance et d'investissement. Argentine avec Milei. Diminution drastique du déficit public pour chercher un excédent budgétaire. Il a fallu quelques temps avant que le solde extérieur soit positif (ce qu'il est maintenant), ce qui a conduit à une nette diminution du solde du secteur privé en territoire négatif et à la récession de deux ans qu'il a connu. Sans solde extérieur excédentaire (qui tire aujourd'hui la croissance), la recession aurait durée plus longtemps. Donc oui, sans se soucier du solde extérieur, une réduction drastique du déficit public conduit à une diminution de l'activité du secteur privé --> je ne fais que suivre l'équation, l'un devant naturellement contrebalancer l'autre (naturel = qui résulte des mouvements et flux économiques). Un déficit public peut tout à fait apparaître sans que personne ne l'est voulu, il suffit qu'il y ait une modification dans les différents soldes, notamment privé (ex : volonté d'épargner) ou extérieur (importation massive). Par contre, sur les preuves empiriques et économétrique de l'effet d'éviction, au regard des travaux récents, on penche vers l'absence de corrélation entre dépense pvu et éviction investissement privé. J'invite chacun d'entre nous à réfléchir avec rigueur à la réalité comptable de la macro-économie. Songeons simplement à cela : qui prendra au sérieux Lisnard ou un autre candidat libéral (ou se prétendant comme tel) avec un programme prévoyant des coupes budgétaires à tous les niveaux ? Entre les discours et la réalité statistique, il y a un monde. Si on veut réduire le déficit public, c'est d'abord vers le solde extérieur qu'il faut se tourner et pour cela, il faut donner les conditions pour que nos entreprises produisent plus et innovent. Le choc doit d'abord venir ici, avant de remonter sur le solde public (qui réduira de fait si le solde extérieur devient positif).
  3. Dire que: déficit public = épargne du secteur privé revient simplement à poser une équation comptable. Si S = épargne et I = investissement, un solde privé positif veut dire que S > I (besoin d'épargne supérieur à l'investissement). Or, à déficit extérieur négatif, il faut que l'excédent du privé soit compensé par le solde du secteur public, donc que G>T. D'un point de vue comptable, l'épargne du privé est nécessairement compensée par un déficit public si déficit extérieur. Sur l'effet d'éviction, j'ai du mal à croire à sa réalité au regard des preuves contraires apportées par l'économétrie.
  4. Situation possible en théorie, impossible en pratique (ex: un choc externe; une volonté d'épargne pour le secteur privé; etc). Puis, comme tout autrichien le sait, l'économie n'est jamais stationnaire mais une dynamique perpétuelle 😀
  5. En faisant défiler X il y a quelques temps, je suis tombé sur une publication évoquant la théorie des soldes financiers sectoriels de W. Godley (SFS). Les SFS sont une identité comptable reflétant la macroéconomie en posant une équation simple : (S-I) + (T - G) + (X-M) = 0. Autrement dit, le solde public (T-G), le solde privé (S-I) et le solde extérieur (X-M) s'équilibrent parfaitement (voir image de la page). Actuellement en France, pour faire simple, on a (+4) + (-5) + (+1) = 0. C'est là que je me suis demandé quelle pouvait être l'utilité des soldes financiers sectoriels pour un libéral - peu importe sa tendance. Selon moi, ce point de vue apporte une chose essentielle si l'on veut appliquer des politiques libérales en France, pays très réticent à ce sujet : le sérieux. D'abord, ce que nous permet de comprendre les SFS c'est que, nous ne pouvons pas avoir les 3 soldes en excédent. Actuellement en France, comme aux USA ou au RU, le solde public est déficitaire, le solde privé est excédentaire et le solde extérieur est déficitaire. Autrement dit, le déficit public peut tout à fait se comprendre comme l'épargne du secteur privé. Or, il semble aussi logique, qu'à solde extérieur inchangé, une réduction du déficit de l’État pour aller vers un excédent budgétaire (solde public positif) conduira à un déficit du secteur privé, donc à une diminution de l'épargne. Ainsi, pour que l’État redresse réellement ses comptes, il faut nécessairement une réduction du déficit extérieur ou la recherche d'un excédent extérieur (ex: Allemagne, Corée du Sud). Au moins un des trois soldes doit être en déficit. L'enjeu pour un libéral en 2026 (et 2027) est de savoir lequel et surtout, de l'assumer (inutile de sortir les phrases toutes faites ou les poncifs, nous ne sommes plus au temps de Bastiat). Dès lors, un autre point important pour la pensée libérale est la mise en pratique des politiques libérales. Nous souhaitons tous réduire le rôle de l’État, donc, nécessairement, réduire le déficit public. Or, tout programme libéral en 2027 partira de la situation économique réelle de 2027, soit, très probablement, un solde privé positif, un solde public négatif et un solde extérieur négatif (assez faible), car, en gros, le solde privé a un souhait d'épargne (+ faible investissement + incertitudes + immobilier = il faut absorber l'épargne), le pays importe plus qu'il n'exporte (la demande fuit à l'étranger) donc, nécessairement (pour éviter une récession), l’État doit être en déficit (déficit structurel + rôle des stabilisateurs automatiques). Mais, pour autant, on ne peut pas politiquement (et économiquement) réduire à tout va le déficit public en coupant par "centaine de milliards" sous peine de rendre le solde privé négatif, causant nécessairement une récession ce qui, politiquement, est inenvisageable. Le sérieux d'une programme libéral voulant, à raison, réduire le déficit public passera d'abord par questionner la soutenabilité du solde extérieur en visant à le faire monter progressivement en excédent. Tant que ce dernier n'est pas en excédent (ou du moins, réduit drastiquement) et qu'il ne contribue donc pas à donner du revenu extérieur à l'économie, il parait illusoire de vouloir réduire rapidement le déficit public. En effet, si le solde extérieur reste le même (possible après un choc budgétaire), soit +1, le solde privé devra nécessairement décroître et là, les conséquences ne seront pas les mêmes. Si l’État réduit de 5 points son déficit pour être à l'équilibre (0), le secteur privé en perd 5 aussi (-1). On retrouve bien un résultat à 0, mais politiquement, bon courage pour appuyer un tel résultat. Pire encore, une telle politique conduirait à un retour quasi-automatique du déficit public du seul fait de la baisse des recettes fiscales (suite à la diminution du solde privé) et de l'action des stabilisateurs automatiques. Je pense sincèrement que c'est cela qui manque à l'offre politique libérale : le sérieux macroéconomique. On peut vouloir réduire le poids de l’État, mais énoncer des promesses de plusieurs milliards d'économie sans tenir compte des réalité comptables, c'est enterrer une bonne fois pour toute le libéralisme en France (déjà bien mort). La prise en compte de la contrainte extérieure doit être déterminante pour une politique libérale honnête et faisable (je songe ici à Lisnard ou à toute candidature libérale type Knafo. C'est pour cela que je crois beaucoup plus, pour 2027, à une politique proche d'un ordolibéralisme allemand qui met l'accent en priorité sur le solde extérieur, plutôt que des politiques très dogmatiques qui risquent de nous décrédibiliser. Par cette publication, je veux surtout interroger mes amis libéraux sur la pertinence d'utiliser ce genre d'analyse macro-éco dans un débat et pour soutenir la viabilité d'un programme libéral. Tous les avis sont les bienvenus. PS: Si je suis politiquement et philosophiquement libertarien anarcap, ma carrière de chercheur à l'université me pousse à voir la petite bête même au sein de ma famille philosophique. On gagnerait tous à être plus rigoureux, cela vaut aussi pour nous, libéraux.
  6. Faire une primaire, c'est déjà un moyen de perdre. La liberté ne souffre d'aucune compromission ou de compromis !
  7. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1364_texte-adopte-commission Texte adopté en Commission. On revient sur les conditions du projet de loi.
  8. Sur le DOGE (tiré du précédent article). "Au 11 avril 2025, le DOGE revendiquait avoir fait économiser au gouvernement américain 150 milliards de dollars. Comme il n’est pas possible de déterminer si les contrats annulés par Musk ont réellement produit de réelles économies, le département du Trésor ayant refusé de répondre à des questions portant spécifiquement sur l’impact du DOGE, on peut supposer que l’administration américaine a augmenté considérablement ses dépenses à tel point que celles-ci sont largement supérieures aux supposées économies réalisées par Musk et ses équipes. En réalité, une partie de l’augmentation des dépenses américaines est elle-même provoquée par le DOGE. Le licenciement puis la ré-embauche — parfois seulement à quelques jours d’intervalle — de milliers de fonctionnaires s’accompagnent d’importants coûts administratifs qui se reflètent dans les dépenses de l’État. Par ailleurs, les offres de maintien des salaires jusqu’à la fin de l’année fiscale faites aux employés fédéraux en échange de leur départ volontaire ont potentiellement contribué à augmenter les coûts salariaux pour cette année. De la même manière, le licenciement recommandé par le DOGE de dizaines de milliers de fonctionnaires de l’agence en charge de la collecte des impôts (IRS) aboutirait à une perte de plus de 500 milliards de dollars de recettes fédérales."
  9. https://legrandcontinent.eu/fr/2025/04/11/le-doge-delon-musk-a-echoue-a-faire-baisser-les-depenses-du-gouvernement-federal-americain-en-mars/
  10. Pièce de doctrine de Miran annonciateur d'un changement de stratégie: https://legrandcontinent.eu/fr/2025/04/09/et-si-trump-avait-une-strategie-lescalade-tarifaire-vue-par-son-conseiller-clef-stephen-miran/
  11. Une petite pièce de doctrine : https://legrandcontinent.eu/fr/2025/04/08/rationaliser-les-tarifs-de-trump-la-theorie-doren-cass-pour-expliquer-le-liberation-day/
  12. En comparaison avec d'autres rassemblements qui ont eu lieu sur la même place, il y a très peu de mondes. 5000 personnes ce n'est rien.
  13. Le RN n'est pas habitué aux manifestations ou aux rassemblements, hors période de présidentielle. C'est un mouvement qui, en dehors des périodes où la légitimité charismatique du chef est agitée, se met en sommeil prolongé. La contestation se fait en silence, dans son coin et ne s'expose que lorsque c'est nécessaire. Enfin, l'électorat RN est difficile à faire bouger car ce n'est pas un électorat de projet, mais de rejet, ce qui explique d'ailleurs pourquoi il est surestimé dans les sondages.
  14. Tout est dit ici et bien dit par ailleurs. Oui, le premier problème dans l'application des peines, ce sont les moyens de la justice. Les "Etats généraux" ont largement mis l'accent dessus. Si le taux d'occupation des prisons est de 200%, cela n'incite pas à ajouter des prisonniers. Le risque est grand d'avoir un mélange petite peine / grande peine, augmentant le risque de récidive. Toutefois, les prisons ne se remplissent pas par le saint esprit et, ce qui est démontré par les chiffres, c'est une sévérité accrue des peines et un taux de remplissage croissant des prisons. On a trop tendance à mettre l'accent, par un effet de cadrage médiatique, sur une ou deux décisions qui sont censées démontrer le "laxisme" des juges. Mais, en pénal, ce sont des centaines de milliers de décisions rendues par an et qui, dans leur très grande majorité, montre une certaine sévérité.
  15. Distinction doit être faite entre la magistrature judiciaire et la magistrature administrative, ce ne sont pas du tout les mêmes. La tendance politique est plutôt centre droit / droite chez les magistrats administratif quand elle est centre chez ceux du judiciaire.
  16. Très difficile à dire quelle conception Hayek avait en tête. Dans ce passage, on y trouve tant des références bibliographiques au Rechtstaat qu'à la Rule of Law. Hayek essaie surtout d'essentialiser l'État de droit au-delà des particularismes conceptuels attachés à la Rule of Law, au Rechtstaat ou à l'État de droit français (type Carré de Malberg). C'est d'ailleurs assez logique au regard de la place du chapitre dans lequel se trouve le passage. Oui, historiquement il y a des différences conceptuelles et pratiques entre ces notions mais aujourd'hui, ces différences sont n'existent presque plus, ce qui donne d'autant plus de poids à l'assertion de Hayek.
  17. "L'État de Droit n'est en conséquence pas une règle posée par la loi, mais une règle concernant ce que devrait être la loi, une règle méta-légale ou un idéal politique. L'État de Droit ne sera effectif que si le législateur se sent tenu par lui. En démocratie, cela veut dire qu'il ne prévaudra que tout autant qu'il sera intégré dans la tradition morale de la communauté, qu'il représentera un idéal commun partagé et accepté sans réserve par la grande majorité. C'est là ce qui rend particulièrement inquiétantes les attaques persistantes contre le principe de l'État de Droit. Le danger est d'autant plus grand que plusieurs applications de l'État de Droit sont aussi des idéaux qu'on ne peut au mieux espérer approcher, mais jamais réaliser pleinement. Si l'idéal de l'État de Droit est fermement enraciné dans l'opinion publique, la législation et la juridiction tendront à s'en t'approcher de plus en plus. Mais si on représente cet idéal comme irréalisable, voire indésirable, et que le peuple cesse d'en réclamer le respect, il disparaîtra bientôt. Une société connaissant cette disparition retombera rapidement dans une situation d'arbitraire et de tyrannie. Telle est la menace qui plane depuis deux ou trois générations sur le monde occidental". F.A. Hayek, La constitution de la liberté, ed. Coppet, pp 286-287.
  18. Merci beaucoup. Grâce à toi, j'ai réussi ce que je voulais faire !
  19. Prises sur Twitter. Je ne sais pas du tout comment faire ce style, du moins, je n'y arrive pas. Si certains savent ou peuvent générer une image pour moi, je suis preneur 🙂
  20. Oui, avec tout ce que l'on peut faire avec l'IA, les films de SF ou fantasy peuvent prendre une autre ampleur.
  21. Une scène de Star Wars bien meilleure que toutes celles que l'on pourrait trouver des les trois derniers films.
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